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stanley
83 abonnés
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4,0
Publiée le 20 mars 2020
En guerre nous dit souvent avec brio que pour vivre et survivre, il faut aller vers l'avant, ne jamais s'arrêter, privilégier le mouvement perpétuel à la soumission, fut-il pour de l'argent et ainsi faire de la valeur travail le coeur de la vie et de sa vie. En guerre possède un scénario très simple où nous suivons des syndicalistes dans leur entreprise, mais pas sur leur poste de travail, se battre pour leur survie pour in fine questionner la valeur travail. Très fort, porté non seulement par un Vincent Lindon au sommet de sa forme mais par des acteurs non professionnels, aidé par une caméra assez sobre et sans fioritures, au contraire de La loi du marché, fort maniéré et prétentieux, En guerre, dont il faut du temps pour le pénétrer et si on excepte des longueurs et des répétitions inutiles qui nuisent au dispositif, emporte l'adhésion. Puissant et violent, il va peut être loin lors de sa conclusion, assez elliptique et réussie, mais est réussi dans son parti pris de mise en scène. Un film fort, le meilleur de Cannes 2018
Très beau film qui montre la lutte d'ouvriers pour préserver leur emploi contre des actionnaires véreux qui ne pensent qu'a leur bénéfice. Vincent Landon est magnifique et porte à bout de bras le film. Je n'oublie pas les autres acteurs et les figurants qui sont remarquables . A voir impérativement, pour tout public et surtout les jeunes.
Cela faisait très longtemps que je n'étais pas sorti du ciné un peu hébété , sans vouloir parler a personne, sans mettre la radio dans ma voiture pour le chemin du retour . Ça prend les tripes , c'est extrêmement fort , ça laisse des traces , Vincent Lindon est impeccable voir incroyable d'humanité de combat de justice sociale . En face on voit ce qui touche notre société , l'immonde appétit des tous puissants, la dure réalité de la lutte entre ceux qui ne lachent rien car sont convaincus de leurs principes et de ce que représente la vie, et ceux qui n'en on pas la force . Le film ne les blâme pas, ceux qui face à l'incroyable puissance du fric s'agenouillent après avoir tenté de lutter . Chapeau ,pour ce film , courez y , conseillez le , assaillez vous dans le fauteuil et laissez vous emporter , vous en ressortirez avec forcément un peu plus d'humanité .
Fimé comme un documentaire ce film contient toutes les facettes de la lutte de classe au travers de ce conflit critique mais malheureusement trop souvent vécu par les salariés Révolte, unité syndicale puis divergence entre la cgt et les réformistes, trahison du médiateur gouvernemental, confrontation entre la légalité et la légitimité de la lutte, affrontement violent avec la police, délitement de la lutte Bref, à voir surtout pour ceux qui croient que la lutte se classe n'existe plus.....
Un film émouvant et sincère que nous livre Stéphane Brizé, la camera est en immersion totale sur toutes les scènes, Lindon est comme à son habitude excellent sans pour autant être sublimé par le niveau un peu plus bas des autres acteurs. Les tensions sont palpables grâce à une bande son bien choisie. Je ne vais pas mettre la note maximale car pour moi la fin est de trop, même si elle reste bien ammené elle reste peu réaliste contrairement au reste du film. Bref un film à voir
La loi du marché, le diktat des actionnaires, la stratégie d'entreprise décidée à l''étranger.... Le combat des salariés pour sauver des emplois dans une régions sinistrée. pour éviter la fermeture de leur usine. Vincent LINDON se bat contre vent et marée pour l'intérêt collectif. Ce film montre avec brio, l'individualisme des salariés face à une situation de survie : traîtrise, mensonge, manipulation, division... alors que la solution est l'unité
Rien à jeter, tout est juste. Lindon est époustouflant et les acteurs, tous inconnus, méritent un Cesar. Le vieux syndicaliste que je suis et qui a vécu en grande partie ce genre d'action a fini de bouffer ses ongles sur son fauteuil Ah que j'aurais aimé être avec les grévistes.
Vincent Lindon, l'acteur favori de Stéphane Brizé, jouant à nouveau de son physique rugueux, fait encore avec lui dans le "social". Autant je l'avais trouvé moyennement performant en 2015, avec "La Loi du marché", autant il est ici exceptionnel, de justesse. Sur un argument austère (des ouvriers luttent pour conserver leurs emplois, confrontés à un traitement "boursier" de ces derniers par un employeur allemand, pour qui le site d'Agen qui va fermer n'est qu'un établissement parmi d'autres, dans un pays parmi d'autres, et pour une activité parmi d'autres....), SB réussit, presque deux heures durant, à traiter en tension permanente, avec les moyens du seul documentaire (huis clos le plus souvent, tables rondes et discussions diverses entre syndicats, patronat et médiation élyséenne, des interprètes non professionnels, entourant Lindon), un sujet délicat, complexe et douloureux, sans rien omettre d'une dramaturgie millimétrée sur le plan des enjeux économiques et politiques, tout en montrant en creux toute la pâte humaine architecturant l'affaire. Deux heures passionnantes. Le final est particulièrement réussi, articulé surspoiler: une naissance (celle du petit-fils de Laurent, l'âme de la résistance, alias VL) et sur une mort (seule solution, au bout de l'engagement) - une émotion qui vous serre la gorge, sans un gramme de pathos, du grand art....
J'ai aimé ce film qui ressemble à un documentaire car il pose des questions que personne ne peut ignorer. Il les pose de façon rugueuse, avec un parti-pris engagé et affiché. Nous voyons des ouvriers confrontés à la décision d'un groupe allemand de fermer l'usine dans laquelle ils travaillent, alors que cette usine ne perd pas d'argent. Nous les voyons désespérés car ils savent qu'ils vivent dans une région où l'emploi est rare. Le film est violent. Le mode de tournage m'a donné le mal de mer. Mais il faut voir ces ouvriers qui ne comprennent pas pourquoi il est si difficile d'obtenir un rendez-vous avec la direction de la maison-mère. Il faut voir comment l'Etat tente de peser sur les négociations. Il faut voir les discussions entre les représentants syndicaux sur la meilleure tactique de négociation avec la direction. Il faut voir comment certaines manifestations deviennent violentes alors que ceci n'avait pas été prémédité. On peut juste regretter que le film n'essaie pas de nous montrer l'autre coté (la direction de l'entreprise) avec plus de profondeur. La position de cette dernière semble presque caricaturale. C'est sans doute la rançon du parti pris. A voir néanmoins.
Tout est dans le titre , et dans cette citation de Brecht en prologue : " Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. " Du fort, qui secoue, comme pour " moi Daniel Blake ". Et comme pour le film de Ken Loach, on a l'impression d'osciller sans cesse entre reportage sans concessions et fiction éprouvante. Hasard insolent, il sort en salles au moment l'on apprend que la France est le pays dont les entreprises arrosent le plus les actionnaires. Tous les comédiens, pros ou non , y excellent. Lindon en héros ( ceux qui ont vu ou verront le film comprendront le terme employé ) , en héros animé par une ferveur indéfectible est quasiment possédé par le rôle. Le film prendra davantage aux tripes tous ceux qui ont connu une responsabilité syndicale ou de représentant du personnel.
Les films de Stéphane Brizé ressemblent aux dessins-animés de Walt Disney en cela qu'on identifie très vite qui sont les gentils et les méchants. De même que les héros de ces univers manichéens sont capables de tuer leurs ennemis tellement le crime leur est insupportable, les personnages de Stéphane Brizé peuvent dénoncer l'odieuse mondialisation avec leur smartphone. Pour le premier, le héros est généralement un animal allégorique, un chat, une poule, un dindon... chez Brizé c'est un Lindon. Et un Lindon qui crie, qui hurle, qui vocifère, qui répète inlassablement les mêmes arguments jusqu'à cette fin christique digne du pire des contes pour enfants. Merci Stéphane Brizé. Merci l'artiste qui dénonce. Merci l'intellectuel qui défonce. Tout. Surtout les portes ouvertes.
Un chef d’œuvre ce film. Un fiction qui relate vraiment la réalité, d'ailleurs on oublie qu'on regarde un film tellement c'est bien fait. Vincent Lindon est excellent comme d'habitude et mérite une récompense pour ce rôle. J'adore ce réalisateur et j'avais déjà beaucoup aimé les 3 autres films qu'ils avaient fait tous les 2. On ressort de ce film en colère.