Après La Guerre
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SaintPauly
SaintPauly

19 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2018
C'est un film qui montre comment c'est ennuyant d'être un révolutionnaire italien en France, en cavale pour un crime commise il y a plus que 20 ans. La tragédie est que c'est ennuyant pour son entourage aussi.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2018
Premier long-métrage assez inégal, "Après la guerre" ne m'a pas convaincu malgré un sujet de départ intéressant. Aborder au cinéma cette histoire relativement méconnue du public français (moi le premier) me paraissait être une bonne idée mais la Annarita Zambrano se contente à mon sens de rester à la surface de son sujet plutôt que de l'explorer pleinement. Ainsi, le contexte historique est totalement survolé pour n'être en réalité qu'une toile de fond et un prétexte à l'apparition de dilemmes moraux auxquels les personnages doivent faire face. Chaque personnage doit en effet affronter un problème moral mais là encore, le combat personnel de chaque protagoniste est survolé. Le film introduit un père et une fille qu'il délaisse en cours de route afin de se centrer sur un autre groupe de personnage qui sont eux aussi abandonnés dans le dernier acte qui se focalise à nouveau sur le père et sa fille. Face à la foisonnasse de sous-intrigues, je me suis retrouvé un peu perdu et j'ai été incapable de m'investir émotionnellement au sein d'un film aux enjeux trop flous. Annarita Zambrano ne se montre à mon sens pas beaucoup plus inspiré dans sa mise en scène avec cette volonté de coller au plus près de l'action, en optant pour des plans caméra à l'épaule, qui empêche la cinéaste italienne de prendre du recul sur son sujet et de la hauteur sur les actes de ses personnages. Je ne pense pas qu'"Après la guerre" soit un mauvais film mais un long-métrage un peu brouillon qui servira peut-être de base à l'élaboration d’œuvres plus abouties dans l'avenir.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2018
Après 20 ans d’exil en France, un ancien terroriste italien est soupçonné d’un meurtre qui vient de se produire. Il doit à nouveau retrouver la clandestinité et s’apprête à quitter l’hexagone. Mais depuis 20 ans les choses ont bien changé. Sa fille n’entend pas le suivre dans son évasion alors que la famille restée au pays a bien évolué. Elle ne souhaite pas forcément subir à nouveau les conséquences d’un acte qu’elle réprouve… Annarita Zambrano véhicule avec précaution ces reliquats d’une Histoire douloureuse et criminelle qui n’en finit pas de ternir l’image d’un pays ici totalement représenté par la famille du héros qui va tenter de résister à ce retour de l’Histoire. Les faits sont avérés et bruts de décoffrage, mais la réalisatrice demeure dans une sorte d’expectative, d’attente, d’interrogation. Une prudence habilement conduite par l’ensemble des interprètes.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 mars 2018
A 46 ans et après avoir tourné une dizaine de courts-métrages et un documentaire de 52 minutes, la réalisatrice Annarita Zambrano s’est attaquée, avec "Après la guerre", à son premier long métrage, un film dans lequel elle souhaitait régler ses comptes avec l’Italie, le pays dont elle est originaire et qu’elle a quitté il y a plusieurs années pour venir s’établir à Paris. Après la guerre faisait partie de la sélection Un Certain regard lors du dernier Festival de Cannes.
Si le cinéma italien s’est souvent penché sur le terrorisme des années de plomb, plus rares sont les films qui ont pris le parti de s’intéresser à ce qui s’est passé ultérieurement pour des personnes directement impliquées dans cette période historique. Ayant été personnellement marquée par les conséquences de cette période troublée, Annarita Zambrano a fait ce choix et elle a opté, en se focalisant sur une famille, pour un traitement intime de ce sujet éminemment politique.
Si le sujet traité par Annarita Zambrano est indubitablement intéressant, on peut regretter que la construction du film et sa mise en scène ne permettent pas à "Après la guerre" d’être à la hauteur de notre espérance : celle de retrouver la force du cinéma politique italien des années 60 et 70.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 mars 2018
Un film librement inspiré…
A la fin de la projection du film en avant-première à Seynod, nous avons eu la chance de rencontrer sa réalisatrice Annarita Zambrano et l’actrice du film interprétant Anna, où plutôt devrais je dire uniquement la réalisatrice, l’actrice ayant choisi la lutte clandestine contre…le sommeil ! Et sa ressemblance sur l’affiche du film nous embruma un peu…
Le film aborde un sujet public, la fin de l’amnistie des terroristes italiens par la France (une décision pour beaucoup d’entre nous incompréhensible), dans la sphère du privé, et comprendre l’inverse provoquerait les foudres de la réalisatrice ! Le choix d’une fiction permet de pouvoir tout faire, et pourquoi pas même n’importe quoi, dans un cadre choisi préalablement. Pour faire bref c’est un film français qui parle de l’Italie : aucune référence à des évènements historiques, aucune idéologie ni même à un quelconque baratin et bien sûr aucune trace judiciaire.

Le film est assez bien narré et filmé, en panoramique pour plus d’immersion dans la vie des personnages, mais à l’exception des gros plans du début sur l’adolescente que je juge déplacés et inutiles, avec quelques lenteurs dans le rythme, ponctué de quelques effets chocs non gores ! Les personnages ne sont pas trop superficiels, les acteurs s’investissent pleinement dans leur rôle, pour certains leur premier. La réalisatrice n’a pas choisi de prendre partie si bien que le juge, le beau-frère du terroriste (qui devient un art de créer des combles…) nous paraît aussi antipathique et terne que le criminel !
Annarita Zambrano a fait un film, à défaut d’être surhumain, humain en laissant une empreinte féminine bon gré malgré elle. J’ai pu lui faire cette remarque à la sortie, elle m’a répondu : « Féminin ?!!…Allez il est tard nous devons partir… » Comme par exemple l’histoire d’amourette de adolescente était-elle nécessaire, ou n’étions nous pas déjà un peu pris par le temps ??!! En plus d’être à la fois humain, féminin, c’est un film intimiste. A travers le portrait qu’elle brosse de Viola, sûre d’elle, possédant un caractère bien trempé…fille de terroriste tout de même !, a un désir d’indépendance et surtout ne veut pas être écrasée par le père, tout comme la personnalité de la réalisatrice et scénariste : fille de juge qui n’a pas eu une personnalité écrasée en la voyant, est la première à faire un film sur cette période italienne post années de plomb, va donc à l’encontre des archétypes sur la famille italienne. Annarita est à l’image de son film.
La réalisatrice a fait s’entrechoquer durant tout son film deux mondes antagonistes où leur substance est différente de ce que l’on pourrait penser au premier abord : un vaste espace libre en France où pourtant les protagonistes sont recherchés par la police, et un enferment moral en Italie dans un pays libre en apparence. Pour comprendre le choix de certaines scènes sous-jacentes du film, la lecture peut se faire à travers le prisme psychanalytique : lorsque la mère de la sœur du terroriste gronde sa fille fortement dans sa voiture, peut nous dire que l’épisode envers cette violence ou la violence est non bouclée, héréditaire et banale. Le complexe d’Œdipe mis progressivement en place serait le fil directeur du film aboutissant à son issu final et fatal : pour s’émanciper, avoir une nouvelle vie c’était le prix à payer pour Viola…

En conclusion, nous restons sur notre faim car nous avons les mêmes interrogations qu’au départ : quelles peuvent être les solutions envisageables pour ces deux pays et les victimes, pourquoi dans le film le couperet de la justice ne peut tomber. A l’inverse on s’attarde sur des aspects de la vie de certains personnages nous éloignant du sujet traité, tout ceci traduisant en fait les faiblesses du scénario. Alors pour un film intimiste oui mais un rendez-vous manqué avec l’histoire.

Dami
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mars 2018
Un très joli film, très juste, très sobre. qui nous replonge à travers une histoire d'aujourd'hui dans les années de plomb en Italie et les histoires de brigades rouges. une fiction qui nous tient en haleine.
Stephen S
Stephen S

18 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2018
INDISPENSABLE ! Une puissante réflexion sur les conséquences des actes du passé sur ses proches ! Un scénario implacable !
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