The Third Murder
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98 critiques spectateurs

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Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2020
Authentique peintre impressionniste de la société japonaise à travers une approche quasi documentaire d’une finesse rarement prise en défaut, Hirokazu Kore-Eda s’octroie de temps à autre une petite échappée dans un registre qui lui est moins familier : la comédie légère avec ‘Air doll’ et aujourd’hui, le Thriller juridique. Un entrepreneur est assassiné, son portefeuille dérobé. Le principal suspect est un vieux récidiviste, déjà condamné à la prison pour un possible crime crapuleux 30 ans plus tôt. L’homme ne nie pas les faits, et en explique calmement les tenants et les aboutissants aux enquêteurs, d’autant plus qu’au Japon, un aveu de culpabilité permet souvent d’éviter la peine capitale. C’est sans compter la pugnacité de l’avocat chargé de le défendre, qui découvre trop de failles dans le dossier pour croire que les choses puissent s’expliquer aussi aisément. S’il peut leur arriver de se révéler passionnants, les films de procédure comme celui-ci courent toujours le risque d’ennuyer profondément, d’autant plus que le système judiciaire japonais présente finalement peu de différences avec ce que les films, séries et documentaires m’ont appris de son équivalent américain, que le crime est banal, et que les spécificités culturelles nationales, toute en réserve et en politesse qu’il s’agisse du suspect, des témoins, de la famille de la victime ou des représentants de la justice, ne laissent guère espérer d’emportements ou de coups de théâtre soudains. C’est que Kore-Eda utilise son film comme un support, pour faire réfléchir sur les notions parfois contradictoires de culpabilité, de justice et de droit, d’une façon qui n’est peut-être pas spécifiquement japonaise mais plus universelle, sans jamais apporter de réponse définitive au whodunit que sert de pivot au scénario. Empreint d’une froideur toute juridique, au contraire des autres films de Kore-Eda, ‘The third murder’ peine à passionner sincèrement, même s’il aura le mérite d’alimenter les méditations post-séance, ce que relativement peu de films arrivent à accomplir.
Barnabé Jarrot
Barnabé Jarrot

18 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2018
Un polar à la mise en scène virtuose et captivant de bout en bout. Kore-Eda toujours au sommet de sa forme ! A ne pas manquer.
Stéphane C.
Stéphane C.

3 abonnés 24 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 avril 2018
Un sujet classique qui aurait pu être passionnant s'il n'était pas mis à mal par une mise en scène atone et monotone..
Le film aurait mérité être moins long, moins bavard, plus resserré...
Les efforts louables d'interprétation et les rebondissements n'y changeront rien : on finit par décrocher !
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2018
En mettant en scène une trame policière, beaucoup ont pensé que Hirokazu Kore-eda changeait de style.
A tort, car le cinéaste japonais est moins intéressé par l’intrigue policière que par les relations familiales entre les personnages.
Il scrute et évoque les relations entre l’avocat et son père, entre la fille de la victime et ses parents, mais aussi les relations plus complexes qui se nouent par transfert ou identification.
Ce scénario riche et complexe peut dérouter par la lenteur de son récit mais la mise en scène, faussement classique, est forte et élégante, notamment lors des têtes à tête ente l’avocat et l’accusé.
Un film beau et intelligent.
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2025
Kore- Eda Hirokazu démonte et met à bas le système judiciaire nippon.
Voici une œuvre cinématographique où la mise en scène confine au génie, en plaçant le spectateur en état mental d' apesanteur face aux sillons sinueux des procédures judiciaires, face à la souffrance d' une adolescente qui a subi le viol incestueux et face aux maux sociétaux du Japon ...........
En ayant vu ce long métrage époustouflant de simplicité, on reste coi! Rien n' y est limpide et les soleils noirs de la mélancolie brouillent le clair obscur de la vie quotidienne.......
Juger ! Jauger ? Recopier ! Refaire !
Recommencer ..........
Seulement, écouter et essayer d' agir pour la vérité ? Non , pour sa part de clarté citoyenne .........
Après Notre petite sœur, la jeune actrice Suzu Hirose livre une prestation encore plus aboutie!
Impressionnante démonstration.....
Merci pour la lecture.
Gérard Michel
jean l.
jean l.

177 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2018
Formidable mélange de thriller et de « court movie » avec des twists imprévisibles
Le tout magnifiquement mis en scène et interprète
Kore Eda est un génie
kevinsolstice
kevinsolstice

83 abonnés 1 931 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2019
Super film qui nous vient de lest comme d’habitude malgré quelques longueurs, l’intrigue est au rendez-vous bon film
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2018
Presque tous les films de Hirokazu Kore-eda sont présentés dans les plus prestigieux festivals. « Tel père, tel fils » a été le Prix du Jury de Cannes 2013 et « Une affaire de famille » est la Palme d’Or 2018 par exemple. Présenté en particulier au Festival du film policier de Beaune et la Mostra de Venise « The Third Murder » met en scène un grand avocat chargé de défendre un homme accusé de vol et d’assassinat et dont la peine de mort l’attend assurément. Au fil de l’enquête, l’avocat se met pourtant à douter de la culpabilité de son client. Le cinéaste excelle dans le genre polar en ficelant son intrigue de sorte à ce que nous doutions sans cesse sur la culpabilité de l’homme. Le film pousse plutôt à la réflexion sur la véritable justice et son sens éthique. Ne vous attendez pas à de larges séquences visant à éclaircir votre pensée, « The Third Murder » est une longue piste complexe dont les vérités se trouvent entre les paroles et les non-dits. Brillant.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2018
Il y a des points positifs dans ce film (dont l’ironie passagère) qui malheureusement sur la durée s’inscrit sur un ton monocorde et un faux rythme qui ne s’emballe que dans les scènes de parloirs. Je crois n’avoir jamais vu de tels lieux ainsi filmés. Un tension magnifique accentuée par une lumière au contraste saisissant. Avant ou après, Kore-Eda n’arrive pas à coordonner le fond et la forme sur les ressorts d’une intrigue inexistante. Quand elle se révèle, elle s’effiloche sur des révélations qui n’en sont pas. Dans ce labyrinthe scénaristique, aux réflexions esquissées sur la justice, on se perd beaucoup trop pour tenir la distance : 2 h 05 mn.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Rod C.
Rod C.

2 abonnés 60 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mai 2018
On parle souvent de l esthétique très particulière des films coréens. La bande annonce est redoutable d efficacité. Mais une fois en salle l attente est très longue pour un début 'd actions'. Il faut être très très patient, sans doute coréen pour apprécier une telle lenteur le très peu, suggéré, à peine esquissé
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 avril 2018
Une complexe et fascinante interrogation sur notre rapport à la « vérité » et sur sa place dans le fonctionnement de la justice pénale. Comment renoncer à croire que les juridictions sont des véridictions ? Comment cesser d’imaginer que la vérité est le critère suprême de l’établissement des faits et de leur qualification ? Comment abandonner l’idée que la valeur procédurale réelle des témoignages et des aveux n’est pas indépendante de leur valeur de vérité ? Comment concevoir qu’un avocat soit susceptible de défendre un criminel sans chercher à comprendre ses « vrais » mobiles ? Autant de questions captivantes que pose "The Third Murder", un film où le besoin de vérité renaît incessamment chez ceux-là mêmes qui le négligent ou qui le tournent en dérision. Dans le rapport des humains à la « vérité », rien de plus fort sans doute que le besoin de (se) raconter des « histoires ». Ainsi, nombreuses sont les histoires possibles pour s'expliquer le fait que Misumi ait tué son patron (satisfaction d’une pulsion, meurtre crapuleux, assassinat commandité, vengeance, punition). Aux yeux de Shigemori, l’avocat cynique et pragmatique qui assure la défense de Misumi, seule compte la version des faits la moins préjudiciable à son client, celle qui pourrait lui éviter la peine de mort. Il prétend que l’empathie ne sert à rien, car il s’agit non pas de comprendre son client, mais d’obtenir de lui des « arguments » utilisables pour sa défense. Cependant, face aux réponses changeantes et évasives de Misumi, il est contraint de rechercher les éléments psychologiques et biographiques de ce qui s’offre à lui comme un puzzle. Un supposé puzzle qui n'est peut-être en fait que la surface réfléchissante sur laquelle l'avocat projette sa propre manière de fonctionner, ses propres angoisses, ses propres scrupules. Quant à Sakie, la fille du patron assassiné, elle voit dans Misumi l’exécutant du parricide qu’elle désirait : illusion d’avoir enfin trouvé quelqu’un qui la comprend ? Comment le savoir ? Nous sommes nous-mêmes contraints de spéculer en projetant sur Misumi des considérations éventuellement très éloignées de sa psychologie. Bien plus, en cherchant la vérité de ses comportements, nous sommes dans une attente de sens qui n’a peut-être pas d’objet, ou qui du moins se trompe d’objet. D’ailleurs, Shigemori se le voit signifier par Misumi lui-même : « Vous attendez trop d’un meurtrier comme moi ». Quoi qu’il en soit, au Japon, dans les cas de récidive comme celui de Misumi, la vérité du second crime (ses « vrais » mobiles) n’a que peu d'importance dans le fonctionnement de la machine judiciaire. En effet, le criminel récidiviste n’a quasiment aucune chance d’échapper à la peine capitale : s’il a donné deux fois la mort, il doit lui-même trouver la mort. En ce sens, la peine capitale peut bien alors être qualifiée de « troisième meurtre ». Pour autant, le film de Kore-eda n’est pas un plaidoyer frontal et explicite contre la peine de mort. Certes, il souligne l’aspect mécanique de son application dans le système japonais lorsqu’elle sanctionne une récidive. Cependant, il met dans la bouche de Misumi et de Shigemori un même raisonnement, à la fois nihiliste et fataliste, contraire à l’optimisme humaniste : si l’existence ne nous est pas attribuée parce que nous méritons de naître, mais arbitrairement, sans que rien ne la valide ou ne la justifie a priori, alors la conséquence logique est que « certaines personnes n’auraient jamais dû naître ». Face à ce sombre pessimisme, seules deux voix contestataires s’élèvent brièvement dans le film, à savoir celle du jeune collègue de Shigemori, et celle de Sakie… En les mettant dans cette position minoritaire, peut-être Kore-eda a-t-il voulu nous inciter à prendre le relais de leur indignation ?
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2018
Un drame judiciaire et psychologique où faux-semblants et mensonges, voir manipulations permettent au cinéaste de questionner sur la justice et, surtout, sur la Peine de Mort (rappelons qu'elle existe toujours au japon où 80% des gens sont encore pour). Dans un premier temps on pense très fort au concept du film "La vie de David Gale" (2003) avant de s'apercevoir qu'il y a encore pas mal de couche de lecture. Le premier bémol vient du rythme. Monocorde et donc assez ennuyeux surtout pour une affaire qui doit être sous tension. Alors qu'il en est rien bien évidemment. Un très bon film auquel il manque juste un peu de passion.
Site : Selenie
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 août 2020
Devenu le chouchou du Festival de Cannes depuis le prix d’interprétation masculine récolté en 2004 par Yuya Yagira pour « Nobody knows », suivi par la Palme d’or en 2018 pour « Une affaire de famille », Hirokasu Koré-Eda qui enchante par ses chroniques familiales douces-amères a rejoint la catégorie des « intouchables ». En 2017, il a souhaité faire un pas de côté en se frottant au film néo-noir. Ce sera « The third murder» qui emprunte la voie du film de procès, spécialité typiquement hollywoodienne où a régné en maître Sidney Lumet tout au long de sa prestigieuse carrière. Un homme (Koji Yakuso) est arrêté après avoir avoué le meurtre de son patron qui venait de le licencier. Il est défendu par un prestigieux avocat (Masaharu Fukuyama) dont le père avait évité au même homme la peine de mort trente ans plus tôt alors qu’il avait déjà été accusé de meurtre. Point de départ intéressant dont Koré-Eda qui écrit comme toujours le scénario de son film ne saura tirer parti. L’accusé ayant spontanément avoué le meurtre, la stratégie de l’avocat sera d’amener son client à présenter la version des faits et les motivations les mieux à même de lui voir infligé la peine la moins sévère. En somme, le fils marche sur les traces de son père. spoiler: La tâche sera compliquée par la propension de l’accusé à changer de version des faits au gré de son humeur très versatile. L’avocat fatalement finit par s’y perdre , étant soumis au supplice de Sisyphe par un client à la mine débonnaire clairement empruntée au fameux Keyser Sösé interprété par Kevin Spacey dans le non moins fameux « Usual Suspects » (1995) de Bryan Singer . Le problème est que Koré-Eda n’est pas Bryan Singer
et comme son avocat joué par le plutôt terne Masaharu Fukuyama, chanteur à succès à l’origine, il n’arrive pas à transcender une intrigue dont la complexité emberlificotée ne mène à rien de concret hormis de contribuer à ranger « The third murder » dans l’exercice de style plutôt vain. Cette tentative aura tout de même été saluée par la critique, eu égard au nouveau statut dont jouit désormais Koré-Eda. Le réalisateur a aussitôt replongé dans l’univers qui lui est familier avec « Une affaire de famille ». Il a eu cent fois raison.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 avril 2018
J'aime tellement la finesse habituelle de Hirokazu Kore-Eda que je suis un peu déçu par l'aspect didactique et appliqué de The third murder.

La tentative de se renouveler et d'essayer un autre genre est certes bienvenue, mais ce mix de procedural et de thriller à rebondissement m'a laissé dubitatif : si la mise en scène reste souveraine, le propos est ici curieusement alambiqué. Les ressorts psychologiques qui amènent les différents protagonistes à faire ce qu'ils font m'ont paru en grande partie tirés par les cheveux, alors que les autres oeuvres du cinéaste semblent le plus souvent couler de source.

Au-delà de ces réserves, principalement d'ordre scénaristiques, il faut souligner la qualité de la photographie, volontairement grisâtre et froide, et l'interprétation convaincante des deux personnages principaux.

Ce n'est pas mon Kore-Eda préféré, mais ce n'est pas mal quand même.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2025
À partir d’un fait divers sordide, un polar judiciaire tortueux et intrigant qui brouille subtilement les pistes et interroge sur la justice morale. 3,25
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