L'amour, la guerre, le cinéma, l'immigration, le rêve américain... Beaucoup de sujets passionnants abordés ici par les frères Taviani, et pourtant tous traités à la perfection, avec la même intelligence, la même subtilité, la même intensité... Souvent épique, voire lyrique, « Good Morning Babilonia » traverse ainsi une page de l'Histoire avec brio, nous laissant un souvenir bouleversant tant par ce qu'il raconte que sa réalisation éblouissante, à l'image de nombreuses scènes époustouflantes spoiler: (la construction de l'éléphant, pour ne citer qu'elle) . Avec en prime l'évocation du grand D.W. Griffith et de son « Intolérance », magnifiquement intégrée dans le récit. Rares sont les films capables de vous transporter comme a su le faire celui-ci, dont il est peu dire qu'il donne envie de se jeter sur la filmographie intégrale des frangins : un chef-d'œuvre, tout simplement.
Film extraordinaire :) Encore un film que mes parents m'ont fait regardé très jeune et qui a fait que j'ai voulu le redécouvrir par moi même plus tard... Je ne le regrette pas... Un film à voir!
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4,0
Publiée le 10 août 2010
Merveilleux hommage au cinèma des origines, et tout particulièrement à l'oeuvre fondatrice de D.W Griffith, "Good morning Babilonia" mêle habilement le parcours hors du commun de deux frangins à l'Histoire! Nous sommes en 1913, en Toscane, le Maître Bonanno, perpètuant la longue tradition des maîtres-maçons, achève la restauration de Notre-Dame-des-Miracles, à Pise, aidè de ses deux fils! L'amour de leur mètier conduiront ses deux frères à Hollywood où ils seront engagès par le grand Griffith pour construire les èlèphants monumentaux d'"Intolèrance" qu'il tourne dans un petit village à Hollywood. "Good morning Babilonia" est avant tout une dèclaration d'amour au cinèma et à ses pionniers, cet hymne simple et beau mêlant la fiction à la rèalitè est un èmerveillement entre rire et èmotion! Les comèdiens, Gretta Scacchi, en tête, aussi belle que la Toscane, sont ètonnants de naturel Un grand film...
A travers la bouleversante destiné de deux frères aux rapports fusionnels happés par l'ogresse Hollywood, Paolo et Vittorio Taviani offrent une superbe mise en abîme du cinéma, évoquant avec un véritable lyrisme une époque flamboyante, le tout porté par une interprétation impeccable et une sublime partition musicale.
Très beau film malgré ses défauts (le fait notamment que ça saute d'une scène à l'autre sans réelle transition et ne développant par assez certains aspects de l'histoire), l'histoire d'un lien fraternel avec en toile de fond les débuts d'Hollywood. Good morning Babilonia est traversé d'un lyrisme et de mélancolie pour finir de manière tragique tout cela accompagné d'une très belle musique.
Une superbe fresque sur les débuts du cinéma à travers l'histoire de ces deux frères qui vont découvrir Hollywood et y travailler pour construire une partie des décors grandioses du film de D. W. Griffith :Intolérance .
Sobre, buccolique et classique, le film des frères Taviani rappelle Il était une fois en Amérique pour les décors, les costumes et le côté « fresque » de lhistoire. On y sent un véritable amour pour le cinéma avec lamour-rivalité des deux frères (beaux gosses) transposée au cur du «vrai-faux remake » du chef duvre de David Wark Griffith, Intolérence. Good Morning Babylonia est un superbe film, romantique, très puisé dans la tradition italienne avec la familia, un chef duvre méconnu qui mérite dêtre découvert.
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1,0
Publiée le 24 avril 2021
L'idée en tout cas était intrigante recréer la magie et la décadence des débuts d'Hollywood à travers les yeux de deux tailleurs de pierre italiens innocents et appauvris travaillant sur le plateau de tournage de la monumentale épopée de D.W. Griffith Intolérance en 1916. C'est le cadre parfait pour une méditation sur la fin de l'adolescence précoce d'Hollywood mais rarement un film lancé avec autant de promesses n'a atterri avec un tel bruit sourd. Dans leur premier long métrage en langue anglaise les frères Taviani n'évoquent aucunement la liberté grisante qui a suivi la réalisation de films dans l'Ouest américain. Leur Hollywood n'est qu'un pitoyable fac-similé bricolé à partir de quelques mythes et rêveries pour former un drame artificiel en costumes avec des personnages de carton-pâte débitant des dialogues qui (on l'espère) ont souffert de la traduction. Le bref aperçu des séquences de Good morning Babilonia ne fait que souligner le peu d'ambition des Taviani et le caractère très limité de leurs talents...
En raison d'une réalisation trop académique, le résultat parait trop moyen. Dommage, car il y avait matière à mieux appréhender l'immigration aux USA et l'avènement du cinéma muet. Certains diront que c'est le style des frères Taviani. Honnête néanmoins.
Le film n'est pas totalement emballant, trop linéaire dans les émotions en dehors du pic final cependant il possède une certaine grâce. 2 étoiles et demi je dirai.
Avec "Good morning Babylonia", le grand public, à la fin des années 80, découvrait enfin le cinéma des frères Tavianni. Il est vrai que cette réalisation, assez atypique dans le parcours des deux frères, touchait là directement au rêve américain. Le film, d'une grande beauté artistique, souvent drôle et poétique, parvenait sans peine à émouvoir... Depuis, les années ont passé. Et du film des Tavianni demeure comme un arrière goût de repassé. Le film a énormément vieilli. Certaines images auraient encore leur place dans quelque mauvais téléfilms français. Restent toutefois quelques scènes d'anthologie comme celle de l'Elephant ou du déjauner de mariage.
Un bel hommage au cinéma et à ses pionniers, à travers la destinée épique et émouvante mais un peu naïve par moment, de deux frères artisans italiens qui débarquent à Hollywood à la fin des années 10, rythmée par une sublime partition musicale. 3,25
Paolo et Vittorio Taviani racontent l'itinéraire, au début du siècle, de deux frères italiens, Nicola et Andrea, deux artisans talentueux, quittant leur Toscane natale et partant à la conquête de l'Amérique et d'Hollywood. Il n'est pas facile de se faire une place sur le déjà vaste chantier hollywwodien. C'est dans ce décor fascinant des premiers studios, au moment où Griffith tourne son fameux "Intolerance" -fil rouge du récit- que les cinéastes racontent l'histoire des deux frères expatriés. Une histoire pas seulement dédiée au cinéma et au mythique Hollywood. Le sujet porte aussi sur la condition et le statut difficiles de l'immigré italien et surtout sur le portrait de deux frères inséparables, liés par une quasi gémellité et dont les existence symétriques ou partagées les conduisent à une destinée identique. Néanmoins, de cette histoire romanesque et poétique, d'une remarquable beauté plastique, l'enseignement qui séduit le plus concerne principalement le cinéma. Gravant les images et la réalité, le cinéma est la mémoire moderne. L'anonymat d'Andrea et Nicola est relativisé par la présence, dans "Intolerance", par la présence de statues majestueuses qui sont les fruits de leur travail et de leur talent. Ainsi lèguent-ils sur la pellicule un héritage. Le film des Taviani est en ce sens un hommage au cinéma.
Présenté hors compétition à Cannes, " good morning..." se veut un hommage au cinéma hollywoodien et plus particulièrement à George W Griffith, considéré comme un de ses premiers génies avec la réalisation d' "intolerance".
On connaît les frères Taviani et la qualité de leur cinéma qui, s'il n'a véritablement donné naissance qu'à un seul chef-d'oeuvre " padre padrone" a représenté ce que le cinéma italien faisait de mieux après la fin de son âge d'or.
Tres bien filmé et interprété, à ce titre le casting est très réussi, cet opus des Taviani comporte un défaut majeur : son scénario et par voie de conséquence ses dialogues qui ne sont vraiment pas à la hauteur.
Beaucoup trop long par ce qu'il se propose de nous montrer, " good morning..." souffre d'un manque de rythme qui le parcoure pendant presque toute sa durée.
Réalisé presque entièrement en anglais, il fait à ce titre office d'exception dans la filmographie des auteurs.
Il reste, il est vrai la patte du duo et les aficionados de la filmographie des frères Taviani ne le manqueront pas, mais ce n'est en rien ce qu'ils ont réussi de mieux.