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Un visiteur
0,5
Publiée le 21 novembre 2018
très décevant, film très froid, aucune émotion ne passe, erreurs de casting, clichés, scène fondamentale (l'attentat), à la limite du ridicule, autant ne rien montrer que faire genre série B... j'avais aimé son dernier film mais là vraiment on dirait qu'il a voulu reprendre la même recette mais ça tient pas la route
La gamine joue souvent faux (et Vincent Lacoste parfois aussi) ça c'est déjà rédhibitoire. Dialogues plats. Aucune finesse, aucune surprise. Scénario pénible: Utiliser les attentats comme faire-valoir dans leur film j'ai trouvé ça obscène. Quant au climax pendant le match de tennis c'était tout simplement consternant... A éviter.
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3,5
Publiée le 25 mars 2019
Avant, il y avait la maladie et les accidents, et maintenant, il y a ça... "Amanda" fait partie de ces films post 13 novembre qui parlent de ce qui a après les attentats avec toutes les difficultés rencontrées par ceux qui restent. Un film sur le deuil donc, mais aussi sur les traumatismes liés à cette épreuve difficile notamment pour ceux présents sur les lieux du drame. Ce n'est pas le cas de David, mais cette vision ensanglantée du parc le hantera pour toujours surtout lorsqu'il apprend que sa soeur est décédée. L'attentat sert surtout de toile de fond à l'histoire qui se concentre sur David et sa nièce dont il doit s'occuper. L'histoire de "Amanda" est vraiment très simple, mais c'est ce naturel et cette simplicité qui font que le film est réussi. L'annonce à un proche d'une mauvaise nouvelle, la rééducation physique, le traumatisme qui a des répercussions sur la vie quotidienne, etc. On découvre tout ça au cours d'instants de vie sans artifice. C'est le premier film de Mikhaël Hers que je regarde et j'ai trouvé ça puissant et émouvant. Il y a quelques passages où l'émotion semble forcée, mais l'ensemble est juste avec beaucoup de moments forts en émotions. Vincent Lacoste est crédible dans ce rôle d'homme dépassé par la situation et livre une bonne performance au même titre que la jeune Isaure Multrier ou dans une moindre mesure Stacy Martin qui est moins présente à l'écran. En somme, un bon film malheureusement réaliste.
je n'ai pas vécu le film de façon tragique malgré l'inimaginable que va vivre Amanda. j'ai cherché et depuis mon fauteuil c'est plus simple je vous l'accorde le beau , le bon le meilleur qu'elle allait découvrir malgré ce drame horrible. Vincent Lacoste joue très bien cet oncle rempli de gentillesse et de tendresse. La petite avec ses beaux yeux bleus ne transmet pas l'émotion recherchée mais nous offre une belle répartie et joue très bien. j'ai aussi beaucoup aimé Stacy Martin très convaincante et très jolie.
Puissant mélodrame, sobre, pudique, bouleversant. Un cinéma qui nous rend plus humain. Vincent Lacoste dans un rôle difficile est magistral. Indispensable !
Il fallait bien qu'un jour le cinéma aborde la question des attentats. Et c'est plutôt bien que ce soit Mikhael Hers qui le fasse avec la délicatesse dont il avait déjà fait preuve dans son premier film. Voir cette petite fille orpheline et ce jeune homme devenu plus qu'adulte en très peu de temps donne à toucher du doigt les conséquences bien réelles des attentats. Et encore on nous épargne les problèmes matériels et les très grands blessés. C'est la première fois que je trouve Vincent Lacoste juste, il sonnait toujours faux dans ses films précédents. Là il n'en fait pas trop et est tout à fait le personnage. Les rôles secondaires sont intéressants aussi et la mise en scène juste et sobre.
Cet excellent film, émouvant, beau, lumineux et extrêmement pudique, marquera l'année cinématographique par sa fluidité narrative et sa mise en scène soignée. Amanda, porté par des interprètes remarquables de justesse dont un Vincent Lacoste dans son plus beau rôle à contre emploi car il sort du registre comique habituelle en s'aventurant avec grâce et émotion dans le tragique. Pourtant, à l'image du filmage, il ne verse jamais dans le pathos. La petite fille, jouée avec une grande maturité par Isaure Multrier, a peut être le rôle matriciel du film, qui passe par toutes les émotions du deuil (rejet, violence, effondrement et sublimation). Saluons le retour de la trop rare Marianne Basler douce mais avec sa dose d'impuissance et Greta Scacchi, méconnaissable mais à la diction et au jeu parfait. Deux actrices méconnues à découvrir dans des rôles retenus mais forts : Stacy Martin et Ophélia Kolb (fort jolie). Le film est dès le départ passionnant ; on sent l'amorce du drame approchant (un incident à l'école, la course à vélo de David). Serti d'une musique judicieusement choisie, Amanda est porté par une indéniable qualité photographique qui magnifie Paris, un Paris d'été lumineux. Mikhael Hers filme très bien les lieux (parc, rues, décors intérieurs). Justement, ce qui marque dans le film est la rencontre entre un extérieur solaire, l'image d'un idéal de vie, un été idyllique avec le drame horrible, le travail du deuil et l'acceptation des responsabilités d'un jeune homme perdu, surpris par la force des événements et dont l'immaturité et la maladresse face à sa nièce est à la fois drôle, touchant et bouleversant. La tragique histoire familiale intime (aucun personnage n'est d'ailleurs à priori négatif) se trouve confrontée à la grande histoire du terrorisme traitée avec beaucoup de réserve et de finesse (de rares traces d'évocation du problème de la religion apparaissent mais il est montré pudiquement). Amanda, qui rappelle les films d'Eric Rohmer (pour la mise en scène) et Nanni Moretti (pour le thème du travail de deuil) est une oeuvre immense, qui , bien que triste, donne ne l'espoir, sans le moindre pathos.
Un petit film sans effets, assez linéaire et filmé comme un téléfilm, soit de manière assez minimaliste. Mais au bout du compte, par l'histoire, par le jeu des acteurs et par le découpage, on sort assez ému de cette "histoire simple".
Parmi plusieurs bonnes réalisations récentes de films d'auteurs de qualité ayant pour point commun la valorisation des qualités humaines de solidarité et de partage, AMANDA émerge nettement. Sans se confiner au traitement des victimes indirectes de la vague terroriste de ces dernières années, ce qui aurait pu être assez indécent, cette oeuvre préfère en tirer le prétexte pour habiller un scénario assez peu convenu sur une adoption d'orpheline par un jeune frère de la maman défunte qui n'était pas vraiment préparé à la paternité. Cela est à la fois très juste, sensible, sans pathos, et le talent des acteurs est époustouflant, Vincent LACOSTE en premier (mais il nous a convaincu depuis longtemps déjà ; même si la tragédie ne semble pas encore totalement dans son registre, il est assez touchant dans l'expression du deuil de ce grand ado quelque peu timide mais malicieux qu'il semble devoir rester encore pour longtemps). Et pour ne rien gâcher, avec de belles images du Paris d'aujourd'hui dans ses quartiers les plus emblématiques (principalement le 12ème arrondissement, cher à mon coeur). A ne pas manquer.
Amanda, est avec Pupille, un des deux films français qui, dans la catégorie drame, mettent en exergue le talent des jeunes réalisateurs français et leur qualité d’écriture. Mickael Hers est le premier à s’attaquer au douloureux sujet des traumatismes post-attentat et il le fait avec brio. Il a choisi de poser son regard sur ces blessures invisibles avec lesquelles vivent les proches de ceux qui ont été touchés dans leur chair. Et en cela c’est une première. Surtout que le cadre parisien qu’il met en scène offre une forte résonance avec les événements du 13 novembre. On peut regretter tout de même le choix de créer un nouvel événement et de le présenter assez maladroitement. Mais l’important n’est pas là. Plutôt dans cette magnifique relation entre deux êtres que rien ne destinait à vivre ensemble. Surtout qu’avec la formidable nonchalance de façade qu’incarne toujours à la perfection Vincent Lacoste, la relation qu’il noue avec sa nièce (la parfaite Isaure Multrier) prend une tournure particulièrement touchante. Deux autres actrices crèvent l’écran : les jeunes Stacy Martin et Ophélia Kolb qui incarnent des femmes bien différentes mais toutes deux modernes et fortes. Mickael Hers ne tombe jamais dans le pathos et ne cherche pas à faire de son récit un tire-larme futile. L’alchimie qu’il parvient à créer entre Vincent Lacoste et sa toute jeune partenaire est particulièrement touchante et transperce l’écran. Comment mieux parler de ces indéfinissables traumatismes et de la forte résilience qu’elle nécessite ? Pas autrement !
Un film sur le deuil et sur une enfance perdu.J'avais des préjugés avant de visionner ce film,mais au final j'ai trouvé qu'il est resté très terre à terre et qu'il n'essaye pas de caser une vision politique en douce,il traite avec sincérité la reconstruction d'individus après la perte d’êtres chères dans des circonstances toutes sauf naturels et c'est franchement émouvant et on s'attache aux personnages et à leur dur combat.spoiler: J'ai beaucoup aimé la fin qui apporte l'espoir même quand tout semble perdu,ça fait du bien! donc 3,5/5
Wouha BIG Wouha! Ce film "Amanda" est tout simplement poignant, cruel de vérité. J'ai été profondément touché par l'histoire, pas anodine après ce que l'on a vécu en France ces dernières années. Un premier film post-attentat magnifiquement bien traité, et qui n'est pas tombé dans le côté "tire larmes". Bravo Bravo Bravo Mikhael Hers! Les acteurs sont simplement formidables. On découvre un Vincent Lacoste comme on ne la jamais vu auparavant, et j'espère le revoir dans ce genre de rôle.
Ce film mérite clairement une nomination aux César 2019. N'attendez pas pour le voir!
Amanda, le nouveau film du français Mikhaël Hers est un regard bienveillant posé sur ceux qui connaissent la perte d'un être cher, et surtout la perte de l'innocence. Un film plutôt lisse , mais émouvant.
A Paris, David, 24 ans, jongle entre les petit boulots sans se plaindre. Il n’a plus ses parents près de lui, mais une sœur qu’il aime et possiblement une nouvelle copine. Avec un sourire résigné, il s’accommode de sa précarité professionnelle et affective. Mais tout change, quand sa sœur et son amie sont victimes d’un attentat dans un parc. La première ne s’en sortira pas, laissant orpheline Amanda, sa fille de 7 ans. David va devoir faire à la fois le deuil de sa sœur et devenir un père de substitution pour sa nièce. Le film commence là. Dans ce climat post-attentat, qui renvoie à celui qu’ont vécu les parisiens l’hiver 2015, « les jours d’après » sont compliqués. Avec une peine immense à surmonter et quelques angoisses pour David sur sa capacité à être un tuteur à la hauteur. Avec maladresse, courage et patience, le duo apprend à se supporter. Sans rien oublier - c’est impossible - juste pour replonger dans la trivialité du quotidien. Il faut bien reconstruire une autre famille, ou reconstruire autrement sa famille… Le travail de deuil est au cœur du film de Mikhaël Hers. Il s’en accommode avec pudeur, empathie et quelques fragiles certitudes. Sans jamais laisser le pathos submerger la tristesse. A l’image de la superbe interprétation de Vincent Lacoste, dont le visage dit mieux que tout le trouble face à l’ampleur du traumatisme. Avec la surprenante Isaure Multrier, ils forment un étonnant duo. Cela compense une mise en place un peu longuette et surtout la métaphore finale sur les courts de Wimbledon dont on se serait bien passé.
Le nœud du scénario a été dévoilé à l’avance dans toute la communication qui a accompagné ce film. Un attentat. Des victimes. Parmi celles-ci, la sœur de David le personnage principal de cette histoire qui va devoir se confronter à Amanda, le rôle titre, la fille de la défunte dont il est donc l’oncle. Jusqu’à l’événement dramatique, un jeune oncle « bon copain » un peu dilettante. Le titre pourrait laisser penser que ce sera un film sur Amanda, comment vit-elle ce drame, comment se réfugie-t-elle sous l’aile protectrice de son oncle. Il y a un peu de ça bien sûr mais c’est surtout l’itinéraire de David qui va être suivi au travers des nouvelles responsabilités qui vont peser sur lui... faute de mieux (mais il est en réalité très bien). Une mise en scène trop linéaire et somme toute assez superficielle. S’il n’y avait quelques larmes traduisant une difficile résistance pour ne pas craquer et s'effondrer, on ne sentirait pas trop l’émotion ni la pression des événements et des circonstances.