Pentagon Papers
Note moyenne
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dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2018
Steven Spielberg a encore fait un film remarquable sur une histoire véridique.
Les deux acteurs principaux sont parfaits.
Voilà de l'excellent cinéma.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2018
Pentagon Papers renoue avec un type de cinéma américain qui faisait florès dans les années 70, engagé, contestataire et néanmoins prompt à sacrer de nouveaux hérauts de la démocratie. Mais c'est aussi dans une veine proche de celle de Capra que se situe Spielberg avec des qualités et des défauts communs, comme cette exaltation de valeurs comme l'honnêteté et l'amour de la vérité qui a tendance à évacuer tout ce qui pourrait faire obstacle à la morale recherchée. Comme si après la thèse et avant la synthèse, il n'y avait pas d'antithèse. Si la mise en bouche du film peut paraître un tantinet laborieuse et assez bavarde, dès que le sujet majeur prend corps, Pentagon Papers ne cesse d'accroître sa vitesse de croisière, utilisant les armes du thriller avec une efficacité redoutable. Il y a plus que de la nostalgie à évoquer l'époque (largement révolue aujourd'hui avec les réseaux sociaux) où la presse jouait un rôle de contre-pouvoir face aux autorités et pouvait leur dire non. Spielberg colle aux classiques américains de cette période mais évite les écueils d'un classicisme trop marqué, non seulement par la fluidité de sa mise en scène mais aussi par le soin apporté à un autre sujet que celui de l'indépendance de la presse, qui de mineur au départ devient le deuxième grand thème de son film. A travers le portrait de Katharine Grahame, qui préside aux destinées du Post après le décès de son mari, Pentagon Papers loue le courage et l'esprit de décision d'une femme, peu préparée à son rôle et évoluant dans un milieu mondain aux idées bien arrêtées concernant ce qu'un journal peut ou ne peut pas dire. La composition subtile de Meryl Streep est définitivement l'un des atouts majeurs du film et atténue son côté parfois démonstratif.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2018
Hormis le bien joli et attachant Bon Gros Géant, il y a un moment que Steven Spielberg ne m’avait plus vraiment enchanté. Assez déçu par son dernier opus Le pont des espions, ses derniers grands films remonte, pour moi, à Cheval de Guerre (2012) et Munich (2006). Non pas que ces Pentagon Papers se placent en haut de sa filmographie, mais voilà un film plutôt réussi, sur la forme autant que sur le fond. La reconstitution historique est minutieuse, la direction artistique impeccable. La mise en scène est solide bien que sans surprise. C’est bien écrit, par un spécialiste du genre Josh Singer (Le cinquième pouvoir, Spotlight), et l'interprétation est de grande qualité. Un casting haut de gamme où Meryl Streep, impériale et pour la première fois chez le metteur en scène (21è nomination aux Oscar et 31è nomination aux Golden Globes pour ce rôle) donne la réplique (pour la première fois aussi) à un toujours parfait Tom Hanks. Ils sont avantageusement entourés par une belle brochette de seconds rôles tous très convaincants (Bob Odenkirk, Sarah Paulson, Bruce Greenwood, Carrie Coon, Jesse Plemons, Michael Stuhlbarg…). Le tout est carré, efficace, particulièrement intéressant, voir par moment passionnant. Liberté de la presse, mise en danger de la démocratie, manipulation de l’information, place des femmes dans la société, ce Pentagon Papers s’avère être un thriller politique finalement étonnement moderne et en plein dans l’actualité. Pas le meilleur film de son auteur mais un Spielberg (très) bon cru...
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2018
La première partie du nouveau Spielberg m'a légèrement ennuyée. Ce n'est qu'a posteriori, quand l'action se déclenche véritablement, qu'on comprend que cette longue mise en place était nécessaire, notamment pour bien dessiner l'ensemble des enjeux qui pèsent sur la décision que doit prendre May vers le milieu du film.

Pour résumer, cette héritière peu légitime (elle ne doit son poste qu'au décès de son mari) doit en quelques heures prendre une décision qui engage non seulement la réputation de son journal, mais aussi son sort propre (elle risque la prison), la fin d'une longue amitié politique et l'équilibre financier de son entreprise.

Meryl Streep assume ce rôle avec une classe impeccable et beaucoup de subtilité. Tom Hanks est très convaincant en pitbull bonhomme, et l'ensemble du casting est parfait.

Spielberg assure le boulot avec classe, à travers une mise en scène très fluide et très classique, dans la droite ligne d'un de ses films précédents, avec Tom Hanks également, Le pont des espions. Le découpage du film est assez curieux, enchaînant avec précision des mini-ellipses à répétition qui permettent au scénario de déployer d'amples parenthèses au sein d'un film d'une durée raisonnable (1h55).

Pentagon papers est un vibrant plaidoyer pour la liberté de la presse, et donc une missive personnelle à l'actuel locataire de la Maison Blanche. Si ces effets sont parfois un poil appuyés, le résultat final est à la fois instructif et plaisant.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2018
Steven Spielberg est un homme a tout faire. Que ce soit dans les blockbusters ou les films historiques, le cinéaste sait y faire. Pentagon Papers est un film historique passionnant couplé a un film humaniste touchant. Attention futur classique.

https://m.facebook.com/la7emecritique/

http://www.justfocus.fr/cinema/critique-pentagon-papers-de-steven-spielberg-lhomme-a-tout-faire.html
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2018
Afin de situer "Pentagon Papers", on peut dire qu'il renoue avec l'ébouriffante maîtrise du "Pont des espions" et avec la puissance réflexive de "Lincoln", deux rapprochements qui témoignent de la maturité à la fois formelle et politique de Steven Spielberg. Le film réalise une immersion dans le monde du journalisme pour non seulement y dénoncer les mensonges des gouvernements américains sur la gestion de la guerre du Vietnam mais aussi pour creuser en filigrane une critique de l'administration Trump – comparée à celle de Nixon – dans son contrôle total qu'elle exerce sur la presse. "Pentagon Papers" n'est donc pas un film passéiste mais il utilise le passé pour mieux parler du présent, c'est un film qui loue la solidarité et le courage dans le domaine journalistique pour regretter la disparition progressive de ces valeurs. Alors qu'il aurait pu céder à la nostalgie, "Pentagon Papers" est au contraire virevoltant, à l'instar d'une caméra qui scrute les visages et qui ne cesse de suivre les corps en mouvement, s'articulant plus autour d'un collectif que d'un acteur en particulier pour dynamiser un récit qui monte clairement en puissance lors de la deuxième heure. Ben Bradlee (Tom Hanks) et Kay Graham (Meryl Streep) sont bien sûr les personnages principaux mais ils ne monopolisent pas l'action, ils ne sont pas les seuls décisionnaires de la publication du rapport secret. Si Tom Hanks cabotine quelquefois et livre une interprétation sympathique sans être originale, Meryl Streel apporte elle une émotion à son personnage dans sa capacité à jouer l'hésitation, voire la timidité, et en même temps la force presque inconsciente à travers cette décision finale, alors qu'elle est pressée par tout un univers masculin. "Lincoln" était un film sur une figure ambiguë certaine de ses effets, n'hésitant pas à employer la ruse pour parvenir à ses fins; "Pentagon Papers" est la démonstration d'une femme qui lutte à un poste qu'elle n'a jamais voulu et qui doit prendre une lourde décision : réaliser un grand geste démocratique quitte à risquer la prison. Et même si l'issue est connue, l'émotion finit par nous gagner lors d'un final galvanisant, qui confronte malicieusement un contre-pouvoir idéal à un pouvoir machiavélique.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2018
Prenant la défense de la liberté de la presse et de la place des femmes dans notre société, notamment bafoués par certains propos de Donald Trump dernièrement, Steven Spielberg revient sur l’un des plus gros scandales politiques des USA - les fameux « Pentagon Papers » donc - du nom des 7000 pages d’un rapport classé secret défense sur la question vietnamienne qui fit la une en 1971 du NY Times d'abord, puis du Washington Post, dirigé alors par Katherine Graham, première femme à la tête d’un grand quotidien du pays. Une reconstitution qui met en avant et en valeur les prises de décisions rédactionnelles, le travail des journalistes ainsi que toute la chaîne de fabrication d’un journal mais qui n’arrive qu’occasionnellement à transmettre les tensions du moment présent. Autour d’un magistral Tom Hanks et de Meryl Streep, gravite tout un tas de seconds rôles parfaitement incarnés et intégrés au film. lequel revendique haut et fort que la presse n’est pas au service des gouvernants mais à celui des gouvernés.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 janvier 2018
Pentagon Papers va être encensé par les amateurs de politiquement correct tendance Beverly Hills : la grande démocratie US résiste à la pourriture des gouvernants grâce à la liberté de la presse.
Meryl Streep fait certes tout pour que ce blockbuster évite la catastrophe : tout en finesse, elle bâtit un personnage peu sûr de lui qui, à la tête du Post, prend enfin la décision historique de publier le rapport secret de McNamara prouvant que même Kennedy savait en 61 que le Vietnam était perdu.
Elle fait tout, elle est une grande actrice, mais ce tout de la part de cette immense interprète, ce n'est pas suffisant : les bon sentiments sirupeux, la construction sans surprises du scénario, la nullité du "héros" Tom Hanks (mais pas les belles intervention de son épouse incarnée par Sarah Paulson), les décors amidonnés sortis des maisons nouveaux-riches d'Hollywood ( patriciens de la côte est en pire), la musique pontifiante de John Williams découpée en coups de haches incongrus et surtout l'intention pachydermique de nous montrer que si Nixon=Trump alors on sera sauvé par les femmes politiques (suivez mon regard vers Oprah) car la "démocratie" des pères fondateurs est indestructible" (c'est écrit). Tout cela accable la pauvre Meryl qui, malgré toute son expérience, n'en peut mais, tout cela décourage le spectateur, écrase la moindre ambition de narration, et se termine dans un naufrage lamentable qui se traduira probablement -pour toutes ces même raison- par une flopées d'oscars, sanctionnant un des nombreux désastre coûteux d'Hollywood.
A éviter. Revoyez plutôt Les Hommes du Président (Pakula 76 avec Dustin Hoffmann et Robert Redford ! ) ou L'Homme qui tua Liberty Valance (Wayne/Ford, 62) (en DVD).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 janvier 2018
C'est tout à fait le genre de cinéma que j'affectionne de voir.
Un vrai chef d'oeuvre cinématographique, démocratique, social, humain.
Sans oublier la patte de Steven Spielberg à la réalisation et des acteurs confirmés pour l'interprétation.
Jubilatoire et passionnant.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2018
PA-SSIO-NNANT !! Mais alors… pourquoi n’ai-je pas donné la note maximale ? Oui je comprends que vous vous posiez la question, puisque si j’étais à votre place, ça m’interpellerait aussi. Eh bien voilà : j’avais été littéralement emporté par le monumental travail de fourmi mis en avant dans "Spotlight" (2015), et en plus nous avons partagé de près (de très près même) les émotions de chacun des protagonistes. D’accord le sujet est totalement différent, puisque "Spotlight" révélait au grand jour une scandaleuse affaire de pédophilie. Mais est-ce que "Pentagon papers" est si différent que ça ? Si on résume tout cela à la liberté de la presse, au devoir d’information de cette dernière auprès des gouvernés et non des gouvernants, et des difficultés pour publier les sujets sensibles, alors non ils ne sont pas si différents que ça. Quoiqu’il en soit, alors que "Spotlight" fascinait par l’enquête, "Pentagon papers" captivera par les enjeux. Après, ceux qui connaissent l’histoire n’auront guère de surprises quant au dénouement. Cependant, que le spectateur aime ou pas le thriller journalistique (ici à caractère historique), Steven Spielberg sait le captiver dès les premières images. Direction le Vietnam, en pleine brousse sanguinolente de pluie sur une unité de soldats américains dans laquelle évolue un observateur chargé de rédiger un rapport sur l’évolution du conflit. Et par son attitude, on sait que c’est grâce à lui que le scandale va éclater au grand jour. Mais quand ? Nous savons tous que les gouvernements quels qu’ils soient manipulent plus ou moins un jour les médias, quitte à les museler. C’est ce que Steven Spielberg vient nous raconter, avec pour personnages phares Katharine Graham et Benjamin Bradlee. Vous vous demandez s’ils ont vraiment existé ou s’ils sont fictifs ? Ils ont été bien réels. Allons allons, nous savons tous que Steven Spielberg a un goût prononcé pour l’Histoire, et que de ce fait, il ne fait pas dans la demi-mesure. Il tient à se tenir au plus près de la réalité, et nous avons eu maintes fois l’occasion de le constater, à condition de prendre la peine de se rencarder un petit peu. Pourtant je ne vous cache pas que j’étais quelque peu sur la réserve. Pourquoi ? Tout simplement parce que le cinéaste a lancé le tournage de "Pentagon papers" pendant la longue phase nécessaire à la postproduction riche en effets spéciaux de "Ready player one" dont il venait d’achever les prises de vues. Ma crainte était donc de voir "Pentagon papers" plus ou moins bâclé et tourné à la va-vite. Bon, je m’en veux d’avoir douté. D’abord parce que la documentation a été très poussée, ensuite parce que le film repose sur un scénario solide, écrit par Josh Singer (oscarisé en 2016 pour "Spotlight") et par la nouvelle venue Liz Hannah. A cela on rajoute une parfaite reconstitution des années 70. Spielberg livre une fois de plus une vraie leçon de mise en scène sur bon nombre de plans. Cette mise en scène ne s’en retrouve pour autant jamais ampoulée. Sans aucune emphase ni exagération, elle s’en retrouve à la fois sobre et efficace, portée il est vrai par la qualité de jeu des deux acteurs vedettes. Le spectateur retrouve toute la sensibilité de Meryl Streep, bien que je préfère parler de fébrilité. Après tout, d’après la bande-annonce largement diffusée dans les salles, nous savons que Katharine Graham n’était pas destinée à prendre la direction du Washington Post et que de ce fait, elle était considérée comme incompétente. Eh bien Meryl Streep retranscrit à la perfection cette fébrilité quant à la tâche qui lui incombait alors qu’elle n’y était absolument pas préparée. On le serait à moins à sa place, tiraillée qu’elle est par les valeurs morales, les enjeux financiers, les pressions politiques, et la perspective d’un avenir sombre chargé des éventuels comptes à rendre à tous ses employés. Son expérience a parlé et lui a permis de se sortir de la pression de tourner pour la première fois un rôle important avec « le boss », Steven Spielberg. De là à déclarer "Pentagon papers" comme un film féministe… qu’aurait-on dit si un jeune héritier masculin avait pris la suite ? On dit aussi que "Pentagon papers" vise Donald Trump… qu’aurait-on dit si son adversaire féminin avait emporté la présidentielle ? Non, la vraie visée du film est le gouvernement. Ou plutôt les gouvernements. Autant être honnête, ils sont tous aussi bonimenteurs les uns que les autres, quels qu’ils soient. On remet toujours les mêmes à la tête du pays, mais nous ne sommes pas dupes. Bref. Pour en revenir aux qualités techniques, Tom Hanks donne parfaitement la réplique à Meryl Streep. Certes il a maintenant l’habitude de travailler avec Spielberg, mais ce qui est remarquable, c’est qu’il retranscrit à la perfection la philosophie de Ben Bradlee : « La vérité c’est la vérité, si vous la connaissez, vous devez l’écrire, un fait est un fait, vous devez l’imprimer. Sinon, pourquoi écrire un journal ? Pourquoi vendre un quotidien ? Pourquoi faire ce job ? ». Mon seul souci est qu’il me semble un peu trop empâté pour le job de son personnage, quoique le véritable journaliste l’était aussi. Plus généralement, la gestuelle est au millimètre, et ça va du corps qui se fige quand celui-ci découvre quelque chose d’importance à la frénésie qui l'inonde au téléphone (une des rares séquences de plein air), en passant par la posture des jambes sous le bureau. Bravo à la direction des acteurs ! Et bravo aux comédiens aussi pour avoir su rendre une copie aussi parfaite. Alors si on rajoute à ça des dialogues tirés au cordeau… Il le fallait d’ailleurs parce que les dialogues bénéficient d’une sacrée belle part. De quoi peser le pour et le contre avec la plus grande précision argumentée. Dans tous les cas, nous avons là une belle leçon de courage. Je n’ai qu’un seul regret : que le « procès » ne soit pas plus exploité, alors que Spielberg maîtrise bien cet exercice (« Amistad », ou encore les belles joutes verbales données dans la Chambre des Représentants à l’occasion de « Lincoln »). En revanche, il nous offre de belles prises de vues sur les rotatives. Enfin pas que les rotatives. On comprendra pourquoi il fallait toute une nuit aux journaux pour imprimer... quel boulot ! Et rien que pour ça, il est intéressant de découvrir comment ça fonctionnait. Des machines imposantes qui, une fois en marche, se font la représentation même du rouleau compresseur qu'est parfois la presse. Alors ? Ces machines seront-elles lancées pour ne plus s'arrêter ? La réponse devant le film.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2018
A trop formater sa mise en scène, à la rendre limpide et à la portée de tous, Spielberg joue de son expérience talentueuse pour livrer une copie impeccable mais sans grande passion sur les enjeux d’une publication dans un grand journal américain. Les gouvernants dont Nixon savaient que la guerre du Vietnam était vouée à l’échec. Un rapport très détaillé (des milliers de pages) le révèle, mais il est tenu top secret. Le publier parait une évidence pour le rédacteur en chef du New York Times. Le poids économique d’une telle décision risque pourtant de freiner les ardeurs de liberté et d’indépendance affichées par le journal. L’ensemble est impeccablement réalisé pour un cinéma qui à l’investigation préfère poser les règles d’un cinéma conventionnel autour du portrait élégiaque d’une femme seule au cœur d’un monde masculin. Meryl Streep s’y emploie merveilleusement bien face à Tom Hanks tout aussi dévoué à la cause.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Serge D.
Serge D.

16 abonnés 91 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2018
J'ai bien aimé ... les 20/25 dernières minutes. Le reste, j'a trouvé plat, brouillon, avec du blabla pour rien, sans véritable intérêt.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2018
Steven Spielberg revient avec un film au sujet académique et vraiment pertinent aujourd'hui : l'affaire des Pentagon Papers, l'un des premiers scoops de l'histoire du journalisme américain au début des années 1970.

Tout débute lors d'un prologue en pleine guerre du Vietnam (où le réal nous prouve en 1 minute qu'il sait filmer des scènes de guerilla ultra immersives),nous conduisant ensuite à une source divulguant plus de 7 000 pages top secret qui dévoilent les origines de la guerre du Viêt Nam et prouvaient que les États-Unis avaient délibérément provoqué ce conflit politiquement et militairement.

Spielberg nous montre donc la première directrice du journal The Washington Post, Katharine Graham (campée par une Meryl Streep fidèle à elle-même), et son rédacteur en chef, Benjamin Bradlee (un excellent Tom Hanks en journaliste chevronné près à tout pour la vérité), luttent contre le gouvernement fédéral pour publier ces documents.

Inutile de le dire : en terme de mise en scène le film est tout simplement impeccable, entre longues prises et plans séquences sobres, élégants et calculés, permettant aux acteurs de se mouvoir de manière fluide et sans cuts à outrance. Spielberg nous montre encore qu'il manie la caméra comme peu de monde et qu'il est un maître dans le domaine.

En parlant des acteurs, il s'agit sans aucun doute d'un des castings les plus prestigieux et impressionnants de sa filmographie : Tom Hanks, Meryl Streep, Sarah Paulson, Alison Brie, Carrie Coon, David Cross, Bruce Greenwood, Pat Healy, Tracy
Letts, Bob Odenkirk, Sarah Paulson, Jesse Plemons, Matthew Rhys,
Michael Stuhlbarg....

Tous sont excellents et ajoutent au véritable plaisir du visionnage.

John Williams revient pour une bande originale qui certes est peu présente dans le film, permettant une authenticité sans réel artifice de dramaturgie (et presque une théâtralité dans les nombreux échanges entre les personnages concernant leurs investigations ainsi que les débats impliquant la décision de publier des révélations sensibles pour le gouvernement), mais quand les notes du maestro affluent, c'est toujours pour réhausser le matériau de base, bref encore un pari gagné pour le compositeur légendaire.

Si le film traite bien sûr de l'affaire des Pentagon Papers, il essaye quand même de parler de la condition de la femme dans des milieux professionnels jusqu'à présent dominés par la gente masculine (avec le personnage de Meryl Streep), de la liberté d'expression ou d'être une critique acerbe du gouvernement américain sous Nixon, The Post reste selon moins un peu timide à ce niveau, en effleurant quelque chose qui aurait permis plusieurs grands niveaux de lecture (à l'instar de ce qu'a fait Michael Mann il y a des années avec le sublime The Insider) au sein de ce scandale historique.

Quoiqu'il en soit, on a là un très bon film de Steven Spielberg, qui malgré un premier tiers plein d'exposition et une fin à la "to be continued" assez abrupte concernant le Watergate, sait nous captiver, doté de brillants acteurs et d'une des meilleures mises en scène de Spielberg.
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 janvier 2018
Naviguant sur la vague idéale pour les récompenses "officieuses", "The Post", énième film de Spielberg, débute dans la boue et le sang, juste rappel en mémoire du seul film de guerre potable dans la filmographie du metteur en scène, qui n'est bien-sûr rien d'autre que "Saving Private Ryan". Des rêves, Spielberg en a offert, usant de techniques nouvelles pour rendre cultes bon nombre de séquences. Pour cela, chacun de ses nouveaux films méritent d'être vus. Et ce malgré la qualité toujours en baisse de ces dits films. Car ce n'est pas en faisant péter un Mark Rylance géant dans "The BFG" qu'il saura satisfaire une foule de spectateurs qui attendent de son cinéma un peu plus qu'une adaptation d'un best-seller ou qu'un cours d'histoire tristement ennuyeux. Voici donc "The Post", "traduit" en "Pentagon Papers", qui débarque au cinéma armé de son casting d'exception (qui refuserait la possibilité de rajouter sur sa cheminée quelques statuettes... Nous y reviendrons plus tard) et d'un scénario tellement sans saveur qu'il semble avoir été écrit par Spielberg lui-même, quelques minutes avant le début du tournage. La mise en scène n'aide en rien : certes, nous sommes dans un film qui relate des faits historiques. Au début du mois, nous avions eu le même genre de film, "The Darkest Hours", qui lui a su proposer bien plus en ce qui concerne sa réalisation : c'est-à-dire une réalisation millimétrée, travaillée, qui ne se contentait pas seulement de donner à ses spectateurs des séquences tristement barbantes, mais qui savait aussi offrir une bonne place aux acteurs, qui pouvaient nous émouvoir. Ici, Spielberg est très formel : du champ-contre-champ en veux-tu-en-voilà, bingo, des répliques pompeuses, bingo, une Meryl Streep passant son temps en robe de chambre et chialant, à laquelle on lui rajoute des scènes "tendres" auprès de sa "fille" pour tenter d'insuffler une once d'émotion pour faire chavirer le cœur des vieilles ménagères... Triple bingo ! Tout est bien contrôlé, rien ne déborde, rien n'étonne dès lors qu'on connaît l'histoire officielle. Comment, à ce stade, ne pas en avoir marre, de ce grand réalisateur au talent reconnu qui, depuis qu'il fait des films historiques, met en scène desprojets de moins en moins passionnants ? Comment écrire une critique un minimum originale sur un film vu mille fois ? Que faire quand l'affiche du film est plus active que le film lui-même ? Certaines situations sont certes drôles... Mais est-ce l'un des seuls compliments que l'on veut faire à un film historique ?! Ceci n'est pas un bon film, malgré l'excellent Bob Odenkirk qui sauve parfois la mise ( spoiler: et qui se fait oublier à la fin, l'air de rien
) et un bon travail en ce qui concerne costumes et décors. Ce n'est rien de plus qu'un film qu'on a oublié derrière les étiquettes "film à casting" et "film historique". Rien de plus.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 janvier 2018
Ce film est un ventre mou avec des bras et des jambes bien trop courts : Les 10 premières minutes sont très bien, mais au bout de 20 mn on commence à s'ennuyer ferme. C'est bavard, il y a des discussions à n'en plus finir sur des thèmes propres au milieu très privilégié dont il est question dans ce film, celui de la propriétaire d'un journal incarnée par Meryl Streep, proche des hommes du pouvoir politique américain, qui hésite entre suivre son directeur de la publication, joué par Tom Hanks, ou son conseil d'administration. Au final, et pour faire bref, disons qu'on se retrouve avec un film glorifiant l'Amérique, le pays de la démocratie où la vérité sort toujours vainqueur grace au courage de cette propriétaire. Non seulement, on se sent très peu concernés par ce dilemne propre à cette classe dominante, mais comme on en connaît l'issue, on s'ennuie ferme. Et on regrette que le film n'ait pas été traité à un autre niveau; celui du lanceur d'alerte dont on aurait bien aimé connaître le sort !
Etant donné l'actualité (Chelsea Manning, Edward Snowden...), c'eut été courageux mais aussi beaucoup plus intéressant.
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