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Simon1310
167 abonnés
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4,0
Publiée le 5 août 2019
Dowrange est un des meilleurs thrillers qui m'ait été donné de voir, de jeunes étudiants se retrouvent bloqué sur une route isolé à la merci d'un sniper sadique et impitoyable. Le film est sans pitié avec ses jeunes qui sont a peine esquivé et un peu caricatural mais dont on peut ressentir la détresse et la souffrance qu'ils endurent, le moindre faux pas, est directement sanctionné de la pire manière par ce tueur invisible mais omniprésent. Le danger est pesant, et la tension insoutenable tant pour les victimes que pour nous spectateurs, impuissant, devant ce carnage. On a eu la bonne idée de ne pas avoir des victimes faisant des choses bêtes et stupides en se mettant en danger, mais agissant de façon assez rationnel pour que l'on puisse adhérer et donc être plein d'empathie pour que l'on souhaite qu'ils s'en sortent. Mais le réalisateur assez sadique joue avec notre empathie, pour mieux nous suprendre par la mort d'une personne auquel on s'etait attaché. C'est en cela que Dowrange est un film qui faut avoir vu, un maitrise au couteau du suspense et de la tension que peu de film au cinéma peuvent se targuer d'avoir.
Ouch ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un film de ce calibre. Les acteurs sont mauvais à souhait, le scénario tient sur un timbre poste, les effets spéciaux sont risibles comme pas possible (le sang rouge orangé c'est juste pas possible en 2018), et la fin fait même carrément rire. Seule Stephanie Pearson s'en sort encore pas trop mal au milieu de ce groupe de mauvais...
Le pneu d'une voiture éclate sur une route isolée, six jeunes faisant du covoiturage en sortent pour le réparer et... la petite bombe sanglante orchestrée par ce diable de Ryuhei Kitamura ("Midnight Meat Train" et "No One Lives" du côté de sa filmographie US) où les détonations du fusil d'un mystérieux tireur vont faire régner la terreur va installer de la manière la plus frontale qu'il soit une tension permanente dont il sera impossible de décrocher pendant près de 1h30.
"Downrange" est une sorte d'extension moderne du slasher, tout est là après tout -un coin des États-Unis désert, six jeunes personnages, un tueur mutique- mais, pour répondre à des angoisses bien plus actuelles, fini le meurtrier masqué et armé d'une machette d'une autre époque, place au sniper assoiffé de sang frais et sans motivation apparente. Après quelques conversations futiles pour installer les six potentielles jeunes victimes, ce huis-clos à ciel ouvert démarre tambour battant en faisant fuser les balles sur un rythme qui ne faiblira jamais. D'une générosité impressionnante aussi bien en matière de gestion de son flot de rebondissements (tout arrive quasiment de manière inattendue et parfois entremêlée, c'est juste fou !) que sur la violence graphique exploitée avec une jubilation évidente par un Ryuhei Kitamura animé du même mauvais esprit cartoonesque déjà présent dans son précédent long-métrage "No One Lives", "Downrange" est aussi guidé par la volonté de survie de ses personnages qui, malgré quelques décisions forcément irrationnelles, se montrent bien plus dégourdis que la moyenne pour s'en sortir (la fille de militaire et le propriétaire de la voiture notamment). Dans les rares points noirs à signaler, le jeu d'acteurs est parfois inégal et la révélation du trauma d'un des survivants a des airs de passage incontournable (mais s'il est moins à l'aise sur ce terrain, Ryuhei Kitamura s'en servira tout de même pour une exécution plus intensément dramatique que les autres), ce sont néanmoins des petites faiblesses hautement pardonnables vu la qualité de l'ensemble, d'autant plus que l'afflux perpétuel de nouveaux rebondissements couplé à une mise en scène qui trouve toujours le moyen de se montrer inventive en tirant profit des opportunités que lui offre son cadre pourtant plus que minimaliste permet de les gommer instantanément et sans peine de nos esprits.
Alors, certes, la dernière partie se laissera aller à une surenchère complètement gratuite -répondant quelque part au non-sens des actes commis par ce tueur- mais cette poussée dans le grand-guignolesque débridé sera tellement jouissive dans son imprévisibilité et sa filiation explicite avec le slasher qu'elle ne pourra que nous emporter dans un énorme éclat de rire final absolument irrésistible.
Alliant la tension, la violence, l'humour noir et les surprises réservées par son récit avec une harmonie sidérante, "Downrange" est un véritable petit kiffe -pas d'autres mots- dont son réalisateur a totalement compris la jubilation qu'il pouvait en tirer et faire ressentir aux amateurs du genre ayant un peu trop souvent le sentiment de se retrouver en terrain connu. Une réussite !
Vous aimez le faux sang et les trucages un peu dégueu de série Z ? Bienvenue dans Downrange ! J'aime quand on fait avec les moyens du bord et qu'on surjoue le côté gore pour en mettre plein les yeux quand on n'a pas accès à des effets visuels réalistes. Ici, on a utilisé du faux sang à foison et même une cervelle écrasée ressemble à une boite de cassoulet renversée. On a des membres éclatés ou écrasés, c'est bien dégueulasse, on ressent du dégoût, et pourtant ce n'est pas très réaliste. On passe facilement du "beurk" à la bonne rigolade car tout devient assez extrême. Évidemment, le bouquet final réunit tous les artifices pour nous en mettre plein les yeux et mettre un terme à tout cela de manière assez surprenante et brutale, on a envie d'applaudir qu'une telle cruauté puisse avoir tenue en haleine sur tout le film. Surprenant par son jusqu'au-boutisme et la composition créative de ses plans, Downrange n'est pas un chef d'œuvre du gore mais a le mérite de divertir et de faire réagir avec un scénario simple mais efficace qui arrive à recréer l'ambiance d'un huis clos dans un espace pourtant très ouvert. On ressent un côté amateur chez ses acteurs ou un manque d'expérience, mais le plaisir est là au final tout comme les codes du film d'horreur sanglant, même si la fin est prévisible, son issue reste incertaine.
Un film très mauvais, des acteurs d'une médiocrité absolue, un scénario inexistant. Un huit clos en plein désert mais filmé sur trente mètres carrés. Un sniper qui tire tout le film sur des jeunes au moindre mouvement sans que l'on ne sache pourquoi ni aucune de ces motivations. Un final grotesque et bâclé. J'ai vraiment eu l'impression de perdre mon temps. A éviter.
Un film à voir en accéléré car prévisible et peu interessant malgré quelques scènes gore ça traine en longueur comme tout huit clos non réussi, à noter une fin qui vous fera rire et surtout qui ne donne aucune explication du pourquoi du comment , à éviter sauf si on a du temps à perdre
Vraiment très médiocre, scénario inexistant, ça on s'y attendait, une fois cette idée passée, il reste quoi ? Un jeu d'acteur terriblement mauvais, leurs attitudes totalement stupides et énervantes tout au long du film, qui nous amènent à vouloir se mettre à la place du tireur pour les éliminer le plus vite possible, plutôt que d'avoir envie qu'ils s'en sortent..., des situations totalement incohérentes, notamment sur des angles de tire du tireur, du gore pour du gore mais qui au final n'amène absolument rien au film.. Bref, je ne tire rien de positif de ce visionnage, si ce n'est que ça a occupé 1h30 de mon dimanche.
En voyant l’affiche, on a l’impression d’une série B quelconque qui ne tranche pas vraiment avec le tout venant des productions du même genre. Pourtant, à y regarder de plus près, il s’agit bien d’un film de Ryūhei Kitamura (Versus l’ultime guerrier, Azumi, Godzilla: Final Wars, No One Lives...), et qui —si l’on en croit certaines critiques— fit les délices des spectateurs au dernier festival de Gérardmer. Et en effet, Downrange, c’est un peu la version touristes de The Wall (Ringo Lam), avec la Kitamura’s touch, un sens du grotesque mortel et du tragique absurde. Très distrayant.
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3,5
Publiée le 8 mai 2018
Un huis clos à ciel ouvert avec des jeunes coincés sur le bord de la route qui tentent de se protéger d'un sniper qui prend un malin plaisir à les tirer comme des lapins. C'est donc un survival qui se déroule sur place, mais qui parvient néanmoins à être intense, haletant et assez jouissif à regarder. Il faut dire que c'est très violent, sanglant et gore à souhait avec des effets de qualité. On peut dire que Ryûhei Kitamura se fait plaisir avec ce film et fait endurer les pires choses à ses personnages. Le scénario est basique, mais comprend quelques rebondissements ou nouveaux éléments qui redonnent un souffle à la situation. Il y a peu de temps mort et peu de dialogue ce qui n'est pas plus mal. C'est un poil grotesque par moment, mais c'est justement à l'image du film qui est une série B. Le réalisateur arrive à nous surprendre jusqu'au bout avec un final qui est la parfaite représentation du film puisqu'on retrouve tout ce que l'on a pu voir avant. J'avais bien aimé les deux précédents films américains de Ryûhei Kitamura, mais celui-ci est bien mieux. Un vrai bon divertissement simple, mais efficace.
Downrange est une série B de bonne qualité et totalement assumée du début jusqu’à la fin même lors de passage plus proche du nanar de compétition. Même si Ryûhei Kitamura ressort une histoire de base que l’on a déjà pu voir de nombreuses fois, le réalisateur et également scénariste arrive à apporter une petite touche de nouveauté à la fois dans l’écriture en général, dans le dénouement et dans la qualité de l’image. Même si le film peut partir sur quelques passages assez gores, Ryûhei Kitamura arrive à mettre la dose qu’il faut sans jamais exagérer. Seule frustration que l’on peut avoir : le fait de ne rien savoir sur le personnage du tireur.
Une série B assumée qui utilise des facilitées scénaristiques pour la bonne cause mais sincèrement on se prend au jeu!C'est énervant avec pas mal de gore, on ne ressent pas le temps passé!il faut juste faire abstraction de certaines scènes totalement incohérentes ou autres réactions incompréhensibles, mais sinon au niveau de la tension ça déménage et c'est plutot bien réalisé.Je conseille si vous avez un moment à tué foncez!3,5/5
Pas mal ! J'en espérais pas temps. L'histoire est certe très légère, et l'environnement statique, malgré tout le déroulement nous tien rapidement en haleine. Certains événement sont inattendu, et le film est très fun. 3/5
C'est long, très long ! Ils sont tous aussi mauvais, les victimes, le/les méchants. Vu le scénario on ce doute vite que ça ne va pas être riche en matière d'imagination. Les commentaires positifs m'ont convaincu de ne pas me fier aux avis négatifs, mais comment avez vous pu écrire du bien de ce film ? C'est une catastrophe du début à la fin, n'attendez pas comme moi un miracle à la fin, c'est encore plus ridicule, bref ne perdez pas votre temps pour un navet.
Ryuhei Kitamura, cinéaste japonais connu dans son pays pour ses films d'arts martiaux, est venu tenter sa chance à Hollywood en 2008 pour l'adaptation d'une nouvelle de Clive Barker (écrivain et réalisateur du "Pacte" en 1987) avec "The midnight meat train". Le succès très modeste de cette série B horrifique ne l'empêche pas de réaliser en 2012, "No one lives" qui se montre cette fois-ci très rentable grâce à une surenchère gore mais aussi grâce à la présence de Luke Evans dans le rôle principal. En 2017, "Downrange" dont Ryuhei Kitamura a écrit lui-même le scénario va encore plus loin dans l'exposition des chairs explosées, en balançant sans plus de contexte, les six membres d'un covoiturage (trois garçons et trois filles, parité oblige) sur une route désertique où les attend un sniper psychopathe bien décidé à faire un carton sur l'ensemble de l'équipe. Depuis la mise en lumière des snipers suite à la deuxième guerre du Golfe, les films inspirés du phénomène se multiplient. En 2014, Clint Eastwood dans "American Sniper" suit le parcours de Chris Kyle (Bradley Cooper) célèbre ancien membre des SEAL, assassiné par un déséquilibré à son retour d'Irak, théâtre d'opération où il revendiquait avoir abattu 255 personnes. Des films comme "Desierto" (Jonas Cuaron en 2015) ou "Hors de portée" (Jean-Baptiste Léonetti en 2014) sont sortis du contexte militaire pour explorer la voie du psychopathe tapis derrière son rocher qui peut s'en prendre à n'importe quel quidam qui aura eu le tort de tomber en panne de voiture à portée de leur viseur. Récemment en France c'est Coralie Fargeat qui avec "Revenge" arme une jeune femme qui va faire un carton sur ceux qui l'ont violée lors d'une partie de chasse où elle accompagnait son amant. Ryuhei Kitamura emprunte donc une route de plus en plus fréquentée dont il entend fortement teinter l'asphalte d'une couleur rouge sang. Ce postulat scrupuleusement respecté ne peut malheureusement pas suffire à tenir en haleine 90 minutes durant surtout quand les temps morts assez longs et fréquents ne peuvent être meublés par des acteurs dont l'indigence du jeu assez désespérante ferait presque passer les acteurs des slashers des années 80 (la saga des "Vendredi 13 notamment) pour des émules de Marlon Brando. Seule l'ultime scène plutôt bienvenue fait montre d'un brin d'imagination. Un film donc tout à fait dispensable.