The Third Murder
Note moyenne
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98 critiques spectateurs

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TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2019
Ce film relatant un procès au japon sort totalement du sous-genre (affaire policière dévoilée au tribunal), il s’intéresse tout autant à l’accusé qu’à son avocat et au strict minimum aux faits réels. Ce qui fait qu’il est difficile à suivre et qu’une seconde vision s’impose pour en découvrir toutes ses richesses. Kore-Eda est un grand cinéaste intelligent et rigoureux, il est avare d’explications. Il faut bien écouter, bien regarder et connaître un minimum d’art cinématographique pour tout comprendre sans se tromper. The third murder est une sorte d’huis clos entre deux hommes, l’un voulant sauver la tête de l’autre pour justifier sa réputation et l’autre voulant racheter ses fautes quitte à y laisser sa vie. Tout cela débouche sur un chef d’œuvre difficile d’accès mais que l’on a envie de redécouvrir et d’en discuter avec des amis. ''The third murder'' procure un plaisir à retardement tant il est austère. Question spectacle et ressentis immédiats c’est le contraire de ‘’notre petite sœur’’ mais la même rigueur y est présente. C’est un grand film qui n’a qu’un seul défaut : ne pas enthousiasmer le spectateur à sa sortie de salle.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2018
Vu un peu par défaut, j'ai découvert "The Third Murder" de bout en bout sans connaitre le synopsis ni le genre. Même si le cinéma asiatique a peu de visibilité en France, hors manga et films de kung-fu, j'avoue avoir été séduit par cette histoire classique mais très bien racontée. Ici, il s'agit d'un polar centré sur un avocat reconnu qui doit se charger de défendre un meurtrier qui a confirmé sa faute. L'affaire qui semble alors prendre une tournure évidente se révèle rapidement ambiguë et mystérieuse suite aux différents témoignages contradictoires de la famille de la victime. J'avais vu "Tel père, tel fils" du même réalisateur Hirokazu Kore-Eda, drame intimiste et familial, où le style japonais, au rythme lent et plat, m'avait ennuyé et peu convaincu. Ici, bien que le style diffère de nos habitudes occidentales et américaines, que ce soit dans le rapport à l'action ou dans l'efficacité d'une scène, une certaine tension captive notre attention, complexifiant ainsi chaque personnage. Ceci après un petit temps d'adaptation, cela va s'end dire... Les acteurs sont bons et dévoilent une palette d'émotions variée et complexe, si bien qu'on en déduit notre propre vérité à la fin du film, selon les indices et les pistes qui ont été lancées et sans cesse brouillées ! Il y a des longueurs, c'est certain, mais il y a tout de même l'envie d'en savoir plus qui préserve notre intérêt. Les questionnements sont multiples, que ce soit sur le rapport de la justice à ses affaires le plus complexes, la culpabilité d'un homme, la légitimité du mensonge, ou le rôle humain d'un avocat face à son client coupable. Notre empathie est elle aussi mise en doute face à ce portrait d'un homme en souffrance. Les scènes de parloir sont particulièrement prenantes et pesantes, tout comme celles avec la famille de la victime qui est loin d'être toute blanche. On hésite, on se perd, on imagine ce que la vérité a pu être... Ce thriller judiciaire, dans sa quête de la vérité absolue, vient secouer en permanence les évidences, via une mise en scène alambiquée, noire et maitrisée et des acteurs habités.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2019
Vérité, mensonges, mystère, faux-semblants... On se perd un peu dans cette intrigue à tiroirs. La réalisation est un peu austère mais ne manque pas de classe.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2019
L’espace d’un film Kore-Eda délaisse les histoires de famille pour s’attaquer au drame judiciaire. Il s’interroge sur la notion de justice, rendue par des hommes faillibles, de peine définitive alors que la vérité peut échapper.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2018
Pour qui a déjà eu le bonheur de voir les précédents films de Hirokazu Kore-eda et notamment les magnifiques "Après la tempête" , "Tel père, tel fils" ou encore Still walking", ce nouvel opus du maître japonais des sentiments diffus, de la famille et de l'élégance des images confirme, si nécessaire, l'absolue maîtrise de son art. Et pourtant, cette intrusion dans l'univers du polar ne nous convainc pas totalement. La lenteur de l'approche des personnages plombe le rythme que l'on aurait souhaité plus soutenu que dans les films purement psychologiques du réalisateur. L'interprétation impeccable, jusqu'aux rôles secondaires, la beauté des images, l'intelligence des plans, la finesse du scénario compensent ce petit défaut.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2018
Hirokazu Kore-Eda est l’un des plus brillants réalisateurs japonais. Il offre une œuvre souvent intimiste, qui donne du pays qui est le sien, une représentation à la fois des plus poétiques mais aussi socialement difficile. « Notre Petite Soeur », « I wish » ou encore « Tel père, tel fils » étaient l’expression d’un cinéma d’auteur authentique, où la photographie proposait une approche des plus soignées, afin de mettre en valeur des drames familiaux et sociologiques, la famille au Japon constituant avec l’entreprise une institution particulièrement importante.

Ici, le réalisateur nous entraîne dans les voies du Polar. Ce n’est sans doute pas le meilleur choix que Kore-Eda aura fait dans sa carrière. Si en effet, l’esthétique de l’image est indéniablement remarquable grâce à ce jeu de couleurs entre le noir, le gris, et le blanc, elle n’est pas au service d’un scénario assez solide. L’histoire se centre surtout sur la relation entre un avocat et un tueur en série. Certes, le réalisateur revient à ses obsessions artistiques comme la filiation avortée, l’intimité affective, le non-dit qui hante les relations sociales. Mais toutes ces thématiques sont noyées par une enquête assez poussive où jusqu’au bout du film, on a du mal à comprendre le dénouement juridique. Peut-être que ce n’est pas l’essentiel pour le réalisateur. Néanmoins, un récit policier ne peut pas faire autant l’impasse sur la cohérence narrative et l’aboutissement de l’enquête. On ressort de ce long fleuve de paroles sinon désorienté, en tous les cas totalement perdu sur les prétendus auteurs du crime.

Il y a aussi cette bande-son pour le coup très intéressante. Elle porte le récit dans sa chair la plus diabolique. « The third Murder » devient alors un film beaucoup plus politique que policier. On reconnaît le talent de son auteur à draper derrière la petite histoire de ses héros, celle de tout un pays qui cherche des repères et reconstruit son référentiel moral et spirituel. Hélas, nous n’aurons pas été convaincus totalement par cette aventure dans l’âme meurtrière de ses héros.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2019
Quelques longueurs cassent le rythme de ce drame judiciaire qui au-delà de l'enquête menée par les avocats s'intéresse aux notions de culpabilité et de vérité. Une mise en scène symbolique jusqu'au dernier plan, magistral.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2020
Kore-eda quitte sa zone de confort, le drame familial, pour s'aventurer du côté du polar. Pas un film spectaculaire et haletant, mais une enquête psychologique qui s'attarde sur les versants sombres de ses protagonistes.
J'avoue n'avoir pas trop bien suivi l'histoire. Beaucoup de bavardages, de scènes très longues, et un rythme finalement très mou. Une lenteur assez soporifique, en tout cas sur moi. C'est dommage, car Kore-eda sait faire des portraits intéressants. Ici, les codes sont repris mais trop de lenteur tue l'intérêt.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mai 2018
Désagréablement surpris par le film, surtout à cause de la réalisation, où chaque scène est étirée, où chaque dialogue est prononcé le plus lentement possible avec des blancs interminables entre chaque phrase. Du coup le film dure une plombe alors que l'histoire est très courte et que finalement le réalisateur se moque un peu de nous, car la recherche de la vérité est secondaire ici, on est plus centré sur le processus de défense ou la relation client-avocat ou je ne sais quoi d'autre, car je me demande encore quel était vraiment le but de ce film, mais pour le spectateur, c'est l'ennui qui guette !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 novembre 2021
Le talentueux et multi-récompensé réalisateur Hirokazu Kore-eda s'attaque au thriller judiciaire avec The Third Murder, s'éloignant ainsi des sujets familiaux et sociétaux auxquels il nous a habitué et sur lesquels il excelle. La verdict est tout aussi positif même si l'oeuvre ici-présente, intellectuelle et subtile, manque peut-être d'un poil de rythme. Jouant sur un face-à-face entre le condamné que tout accuse et son avocat qui tente à la fois de découvrir la vérité et de protéger au mieux son client, le cinéaste parvient à maintenir un mystère constant, une ambiguïté déstabilisante, troublante, et à dépeindre un système judiciaire arbitraire, inadapté aux zones grises. L'exercice est remarquable et parfaitement réussi, avec des passages exceptionnels, magnifiés par le charisme des deux acteurs principaux.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2024
Révision dans la foulée de l'innocence: Kore-eda avait concocté un Anatomie d'une chute avant l'heure!
C'est brillamment obscur, car volontairement semblerait-il, nous ne saurons pas qui a tué qui, seulement qui a été tué reste certain!
La charge contre le système judiciaire est en revanche pleinement assumée par le réalisateur. Le procès doit avoir une conclusion rapidement, on ne va pas tergiverser une éternité avec un accusé qui a avoué et qui de plus est un récidiviste…
Le jeu du chat et de la souris fait écho également au récent Procès Goldman, pas sur le plan politique, mais plutôt sur un terrain philosophique entre l'accusé et son avocat: quel vie mérite d'être vécue? Quelle personne ne méritait pas vraiment de vivre?
Koji Yoshuko est impérial, et les face à face dans le parloir filmés en long plan fixes, jouant des reflets de la vitre, sont d'une densité émotionnelle inattendue. Et dans un scène finale, les deux profils vont venir s'aligner, dans une image audacieuse d'identification.
Le puzzle joue de l'incertitude autour de la fille du petit patron assassiné lors de la première scène. Violent? Abuseur social ou sexuel?
Voilà un long métrage dense, parfois un peu trop bavard, et qui prétend garder tout son intérêt lors de visions successives. On aurait tendance à le croire. Kore-Eda ne promet certainement sans raison.
DVD vo - janvier 2024
Flowcoast
Flowcoast

72 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 août 2018
Dans le cinéma japonais, The Third Murder tangue sur les films judiciaires bien loin des indigestes films policiers et judiciaires américains qui ont fait overdose au grand public. Dans un film plutôt bien conçu (notamment une teinte assez grisâtre dans la lignée du genre de film assez sombre et parfois très calculé), The Third Murder n'a rien de très original en soit. Déçu d'avoir vu ce film en VF tant j'adore avoir la tonalité japonaise dans les oreilles. Le rythme un peu lent du film et l'absence de sur-tension permettent au film d'être un poil sur courant alternatif et malheureusement, peu à peu le film perd de son essence. Il faut donc attendre le jugement où ça commence à se débrider très sérieusement - et où le temps va plutôt avancer. Même si je suis surpris du dénouement du film.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2025
Kore Eda a réaliser dans un genre différent de son style habituel un film noir d'une grande virtuosité . Pendant deux heures, les dialogues fouillent l'âme d'un assassin pour en extraire une substantifique moelle de l'humanité.....Challenge parfaitement réussi, et attendez vous à être assommé par la vérité qui se dégage à chaque instant. Il y a énormément de coups de théâtre et de rebondissements dans The Third Murder mais au-delà, ce qui rend l'oeuvre excitante, c'est son atmosphère, humour, poésie et onirisme ne sont pas absents, et son intelligence narrative constante.  Adoptant l’esthétique d’un polar néo-noir, The Third Murder décrit patiemment un engrenage qui met le spectateur sous pression et le casting son tous de haut volet .
didbail
didbail

40 abonnés 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2020
Kore-eda abandonne les films familiaux mais pas sa sensibilité. Avec The Third Murder, il nous livre encore une fois une oeuvre passionnante, où la vérité est toujours fluctuante. Il s'interroge et nous interroge sur le droit qu'un homme a d'en juger un autre. Il affirme qu'il n'y a pas de vérité et que tout jugement est donc entaché d'erreur.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2025
Bien qu’en apparence le réalisateur Hirokazu Kore-eda semble s’éloigner de son registre de prédilection en signant un drame judiciaire, il n’en est rien tant le long-métrage évoque en filigrane les rapports familiaux entre père et fille. D’une mise en scène soignée avec notamment un sens du cadrage aiguisé et d’une interprétation très sobre, le cinéaste tisse un récit bien écrit dénonçant en toile de fond les dérives de la justice japonaise.
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