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3,0
Publiée le 18 avril 2026
Avec Heureux comme Lazzaro, Alice Rohrwacher propose une fable hors du temps, mêlant réalisme social et dimension quasi mystique. Le personnage de Lazzaro, figure de pureté absolue, fascine autant qu’il peut sembler abstrait. Rohrwacher privilégie une narration elliptique et une atmosphère contemplative, au risque de désarçonner. Le film déploie de belles idées, mais peine parfois à en unifier pleinement les registres. Reste une œuvre singulière et poétique, mais dont l’étrangeté peut limiter l’adhésion émotionnelle.
Un fantastique conte d’astiquer, rustique et énigmatique, onirique et fantasmagorique. Une plongée au cœur d’une Italie du sud rurale, hors du temps. Heureux comme un spectateur
Je rêve de l'Italie avec son soleil ses oliviers ses ruines romaines ses chemins pavés, arrêttez tout !!! Cette fable moderne nous amène tout droit daspoiler: [[spoiler] /spoiler]ns un monde frauduleux, dans notre monde où les humains n'ont de grâce pour personne et tout comme entre les bêtes sauvagesspoiler: il n'y a a aucun espace pour la fragilité ni le rêve. Notre rêve á nous passe par dessus les autres et se construit au prix de la vie des autres s'il le faut. Au tiroir, voir á la poubelle nos acquis de conscience ! Alors un film grâcement financé par toutes les institutions publiques existentes doit il se contenter d'une telle diete estéthique ?!!!! Le scénario est malgré tout intérèssant, et ce travail relève á mes yeux de l'art moderne cinématographique, une éspèce de cinéma indépendant, touchant par son personnage principal.spoiler: spoiler:
Lazzaro, un jeune garçon innocent et si serviable qu'il en devient servile, vit au sein d'une communauté de serfs exploités comme au Moyen-Âge par l'horrible propriétaire d'une plantation de tabac, la marquise de Luna. Quand il se lie d'amitié avec Tancredi, le jeune héritier des lieux, sa vie, comme celle de la communauté, est radicalement chamboulée. Il y a beaucoup de Pasolini, mais aussi un peu de la très belle série Les Revenants (que Rohrwacher a peut-être vue ?) dans Heureux comme Lazzaro, une fable à la saveur médiévale qui imagine ce que serait la sainteté dans deux périodes historiques distinctes, celles du servage et celle du capitalisme. Sans nostalgie pour la société pré-industrielle (au contraire de Pasolini), Rohrwacher démontre la faillite du capitalisme et du monde moderne malgré ses promesses de liberté et de consommation, et fait de Lazzaro un martyr garant malgré tout d'une certaine sagesse intemporelle. Heureux comme Lazzaro dépasse toutefois le cadre restrictif du film à thèse, et reste fondamentalement un peu mystérieux et opaque dans ses intentions, comme les vies de saints que l'on se racontait au Moyen-Âge. Surtout, il parvient à faire de Lazzaro un vrai beau personnage de cinéma, avec lequel on sourit et on souffre jusqu'au bout.
Un film difficile à critiquer, mais les doublages médiocres me sortaient régulièrement du film.
Une atmosphère intrigante, je ne serais pas contre le revoir en VO, mais il est malheureusement très long à démarrer et demande de s'impliquer un minimum.
Lazarro charme au début par son intemporalité,ses plans silencieux à la Malick dans les champs de tabac.On doit se raccrocher aux technologies du fils oisif de la marquise pour identifier une époque que l'on pourrait situer dans les 90's même si cela n'a pas réellement d'importance.Malheureusement tout ceci se complique rapidement à travers la parabole de l'innocent ,toujours prêt à aider son prochain sans demander une contrepartie, le type brave , le ravi de la crèche qui ne se plaint jamais .On est quand même très loin de L idiot de Dostoïevski et par dessus la fable christique la réalisatrice nous sert une critique lourdinguissime de la mondialisation et de ses excès.C'est donc une déception et en plus ça dure 2 bonnes heures!
Fable christique où les miséreux exploités n'arrivent pas à se soustraire à leur condition, quelle que soit l'époque. On peut voir de la poésie dans toutes les scènes ou de la démence de réalisatrice : les misérables constituent une vraie cour des miracles, la musique le suit, il ressuscite 20 ans après sans prendre une ride et personne ne s'en offusque, les cerfs sont des vilains, le Marquis exploiteur exploite les migrants, les loups ponctuent les époques,... Mais la dernière scène relève d'un hyperréalisme primaire. Dommage que le poème ne trouve pas sa rime finale!
Dans ce film qui oscille avec une intelligence rare entre entre réalisme et conte fantastique, Alice Rohrwacher nous dresse un portrait subjectif des laissés-pour-compte de l’Italie de ces 50 dernières années. À travers la figure christique du jeune Lazzaro (Lazare), témoin innocent et passif d’une histoire baroque qui se déroule sous ses yeux, la réalisatrice italienne nous déroule un incroyable récit, d’une grande liberté cinématographique, où le quotidien le plus trivial côtoie le fabuleux pur, et où la notion du temps est volontairement tordue. Dans Heureux comme Lazzaro, un groupe de paysans vivant sous le joug d’une baronne aussi riche que malhonnête va se retrouver, plusieurs années plus tard, parqué dans un bidonville à la périphérie d’une grande ville. L’occasion de filmer des magnifiques visages burinés, des paysages d’une beauté époustouflante, et au détour d’une caravane, de capter la silhouette du trop rare Sergi López. À la fin, un seul constat subsiste, amer : les pauvres et les asservis d’aujourd’hui sont les mêmes qu’hier. Remarquable.
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1,5
Publiée le 13 décembre 2020
Les critiques adorent Lazzaro Felice et moi je veux récupérer ces deux heures de ma vie. Une heure après le début du film rien ne s'est passé et vous avez tellement payé de votre ennui que vous vous sentez obligé de regarder plus loin. Il doit y avoir une sorte de récompense puisque les critiques font l'éloge de ce film il doit sûrement en valoir la peine car il va sûrement se passer quelque chose mais ce n'est pas le cas il ne se passe rien et il n'y a pas de récompense. Vous recherchez toujours quelque chose de bon dans cette histoire pour justifier le temps passé à le regarder et ne pas avoir l'impression d'avoir été escroqué. Mais parfois vous êtes juste escroqué. C'est un film ennuyeux, déprimant et inutile...
Première partie dans la campagne avec les paysans exploités. Lazzaro est mou et travaille. Deuxième partie en ville avec les sdf. Je ne sais pas s’il a gagné au change..... Il travaille toujours mais ne nous passionne toujours pas. Si au moins il avait connu l’amour avec son copain riche..... C’est pas terrible et avec une image plutôt moche et mal cadrée (je pense que c’est volontaire). On peut s’en passer.....
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2,5
Publiée le 14 novembre 2020
On se croirait sur la lune avec ses paysages rocailleux que Lazzaro traverse dans la première partie! De l'esclavage moderne et des paysans (dont des femmes et des enfants) contraints à travailler sans connaître l'argent pour cacher les progrès sociaux! Des gens bossant gratis et vivant dans des taudis vètustes! Au milieu de tout ça, une marquise reine de la clope dirige ce lieu-dit avant que la banque ne vienne mettre son grain de sel [...] il est heureux Lazzaro dans cet objet sorti de nulle part, un innocent ènergique et dynamique qui travaille dur, nè dans un hameau paysan isolè de tout! Tellement heureux qu'il peut être un bienheureux comme l'ètait jadis Philippe Noiret! Rien à voir avec le classique d'Yves Robert, ici nous sommes dans un conte poètique et politique, filmè avec amour par Alice Rohrwacher, une habituèe de la Croisette! Le film intrigue, bouleverse parfois et nous fait poser beaucoup de questions! Un drame social qui devient tout autre chose dans sa seconde moitiè! Et c'est malheureusement dans le voyage dans le temps où l'histoire prêche avec un final qui laisse perplexe! C'est dommage car malgrè son ambition et son sujet inspirè d'une histoire vraie (le groupe de paysans devenu esclave), "Lazzaro felice" dèconcerte! En jeune paysan naïf mais d'une bontè absolue, Adriano Tardiolo est saisissant! il aurait mèritè un Prix alors que le film, lui, a obtenu le Prix du scènario au Festival de Cannes 2018! Une oeuvre à rèèvaluer...
Un conte généreux et éblouissant. Il suffit de se laisser emporter par la candeur et la gentillesse d Alzarro. Les couleurs et les prises de vues du film feront le reste. Que du bonheur!
Sublissime , La vie de Lazarro , gaillard paysan naïf , simplet parfois. Travaillant au domaine de la marquise , celle ci exploitant agréablement toute une famille paysanne , comme au temps féodal , une autre époque. Tout explose un jour.