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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 novembre 2018
Un film très touchant, profond sans être plombant, mis en lumière par d’excellents jeux d’acteurs et des personnages réalistes. Peu de films évoquent des événements qui ponctuent pourtant désormais notre quotidien (attaques terroristes), et celui là le fait avec beaucoup de poésie. A voir absolument.
Film rare. Les acteurs sont formidables, ils jouent juste, surtout les acteurs principaux. L'histoire est touchante, émouvante pour qui a un cœur, bien filmé, bons plans et musique en accord.
Que reste-t-il après la mort pour ceux qui vivent ? Pour celles et ceux, petits et grands, qui survivent à l’absence, au manque, à la douleur, à l’horreur ? « Amanda », un film sans artifice qui tente d’éluder ces questions avec un franc parler que les images mieux que les mots parviennent à illustrer. Parce qu’après la mort, il y a la vie. Seul petit bémol : quelques scènes où le jeu d’acteur semble sonner faux mais l’emotion du film en lui même permet de passer au-delà.
Beaucoup de maladresse, du pathos larmoyant, des acteurs guère inspirés, une scène d'attentat ridicule, bref un film dont les bons sentiments n'arrivent pas à masquer la vacuité.
Film complètement nul. Aucune inspiration, des performances plates et superficielles. Je n'y ai cru un seul instant. Qu'est-ce qu'on avait dans la tête à fabriquer un tel navet? Ce film n'a rien à nous apprendre, ni sur la vie, ni sur la musique. La musique est atrocement ringarde, la cinématographie à peu près inexistante. Quoi d'autre...a oui, mes monuments parisiens sont beaux, même si on n'a aucune idée de pourquoi on nous les montre
C'est un film tout en pudeur où Vincent Lacoste, une fois de plus, réussi une composition posée, sensible et tout a fait crédible. Pour autant, le propos se cherche entre les différents thèmes abordés, et finalement ne fait que survoler l ensemble. C est dommage, car ce petit film, tout en nuances, aurait mérité un autre souffle.
Dire que j'ai été à deux doigts de passer à côté... « Amanda » est tout simplement le plus beau film français de l'année, et l'un des plus beaux tout courts. Mickaël Hers fait preuve d'une infinie délicatesse pour raconter cette histoire émouvante, sensible, douce : tout est réussi, pour ne pas dire lumineux. Chaque situation, chaque scène semble avoir été pensé avec soin, intelligence, recul... Toujours subtils, finement écrits, le scénario comme les dialogues nous vont droit au cœur, à l'image de cette délicieuse musique constamment utilisée à bon escient ou encore le cadre parisien : cela faisait longtemps que je n'avais pas vu la capitale aussi merveilleusement filmée. Si j'ai un seul petit regret, c'est, à de rares moments, de légers soucis de transition, si bien que je mettais quelques instants à comprendre qui était qui avant que tout se remette en ordre. Anecdotique au vu de l'émotion ressentie de bout en bout, le plaisir de passer 105 minutes avec des personnages aussi attachants, sans jamais idéaliser ou simplifier : oui, s'occuper d'un enfant, c'est TRÈS difficile, encore plus quand ce n'est pas le sien, ce dernier pouvant être parfois simplement... odieux. Mais c'est aussi ce qu'il y a de beau : cela permet de mieux mettre en valeur les moments heureux, de les rendre plus forts. Vincent Lacoste y trouve son plus beau rôle, Stacy Martin est vraiment touchante, Marianne Basler parfaite, avec un énorme coup de cœur pour Ophélia Kolb : je l'aimais déjà avant mais là, je suis juste fou amoureux. Un titre essentiel, vous redonnant foi aussi bien dans le cinéma, que la vie, l'amour... Un seul mot : merci.
Enfin un film de chez nous très touchant. Pour le coup, j'ai vraiment été imprégné de ce sentiment. De très bons acteurs et je parle vraiment pour tous, les prestations sont dignes de ce nom. L'histoire de base n'est pas spécialement originale mais le réalisateur a fait en sorte que l'on soit quasiment impliqué. Honnêtement, pour ceux qui ont l'habitude de lire mes critiques, je suis assez sévère dans mes avis mais là je suis vraiment franc et j'avoue avoir été vraiment touché sur certaines scènes. Entre l'amour de cette "famille", la maladresse, la jeunesse, le drame, les sentiments divers et tout ce qui av avec, on a un jolie mélange qui fait que ce "Amanda" mérite d'être vu. Et puis, en plus de ça, il y a une bande originale sympa, des plans réussis, de la simplicité et puis du réel. Alors oui, y a certaines choses qui m'ont dérangé comme le fait que parfois on arrivé dans le cliché ou alors qu'on sait pertinement ce qu'il va se passer. Et effectivement, certains passages sont longuets mais au final, ce long métrage m'a permis de passer un bon moment et de ne pas avoir regretté d'avoir pris ma place de cinéma, ce qui ces derniers temps est assez rare ! Par contre, il faut avouer que parfois il est assez dur donc le public sera peut-être réduit mais si vous avez l'esprit curieux, allez-y ! Bon film à toutes et à tous. 13/20.
Un véritable chef d’œuvre d’émotion pudique et de tendresse. Il faut avoir connu un jeune enfant orphelin pour être bouleversé par la justesse et la grâce de cette histoire si actuelle. L’auteur filme avec une douceur incroyable ce deuil qui assomme brutalement deux êtres si réels, si authentiques que nous pourrions être leurs amis. La réalisation, redisons-le, est d’une douceur et d’une délicatesse qui donnent encore plus de poids à l’émotion. Émotion brillamment interprétée par Vincent Lacoste et Isaure Multrier (10 ans) qui sont tous deux au sommet de l’art. L’un se confirme grand acteur, l’autre promet le meilleur. Un film exceptionnel qui vous marque pour longtemps.
Un sujet délicat traité avec sensibilité par un Vincent Lacoste merveilleux de tendresse et de délicatesse, bien loin de ses rôles de potache et d’ado perturbateur. Sa nonchalance naturelle ne cache pas longtemps la profondeur de son engagement auprès de sa nièce, pour laquelle il devra faire un choix structurant dans sa vie qui lui échappe un peu. Pas d’artifices, pas de violences, ce qui permet au réalisateur d’appuyer plus fort là où ça fait mal et de mettre en avant le jeu porteur d’espoir de la petite Amanda interprétée par Isaure Multrier.
Drame touchant. Au delà du rappel aux faits marquants déjà connus en France, ce n'est pas ici le propos. On se penche sur les conséquences, c'est un exemple de vie suite à un drame, une situation non prévue par les proches de la victime. Ici Amanda perd sa maman, n'avait déjà pas de père, il ne lui reste que son "oncle" en la personne de Vincent Lacoste. Se pose la question, que faire d'Amanda ? Vincent est jeune, il n'est pas en couple, n'a pas d'enfant, pas stable professionnellement parlant si l'on peut dire, bref, il ne pouvait s'attendre à se poser la question d'être responsable d'une enfant, d'en devenir le tuteur, d'avoir à l'éduquer, à devenir son "père" adoptif. On suit tout ce processus avec intérêt, il y a beaucoup de coeur dans ce film en parallèle d'un deuil compliqué. Ce qui est touchant aussi, ce sont tous ces liens, ce tissage social autour de la victime, on voit le déchirement, mais on essaie de passer outre, de se lier avec ce maillon manquant pour restés vivant, honorer la mémoire et puis finalement continuer à vivre avec cette blessure. Je vous recommande vivement !
Belle histoire très bien jouée. Comme toujours avec Mikhael Hers, tout est exprimé dans la douceur et la poésie,et l'émotion est présente à chaque coin de rue... la photographie est excellente le cadrage parfait,
Le nouveau film de Mikhaël Hers peut surprendre lorsqu’on ne lit pas le résumé. Vincent Lacoste, Stacy Martin et Isaure Multrier donnent l’impression de jouer dans un film d’Eric Rohmer avec son optimisme et ses couleurs. Pourtant toute cette énergie positive va s’effacer lors d’un terrible événement. Du haut de ses 24 ans, David se voit en charge de sa nièce de 7 ans. Ils vont devoir apprendre à vivre ensemble et se connaître véritablement. « Amanda » est un drame bouleversant avec encore une fois, un Vincent Lacoste qui n’en finit plus d’être meilleur. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Après la mélancolie de « Memory Lane » et « Ce Sentiment De L'Été », Mikhaël Hers souhaite graver le deuil tricolore dans sa filmographie. Plus d’exploration mélancolique ou de relation sentimentale fragile au premier plan, place à l’absence irréversible. Dans ce genre de récit, il y a toujours un avant et un après qui flirtent respectivement avec tranquillité et responsabilité. Il ancre ainsi son intrigue avec du réel, dans un quotidien parisien décalé. La ville paraît si artificielle et muette, symbolisant sa fébrilité face à la violence qui s’est emparée de la vie.
Mais dès lors qu’on laisse place au sujet dominant, on parvient pleinement à développer un drame familial, intime et sincère. La paternité accidentelle n’est pas courante, mais cela pousse David (Vincent Lacoste), du haut de ses 24 ans, de prendre de nouvelles responsabilités vis-à-vis de sa nièce Amanda (Isaure Multrier). Dans un Paris ordinaire et presque hors du temps, on devine les intentions du mélodrame qui se tisse peu à peu. La jeune fille constitue le nœud de cette réparation qui la touche, elle et son tuteur improvisé. Le cadre nous impose un rapprochement simple, mais efficace avec ces personnages, étourdis par le manque de balises ou de guides. C’est pourquoi une galerie de personnages secondaires viendra servir leur ascension, dans une relation qui part pour séduire.
Par ailleurs, ce sera dans la routine et les petits détails qu’on ne remarque qu’après réflexion. Ce sont des gestes, des notes d’attention qui semblent logiques et pertinentes qui font de David une âme respectueuse, mais tourmentée par le doute et la peur de la solitude. Il est face à ce phénomène qui le contraint à briser ses principes, car il prétend à une situation de couple, sans savoir qui il faut choisir entre sa nièce et son idylle, Léna (Stacy Martin). Elle est l’ambassadrice du traumatisme parisien et est traitée avec saveur dans une mise en scène symbolique. Sa présence pimente donc le cœur d’une relation forte en devenir, mais qui aura droit à toutes les étapes du silence, du mécontentement et du réconfort.
Les larmes sont les résultats d’une séparation ou d’une nouvelle union. Et c’est à tour de rôle entre « Amanda » et David, que le capital sympathie prendra un sens. Chasser le mal n’est pas ce qui les fera renaître, non. Eux vivent déjà. Il s’agit de l’accepter et de mieux vivre, malgré les circonstances. L’introspection les aidera grandement, mais le fossé générationnel entre l’adulte prématuré et l’enfant constitue une barrière à franchir. Le scénario y parvient subtilement, tout en incluant une légère braise, rimant avec la reconquête d’une cité, pleine de vies, de redondance, d’échanges, de sentiments et de partage. Enfin, notons une seconde lecture devrait évoquer bien plus de symboles et de métaphores sur les cicatrices d’une ville blessée, mais il faudra s’acclimater des lieux et de s’en investir le langage pour en comprendre la signification. À bon entendeur, tirons la révérence.
un joli film sur la difficulté de la reconstruction après qu'un être cher meurt brusquement. Ici, l'attentat terroriste est un élément mineur car il ne sert qu'à la disparition brusque de la maman d'Amanda. Mais c'est bel et bien l'enfance volée, l'innocence interdite dont il est question. Amanda, 7 ans, devra grandir vite, trop vite, et le monde qui gravite autour d'elle en sera transformé. Son Oncle en premier. Une petite musique de vie quelque peu linéaire par le choix du scénario mais jamais avec ennui...