Plus ou moins raté lors de sa sortie quelques jours avant le confinement, content d'avoir pu « rattraper » ce « Vivarium » en en sortant, car nul doute que celui-ci vaut le détour à bien des égards. Son propos, d'abord : cette logique presque fantastique d'enfermement, sans la moindre possibilité de sortir de la ville et d'être presque obligé de rester dans une maison qui n'est pas la nôtre (même si elle le deviendra par la force des choses), je trouve ça vraiment intrigant, pour peu qu'on en fasse quelque chose, ce qui est relativement le cas ici. La mise en scène, ensuite : nul doute que Lorcan Finnegan sera un nom à suivre tant il sait à la fois exploiter son décor anxiogène et instaurer une ambiance étouffante, presque malsaine, éminemment renforcée par cette incroyable idée spoiler: d'enfant mutant , faisant définitivement basculer le récit vers une forme d'angoisse aussi singulière qu'originale. Dommage, alors, que le film souffre de quelques longueurs (toujours compliqué de tenir sur la durée avec une idée réjouissante mais devant fonctionner jusqu'au bout) et, surtout, d'un vrai manque d'explications sur le pourquoi du comment : autant je suis rarement pour le « tout expliquer », mais là, ce n'est même plus de la suggestion : juste quelques vagues pistes où l'on vous dit « démerde-toi avec ça », enlevant une part de vertige et laissant un certain goût d'inachevé, d'autant qu'il y avait forcément mieux à proposer que ce dénouement assez bancal. Pourtant, Finnegan avait vraiment toutes les cartes en main pour réussir son coup, optant clairement pour le choix du spoiler: pessimisme et de la noirceur , excellemment retranscrits par Jesse Eisenberg et surtout la toujours splendide Imogen Poots, pour laquelle ma passion grandit à chaque nouveau titre. De l'audace, donc, à saluer en ces temps de consensus mou, rendant vivement fréquentable ce « Vivarium » doté de talents multiples, échouant « seulement » à nous convaincre totalement de sa démarche avec une conclusion digne de ce nom : frustrant, et pas qu'un peu...
Un style différent qui marche même si on sent qu'il y a peu de moyens financiers, l'intrigue est intéressante, on est plongé dans une ambiance pesante, on a envie de savoir... Mais la fin est bâclée, c'est trop lâche de la part du scénariste de ne pas suggérer le dessein des "envahisseurs" , franchement déçu !
Au long court. Voici un montage financier atypique. On tient là une production irlandaise, belge et danoise, rien que ça. De fait, on sent bien que l’argent n’a pas ruisselé à hauteur des espérances. C’est l’histoire d’un jeune couple qui projette de s’acheter une maison. Ils vont visiter un pavillon de banlieue, comme on dit en Île-de-France. Le quartier est propret, les maisons parfaitement identiques, la lumière irréelle, les rues désertes. Le truc, c’est que notre couple va rester coincé là et pire, il va se farcir un môme un peu chelou. Les trente premières minutes fonctionnent diablement bien. On est embarqué très progressivement dans l’étrangeté de l’ambiance et l’inquiétude s’installe petit à petit. Le non-sens aussi mais ce n’est pas un problème (pour l’instant). Visuellement, c’est assez réussi et le film parvient à mettre à profit un budget serré en faisant sien un minimalisme contraint. Hélas, mille fois hélas, on aurait souhaité s’en tenir à ça. L’heure qui suit traîne en longueur et le film ne sait plus bien ce qu’il veut dire. Les acteurs en font des tonnes pour compenser le vide auquel on leur demande de donner corps. Les personnages en deviennent profondément agaçants. Quant à la fin, il n’y a pas de déception … car on ne s’attendait pas à autre chose. En bref, c’est un chouette concept mal développé ou autrement dit un court métrage qui s’en planté à l’aiguillage ou autrement dit un long métrage raté là où on tenait un court réussi.
Vivarium pourrait être un épisode de La Quatrième Dimension ou de Black Mirror. La critique de l'uniformisation est joliment amenée par l'univers fantastique, l'esthétique glaciale et un cynisme bienvenu. Les bonus du Blu-Ray m'ont cependant offerts l'aperçu d'une autre version qui me semblerait plus alléchante, et en cela je regrette certains choix de la production.
Film extrêmement bizarre, mais très prenant, même si on n'a du mal à comprendre où le réalisateur veut en venir. Il semble avoir tout de même une vision très obscure sur la vie humaine. Toute proportion gardée, l'ambiance sonore rappelle un peu Under the Skin.
Ce film est un navet. Le scénario de pseudo science-fiction est tiré par les cheveux, les acteurs font ce qu’ils peuvent mais ils peuvent peu, et ce n’est pas la musique qui relève le niveau. La bande annonce ne donne vraiment pas une idée de l’ennui à suivre cette histoire plus que bizarre.
Malgré la présence de Jesse Eisenberg, Vivarium est un nanar total, ridicule de bout en bout. Le pitch fait pshitt, aucune densité dramatique ou humaine ne vient dynamiser cette fable molle et ennuyeuse, qui se la joue anti-système alors qu'on patauge dans le formatage esthétique et un récit à l'artificialité maladroite. Un très mauvais épisode de la quatrième dimension étiré sur 1h30. Usant de vacuité.
Film avec une vrai touche artistique, qui développe un univers ... la problématique est le nombre d'intrigue laissé sans réponse ainsi que la banqualité des scènes n'apportant rien au film ... et même le thème qui est abordé est censé être que la vie tourne en rond mais quitte à faire ça éviter d'y rajouter du drama inutile
cela aurait pu etre un bon film psychologique si la fin avait débouché sur un etat comateux ou psychiatrique mais là franchement c'est completemnt sterile on n ' en tire rien du tout. décue a fond
Sûrement le meilleur film de 2020. Une aventure étouffante et surréaliste, un film qui fait réfléchir sur nos modes de vie actuels, et des performances d'acteur incroyable. 20/20, 10/10, 5/5 tous est parfait, les décors sont écœurants à souhait et les effets spéciaux ne sont pas ratés ! Un film indépendant coup de poing, décidément les Jokers distribuent de très bon film ces temps-ci !
L'atmosphère est réussie. Le film questionne plus qu'il ne cherche à apporter de réponses. C'est une belle critique d'un modèle de société où les uns exploitent les autres sans qu'il ne semble possible d'en changer. C'est également une invitation à la réalisation personnelle. Le film renvoie a plusieurs dimensions : psychologique, sociétale, éducationnelle... On n'en ressort pas indemne et on est amené à y repenser après la séance. Belle découverte !