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Jean456
1 abonné
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4,5
Publiée le 16 octobre 2022
Je ne suis pas de ceux qui s'étendent sur des pages pour dire ce qu'ils pensent d'un film; les goûts et les couleurs ça ne se discute pas. A chacun son avis. Ce film, "sans filtre" n'était pas du tout, mais pas du tout sur ma liste de films à voir. Je me méfie beaucoup des films primés au festival de Cannes, je ne sais pas pourquoi...Mais bon, parfois je me dis qu'il y a eu quand même Pulp Fiction, Taxi Driver, La vie est Belle, Apocalypse Now, films que j'ai adoré. Bon, pour résumer j'allais voir un autre film, et pas de bol je me trompe de séance, alors je me retrouve à voir "Sans Filtre". Au début, ça part tranquillement avec un couple de mannequins qui se dispute cher dans un resto chic et je me dit, b---- qu'est ce que je fous là! Et puis on atterrit sur un bateau de croisières et alors là, ça devient grandiose, ça part dans tous les sens, ça devient du délire et ce jusqu'à la fin, et je n'en dirais pas plus. J'ai adoré!
Encore une fois Ruben Oslund nous régale avec une comédie noire et grinçante qui ne va pas plaire à tout le monde mais le réalisateur à l'habitude de ne pas faire l'unanimité ! pourtant la galerie de portraits brossés dans ce film et particulièrement réussi le film est drôle ,intelligent, caustique proche du burlesque comme dans ces derniers films il s'attache à montrer au-delà de la posture, l'instinct primitif de l'homme , sa superficialité dans la société d'aujourd'hui, le pouvoir ,la richesse, l'ego ne font pas long feu face à la réalité de ce qu'est vraiment un être humain, un animal ! Quelques longueurs n' entachent pas la grande qualité de ca film
pas un nanard mais quel deception ! l'idée de départ est plutot bonne mais cela ne prend pas. 1er tiers bien trop long et poussif. 2eme partie en fait des caisses sur les obsessions des richous 3eme partie probablement la plus réussie avec le retournement de pouvoir au final c'est long pas très bien réalisé et les acteurs sont plutot mal utilisés. comparativement à parasite par exemple ça mérite pas du tout la palme !
Attention, ça va secouer vos préjugés et vos valeurs inculqués par la société et les réseaux sociaux.. Retour aux valeurs de l'homo sapiens mais avec une certaine sauce..
Après son très réussi Snow Therapy et l’excellent The Square, palme d’or en 2017, Ruben Ostlund rafle de nouveau la récompense suprême à Cannes cette année. Encore plus grinçant que les films précédemment cités, Sans filtre est une très belle réussite. La mise en scène est toujours aussi somptueuse, la technique irréprochable et l’interprétation de grande qualité. Un casting international au dessus duquel planent Woody Harrelson, royal, et Dolly de Leon, actrice philippine, formidable. Tous les autre sont tout de même impeccables. Côté scénario, on retrouve les thèmes chers au réalisateur, la lutte des classes, le pouvoir des réseaux sociaux...La première partie avec le couple de mannequins ne m’a pas spécialement emballé, mais dès que le récit se déplace sur le bateau de luxe, cela décolle vraiment. Les deux segments suivants dérapent dans un humour grinçant qui fait souvent rire (jaune). Au final, encore un grand film de Ruben Ostlund, critique au vitriole de notre société, à la fois réaliste, grotesque, caustique et terriblement cynique, qui ne peut pas laisser indifférent. Un jubilatoire et donc excellent moment.
Le monde de la mode,avec ses mannequins qui boudent,celui de la "haute cuisine",des "larbins" qui s'inclinent devant celui qui paie,et enfin les "riches "qui sont complètement désorientés sans leur domesticité!C'est drôle,j'ai ri, beaucoup ri.
Palme d'or amplement méritée ! Après "The Square", j'avais peur d'être déçue mais ce ne fut pas le cas ! Il s'agit d'une satyre jouissive de notre monde qui part en ***** et une œuvre qui amène à débattre et à surtout se remettre en question car il n'y a jamais de certitudes ou un seul point de vue qui prime, tout dépend de l'angle du "triangle of sadness" où vous êtes ! Courez le voir :)
Pour moi, ce film mérite la palme d'or et aussi le meilleur scénario. Comme dans "Snow Therapy", le réalisateur ne moralise pas, il montre avec subtilité (bien que la 2ème partie est bien sûr exagéré à souhait) . L'humain profite toujours au mieux de sa situation et si par hasard, comme dans le film, la situation change, alors l'homme s'adapte et essaie à nouveau de "tirer la couverture à lui". En somme, "Nécessité fait Loi !" A la fin de la 3ème partie, la Philippine (ancienne bonne du bateau et devenue le personnage clé), sait que son statut de domination va finir et s'apprête à agir en conséquence. Heureusement, nous ne serons pas la suite !
Sans Filtre est bien trop longuet dans sa mise en scène de notre petit nombrilisme à tous, quelle que soit notre classe sociale. Et malheureusement, il n'a rien d'autre à nous dire...
De Ruben Östlund (2022). Jouissif et jubilatoire mais pourquoi en faire ? Le film est résolument social et sociétal analysant et décortiquant tous les travers de la société d'aujourd'hui à savoir la fashion , les réseaux sociaux et son asservissement et surtout le déséquilibre économique qui régit le monde. Au premier abord, on jubile de cette satire tout sauf politiquement correcte . Le début du film livre déjà une vision déjà économique et sociale du monde de la mode . En cela cette partie est à la fois drôle et édifiante. Ensuite le film oscille constamment entre glamour et satire jusqu'à dériver en un joyeux bordel à la fois crash et au premier abord très joissif. La dernière partie du film se voudrait en survival avec là aussi une lecture acide des rapports humains en quête de survie. La fin même offre plusieurs lectures possibles et en cela c'est aussi une qualité. Tous les acteurs sont excellents notamment le beau Harris Dickinson, et la belle Charli Dean Kriek. Woody Harrelson en commandant de bord carrément déjanté est lui aussi époustouflant! Sans oublier Vicki Berlin et Zlatko Buric en homme d'affaire russe. On jubile et on prend beaucoup de plaisir mais .. Le film s’arrête à la satire sans plus. Et c'est la limite semble-t'il du cinéma de Ruben Östlund à savoir juste dénoncer !
Rubén O a mon gout a réalisé des meilleurs films, plus poignants. Super douche d'humour et le sujet du fond est tjs intéressant. Vivement le prochain !
La Palme d'Or 2022 débarque enfin dans nos salles. J'avoue ne pas avoir eu trop d'attentes pour ce Triangle of Sadness après le précédent lauréat qu'était Titane que j'avais trouvé moyen. Mais il faut avouer que le nouveau film de Ruben Ostlund apporte vraiment une vague de fraicheur au cinéma. Quand je parle de fraicheur, j'évoque le propos du film qui est assez novateur. On ne traite pas seulement du féminisme, on parle aussi d'égalitarisme au sein du couple. Mais le thème central du long-métrage reste les apparences : le sujet est traité merveilleusement à travers le prisme du monde du mannequinat, l'argent et les réseaux sociaux pour nous amener vers cet acte final digne d'une pièce de Marivaux spoiler: où les positions sociales n'ont plus aucune signification. Preuve que les sujets abordés sont intéressants, les 2h15 du film sont bien digestes (le troisième acte peut paraître un poil long). Mais la réelle chose qui fait tenir ce film debout c'est son scénario. les personnages sont très bien écrits et leur rencontre vont provoquées des rencontres burlesques. Je pourrais citer beaucoup de situations sur le yacht mais je vais retenir la rencontre entre nos deux protagonistes et le couple de vendeurs d'armes britanniques ou encore celle entre le Capitaine Thomas (Woody Harrelson) et Dimitry (Zlatko Buric). Par ailleurs, ces deux derniers sont incontestablement les plus grosses réussites de ce film, tant par leur capacité à nous faire rigoler que leur capacité à nous faire réfléchir. Ce n'est pas un film qui va briller pour sa mise en scène, sa photographie ou sa lumière, mais le film offre une vraie réflexion sur l'opulence et la place de l'homme et de la femme dans le couple moderne. J'émet cependant un petit regret sur la séquence finale qui est difficilement compréhensible : spoiler: pourquoi ce plan où l'on voit Carl courir après Yaya et Abigail ? Selon moi, on aurait bien plus gagner en logique et en puissance si le film s'était clos sur spoiler: la proposition de Yaya à Abigail.
Même si ce n'est pas très intéressant techniquement, la Palme d'Or est loin d'être démérité pour Triangle of Sadness. C'est une réflexion vraiment contemporaine qui plaira tant aux cinéphiles qu'au public occasionnel.