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fabrice d.
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3,5
Publiée le 15 janvier 2024
C'est un chouette film, une histoire de femme, une histoire originale, celle de femmes astronautes, cosmonaute ou spationautes, comme on veut, avec Eva Green, et sa fille et Alice Winocour aux commandes, à qui on doit Marylan, par exemple, qui comparé à ce Proxima est un cran en-dessous. C'est donc un film de femmes, celles de toutes les femmes qui se battent au quotidien pour conjuguer vie professionnelle et vie familiale. Ce film semble personnel, et intimiste, une histoire de femmes donc, dans un monde d'hommes. A voir.
un film qui illustre la difficulté d'êtes à la fois femme mère de famille et exercer des activités spécifiques, ici astronaute. Le problème est bien traité, illustré avec des images réalistes des conditions d'entrainement des astronautes, sans fioriture ni complaisance, tout en soulignant la souffrance de la séparation mère-fille et le jeu ambigu parfois d l a fillette. Mais au final, c'est certes sérieux, mais ça manque un peu de souffle, de surprise, de rêve
Un sacré portrait de femme, porté encore une fois de manière magistrale, par une actrice que j'adore : Eva Green. Sur fond de conquête spatiale, et réalisé en partie à Baïkonour (!), on se prend petit à petit à aimer cette relation mère / fille, condamnée à être séparée par l'espace intersidérale. C'est un grand moment d'émotion, de voir cette fusée partir dans les étoiles, à la fin du film. Je ne peux m'empêcher aussi, de mettre une mention spéciale à Ryuchi Sakamoto, dont certaines musiques, nous transposent... au delà de l'infini.
Ce n'est pas un bon film, il manque de cohérence, est mal réalisé, entre documentaire et vie sentimentale, une astronaute forte mais fragile à la fois. Parce que c'est une femme au premier plan, du féminisme baveux qui cherche à ne pas l'être, pourtant il y avait de la matière pour d'autres choses mais en bonne partie tournée de façon ambigu, irréaliste spoiler: quand elle va voir la fusée avec sa fille à la fin notamment et anxiogène. Un faux documentaire avec des scènes plus intimistes qui ne font que développer des histoires qui restent au final inintelligible.spoiler: En générique de fin un hommage aux mère astronautes si on veut, un petit un an plus tard avec un retour sain et sauf ? non pas dans l'idée Les acteurs ne paraissent en rien les auteurs de ce gâchis c'est en cela que je reste sur un 2.
Que se passe-t-il dans la tête d'une mère astronaute et de sa fille de 8 ans qui vont être séparées pendant 1 an ? L'admiration de la fille pour la réussite de sa mère et la peur de la perdre dans cette mission dangereuse. La culpabilité de la mère qui sacrifie sa fille à sa carrière. Et puis c'est un vrai biopic pour nous faire vivre l'entraînement des cosmonautes et les derniers moments jusqu'au départ. On s'y croirait !
Il y a un véritable problème d'incarnation dans le film qui tient autant à un déficit de scénario que de mise en scène. Tout l'ensemble du métrage est filmé de manière interchangeable par une espèce de caméra molle uniformisant tout. J'en prends un seul exemple. A un moment, les personnages d'Eva Green et Matt Dillon marchent en extérieur tout en étant filmés de dos. Puis ils finissent par se disputer en regagnant leur voiture, mais ce faisant la caméra ne souligne à aucun moment ce changement de ton, si bien qu'on demeure en dehors de l'enjeu et incapables de ressentir quoique ce soit. Aucun changement de mise en scène pour souligner/surligner leur humeur. Et tout le film est ainsi fait, la caméra se contentant de survoler son scénario. Aucune scène ne respire, rien ne prend chair. Je pose une question : qu'est-ce que le film nous dit de ce que ressentent la mère et la fille à part, c'est évident, du manque ? Qu'est-ce que le film propose de nous dire de profond sur ce qu'elles vivent ? Dans ces conditions, la mission spatiale et l'ensemble des protocoles qui vont avec semblent jouer en tant que bouée de sauvetage pour la réalisatrice : il y a là une matière inépuisable sur laquelle s'appuyer pour raconter quelque chose. Il reste qu'il faudrait arriver à mettre tout cela en lien avec le propos du film - en l'espèce inexistant. La réalisatrice a beau faire défiler les photos de vraies astronautes en compagne de leur fille, elle passe d'après mois complètement à côté de son sujet.
Rien à redire pour ce film sur le plan « technique ». C’est bien joué, bien filmé, ça va. Par contre, question enjeu ou message, alors là, c’est une autre histoire. Deux hypothèses. Soit il s’agit de montrer les difficultés des femmes ordinaires pour quitter leurs gosses dans le cadre de missions professionnelles particulières (marin, militaire, scientifique, astronaute…). Et les photographies au générique de fin tendraient à soutenir cette hypothèse. On se retrouve alors dans le cliché sexiste des « bonnes femmes incapables de gérer leurs émotions », etc. Sauf que ce n’est pas du tout ce que l’on voit à l’écran. On a une gosse réputée « dys », donc avec un petit handicap mental. Ensuite, on a une mère assez fusionnelle et anxieuse par rapport à son enfant et des erreurs éducatives (on ne fait jamais une promesse à un gosse, désolé). Mère qui est prête à foutre en l’air une mission spatiale d’importance pour satisfaire la « promesse » à sa fille, on voit le niveau d’irresponsabilité du personnage. Ce qui renvoie, là encore, en plus d’un certain trouble psy du personnage, à un second cliché sexiste, genre « les bonnes femmes, avec leurs gosses, leurs règles et leurs émotions incontrôlées, faut qu’elles restent dans leur cuisine ». Encore une fois, c’est quoi vraiment le message de fond de ce film ? Pas compris...
La protagoniste est ridicule et ses agissements sont tous plus invraisemblables les un que les autres.
spoiler: Elle se croit au dessus de toutes procédures et en transgresse beaucoup trop.
Ce film fait passer l'agence spaciale européenne pour des abrutis finis incapable de se rendre compte qu'elle ne respecte rien. Soit l'ASE n'a peut être pas les moyens de la NASA, mais faut pas pousser
Le film est mal fait et dessert a priori le propos pseudo féministe du film, à moins que les objectifs du film soient : - de vouloir dissuader toute agence de recruter des femmes astronautes - de vouloir dissuader toute astronaute d'éviter de bosser pour l'agence spatiale européenne - de vouloir faire passer les hommes pour des êtres supérieures capables de transcender leurs difficultés sociales à s'éloigner de leur famille.
Troisième long-métrage d’Alice Winocour, Proxima prend la forme d’une œuvre très documentée sur la vie des astronautes, en grande partie consacrée à des entraînements et des préparations pointues dans l’attente de partir en hypothétique mission – le film a d’ailleurs été tourné au Centre européen des astronautes à Cologne, à la Cité des étoiles près de Moscou et à Baïkonour. Centré sur les personnages de Sarah (Eva Green) et de sa fille de 8 ans, ce film ambitieux raconte l’équation complexe pour une femme cosmonaute consistant à mener une vie de famille tout en poursuivant une ascension professionnelle dans cet univers hautement masculin, en s’appuyant sur des témoignages de femmes ayant voyagé dans l’espace. Pourtant, et de manière contradictoire, Proxima pêche un peu par son manque de crédibilité dans l’écriture de ses personnages. Pour le dire autrement, en dépit du talent d’Eva Green, on a franchement du mal à l’imaginer sur le point d’embarquer pour une mission spatiale.
Un film dont je n'ai pas su déterminer s'il était pro-féministe (regardez cette femme admirable qui n'hésite pas à mettre sa carrière en danger pour l'amour de sa fille) ou anti-féministe (regardez cette femme qui ne sait pas s'organiser, qui n'est même pas capable de mettre de coté ses sentiments et qui met en danger une mission à plusieurs milliards d'euros). Il en résulte un film totalement irréaliste, qui n'arrive pas à se conclure, mais qui est remarquablement interprété.
Sur la base de plusieurs témoignages, Alice Winocour dissèque les tourments d’une astronaute et avant tout d’une maman alors en pleine préparation pour une mission spatiale, synonyme d’une inévitable et longue séparation. Même si l’ensemble reste convenu, « Proxima », est un fort joli film sur les liens affectifs mère-fille, à la fois féministe et très épuré dans sa conception, porté avec efficience par ses deux interprètes principales, Eva Green et la jeune Zélie Boulant-Lemesle.