Proxima
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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2023
Troisième long-métrage d’Alice Winocour, Proxima prend la forme d’une œuvre très documentée sur la vie des astronautes, en grande partie consacrée à des entraînements et des préparations pointues dans l’attente de partir en hypothétique mission – le film a d’ailleurs été tourné au Centre européen des astronautes à Cologne, à la Cité des étoiles près de Moscou et à Baïkonour. Centré sur les personnages de Sarah (Eva Green) et de sa fille de 8 ans, ce film ambitieux raconte l’équation complexe pour une femme cosmonaute consistant à mener une vie de famille tout en poursuivant une ascension professionnelle dans cet univers hautement masculin, en s’appuyant sur des témoignages de femmes ayant voyagé dans l’espace. Pourtant, et de manière contradictoire, Proxima pêche un peu par son manque de crédibilité dans l’écriture de ses personnages. Pour le dire autrement, en dépit du talent d’Eva Green, on a franchement du mal à l’imaginer sur le point d’embarquer pour une mission spatiale.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 septembre 2020
Alice Winocour a bûché et ça se sent… presque ! J’aurais aimé que Proxima » rejoigne ma DVthèque mais il y a une séquence qui ne passe pas en ce qui me concerne. Celle où Sarah fugue de sa quarantaine pour honorer une promesse faite à sa fille Stella, âgée de 8 ans. Quelle maman merveilleuse ! Oh que c’est mignon ! Jamais, ô grand jamais, je n’aurais imaginé une seconde être sarcastique. Au risque de me répéter, jusqu’à ce moment du film, j’envisageais « Proxima » dans ma DVthèque. Pour une (des rares) fois, ce récit qui emmenait des cosmonautes dans la Station Spatiale Internationale ne relevait pas de la science-fiction. De plus, ce qui pourrait être considéré comme original, et sans pour autant spolier, le récit nous dispense du voyage, il s’applique à nous présenter l’entraînement. Au-delà des entraînements dans la centrifugeuse, dans la piscine et autres disciplines rigoureuses, Winocour nous présente le portrait d’une femme mère. De la difficulté de concilier une profession qui concerne que très peu d’élues et la maternité. Femme divorcée, femme de tête, Sarah est enthousiaste à l’idée de rejoindre l'ISS, et donc de voyager dans l’espace. Un rêve de gosse qui se réalise grâce à sa ténacité, à sa détermination, à son travail, à ses sacrifices. Seulement, cette femme qui est aussi mère doit lutter encore plus pour légitimer sa place dans un monde d’hommes, se révèle par moments fragile. Et c’est humain. Partir en mission durant un an dans l’espace, ce n’est pas partir en formation à l’autre bout de la France ou du monde. Partir dans l’espace c’est non seulement périlleux mais oblitère toute possibilité de consacrer un week-end pour rendre visite à sa petite fille ou la recevoir. Le jeu subtile d’Eva Green laisse entrevoir par instants une pointe de culpabilité. C’est laisser pour ne pas dire « abandonner » sa fille durant un an. « Proxima » ne s’intéresse pas seulement à ceux qui partent, « Proxima » parle aussi à ceux qui restent. A ceux qui ne peuvent pas suivre. Winocour interroge ou ne cesse de s’interroger sous les traits de Sarah. Mais s’interroge-t-on autant du côté des hommes ? Ils sont pères pour beaucoup. Un père tiraillé par la culpabilité, aussi infime soit-elle aurait été plus inattendu. Une mère préoccupée est d’un banal ! Sarah est tiraillée par ce sentiment de culpabilité, pas nécessairement sur sa mission d’un an qui va l’éloigner de la Terre, mais parce que cette mission qui l’accapare énormément ne lui laisse pas le temps d’être auprès de sa fille qui est en demande constante. Et cette demande la culpabilise. Même si sa fille est à même de comprendre la situation, Winocour n’oublie pas que sa fille a 8 ans, et comme tous les enfants qui sont censés comprendre peuvent par moments se montrer exigeants, voire capricieux. Seulement Winocour craque comme elle fait craquer son héroïne, Sarah. Winocour veut activer la fibre maternelle, fibre universelle afin que toutes les femmes se reconnaissent dans ce langage organique. Au lieu de dire « On ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie », Winocour lance un message contraire à toutes les mamans : « Tenez vos promesses coûte que coûte, mères ! » Winocour se laisse aller à son fantasme, ainsi, Sarah, spoiler: à la veille de son départ pour la Station Spatiale Internationale, fuguera en pleine nuit pour amener sa fille voir la fusée sur son pas de tir !
Triste ! Jusque là le film présentait un sans faute, cette relation mère-astronaute-fille était captivante, la trame se suffisait à elle-même. Film réaliste poignant par moments et soudainement, Winocour saborde le réalisme pour lorgner durant quelques secondes du côté film d’aventure pour enfants niais. spoiler: A la faveur de la nuit, Sarah va déjouer la sécurité, on la voit faire des sauts de puce d’angle de bâtiment à angle de bâtiment, le souffle court. Quel suspens ! Par contre, après avoir vu la fusée,
Winocour se garde bien de nous relater le retour à la quarantaine, alors qu’il fait jour. Facilité de scénario digne d’un metteur en scène paresseux. Winocour a eu les autorisations de filmer dans Baikonour. C’est un véritable privilège. J’imagine les responsables de la Cité des Etoiles après visionnage du film : tournés en ridicules ! Mais non ! Rassurez-vous, Winocour voulait apporter un peu de romanesque. On sait très bien que c’est super cadré. En soit, on s’en fiche de Baikonour, ce n’est pas le plus important, le sujet central c’est cette relation mère-astronaute et sa fille. C’est beau. Ben voyons ! C’était déjà très poignant, il était inutile de greffer une aventure bidon. Tout le réalisme du film, son côté documentaire, indéniablement Winocour s’est bien documentée, s’effondre avec cette fugue irréaliste. Sarah pour qui j’avais non seulement de l’admiration, (j’admire tous les astronautes et autres cosmonautes) et de l’estime me déçoit terriblement. Non seulement, elle fait une faute professionnelle qui peut donner raison à Mike Shannon(Matt Dillon), à tous ceux qui mettent toujours en doute les capacités d’une femme, mère de surcroit, mais elle met en péril toute la mission ! Et pas seulement au sol. Ceux qui occupent la Station Spatiale. Certes, me direz-vous, il y a les doublures qui en principe doivent répondre immédiatement au remplacement. On comprenait très bien la difficulté de Sarah, et c’était suffisamment poignant, et cela aurait gagné en crédibilité si Sarah avait été mortifiée de ne pas avoir pu tenir sa promesse. Dommage. A moins que Winocour se soit inspirée d’un fait réel, une astronaute qui a fugué pour faire plaisir à sa fille. Dans ce cas, prévenir le spectateur sans pour autant dévoiler l’identité de l’astronaute. Mais tant que je n’ai pas la preuve, j’ai du mal à accepter sa démarche artistique. Malgré mon immense déception, je tiens à bien noter le film pour l’interprétation d’Eva Green, pour le sujet et une partie de la vision de Winocour.
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2021
Le dilemme d'une mère astronaute, tiraillée entre l'exigence extrême de ses ambitions et obligations professionnelles et son amour pour sa petite fille est un sujet fort, original et, à ma connaissance, jamais traité au cinéma! Par le prisme d'un cinéma d'auteur exigeant, le sujet prend des atours cliniques aux tons grisâtres, à l'image de Baïkonour et son attirail spatial qui parait daté... Le dilemme vécu par cette femme, forte et indépendante, est souligné par une solitude omniprésente, un contexte radical et des enjeux conséquents, pour tous! C'est froid et émouvant à la fois, beau et terne aussi! C'est un film féministe et universel à la fois, qui relève de l'intime et du plus grand que soi! D'une grande ambition donc et sans égards particuliers pour le spectateur, c'est une oeuvre réalisée avec conviction et sans compromis, avec sa part d'inconfort mais qui aboutit à une franche réussite!
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2019
Ou la conquête de l’espace vu sous l’angle maternel ! Bon, dit comme ça, on ne s’emballe pas !
La conquête spatiale, par le petit bout de la lorgnette ?
Deux parties ou deux thèmes centraux:
- après la sélection des cosmonautes: la préparation, l’entrainement physique, la surveillance médicale,presque documentaire.
- la Maman, qui se prépare à quitter sa petite fille, avec tous les problèmes psychologiques (vais-je revenir? j’abandonne ma fille)
et de la petite fille (Maman préfère l’espace à sa fille).
Une approche singulière qui fait l’intérêt du film
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2020
Le parti pris d'aborder le thème du voyage dans l'espace uniquement à travers les préparatifs et l'entraînement est intéressant et nous amène à découvrir l'envers du décor de façon très réaliste, qui plus est à travers les yeux d'une femme. De facto, une grande partie du film s'apparente malheureusement plus à un documentaire, le scénario manque de dimension dramatique et reste assez passif même si ce choix semble assumé. Des passages à vide et certaines redondances plombent aussi un peu une production qui reste tout de même de bonne facture.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2021
Sarah (Eva Green) a été choisie pour la prochaine mission sur Mars, c’est son rêve. On suit donc son entraînement avant de partir mais elle se prépare surtout à laisser sa fille de 8 ans dont elle est très proche.
Le film est très instructif et intéressant sur la préparation des astronautes. Le personnage d’Eva Green est touchant, humain sans en faire trop jusqu’aux 20 dernières minutes du film spoiler: qui sont malheureusement improbables (elle sort de la quarantaine sans se faire remarquer pour tenir sa promesse d’emmener sa fille voir la fusée, sans parler de l’image de fin des chevaux sauvages aux galop non loin du bus)
. C’est dommage car le reste du film est très crédible.
Ce qui est intéressant également, c’est que rien ne se passe dans l’espace, contrairement aux autres films sur le même thème qui se déroulent souvent dans une navette spatiale.
Mise à part la fin, j’ai trouvé ce film intéressant et sans temps mort.
iceman7582
iceman7582

77 abonnés 1 215 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2020
Un joli film. Uniquement axé sur l'entraînement et la relation mère-fille, cette plongée au milieu des astraunotes se révèle touchante et souvent à fleur de peau. Eva Green y est sublime en mère déchirée entre sa passion et sa fille.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Proxima est moins un film sur l’espace qu’un film sur ce que l’espace prélève. Alice Winocour détourne le récit d’exploit pour observer l’usure d’un corps féminin et maternel pris dans un dispositif institutionnel qui normalise, contraint et dépersonnalise. En refusant toute fascination spectaculaire, le film maintient l’espace hors champ et recentre le regard sur la Terre, sur l’absence à venir et sur le coût intime de la réussite.

Winocour ne filme presque jamais l’espace comme un horizon désirable. Il reste hors champ, abstrait, lointain, réduit à des maquettes, des écrans, des discours techniques. L’espace n’est pas un rêve mais une absence à prévoir. Plus le départ approche, plus il se définit par ce qu’il arrache plutôt que par ce qu’il promet.

Le film ancre ensuite son récit dans le corps de Sarah, magnifique d'interprétation. Les séquences d’entraînement sont répétitives, normées, presque ingrates. Elles ne célèbrent jamais la performance. Elles mesurent, testent, contraignent. Le corps féminin y apparaît constamment en négociation avec des protocoles pensés pour d’autres corps. La maternité n’y devient ni un moteur héroïque ni un obstacle à surmonter mais une contradiction sans solution, rendue habitable plutôt que résolue.

Par une mise en scène de l’enfermement, une circulation linguistique déterritorialisante et une désacralisation méthodique du mythe de l’astronaute, Proxima révèle ce que l’exploit invisibilise habituellement. Le film ne juge pas le désir d’aller plus loin. Il en expose le prix, intime, inégal, irréductible, et accepte que certaines réussites ne puissent exister sans sacrifices irréconciliables.
bug bunny
bug bunny

53 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2020
un film très prenant dans son histoire et réel entre l'amour de son travail et sa fille , sait pas évident , ca remet en question quand ont est parents
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2024
C'est un chouette film, une histoire de femme, une histoire originale, celle de femmes astronautes, cosmonaute ou spationautes, comme on veut, avec Eva Green, et sa fille et Alice Winocour aux commandes, à qui on doit Marylan, par exemple, qui comparé à ce Proxima est un cran en-dessous. C'est donc un film de femmes, celles de toutes les femmes qui se battent au quotidien pour conjuguer vie professionnelle et vie familiale. Ce film semble personnel, et intimiste, une histoire de femmes donc, dans un monde d'hommes. A voir.
Steven O.
Steven O.

33 abonnés 781 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 août 2020
L'histoire est intéressante et très originale de cette femme partant dans l'espace et tenue de laisser sa fille pendant 12 mois à son père ( ex mari)

Le parti pris de filmer cette aventure du côté humain que ce soit de la mère ou de la fille est intéressant.
Eva Grenn est comme souvent au top Matt Dillon également intéressant malheureusement le film perd en puissance au fur et à mesure pour devenir vite ennuyeux et rébarbatif

J'avoue avoir décroché au bout d'un bonne heure la réalisation étant trop mollassonne à mon gout, le scénario tirant en longueur et les dialogues malheureusement pas toujours intéressants.

Dommage l'idée de départ était bonne
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2024
Que se passe-t-il dans la tête d'une mère astronaute et de sa fille de 8 ans qui vont être séparées pendant 1 an ? L'admiration de la fille pour la réussite de sa mère et la peur de la perdre dans cette mission dangereuse. La culpabilité de la mère qui sacrifie sa fille à sa carrière. Et puis c'est un vrai biopic pour nous faire vivre l'entraînement des cosmonautes et les derniers moments jusqu'au départ. On s'y croirait !
Ernesto D.
Ernesto D.

14 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2019
Un conseil , lisez bien le scénario avant d'aller voir ce film car vous risquerez vite d'être rattrapé par l'ennui : une histoire de maman qui doit faire avec sa fille , quelque peu désorientée , et un ex mari un peu perdu et pas très responsable . A part ça c'est un bon film ...
Severine R.
Severine R.

3 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2019
Un film pour ceux qui s'intéresse à l'espace et qui ont envie de ressentir tous les sentiments par lesquels passe une astronaute avant le départ. Tout est si vrai, si touchant et tous les comédiens nous amènent au profond de leurs cœurs.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2019
" proximia" qui a faillit représenter la France au oscar l'année prochaine est un drame féministe touchant. En effet même si le sujet du film n'a rien de transcendant, Eva Green porte à elle toute seule le film dans son quotidien difficile astronaute tiraillé entre sa passion et l'amour pour sa fille offrant de beaux moments émotions et visuelle.
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