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Charlotte28
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2,0
Publiée le 3 septembre 2020
A ne pas assumer d'orienter son film vers un intense face-à-face entre une mère déterminée et un grand-père ignominieusement avare, Ridley Scott affaiblit son propos par un portrait bien fade de l'otage doublé d'une absence de suspense dans les scènes du kidnapping qui allongent inutilement le récit. C'est d'autant plus dommage que Christopher Plummer et Michelle Williams livrent d'excellentes prestations. Un rendez-vous manqué.
Un Scott mineur, principalement en raison d'enjeux manquant d'envergure. Cela se ressent notamment dans un premier tiers laborieux. La suite est plus plaisante, grâce à quelques rebondissements et des personnages intrigants.
Ridley Scott n'a plus rien à prouver. Ses films ne sont pas toujours une totale réussite, certains sont mauvais, mais toujours empreints d'idées de réjouissantes idées de cinéma. A partir d'un sordide fait divers des années 70, le réalisateur se penche sur l'univers de l'argent. Avec en arrière plan ce milliardaire obsédé par sa fortune et sa rationalisation à l'extrême même dans une situation où n'importe qui ne se poserait aucune question. Dans les années 90 le film aurait été un polar au sens strict du terme. Mais le contexte actuel ne peut être ignoré, et cette histoire est excuse pour Ridley Scott pour présenter sa vision des choses. Sombre et glaciale. Les personnages sont pris dans un engrenage qui les dépasse, contrôlé par l'avarice extrême de sentiments individualistes. Ce qui retire de l'intensité à l'aspect policier du film, et renforce l'intensité dramatique. Ce n'est pas très équilibré malheureusement car on sent que Scott est davantage fasciné par l'horrible grand-père que par le fait divers en lui-même.
Comme dans toute histoire d’un fait divers authentique, même romancée, le suspense n’existe guère – ce qui n’empêche certain critique en mal de vocabulaire de « Haleter » ! La tension ne vient alors que du rythme, sens que Ridley Scott maîtrise très bien, et de la vivacité des dialogues, eux aussi pas mal écrits. Remarquons chez ce bon faiseur de films un peu fatiqué, un montage nerveux, une direction d’acteurs solide et de belles images. En revanche le déroulement du scénario nous laisse bien frustré : à part la cupidité et l’orgueil démesurés du milliardaire superbement interprété par Christopher Plummer, rien ne fait authentique, les piètres performances des autres acteurs n’y étant pas pour rien. L’accent de Romain Duris en VO m’a fait éclater de rire et Mark Wallberg en caniche m’a bien amusé. On retrouve ici le défaut quasi permanent du cinéma américain actuel : du superficiel pour mieux étaler du sensationnel infantile – l’échange de rançon est un summum de ridicule et d’invraisemblances – et de l’aseptisé chic — aucun poncif ne nous sera épargné. Encore un ancien qui s’essouffle dans « le dur besoin de durer » !
R.Scott serait-il devenu un réalisateur sans âme. La question se pose après ce thriller linéaire relatant un petit fait divers sans grand enjeu et donc sans rebondissements avec des personnages sans relief. Seule M.Williams sort un peu du lot. Au final c’est plutôt long et avec la saveur d’un plat de pâtes sans sel.
La famille Getty, propriétaire de la Getty Petrol Compagny. Des milliardaires qui refusent de payer des impôts. Quitte à quitter les Etats-Unis pour s'installer en Irlande. Une histoire vraie, mais cela reste la moitié de l'histoire de Paul Getty. Après, il peut y avoir le deux. Par contre, c'est très bien réalisé, un film rapide. Très prenant.
Ce film retrace avec réalisme les années 70 et la folie de ce milliardaire hors norme et sarcastique... une histoire vraie qui avait défrayé la chronique à l'époque...ce qui glace encore plus de savoir que ce n'est pas un scénario hollywoodien..... avec cette question : que vaut une vie ?
Y a rien à dire, Ridley Scott sait comment réaliser un bon film. L'ambiance, la tension, la photographie, le montage, la musique, le casting royal (avec quelques très bonnes performances), tout y est pour que les 2h15 passent comme une flèche. Le film est raconté avec beaucoup d'aisance, de naturel, et la tension ne faiblit jamais. Moi qui ai de plus en plus de mal à rester concentré devant les films, celui-ci m'a absorbé entièrement. Après, et c'est fort malheureux, je n'ai pas trouvé l'histoire très intéressante. Des histoires comme celles-ci, on en a vu beaucoup au cinéma. Heureusement, il y a le personnage de Christopher Plummer, et le fait que le tout soit basé sur des faits réels, qui donnent un certain piment à une histoire qui autrement aurait été assez banale.
Une œuvre mineure dans la filmographie de Ridley Scott. Voilà ce qu’est « Tout l’argent du monde ». Un thriller sans grande ampleur qui pêche par manque de dramaturgie et dont les personnages laissent assez indifférent (hormis Christopher Plummer, impeccable dans le rôle du milliardaire avare). Peu de rebondissements (voire aucun) ne viennent égayer un tant soit peu ce film qui, même s’il se regarde sans ennui, ne laissera aucune trace dans les mémoires.
Ridley Scott s'attaque à un fait divers qui a défrayé la chronique dans les années 70 : L'enlèvement du petit fils de J. Paul Getty qui était à l'époque l'homme le plus riche du monde. Ce qui interpelle c'est le refus de payer de cet homme. Le film est intéressant et montre bien la cupidité de cet homme (magnifiquement interprété par Christopher Plummer). Michelle Williams qui joue la mère du kidnappé est très juste. Et Mark Wahlberg est plus effacé que d'habitude dans le rôle d'un négociateur aux moyens forts limités. Un bon film plaisant à suivre.
Je suis ressorti du visionnage de ce film avec une impression très mitigée, tant les 2 parties, thriller (le kidnapping) et psychologique (l'attitude du père Getty), ont chacune des attraits mais aussi pas mal de défauts. Le premier axe souffre de sérieuses longueurs (compensée par quelques sursauts de violence spoiler: (l'oreille coupée est une séquence bien dégueulasse, l'assaut) ), d'un manque évident d'impact émotionnel, de ravisseurs peu emballants et d'un Cinquanta aussi intéressant dans son attitude spoiler: (il est le seul à préserver Paul et à avoir un minimum de hauteur de vue) qu'horripilant par la prestation forcée de Romain Duris spoiler: (l'accent est ignoble) , dont j'ignore pourquoi il a été casté pour le rôle d'un italien!!! La seconde trame, en dépit du peu de twists qu'elle réserve, d'une narration de départ un peu fouillis temporellement, d'une voix-off lourde, d'un Fletcher Chase dispensable, et d'une réflexion basique sur l'argent spoiler: (qui ne fait pas le bonheur car il rend solitaire et détestable) , s'avère nettement meilleure, s'appuyant sur un mélange de cruauté concernant le petit jeu du grand-père avec la mère spoiler: (argent, héritage, chantage à la garde des enfants, journal en multi exemplaires) et d'humour sur le monde financierspoiler: (le tableau Wermer, la fiscalité et déduction d'impôt, la statuette sans valeur) . L'ensemble est significativement amélioré par la réalisation façon tragédie (mise en scène, lumière, musique, beaux décors italiens) de Ridley Scott et un contenu très théâtral et mythologique spoiler: (la statue finale terrorisante, le tableau imposant, la mort du grand-père alors qu'il se décidait enfin à aider son petit-fils suite à la pression des journaux après le coupage d'oreille) . Côté casting, Christopher Plummer sort clairement du lot (en magnat monstrueux du pétrole), avec l'excellente Michelle Williams en mère déterminée. J'ai été nettement moins convaincu par Mark Wahlberg (faut dire que certaines de ses répliques sont idiotes), Charlie Plummer, Andrew Buchan (qui n'a pas un rôle transcendant) et bien sûr Romain Duris. Au final, tant sur la forme que sur le fond, "Tout l'argent du monde" est un film moyen, n'exploitant pas au maximum la qualité de l'histoire dont il s'inspire, et offrant ainsi un résultat tantôt drôle, tantôt violent, tantôt ennuyeux, tantôt fade.
On connaît Ridley Scott d'abord pour son talent à réaliser de grandes fresques historiques ou de science fiction, mais lorsque celui-ci s'intéresse à un fait divers sordide tant chez les kidnappeurs comme dans la famille du kidnappé, cela éveille l’appétit ... Tout l'argent du monde c'est avant tout un film qui dénonce l'avidité et le règne de l'argent roi. En effet, quel être sain d'esprit laisserait un membre de sa famille proche pourrir dans des geôles infâmes ? Si pour son talent d'interprète on aurait aimé voir à l'oeuvre Kevin Spacey, Christopher Plummer incarne de façon très convaincante le magnat du pétrole, Michelle WIlliams se révèle des plus touchantes dans son rôle de mère impuissante. Quant à Mark Walhberg, il entre avec beaucoup de retenue et d’humilité dans le costume de l'ex agent de la CIA, passé de travailleur d’Etat à négociateur privé grassement rémunéré. La mise en scène est le rythme sont efficaces puisque le temps passe assez vite, tant une ambiance assez sombre où le soin apporté à la qualité du décor est remarquable. Romain Duris se révèle surprenant en mafioso issu de la misère calabraise, au final profondément humain bien que capable de de cautionner les pires atrocités. On aurait toutefois aimé un discours un peu plus personnel et aiguisé encore de la part du réalisateur qui demeure assez en retrait et laisse la part belle à son public. Finalement, on se surprend une fois la lumière rallumée à se demander ... Si le petit Getty a bien été otage de la mafia durant plusieurs mois, son grand-père n'a-t-il pas été prisonnier de sa fortune durant toute sa vie ? Une fortune qui l'aura privé de tout amour paternel, de toute compassion à l'égard d'autrui, à défaut de lui procurer une impressionnante collection artistique, mais l'art est tout ce qu'il demeurera ... Si ce film n'est pas exempt de défauts c'est je crois à ce petit genre de détail qu'on reconnaît la patte des grands, leur capacité à montrer les failles des puissants, et à rendre pathétiques ceux qui, de prime abord, nous repoussent.
Les images sont magnifiquement filmées ! Ça reste une histoire de kidnapping mais au moins, c'est une histoire vraie ! Étonnant de voir à quel point son grand père rechignait à dépenser le moindre sou pour son petit fils, même son préféré ! Se suit avec intérêt malgré un sujet banal. C'est surtout la personnalité du grand père qui vaut le coup d'œil 3,5/5
2,5/5 Ne lisez pas le résumé c'est rédigé par des marketeux. Non Gail n'est pas la femme forte et dévouée décrite, elle attend juste que Getty lui donne de l'argent. Elle n'entreprend aucune action folle pour retrouver son fils. Oui l'avarice de Getty est connue, mais pas suffisamment présente. On se demande même si à un moment il n'a pas juste tout perdu. On ne parvient pas à le détester. Le remplaçant de Kevin Spacey n'est qu'un vieux monsieur fatigué. A la fin on ne comprend pas pourquoi c'est Gail et non son ex-époux qui hérite. Ridley Scott nous a habitué à "plus haletant"
Le petit-fils de l'homme le plus riche du monde se fait enlever. Le film traite de son sauvetage et de la rançon de 17 millions de dollars à payer. Pas mauvais, on notera au passage les excellentes prestations de C. Plummer et Romain Duris. A voir en VO car les voix et les intonations sont nettement meilleures. L'ambiance est sombre, parfois glaciale comme l'âme de Mr Getty. Le travail scénaristique et photographique est remarquable. La psychologie et les mesures prisent sont magistrales. On comprend toute la philosophie de l'homme le plus riche du monde, à la fois libre et prisonnier de ses propres ambitions.