Le but ultime de tout couple serait-il de trouver la maison idéale, avec son bout de gazon, au sein d'une banlieue tranquille, dans un lotissement parfait, tout ça pour y élever de futurs charmants bambins avec amour dans ce cadre idyllique? C’est bien ce qui arrive au jeune couple au centre du film Vivarium. Pourtant, la réalité de ce destin n’est qu’un piège empoisonné. Vivarium est un huis-clos oppressant et particulièrement angoissant.
Sorti en salle avant le confinement, puis disponible en VOD et de nouveau en salle à la réouverture des cinémas, Vivarium, le dernier film du réalisateur irlandais Lorcan Finnegan offre une expérience singulière.
Ce film raconte l’histoire d’un jeune couple à la recherche de leur première maison. Ils effectuent une visite en compagnie d’un mystérieux agent immobilier et se retrouvent pris au piège dans un étrange lotissement…
On y retrouve Jesse Eisenberg, Imogen Poots et Jonathan Aris. Ce huis-clos entre thriller et science fiction contient des scènes réservées à un public averti.
Le film s’ouvre sur de mystérieuses images d’oisillons, se retrouvant chassés de leur nid par un coucou. Le spectateur ne comprendra que bien plus tard le lien entre ces images et le destin du jeune couple qui se retrouvera piégé dans un étrange lotissement.
SI vous allez consulter les critiques sur ce film, vous serez frappé par le contraste entre ceux l’ayant adoré et ceux qui l’auront détesté. En effet, c’est un film très particulier et qui peut laisser perplexe à juste titre et soit on adore, soit on déteste.
Personnellement, j’ai tout de suite pensé à Black Mirror, cette série dystopique qui plonge les personnages dans des mondes à la fois proches et éloignés du notre pour mettre en lumière et en question des aspects de notre société.
Ici, il s’agit d’une critique acerbe de ces lotissements résidentiels ou chacun se côtoie sans se connaître. Ce jeune couple, enfermé dans leur maison, semble seul au monde au milieu de centaines d’autres maisons qui paraissent inhabités. Mais sont-ils véritablement seuls ou simplement imperméable à leur entourage ? Le réalisateur a en effet expliqué son souhait de dénoncer une société de plus en plus individualiste ou chacun est chez soi en ignorant ce qu’il se passe de l’autre côté de leur clôture.
C’est un huis-clos oppressant. Le décor est bien pensé et extrêmement visuel. L’ambiance est terriblement anxiogène. Les acteurs sont remarquables et on assiste à une plongée progressive dans la folie.
L'univers est posé intelligemment, et à la manière d’un épisode de Black Mirror ou de la quatrième dimension, par la prisme de ce que la société attend de nous, c'est en réalité une démonstration de l'absurdité de celle-ci.
‘Elevez cet enfant et vous serez libre’. Voici donc la mission de ces jeunes gens, le but ultime de leur nouvelle vie.
Vivarium raconte l’histoire d’un jeune couple à la recherche de leur première maison. Ils effectuent une visite en compagnie d’un mystérieux agent immobilier et se retrouvent pris au piège dans un étrange lotissement…
C’est un huis-clos oppressant. Le décor est bien pensé et extrêmement visuel. L’ambiance est terriblement anxiogène. Les acteurs sont remarquables et on assiste à une plongée progressive dans la folie.
Ce film est particulièrement dérangeant puisqu’il remet en question la société actuelle : l’endettement à vie pour accéder à la propriété, la consommation de produits standardisés, et l’éducation d’enfants qui à leur tour s’endetteront à vie pour accéder à la propriété, …. Une boucle sans fin telles les paroles de la chanson Little Boxes de Malvina Reynolds.
@cinerature