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Isaly13
52 abonnés
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4,5
Publiée le 23 mai 2026
J’ai vu ce film à sa sortie et j’écris à son sujet seulement aujourd’hui, 9 ans après. Je me souviens d’avoir été dévastée par la vie et le destin de cet homme. Une sorte de chagrin qui ne m’a jamais vraiment quitté quand je pense - souvent - à lui. Œuvre terrible mais tellement utile…
Au Congo, un jeune villageois espère offrir un avenir meilleur à sa famille.
Emmanuel Gras (Un peuple - 2021) a posé sa caméra en République démocratique du Congo, dans la région du Katanga. Il y filme le quotidien éprouvant de Kabwita, un charbonnier de 28 ans qui s’épuise à bout de bras et à longueur de journée pour fabriquer du charbon (le “makala”) qu’il ira vendre en ville. Il vit en couple aux côtés de Lydie avec qui il a 3 enfants. Ils sont locataires de leur petite case mais ne désespèrent pas un jour pouvoir devenir propriétaires.
Ils rêvent d’une vie meilleure, pour eux et leurs enfants mais pour cela, Kabwita doit se démener pour couper du bois dans la savane, le transformer en charbon et le transporter à bout de bras sur son frêle vélo à plus de 50km de chez lui, jusqu'au marché de Kolwezi. Un voyage (ou plutôt, un chemin de croix) semé d’embûches.
Sans fioriture et sans intervention extérieure, le réalisateur se fait tout petit pour mieux nous rendre compte du quotidien harassant de ce jeune homme. Makala (2017) est une plongée dans une quête initiatique où le mental est tout aussi nécessaire que la force physique.
Putain !!! Hallucinant !!! On a du mal à croire ce qui se passe dans ce documentaire. A la fin de ce documentaire on a les yeux écarquillés et épuisés comme le personnage de ce documentaire. Que c'est dur pour certains peuples sur cette planète. Ce documentaire est déchirant, révoltant de tristesse et de vérité.
Après avoir vu ce film on peut se demander comment il se fait qu'il n'y ait pas encore beaucoup plus de migrants africains. Ces conditions de vie sont tellement difficiles, ce personnage tellement pitoyable que le spectateur ne peut qu'éprouver la plus profonde empathie pour tous ces hommes et femmes.
Ennuyant du début à la fin, les scènes sont longues et y'avait vraiment pas de chute. En soit, c'est vrai que la vie du protagoniste est touchante mais le film est inintéressant.
Le titre signifie charbon en swahili (autre langue du Congo). Chef opérateur, Emmanuel Gras était venu en R.D.C. faire des repérages près de Kolwezi. C’est là qu’il rencontre Kabwita Kasongo qui fabrique du charbon de bois et décide de filmer son quotidien : coupe d’un arbre à la hache, repas constitué d’un rat grillé, combustion du bois recouvert de terre, mise en sacs et chargement sur son vélo. Ce dernier étant tellement en surcharge que le charbonnier marche à ses côtés (avec beaucoup de peine dans les montées) et part de nuit. Une journée s’achève au bout de 40 mn de film. Au bout de 55 mn, c’est la même journée qui se répète (il rejoint d’autres charbonniers) avec la 2e nuit. Pendant une pause, le vélo se fait renverser par un camion, mettant à terre son chargement ;spoiler: des habitants viennent l’aider ou lui demandent de l’argent ou un sac gratuit (le tout étant filmé de loin). Au bout de 60 mn, c’est la 3e nuit. spoiler: Il arrive dans une ville et rend visite à sa belle-sœur et apporte des chaussures à sa nièce avant de repartir et dormir sur la route . Au bout de 1h10, il arrive dans une autre ville pour vendre son charbon de bois et dont la vente doit l’aider à acheter des médicaments pour sa fillette diarrhéique et des tôles (1 tôle coute 11 500 F CFA) pour sa future maison. spoiler: Après d’âpres négociations, il réussit à tout vendre. Il entre alors dans une grande salle où des gens chantent . Ça dure, ça dure ! Il repart avec son vélo. Enfin, au bout de 96 mn ! Quel supplice ! Un court métrage aurait suffi ! Du vrai cinéma amateur en Super 8, sans montage ni coupe mais un film typique de festival et qui ignore ce qu’est une ellipse !
Ce documentaire est une fenêtre sur le monde. On découvre une misère étouffante, suffocante du Congo dans une situation où un homme doit vendre son charbon en le transportant sur un vélo à plus de 50 km de chez lui. Il doit le faire car il veut changer la vie de sa famille et améliorer sa condition actuelle. Le documentaire fait une boucle car dés le début on voit cet homme abattre un arbre énorme ce qui montre sa détermination son abnégation à toujours vouloir avancer et à la fin on voit cette énergie positive au prix d'un parcours épique et dangereux. La religion est en fil rouge dans le ce documentaire on le voit prier au début et à la fin c'est ce qui lui donne une énergie et une force mentale exceptionnelle. Ce documentaire se veut politique car en voyant l'affiche d'un homme politique du Congo et la violence lors du racket qu'il subit, on se demande pourquoi cette jeunesse isolée des villes ne peut pas être aidée par leur état. Cet homme subit seule cette misère en ayant comme recours que son corps et sa santé pour avancer et vaincre le quotidien. Les silences du documentaire en disent long et entraînent à une réflexion, c'est des silences qui hurlent sur ce que l'on voit. Beaucoup de plans sont magnifiques avec cette nature, ce personnage, cette marchandise et le monde qui l'entoure, tout est montré de manière habile et d'une très belle beauté artistique.
La simplicité paye souvent, et en prime quand les images sont magnifiques les scènes se suffisent à elle-même. Il est toujours difficile d'adopter le point de vue extérieur et de filmer sans s'impliquer mais Makala y réussit sans jamais avilir ou humilier son modèle, et le trajet pour vendre le charbon devient une quête épique.
Film très réussi, les plans séquences sont très appréciables! La parcours de cet homme qui donne corps et âme à la vie de sa famille est justement splendide et très émouvant ! Cela nous fait beaucoup réfléchir sur les conditions de vie actuelles dans notre monde où les inégalités sont beaucoup trop présentes...
Un Chef-d'oeuvre ! Il y a des films ou l'on a pas besoin de raconter l'histoire, une simple analyse rapide de la synopsis suffit. J'y suis aller à Ivry avec en seconde partie un débat avec Emmanuel Gras, le réalisateur. Une telle sincérité et un film tellement tourné, tout simplement un Chef-d'oeuvre !
« Makala » de Emmanuel Gras n’est pas à mon sens un film mais un documentaire qui conte le drame d’un jeune villageois congolais qui abat seul un arbre à la hache pour faire du charbon de bois et le vendre en ville afin de pouvoir agrandir sa maison. Certes on suit tous ses efforts sur les 50 km de son périple avec un lourd fardeau sur un vélo de fortune, ses difficultés à l’approche de la ville (dangers liés aux voitures et aux voleurs, à la concurrence, au paiement d’un droit octroi … ou plutôt au racket) … puis ses rêves vite déchus dans la ville grouillante et poussiéreuse où il faut à chaque fois marchander la douzaine de sacs qu’il voulait vendre entre 3 000 et 4 500 Francs CFA alors qu’une simple tôle pour faire le toit de sa maison coute 11 500 Franc CFA soit 6 €uros ! Certes il va acheter un peu de kaolin pour traiter la diarrhée de sa petite fille sans aller dépenser ses sous au café (« le point de chute ») et certes grâce à sa foi ou plutôt à cause de sa foi (? vaste sujet de débat … vu le type d’office évangélique où curieusement le prêche porte sur l’homme intègre - et à ce propos je me dois de souligner l’excellent film de l’iranien Mohammad Rasoulof -), il va finir par accepter sa condition humaine … un peu comme dans un film qui m’avait profondément marqué dans ma jeunesse (« ‘L’ile nue » de Kaneto Shindô en 1960) ! Si in fine on comprend parfaitement le sens étymologique du mot « travail » (le tripalium en latin était un instrument de torture), je dirais que malheureusement on ne pouvait que prédire la vanité, l’utopie de la démarche de ce forçat à l’échine toujours courbée et sans aucun signe de rébellion, car ainsi est la vie des petites gens en Afrique Noire … comme hélas aussi dans le monde dit civilisé car Zola n’est pas mort ! Une belle leçon contre la capitalisme sauvage … même si ironie du sort, ce film a reçu à Cannes un prix sponsorisé par une célèbre marque de capsules de café ! Cela dit la photo et le son de ce film sont remarquables et pour ma part j’attends avec impatience le prochain film de ce jeune cinéaste issu du film documentaire et dont c’est la première œuvre de fiction.
Makala est un documentaire à la fois d'une infinie beauté et d'une infinie tristesse. Le personnage n'est pas simplement un personnage mais une personne, parmi des milliers d'autres. Seul, en lutte et sans grand espoir, il survit. Les images sont sublimes, la vérité ainsi déclarée sans mots ni discours, est plus saisissante que jamais. Pas de morale, pas de détails, pas d'explications : la réalité, si dure qu'elle soit. Beau. Triste. Brillant.
Film extremement genant, (pas derangeant, genant) par sa facilite a « poetiser » la souffrance d un homme, sans compassion, sans l aider une seule fois. Mais de maniere moderne attention (filmage de dos, duree de plan repetitive comme il faut pour faire serieux, pour faire acte artistique), On lui detruit son velo: tant mieux ca fait un evenement, la camera etait pile au bon endroit comme par hasard... c’est « payant » pour dramatiser sur le dos de la personne. On fait son beurre sur la detresse des gens. Le gars trime pour gagner quelques milliers de francs cfa (autant dire rien) pour parcourir 50 km a pied chargé comme une mule / generique du film blindé de thunes = le monsieur filmé dont on donnera a peine à entendre son prenom, en aura-t-il vu un peu la couleur?. En bref, assez abject, tant dans le filmage insistant que dans le violoncelle vibrotant d’emotion plaquée (partition pauvre et ringarde). A retenir juste une belle scene ou l’homme montre les chaussures qu’il veut offrir à sa fille.
Au secours, c est quoi ce regard douteux sur les gens? Ca s excite plus à filmer un tronc d arbre ou une roue a moitie crevee qu’un visage... pitié.