7545 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
428 critiques spectateurs
5
43 critiques
4
174 critiques
3
138 critiques
2
49 critiques
1
13 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Loulou L
17 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 22 février 2021
Les acteurs sont excellents et de nombreux sujets pertinents sont traités avec subtilité et réalisme (cynisme ambiant entre solidarité des groupes de travail et l'esprit de compétition, méthodes de travail et préparation, ambiance potache ou cynique des amphis, etc.) A mon sens, une réussite et un rôle à contre emploi pour William Lebghil jusqu'ici connu pour son rôle d'ignare dans la série Soda, rôle qui lui va comme un gant
Plongée acide dans l’univers impitoyable des études supérieures à la française : compétition, manque de moyens des universités, pression des parents pour une vision hallucinante de la purge pour chaque étudiant. Plutôt dramatique et se basant sur un duo étincelant notamment W.Lebeghil. Une belle promesse à déguster.
Ce long métrage tourné comme une quasi 'docufiction' est une pure réussite. Des acteurs au ton juste tiennent la rampe de bout en bout. Rien n'est dit mais tout est suggéré et tout fait sens.
Toujours un régal de retrouver ces acteurs ! Le film restitue parfaitement ces années de stress et parfois les candidats qui ont des facilités face à ceux qui galèrent ! Réalisation très humaine, vivement les autres films ! 3,7/5
Un film qui nous plonge dans le quotidien d'étudiants, ce n'est pas si fréquents. Et ce ne sont pas des fêtards vulgaires ou pédants pour une fois, plutôt intéressant à suivre pour ma part la fin cousue de fil blanc n'était pas indispensable.
Je dois dire en préambule que quand j'entends parler de suite ou - en occurrence - de préquelle ce n'est pas quelque chose qui m'emballe de prime abord. Je guette alors les notes et n'hésite pas à éliminer tel ou tel film.
Introduction terminée je vais vous expliquer pourquoi j'ai presque mis la note maximale à Première année.
L'explication est simple : Une très TRÈS belle histoire d'amitié, à tel point que je pardonne sans problème un côté un peu trop cliché et une incohérence à la fin.
À part ça il serait dommage de passer à côté de cette pépite. Le film est bon, très bon même. Quasi parfait.
Un film qui révèle la traitrise de la France, beaucoup d'étudiants qui ont l'air étranger dans la salle d'examen, ça n'importe pas la France qu'ils puissent prendre la place de personnes nées en France voulant réussir le concours aussi. Un film qui montre le niveau d'inhumanité des institutions de la France envers ses citoyens bien réelle.
Par contre je n'ai pas compris la fin, spoiler: Benjamin ne souhaite plus faire médecin?
Fin pas crédible du tout, ça existe en France des personnes qui laissent leur place pour un ami? et de plus, comme par hasard, comme savait-il qu'il manquait juste une place et qu'il pourrait laisser sa place pour que son ami puisse l'avoir?
pas du tout réaliste je pense en France, qui laisserait sa place en médecine, à mon avis, ça m'étonnerait, l'humanité n'est pas à ce point je crois en France.
Première Année articule de façon fort réussie l’infiltration d’un microcosme, en l’occurrence les études universitaires de médecine avec ses flux d’étudiants se déversant de part et d’autre des amphithéâtres étroits, et le portrait d’une amitié qui se noue et résiste aux intempéries de la compétition et de l’acharnement au travail. Ce croisement de la masse et du singulier engendre une attaque depuis l’intérieur et par le sensible du mode de sélection des futurs médecins, sélectionnés non pour l’humanité qu’ils investissent dans leur rapport aux malades mais pour leur capacité à s’automatiser telles des machines de combat, ayant un effet inverse à celui exigé par la profession. L’argument apparaît certes un peu facile, le propre du concours étant de départager les candidats. Néanmoins, le film révèle à quel point la difficulté autotélique peut conduire au découragement ou à la démence ; cette dimension s’incarne en Antoine Verdier, dont les aléas affectifs et émotionnels traduisent le broiement d’un corps et d’un esprit qui suffoquent à force de contraintes et de privations. Les belles années d’un âge de transition entre adolescence et âge adulte, entre le lycée et le métier à venir, deviennent une période de régression et d’ensauvagement, le sensible étant troqué par la paranoïa et la rivalité maladive. Première Année porte un regard chirurgical sur le milieu universitaire, témoignant du paradoxe qui veut qu’il faut en arriver à se faire hospitaliser pour, plus tard, hospitaliser à son tour, mais il n’oublie pas d’injecter dans son récit un certain sens du romanesque, tout entier contenu dans l’amitié qui unit malgré les difficultés les deux personnages, et en particulier dans la dernière séquence du long métrage, joyau improbable et puissant. Car l’amitié paraît seule à même de raccorder les deux étudiants à leur humanité, elle réinstaure l’importance du libre choix dans une prison à choix multiples, simple usine à concours. Thomas Lilti brosse ainsi, en creux, le portrait de personnages secondaires attachants et singuliers, de la voisine asiatique qui prend soin de Benjamin à cette candidate dont la sœur se déplace chaque jour pour déjeuner avec elle quinze minutes, contre deux heures de trajet… Ce que met en scène le long métrage est un héroïsme de la douleur vaine, celui qu’un système barbare et déconnecté des réalités contemporaines fait subir à plusieurs dizaines de milliers de jeunes ambitieux dont l’unique dessein est de vouloir sauver des vies.
6 193 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 27 octobre 2020
Je ne sais pas pourquoi mais ce Première année m'a frotté dans le mauvais sens. Pourtant c'est un voyage assez bien fait, très bien joué par ses acteurs et très réaliste dans la première année d'école de médecine à Paris. Mais je le trouve aussi intéressant et divertissant que de regarder la peinture sécher. Peut-être un film qui pourrait intéresser ceux qui sont dans la même situation mais pas moi...
Un film quasi témoignage sur un univers sans merci pour le moral des jeunes. La pression et le travail sont omniprésents Ici on essaie de s'attarder sur une amitié qui entraîne un sacrifice auquel on ne croit pas du tout. C'est intéressant mais pas si prenant
Bachotage J’enchaîne Hippocrate avec Première Année, un parcours intéressant. On retrouve notre personnage principal (oui, c’est plus ou moins le même). Cette fois, il est en première année de médecine ou plutôt en troisième première année de médecine. Son rêve, c’est d’être médecin et donc hormis les premières places au concours, point de salut. Il va collaborer avec un gus qui est là sans trop savoir pourquoi. Le scénario de Première Année est bien plus abouti que celui d’Hippocrate. Il y a ce coup-ci une écriture à plusieurs niveaux. C’est une véritable comédie et on rit souvent de situations drôles et finement amenées. C’est aussi un film qui dit beaucoup de ceux qui exercent la médecine aujourd’hui, qui explique comment les critères de sélection ne sont pas forcément les bons. C’est également une belle comédie dramatique sur la question de l’affirmation de son projet quand on a 20 ans. Sur ces trois tableaux, le film vise juste. Le récit est dynamique et le rythme parfaitement maîtrisé. On ne cherchera pas de grain de folie dans la mise en scène car on n’est pas là pour ça. Enfin, l’interprétation est aux petits oignons, grâce surtout à William Lebghil, parfait dans ce rôle de nonchalant brillant et plein de doutes. En bref, c’est une franche réussite que l’on tient là, qui rattrape la sage austérité d’Hippocrate.
Une bonne immersion dans l’univers du cursus universitaire en médecine. Le film nous permet d’avoir une vision de la préparation des élèves pour cette année si particulière. D’observer la mentalité des étudiants sur la gestion des émotions devant l’immensité des sujets à apprendre. Thomas Lilti réalise une nouvelle fois un très bon film en mettant en avant Antoine et Benjamin au travers de la relation qu’ils nouent. Vincent Lacoste et William Lebghil répondent aux attentes du film et il est agréable de les suivre durant cette année. Il est utile de montrer la face cachée des examens dans les centres comme c’est le cas à Villepinte. Pour passer un cap supplémentaire, on aurait aimé une fin moins à l’eau de rose (spoiler: Suite au désistement de Benjamin, le hasard fait bien qu’Antoine obtient la dernière place en médecine ). De plus le dernier regard entre les deux personnages laisse songeur et à interprétation. Cela n’entrave pas le bon moment passé devant ce film.
Le film passe assez vite, il n'est pas trop long et il n'y a pas de scènes inutiles. Ça reste surtout une aventure humaine et une histoire amicale avant tout. Il y a un peu d'humour dans tout ça. Le film est assez représentatif de la réalité, sans trop d'exagération. La fin est un peu rapide, c'est dommage qu'il n'y ait pas une vraie conclusion.