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dejihem
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1,0
Publiée le 20 janvier 2019
Olivier Assayas a fait des bons films jusqu'aux Destinées sentimentales (2000). Son influence en tant qu'ancien critique des Cahiers du Cinéma et juré à Cannes lui permit de réaliser des films d'une préciosité susceptible de le couper du public. Déconnecté de la vie réelle, il fantasme sur les actrices (Sills Maria en est le parfait exemple). Le plus incompréhensible est qu'il réussit à continuer à tourner malgré l'insuccès de tous ses films après 2000. Il y a quelque chose qui cloche.
C’est sensé être une opportunité d’aller voir un film en AP, ça a été un contrainte... Canet recite, Christa est la, sans être là, puis là à nouveau... Juliette Binoche sauve les murs... Le vrai sujet du film est évincé pour laisser place à une polémique ultra chiante sur l’ère du numérique dans l’édition. Mes deux étoiles sont décernées à quelques décors bien choisis et certaines situations qui font sourire.
je suis passé du film : les invisibles à ce film doubles vies , la transition est difficile !que dire de ce film sans être trop méchant , j ' avoue que je sais pas , un film bavard , très bavard , sur des sujets très ciblés : le remplacement du livre par le livre numérique le tout dans des dialogues prétentieux et redondants ! le milieu est celui des intellectuels et des " bobos " . pour agrémenter ( ? ) et justifier le titre on assiste à des amours coupables et croisées sa
Si tout l’aspect autour des relations entre les personnages est fort intéressant, d’autant que chaque acteur incarne parfaitement son rôle (mention spéciale pour Nora Hamzawi qui fait ses premiers pas au cinéma), on regrette les débats récurrents qui ponctuent tout le film. A travers des réflexions sur l’état du livre à l’ère du numérique, on a davantage l’impression d’écouter un podcast de France Culture plutôt que de regarder un objet de cinéma.
Pour retrouver l'intégralité de ma critique : http://www.leslettresdelucie.fr/doubles-vies-double-peine/
Un film d'Olivier Assayas est toujours un évènement. D'autant quand il réunit une palette d'acteurs aussi prestigieux que Canet, Binoche, Greggory ou Macaigne. Une nouvelle fois, le cinéaste revient à une réflexion aussi profonde qu'elle est sarcastique sur l'univers de la création artistique. Dans une certaine mesure, il traitait déjà du sujet dans "L'heure d'été", sauf que cette fois, au lieu de collections, il s'intéresse cette fois à l'édition et à la télévision. On comprend d'ailleurs très vite pendant le film que le sujet concerne tout autant le cinéma, dans un contexte où les modes de consommation de l'art sont en plein bouleversement, avec l'explosion d'Internet.
Les comédiens éprouvent un plaisir très sensible à jouer ces écrivains ou acteurs ou éditeurs. L'ironie affleure à chaque scène, comme si Olivier Assayas devait régler ses comptes à ce petit monde fermé de la bourgeoisie artistique. Le rire est très présent, surtout lorsque Binoche elle-même, dans sa peau d'une comédienne de série, propose de donner les coordonnées de son propre agent, avec un léger sourire aux lèvres. Mais, en dépit de l'humour assumé de la mise en scène, il faut saluer des dialogues très écrits, qui illustrent parfaitement la problématique de la littérature aujourd'hui.
Les histoires d'amour qui accompagnent ce récit pamphlétaire sur l'état de l'art en France ne sont finalement qu'un prétexte à critiquer et à dénoncer un élitisme autocentré d'une certaine catégorie d'artistes renommés. Les maisons absolument magnifiques tranchent avec un contexte social contemporain où nombre de personnes ne finissent pas leur fin de mois sereinement. Le cinéaste sauve le propos en apportant un regard forcément ironique sur une société qui, certes, réfléchit aux enjeux de la création artistique, mais sans doute ignore le reste du monde qui l'entoure.
Olivier Assayas, ce n'est pas trop mon truc. Même son « Heure d'été », que j'avais beaucoup apprécié en sortant de la salle, m'a nettement moins convaincu en le revoyant. Dans cette perspective, « Doubles Vies » fait assez bonne impression. Je me suis finalement peu ennuyé, trouvant les propos tenus souvent intelligents, intéressants, avec une vraie logique de débat où la vision de chacun est défendu par des arguments solides, concrets, nous donnant à voir les choses (un peu) différemment quant au regard que nous portions sur la « numérisation » du livre. Alors c'est une évidence : ce film n'est pas adressé à tout le monde, et c'est clairement sa limite. Ça parle constamment, reste dans une logique très bobo, très élitiste, se focalisant sur un milieu très privilégié intellectuellement : le « peuple » n'a jamais été le truc d'Assayas, ce qu'il confirme plus que jamais ici. Maintenant, pour ceux que le sujet intéresse, ça se tient. Certes nous avons surtout droit à un dialogue géant entre personnes financièrement aisées, mais cela reste relativement stimulant, surtout, d'ailleurs, lorsque le réalisateur s'intéresse à la vie privée des personnages, seuls moments où chacun peut s'y retrouver un minimum, la sobriété étant toujours de mise. Côté casting, c'est assez réussi, avec notamment un contre-emploi convaincant pour Guillaume Canet, mais mon coup de cœur est clairement pour Nora Hamzawi : je l'ai toujours apprécié, mais avec ce rôle (de loin le plus attachant du film), elle confirme les espoirs placés en elle : j'étais sous le charme. Du coup, j'ai légèrement hésité pour ma note finale. Si cette dimension très intello et très écrite m'empêche d'être vraiment convaincu, le propos comme le regard sur notre société m'a plutôt séduit : de la part d'Olivier Assayas, une agréable surprise.
Cette histoire de bobos parisiens m'a bien amusée et bien fait rire. Ceux qui descendent méchamment ce film, holà, c'est exagéré, il faut se détendre un peu. Voilà une histoire bien troussée, sympathique et qui montre bien tous les travers de ce milieu privilégié.
D'excellents dialogues, avec un Guillaume Canet bluffant de réalisme dans son costume d'Alain : un éditeur brillant à la tête d'une vielle maison d’édition en quête d’évolution. Vu le titre, je redoutais - à tort - un vaudeville, je trouve un film bien plus intéressant, comique et enlevé que la plupart des pièces de Feydau. Vincent Macaigne est une révélation. Juliette Binoche est toujours excellente avec des relations assez édifiantes avec ses partenaires. Par contre assez grosse déception, selon moi, de Christa Théret que j'avais beaucoup aimé dans "Renoir" et dans "Marguerite" , mais qui ici interprète - mal selon moi - la jeune amante brillante, supposée être sortie d'HEC et donc déclamant ses aphorismes - typiques de la jeune HEC qui sait tout. Un rôle difficile cependant mais qui selon moi ne lui convient pas, cela ne passe pas. Je pense cependant que c'est davantage une grosse erreur de casting : Christa est tout sauf une mauvaise actrice. Ce petit bémol à part, on passe un très bon moment avec des réflexions sur l'évolution des livres et du milieu de l'édition assez intéressante soumise à une seule règle très simple pour sa continuité : le succès commercial.
0.5 mais c est zéro que ça mérite ... Furieux d'avoir suivi la pléthore de 4 étoiles des critiques presse ... Du blabla insipide, des gros plans ... des gros plans de Canet, de Binoche … Et encore des gros plans et du blabla … Dès le début, j ai senti venir, en 10 min le film était plié, c'est du rien … Je suis sorti furieux d avoir payer une place de Cinéma pour ça … faites confiance au critique spectateur, n'y allez pas …
Beaucoup aimé ce film, vision voire satire désabusée du monde (parisien ...) de la « culture » : personnages prétentieux mais attachants, qui passent leur temps à discuter entre « amis », de l’actualité, de politique et surtout de littérature, sa place et son évolution face à Internet, ou la légitimité de l’écriture autobiographique. De vraies discussions très denses, beaucoup de contenu, qui vont « prendre la tête » à ceux que ces sujets n’intéressent pas … Qui tournent en rond, d’apéros en colloques, parce que les personnages n’ont d’autres réelles motivations que la jouissance narcissique (le terme revient souvent dans le film) et leur intérêt personnel : privilégiés, enfants gâtés d’un système où il est de bon ton d’enrober ses égoïsmes d’un discours « cultureux » : on a la citation savante et toutes les références de l’entre-soi, entre deux séances où on se baise, à tous les sens du terme, jouissance décomplexée et sens du profit (savoureux Pascal Greggory en hédoniste cynique plus soucieux de ses actionnaires que de la « vénérable » maison d’édition qu’il possède, c’est le mot qui s’impose au spectacle de ses superbes compagne (jeune !) et demeure …) Vincent Macaigne drôle en écrivain geignard aux poses de « créateur » mais sans égard pour autrui dans sa recherche du succès. Guillaume Canet et Christa Theret ambigus et séduisants dans leurs jeux de dupes. Juliette Binoche joue la copine sympa, la compagne enjouée, ce même mélange de sincérité et de fausseté, d’affection et d’égoïsme qui anime tous les participants de ce simulacre, qui nous ressemblent terriblement …
Ce que j'ai du mal à comprendre c'est comment un réalisateur dont les critiques spectateurs ne dépassent guère la moyenne de 2,5, arrive encore à trouver de l'argent pour réaliser des navets.
Je n'arrive même pas à décrire le film tant tout est mauvais.
Décidément le cinéma français est tombé bien bas...
Ce film est vraiment nul. Le scénario, les dialogues, les interprétations, tout. On peut difficilement faire pire, plus ennuyeux, et plus pseudo-pompeux et pseudo-intello à deux balles. Une seule chose là-dedans mériterait plus d'étoiles : l’interprétation de Nora Hamzawi. Elle doit avoir beaucoup de talent cette fille pour arriver à être aussi naturelle avec des dialogues si nuls.
Film sans aucun intérêt ! Prétentieux à souhait, mal joué ... Seuls Nora Hamzawi et Vincent Macaigne dans une moindre mesure tirent leur épingle du jeu ! Le scénario ( si vraiment il y en a un... à part des coucheries croisées, je ne vois pas vraiment !) est nul, les dialogues on ne peut plus pédants ( Et en récités sans aucune respiration par Guillaume Canet et sa jeune partenaire. On dirait comme le disait une des critiques qu'ils nous citent un texte appris par coeur sur Wikipedia ou sur un powerpoint sur l' édition et le livre numérique). Bref avec le prix de la place, allez voir autre chose, boire un coup, ou vous acheter un Que sais-je sur n'importe quel thème , ça sera toujours mieux que perdre votre temps et votre argent pour ce film insipide !