Heureux comme Lazzaro
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56 critiques spectateurs

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Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2020
A travers le destin de Lazzaro, un garçon exploité, un fable poétique et politique mystérieuse et envoûtante portée par le lumineux Adriano Tardiolo. Un film hors norme auquel on pardonne quelques longueurs.
Prix du scénario à Cannes.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2020
Je n'accroche pas à ce type de film à l'esprit très gauchiste, mâtiné en plus de sacré cuisiné à la sauce misérabiliste. ça démontre quoi, chère Madame ? Dommage, car j'aime bien habituellement les films italiens.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2020
Si un film parvient à m’étonner, dans le bon sens du terme, il a déjà parcouru la moitié du chemin pour me convaincre, et ‘Heureux comme Lazzaro’ est typiquement le genre de production qui me ravit par sa capacité à déjouer mes pré-conçus blasée par trop de films en demi-teinte : il s’agit d’une oeuvre profondément italienne dans sa manière d’épicer un naturalisme aride, quasi documentaire, d’une touche de magie et de surréalisme. J’aurais du mal à prétendre que ces injections rendent le résultat ‘passionnant” et pourtant, contre toute attente, ‘Heureux comme Lazzaro’ est parvenu à titiller ma curiosité de manière ininterrompue jusqu’à sa conclusion. Mieux vaut ne pas s’attacher outre mesure au récit, assez lâche, criblé de temps morts et d’ailleurs essentiellement descriptif. Des indices clairs suggèrent un contexte moderne et pourtant, les paysans crédules qui vivent dans le village de l’Inviolata semblent hors du temps, réduits au servage pour le compte de l’aristocratie locale et inconscients du monde qui les entoure. Pour un peu, on se croirait revenus au temps des premiers film de Yorghos Lanthimos (‘Canine’, surtout), qui faisaient de ce décalage entre croyance et réel le pivot central de leur proposition. Dans ce hameau isolé du monde, il y a Lazzaro, exploité par les siens comme ceux-ci sont exploités par leur suzerain, mais qui subit cette existence laborieuse sans déplaisir apparent. Lazzaro est une figure allégorique bien entendu, mais laquelle ? Le Christ, chargé du fardeau des souffrances du monde ? Saint Lazare, qui se verra donner une seconde chance? Ou Saint François d’Assise, qui bouleverse le monde par sa bonté et son innocence ? Le film imprime fortement cet aspect hagiographique, auquel on sera libre d’accoler ou non une lecture sociale...car Lazzaro ne peut rien et ne fait rien pour lutter contre l’injustice qui touche ses proches : la révolte n’est pas dans sa nature. Probablement est-il aussi passablement idiot, “Innocent du village” qui promène sur son village ubuesque un regard effaré mais qui ne juge jamais rien ni personne. Après la résurrection auquel on s’attend, le film s’enfonce dans une étrangeté qui frappe d’autant plus qu’elle est constamment tempérée par une approche qui rappelle une comédie sociale et noire d’Ettore Scola. Je suis sûr qu’il est possible de s’ennuyer, et même de bien s’ennuyer, en suivant cette histoire qui semble parfois ne pas savoir quel direction emprunter ni décider de ce qu’elle souhaite vraiment exprimer, particulièrement dans sa seconde partie mais, en ce qui me concerne au moins, l’attrait qu’a exercé cette atmosphère insaisissable, qui tire alternativement le spectateur du côté du réel et du côté de la fable féérique, a fini par dominer les faiblesses de cette proposition de cinéma inhabituelle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 décembre 2019
Magnifique film tendre et cruel. Une fable bouleversante, totalement irrationnelle mais à laquelle on adhère à 100%.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2019
Je découvre le monde mystérieux d'Alice Rohrwacher par son troisième long, en omettant, pour l'instant, les deux précédents. Une cinéaste cannoise qui plait aux différents jurys, çà ne laisse pas insensible ma curiosité. On s'éprend assez rapidement de ce Lazzaro, dans une magnifique interprétation. Une Italie côté misère, qui semble pour autant pas si lointaine. La petite étoile qu'est l'acteur italien subit les demandes des autres, sans jamais sourciller. Il découvre le monde et les relations avec les autres comme un nouveau né qui exprimerait ses premiers mots. Heureux, il est par ce qu'il attaché à la vie. Incarnation du simplet par excellence, la cinéaste navigue entre la frontière du mélancolique et du risible. Et c'est justement çà qui coince pour moi. Après la meilleure scène du film et les retrouvailles entre Lazzaro et Antonia adulte, le film aurait du s'arrêter net. Tout ce qui vient après est inutile et dessert le propos.
PIERRE-QUI-ROULE
PIERRE-QUI-ROULE

94 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2019
Un fable extraordinaire écrit avec des caractères riches en couleur. Un scénario original très imaginé. Au début j'avais du mal à m'accrocher et après petit à petit on laisse enchanté par ce Lazzaro. Touchant et mouvant. Seul point noir. On dirait que le film a été tourné avec un iphone.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2019
En mettant en scène Lazzaro un simple d'esprit d'une bonté inébranlable Alice Rohrwacher réussi le pari d'allier la critique sociale sur l'injustice, la servilité et le conte satirique ponctué de lyrisme.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2019
Avec son nouveau film, Alice Rohrwacher nous fait voir le monde impitoyable qui nous entoure à travers l'innocence et la naïveté de son personnage principal. Lazzaro est, on peut le dire, quelqu'un de bien. Un jeune homme toujours prêt à aider les autres qui en profitent bien. Il vit avec les siens dans un hameau isolé du monde extérieur où ils sont tous exploités par une famille qui gère une affaire de tabac. "Lazzaro felice" n'est pas un film qui réserve beaucoup de surprises donc le secret qui entoure cette situation doit être préservé et c'est pour cela qu'il vaut mieux ne rien savoir sur ce film avant de le regarder. Le début est intrigant, mais on peut difficilement imaginer ce qui se cache derrière tout ça même si avec tous les indices dévoilés par la réalisatrice on commence à se douter de quelque chose et de notamment de l'époque à laquelle se déroule l'histoire. La première partie est très réussie pour le côté intrigant comme je l'ai déjà dit, mais aussi pour ce huis clos à ciel avec le portrait de ces gens heureux avec ce qu'ils ont, c'est-à-dire pas grand-chose. La deuxième est plus déconcertante et moins aboutie même si elle évoque plus de choses dans le fond avec ce rapport direct au monde, au capitalisme. "Lazzaro felice" est une fable douce et amère qui est intéressante et engagée, mais qui manque un peu de consistance. Je m'attendais à un peu mieux, mais c'est pas mal, original et plaisant à suivre.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2020
Les mésaventures d’un jeune paysan, figure christique, incarnation d’une innocence et d’une bonté exploitées, maltraitées, déphasées dans le monde moderne. On retrouve ici le charme singulier du cinéma d’Alice Rohrwacher : mélange de naturalisme et de fantastique, douce étrangeté, jeux temporels… Et quelques moments de grâce, notamment lors de la scène où la musique « s’en va ». Mais le scénario est plus hétéroclite et moins abouti que celui des Merveilles (le précédent opus de la réalisatrice), desservi notamment par une séquence finale assez maladroite dans sa critique du capitalisme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 janvier 2019
Le plus beau film que j'ai vu récemment... Une maitrise du cadre, du montage et un scénario incroyable... Bravo, Brava
nada r.
nada r.

10 abonnés 99 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2018
Superbement bien joué, Lazarro a été tres tres bien choisi. On croit sans problème à ce héros innocent et pur, representé comme un saint. L histoire, narrée comme une fable, est prenante et porte notamment sur le genre humain et sa nature même,un regard plutôt pessimiste. On se doute de la fin, mais on se prend à en esperer une autre, on s’attache au personnage hors du temps de Lazarro. Le film est plaisant et on ne s’ennuie pas. De Candide, Lazarro devient un saint et le parallele avec le religieux est omniprésent ( et toujours derriere, l’idée de torture qui caracterise leur existence temporelle)
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 414 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 décembre 2018
Ce film qui repart de Cannes avec le prix du scénario est plutôt réussi dans sa première partie (l'épisode qui se passe à la campagne) et le résultat honorable, par contre la partie "citadine" (qui dure 45 bonnes minutes pour un film de 2h10) est ratée, mis à part une ou deux scènes. Certes les idées qui parcourent ce film suscitent l'adhésion, mais toujours la même remarque : cela suffit-il à faire un bon film ?
Au final un sentiment mitigé. Très franchement si vous allez au cinéma simplement une fois par mois, non ! allez voir autre chose.
yosatis1 ..
yosatis1 ..

1 abonné 61 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 décembre 2018
Un film qui se déroule en 2 parties et durant 2 périodes de l'histoire italienne. La 1ere nous transporte dans des terres arides où des familles de paysans sont maintenues en esclavage par une marquise. La communauté paysanne à son tour "exploite" le jeune Lazzaro, garçon candide. C'est la partie la plus intéressante du film. La seconde nous plonge dans l'Italie moderne où les conditions de vie des plus pauvres sont semblables à celles des paysans du passé (l'entraide en moins). Ici, les dominants sont les banquiers notamment. Dans ce monde Lazzaro ne change pas et il sera la victime du système. Que penser de ce "conte"? A la sortie de salle, je ne savais pas trop et mon impression demeure. L'acteur principal joue très bien
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 décembre 2018
Le film se veut peut-être poétique, je l'ai trouvé mièvre. Bien sûr, l'esclavage à notre époque dans un petit "civilisé" est un anachronisme intéressant mais, en dehors de cela, que doit-on retenir de ce film ? J'ai tout de même apprécié la manière de filmer ces pauvres gens dans des conditions de vie misérables, j'ai découvert des paysages curieux. Globalement, je me suis un peu ennuyée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 décembre 2018
Un film d'autant plus étonnant que l'axe de réflexion n'est pas présent dans la bande annonce ou le synopsis.
Il est rare qu'un film est aussi près de mes convictions sur notre réalité, de mes intérêts philosophiques, et de mes goûts en matière de techniques pures cinématographiques.
Un film qui est à la fois beau et hideux, morale et immorale, relativiste et universaliste... Un chef d'oeuvre en matière de potentiel interprétatif, qui accorde autant de place aux concepts et au(x) réel(s).
Et dire que je ne le trouvais pas très attrayant !
À voir, et à revoir. Les mauvaises critiques sont fournies par ceux qui justement encourage la réalité déconstruite et vivement critiquée dans l'oeuvre.
Le film revisite le concept de conte moderne.
À vous de le voir pour comprendre par vous-même, si vous en êtes capable, des multiples critiques philosophiques de notre condition humaine.
Bien à vous.
L'.
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