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1,0
Publiée le 3 mars 2021
En gros The Yards raconte l'histoire de Leo un jeune homme de la classe ouvrière qui rentre chez lui après un séjour en prison auprès de sa mère malade. Son meilleur ami Willie l'emmène dans l'entreprise de rames de métro de l'oncle de Leo où les choses ne sont pas exactement au dessus de tout soupçon. Leo s'implique davantage dans l'entreprise et les choses tournent mal. Mais en cours de route il y a cent autres sous intrigues. Malgré un grand casting et Mark Wahlberg cette histoire de corruption dans l'industrie ferroviaire de New York parvient à atteindre des niveaux d'ennui qui provoquent le coma. Ceux qui aiment leurs films incroyablement ennuyeux avec la plupart des acteurs (en particulier Joaquin Phoenix) qui marmonnent ou chuchotent leurs répliques se délecteront du film ennuyeux à mourir qu'il est. Wahlberg est aussi boisé qu'il l'est d'habitude et porte sa fameuse mauvaise coupe de cheveux et le reste des acteurs font de leur mieux avec le scénario. Mais soyons honnêtes avec un sujet aussi peu brillant ils n'ont jamais vraiment eu de chance de montrer leurs talents...
Sur fonds de magouille autour des attributions des marchés ferroviaires, un film d'une grande ampleur ou James Gray développe ses thèmes fétiches, la cellule familiale rassurante et oppressante, la rédemption, la corruption le destin. James Gray est un cinéaste moral, au sens où ses films comportent des enjeux très forts. Son goût pour la tragédie le rapproche de son idole, Francis Coppola, son rythme lent lui permet de s'intéresser aux personnages et à leurs dilemmes intérieurs. Le côté parfois un peu simpliste du film offre une ligne claire et permet d'aller au fond des thèmes abordés. Le film s'avère profondément émouvant, aidés par des acteurs en grande forme, la plupart des relations entre les protagonistes sont passionnantes (Charlize Theron Joaquin Phoenix, ou la relation de Mark Wahlberg avec sa mère malade)
Leo sort de prison et voudrait bien revenir dans la légalité en trouvant un travail. Sauf que son environnement ne va pas l'y aider. Il découvre un univers de magouilles, de coup bas et de pots de vin. Il va comprendre qu'il est le parfait bouc émissaire. Il y a du suspense, de l'action et des rebondissements, c'est ce qui sauve le film car sinon, il y a des longueurs et les personnages manquent de nuances. C'est un peu le film du gentil contre le méchant.
Très classique tant dans sa forme que dans sa dimension tragique, le film au scénario attendu mais cohérent met en scène relations familiales ébréchées et contexte professionnel de magnats corrompus dans une réalisation sobre mais efficace mettant en lumière un casting impliqué. Cependant le rythme faiblit par endroits et surtout ce Yards pâtit de la comparaison avec l'excellent La Nuit nous Appartient. Dispensable car surpassé.
J’ai revu avec grand plaisir ce monument du polar noir. James Gray se met au sommet du genre avec une histoire assez classique, un drame familial qui a des accents du « Parrain », réalisée tout aussi classiquement et avec brio et élégance. Le rythme est feutré mais jamais ennuyeux et l’interprétation remarquable dont un Joachin Phoenix « habité » comme de coutume. Il est passé près d’un prix à Cannes et l’aurait bien mérité.
Un film mélancolique, comme souvent chez James Gray, avec une brochette d’acteurs qui délivrent leurs émotions sans concession, un sublime Joaquin Phoenix et un épatant Mark Wahlberg tout en retenue. Le réalisateur nous cisèle une société sans subterfuge, tranchante, farouche dans une lenteur qui exacerbe la tension. Les couleurs ocres accompagnent sa maîtrise du rythme qui nous accroche dès le début et résonne encore longtemps après la dernière image.
Ce film de Gray est d'une grande rigueur classique, soigné, sans le clinquant ni les effet de manches qui souvent vont de pair avec les histoires de parrain et de famille mafieuse. Le triptyque est le même, corruption, fidélité, élimination. Mais les apparences sont ordinaires: comment un père de famille, chef d'entreprise réussit à obtenir des chantiers minables de maintenance dans les transports publics new-yorkais. Sympa et faussement bienveillant, il aide le copain de sa fille, le neveu par alliance, la belle-sœur devenue veuve trop jeune, etc… Le rouleau compresseur qui sert de scénario va progressivement venir laminer cette vie tranquille. Et exacerber les tensions entre les différents protagonistes. Et là James Gray excelle pour tirer partie et décortiquer les situations d'incertitude personnelle auxquelles chacun va se trouver confronté. Au milieu d'un casting plutôt réussi, émerge Joachim Phoenix, qui n'a pas tiré le rôle le plus sympa, mais il l'incarne avec l'énergie du désespoir et une force qui contamine le film. Mériterait certainement le grand écran pour en apprécier pleinement la qualité de la prise de vue et l'ambiance des "chantiers" de la Pomme. Les dialogues sont parcimonieux et l'argot employé souvent difficile à suivre même quand on est anglophone. DVD1 vo - mars 2019
Si « The Yards » fait aussi authentique c’est que James Gray, co scénariste et réalisateur du film, a grandi dans le Queens et qu’un scandale identique éclaboussa sa famille car son père y fut mêlé. Quelque par renié par son fils, car dans cette galerie de personnages le père est évidemment le grand absent et Léo, le héros, devient le couple central avec la mère, offrant un grand rôle à Helen Burstyn qui l’assume par une performance admirable. Car dans ces lumières aussi vacillantes que les âmes qu’elles éclairent, se débat un jeune homme tout juste libéré sur parole, suite à un vol de voiture presque banal, dont le seul but est de se réinsérer le plus normalement possible. Ce possible n’existera pas car voilà que commence une tragédie implacable qui détruira l’amitié, la vie de sa cousine plus adorée qu’une sœur (et qui le lui rend bien), d’une famille minée dès le départ par le patriarche, maître corrupteur, chanteur et pire encore. Durant les presque deux heures que dure le film, la trop grande lenteur maîtrisée de la mise en scène rend par moment la tension irrespirable, mais aussi paradoxalement, trépignante, nous embarquant dans une furieuse mais angoisse envie d’accélérer. Avec ses décors, ses plans, sa musique impeccable (d’Howard Shore) et un casting exceptionnel ce grand film est avant tout un film d’acteur comme Hollywood ressort la recette qu’en de trop rares occasions, les effets spéciaux et la surenchère étant devenue la règle majoritaire depuis plus d’un quart de siècle. Que ce soit la sobriété de Mark Wahlberg, pris dans l’engrangement du délit de sale gueule, la douceur souvent muette d’Ellen Burstyn, oscillant entre l’espoir et le désespoir d’une mère perdue entre faiblesse et déception, la composition complexe de Joaquin Phoenix l’ami de toujours, déchiré car paralysé devant un choix impossible car il ne veut renoncer, ni à l’argent, ni à la femme qu’il aime, ni à l’amitié, ni à la liberté et qui finira par tout perdre, Charlize Theron (mmm !) la cousine fragile, innocente sacrifiée découvrant la lâcheté coupable de l’homme qu’elle aime, demandant pardon à son ignoble beau-père, James Caan faux derche sans morale aucune, dont aucun meurtre, aussi proche soit-il, n’entame la résolution et enfin Faye Dunaway, sa femme, tante du héros malheureux qui assiste impuissante à l’agonie cardiaque et mentale de sa sœur et qui sent dans quelle tragédie s’est enfermée sa fille à l’insu de son plein gré. Le cinéaste avec une force descriptive évidente, réussit l’exploit de ne jamais se fourvoyer dans le lacrymal, tout en gardant des moments d’émotions très fort, comme lorsque sa tante tend la main à son neveu lors du deuil de sa fille. Tout est juste, tout serait parfait, mais la fin sembmle escamotée, la tragédie devait être plus complète à mon sens. Après « Little Odessa », James Gray a fait le deuxième film qu’il souhaitait et non l’habituelle déception alimentaire dans laquelle trop de ses collègues se sont fourvoyés (lire son interview dans LES INROCKS).
Deuxième film de James Gray, « The Yards » permet au réalisateur de poursuivre sa volonté de développer son style. Mélange de thriller et de drame familial, cette deuxième réalisation reprend les mêmes codes que son précédent film « Little Odessa ». Un délinquant, incarné par Mark Walhberg, va retrouver sa famille après sa sortie de prison. En voulant retrouver une stabilité et s’éloigner du milieu de la délinquance, il va s’empêtrer dans les magouilles et la corruption du milieu des transports en commun New-Yorkais. spoiler: Trahis par un des proches qui le fait accuser d’un meurtre qu’il n’a pas commis, il va finir par se retourner contre ceux qui se prétendaient ses proches.
Les thèmes de la famille et de la trahison sont des thèmes chers à James Gray et il s’emploie, de nouveau, à les étudier sous l’œil de sa caméra. Sa réalisation peu spectaculaire permet de développer un intrigue assez originale et permet à ses acteurs, bien dirigés de délivrer de très bonnes performances. Le casting est assez remarquable pour un réalisateur encore méconnu et réunit autour de Mark Walhberg, rien de moins que Joaquin Phoenix, Charlize Théron ou encore James Caan. Bien sur, ces acteurs étaient sur le début de leur carrière et ce film leur a permis de s’affirmer en tant qu’acteur de talents. Comme à son habitude, James Gray privilégie la sobriété avec une action est peu présente et un rythme plutôt lent mais le tout n’est pas ennuyeux pour autant. « The Yards » est un bon film et permet à James Gray de confirmer ses qualités de réalisateur dans un cinéma encore classé indépendant. Note : 14/20
Bien qu’il fût un véritable échec commercial à sa sortie, ce second long-métrage du réalisateur James Grey en dépit d’une production compliquée est un modèle du genre. Le cinéaste livre un film noir majestueux de génie, brillant dans sa mise en scène aux jeux d’ombre et de lumière déployant une photographie superbe dans un New-York aux teintes grises. Ce drame sur fond de corruption du métro new-yorkais offre des rôles en or à un jeune casting composé de Charlize Theron, Joaquin Phoenix et Mark Wahlberg. Mis à part la fin imposée au réalisateur, ce dernier surprend par la noirceur, la densité tragique d’un récit habité par la fragilité et l’ambiguïté de ses protagonistes.
C'est vrai que quand on résume l'histoire, elle est toute simple, Et comme dans tous les cas d'histoire simple le réal à tendance à tirer à la ligne (d'autant que le film dure 2 heures) Nous déplorons donc quelques longueurs. Peu d'action, le film préférant s'attarder sur la personnalité des protagonistes. De ce point de vue les personnages sont bien écrits et excellemment interprétés, Wahlberg et Phoenix en tête, mais aussi James Caan, très à l'aise et Charlize Théron sémillante. Les thèmes abordés sont "classiques", la famille, la corruption, le destin et le film n'ennuie jamais. On déplorera quelques zones d'ombres (la mort de Charlize) et la fin manifestement bâclée. Un bon film !
Une magouille qui tourne mal, la justice s'en mêle et les règlements de comptes commencent. La façon dont tournent les événements est ingénieuse et les pertes sont plus dures à encaisser que prévu. J'aime l'ambiance très sombre qui arrive soudainement à la deuxième partie du film. Le metteur en scène est excellent et le baratin régulier des mafieux est en accord total avec la réputation de ce milieu. Un très bon divertissement et un aperçu clair des dangers de la corruption et des coups tordus qui tournent mal.
Deuxième long métrage de James Gray après le très bon "Little Odessa", "The Yards" nous plonge dans les dessous plutôt sales d'une industrie de transport aux pratiques mafieuses. Il s'inspire indubitablement, notamment dans son esthétique, du travail de Coppola et de sa trilogie du Parrain même s'il lui manque l'ampleur de ce dernier. James Gray a réalisé un bon film mais il manque à celui-ci plusieurs qualités qui auraient pu en faire une pépite du genre. "The Yards" est cependant servi par un casting de choix avec quelques valeurs montantes du cinéma comme Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg ou encore Charlize Theron. Formellement parlant, il n'y a pas grand chose à redire. Je regrette que l'intrigue soit un peu trop classique, sans réelles surprises, avec peu de moments mémorables et une ambiance qui ne se maintient pas toujours très bien.