L'Homme invisible
Note moyenne
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Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2025
Mille mots me sont toujours venus en tête à l'idée d'évoquer "L'homme invisible", mais je crois que celui qui le définit le mieux est : cynisme. Qu'ils soient riches ou pauvres, qu'ils soient flics, scientifiques, tenanciers ou fermiers, tous les badauds sont ici présentés comme lâches et bien plus prompts à dénoncer quelqu'un de différent plutôt que de l'aider. En usant de ce cynisme jusqu'à l'extrême, James Whale, d'une certaine façon, justifie la folie meurtrière de son personnage et te fait te dire "et si moi j'étais invisible, est-ce que je ne ferai pas la même chose si j'avais eu à recevoir pareil traîtement ?". Insidieux avez-vous dit ? Et pas qu'un peu. La fameuse question mise sur la table, on en vient même à avoir de la sympathie pour l'homme invisible. On connaît sa fin à l'avance, mais on ne veut pas qu'elle intervienne. Et puis il y a Claude Rains, avec sa seule voix, il se rend inoubliable. On a, à mon goût, jamais assez vanté ses mérites. Mise en scène parfaite, rythme sans fausses notes et trucages qui cassent des briques. Non, ça n'a pas vieilli d'un pouce.
Moorhuhn
Moorhuhn

168 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2015
Cela fait maintenant plusieurs semaines que je me rends compte que j’ai vu très peu de classiques de l’horreur en fin de compte. Au niveau des Universal Monsters je n’avais vu que Dracula et La Momie par exemple. Des films qui ne m’ont pas fait grimper au plafond mais que je trouve sympathiques. Et c’est malheureusement le cas aussi de L’Homme Invisible. Pourtant j’étais optimiste sur celui-ci avant de le visionner. J’ai cependant pas mal d’éloges à faire mais ils seront plus d’ordre technique qu’autre chose. Tout d’abord quelle photo mes amis, quelle photo ! Le Noir et Blanc est absolument somptueux et le travail fait sur l’éclairage vraiment admirable. A partir de là, tu sais que visuellement au moins tu prendras ton pied. Et à côté de ça, je pense qu’il n’est pas inutile de souligner l’incroyable qualité des trucages. Le film a plus de 80 ans aujourd’hui, une éternité quand même si on prend en compte le fait que le cinéma a environ 120 ans. Et ces trucages restent encore très efficaces même aujourd’hui, mêlant à la fois des superpositions de plans et du bricolage artisanal. C’est vraiment brillant pour le coup, j’imagine la terreur que pouvaient ressentir les spectateurs de l’époque. Mais pour autant je n’ai pas trouvé le film très effrayant, la faute à un climat paranoïaque pas forcément très convaincant à mon goût.

En fait la présence du « monstre » ne se ressent pas par la mise en scène. Whale va juste expliciter la possibilité de sa présence par des dialogues, ce qui ne rend pas l’atmosphère aussi tendue que je l’aurais souhaité. Sans compter que le jeu plutôt sommaire des acteurs secondaires ne vient pas accentuer ça. A contrario si le cinéaste privilégiait davantage le son pour faire ressentir la présence de l’homme invisible, ça aurait pu être vraiment traumatisant. Imaginons une scène où un personnage bien visible est seul dans son salon et entende des bruits de pas ou vois des objets bouger sans crier gare. Brrrrrh…. Après il faut bien sûr remettre les choses dans leur contexte, c’est l’aube du cinéma parlant, les moyens techniques n’étaient pas les mêmes, la caméra difficilement amovible. Et il en va de même pour l’interprétation. Autant j’ai aimé la voix de l’homme invisible qui était inquiétante, autant le reste ne m’a pas convaincu du tout. Mention spéciale à la femme de l’aubergiste que j’ai insulté à plusieurs reprises en menaçant de l’égorger. Bordel ce surjeu atroce… Elle ouvre grand les yeux, elle hurle, elle ne sert à rien… Et le pire c’est qu’on la voit suffisamment à l’écran pour bien se briser les tympans. Insupportable.

Après le film est vraiment bien foutu et divertissant dans son ensemble car la progression du personnage invisible est captivante, on se demande jusqu’où il peut aller dans sa folie. Mais le film ne dure qu’1h10, ce qui est un réel handicap car Whale aborde des thèmes assez complexes qui auraient mérité approfondissement et réflexions. A la fois sur la folie d’un homme qui invente un pouvoir qui l’envahit mais aussi sur la menace invisible, comme celle qui se tramait en 1933. En ça L’Homme Invisible est un film intelligent, ça m’a d’ailleurs beaucoup fait penser à l’Invasion des Profanateurs de Sépulture. Sauf que le Siegel était plus développé que ça, avec une double-lecture intéressante, le rythme était plus posé et l’ambiance très travaillée. 20 minutes de plus n’auraient pas été de trop, avec davantage d’intensité et l’aspect métaphorique du contexte de l’époque plus développé. Enfin dans l’ensemble on a quand même là un film bien sympathique et assez marquant grâce à un « monstre » à la personnalité bien définie. Une bonne découverte tout de même, je m’attarderai volontiers sur les deux Frankenstein en plus des films de la Hammer.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juin 2019
Le vieux chef-d’œuvre de l’invisibilité toujours pour le cinéaste de « Frankenstein » et « sa fiancée », grâce à la grande histoire littéraire de la science-fiction fantastique, dont il s’est inspiré en l’adaptant dans cette mise en scène. Rien de comparatif avec l’idée saugrenue de monsieur Verhoeven de rendre son personnage invisible tel un pervers sadique violeur, j’en suis estomaqué par la digestion trop moderne sortie en 2000 que par la maîtrise pas vraiment génial de son scénario. Le transit intestinal passe mieux ici, d’après les propos de la version en langue originale, dont j’apprends les cours d’anglais au fur et à mesure, les aliments ingurgités dans l’estomac ensuite éliminés, sont visibles derrière ses vêtements, bon appétit « Breakfast and Lunch » Sir ! Ce qui rend sa part d’humanité, le besoin d’assouvir sa survie après l’expérimentation scientifique irréversible, malgré ses intentions malintentionnées d’effrayer les villageois et ces alentours. Une raison frustrante le submerge d’esprit vu l’état de sa condition qu’il n’aurait jamais pu prévoir. Le « Dark Lord » est un malicieux frôlant la folie, ce côté burlesque sifflotant des chansonnettes populaires apportant sa sympathie, commentant des méfaits hors-la-loi et pour autant, profite de reprendre le rôle laissé vacant par « Robin des bois ». La banque bousculée par son pouvoir invisible plus fort qu’elle, sera en alerte maximale, la Police du pays en état d’urgence. Une superbe prestation d’acteur qui se fraye ce chemin transparent derrière son bandage effet d’optique raisonnable datant de 1933, bien meilleur que le Bacon 肋de « Hollow Man » sans l’ombre d’un homme douteux en chair et en os.領Quand viendra le tour cinématographique de la femme déjà par-faite, elle se transformera en Fanta-Jessica Alba.
chrischambers86

16 210 abonnés 13 164 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2010
Les trucages de "The Invisible Man" de James Whale n'ont jamais ètè dèpassès et l'on n'oubliera pas de sitôt la tête de Griffin enroulèe de bandelettes qui, dèfaites, ne laissaient voir que le vide! Son visage ètait en fait recouvert d'un bandage et ses yeux ètaient cachès par des lunettes foncèes! L'homme ressentait le besoin de disparaître! Les mains gantèes dèfirent lentement le bandage! Mais rien n'apparut! Ou plutôt si, le mur blanc devant lequel le personnage, (inoubliable Claude Rains), se tenait! Un trucage parfait! Probablement le meilleur jamais rèalisè par John P.Fulton et qui, avec la complicitè de l'èquipe de l'Universal chargèe de rèaliser le film "The Invisible Man", sera longtemps secret! Inspirè de Wells, ce film est devenu depuis un classique du genre...
Estonius

4 753 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2013
C'est vraiment très bon et très agréable à regarder d'autant que l'humour ne manque pas (ah, les vociférations hystériques de la patronne de l'hôtel) et que le réalisateur s'amuse des possibilités du scénario. La seconde partie (la traque) est menée tambour battant, la police en prenant pour son grade. Je n'ai pas eu l'impression que le réalisateur ait voulu nous faire un film inquiétant agrémenté de réflexions philosophiques sur les dangers de la science, il s'agit juste d'un divertissement fort efficace.
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2014
Parangon du film fantastique, « l’homme invisible » n’a rien perdu de son pouvoir de fascination : magnifiques décors expressionnistes, effets spéciaux toujours aussi impressionnants (et bien plus poétiques que les effets numériques d’aujourd’hui), noirceur du propos (libéré du vernis social, l’homme est submergé par ses pulsions), voix inoubliable de Claude Rains, mise en scène au cordeau : rien à jeter dans ce grand film de James Whale, aussi sec dans sa forme (1h08 !) que dans son geste : ici pas de happy end. « L’homme invisible » ou l’invention de l’anti-héros…
Napoléon
Napoléon

187 abonnés 1 631 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 octobre 2021
Un film n'ayant pas grand chose de spécial. Après reste de bons effets spéciaux pour l'époque et des situations comiques assez drôles. Sans oublier des dialogues assez recherchés.
marv29
marv29

65 abonnés 469 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2009
un bon film de fantastique qui traite de l'invisibilité avec un certain humour et demeure une réussite grace à l'acteur principale dont la voix est très
mystérieuse et surtout charismatique. un héro toturé et prisonnier de son handicap et donne du fil à retordre à la population.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

273 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2008
Dans la mouvance des films d'épouvante de la Universal, «The Invisible Man» (USA, 1933) de James Whale ouvre une porte à l'épouvante d'élégance, à la mise en place d'une mythologie de l'horreur, basée sur les frayeurs communes à une époque et à un milieu géo-politique. Sur la traces de la crise financière de 1929, l'homme invisible détient d'ores et déjà toute les caractéristiques qui habitent le cinéma américain des années 2000. Ouverture totale des zones de craintes, effacement des frontières, mise en branle des flux, le cinéma US du début XXème
peut trouver ses origines dans la seule personne, nécessairement abstraite, de l'homme invisible. Après une malencontreuse opération chimique, un docteur devient invisible et se livre à la folie. Dans une violence incontenue, où des corps sont projetés à bas des escaliers, des meubles lancés en pleine face, le personnage de l'homme invisible, caché derrière d'étranges bandelettes blafardes et portant une paire de lunettes noires, se verra sauver par l'amour. En respectant les codes usuels du film d'aventure, Whale ajoute en support de nouvelles donnes, celle d'un cinéma de l'horreur, qui effraie le spectateur par des artifices de maquillage (comme dans «Frankenstein») ou, comme dans ce cas, par des effets spéciaux aujourd'hui encore efficaces. Lorsque, pourvu d'une seule chemise, le monstrueux docteur se lance à la poursuite de ses assiégeants, seul un vêtement flotte dans les airs, épousant les formes d'un torse et dressant le poing comme le ferait un corps en action. Par là, Whale évoque directement l'imagerie médiévale, et donc européenne, du fantôme. Il peut-être plaisant de répertorier ainsi tous les faits qui rapprochent le film de la culture européenne, nécessairement ralliée à celle des Etats-Unis. La relative courte durée du film en fait une brève expérience sur la condition de l'anonymat dans un pays grandissant dont le risque, aujourd'hui avéré, est de perdre l'individu dans une masse englobante et aliénante.
max6m
max6m

79 abonnés 180 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 novembre 2008
Une précision pour comprendre mon point de vue sur le film de Whale: les effets spéciaux au cinéma ne m'intéressent pas. Ils ne sont qu'un artifice à n'utiliser que lorsque cela est indispensable et qui doit se faire le plus discret possible. S'ils sont mauvais, cela peut nuire au film et s'ils sont omniprésents, tendant à la démonstration technique, le film n'a pas sa place dans un cinéma mais au Futuroscope... Je reste cependant un adepte des effets spéciaux "manuels" (a-t'on fait mieux que l'odyssée spatiale de Kubrick?)qui témoigne souvent d'une grande imagination et ont un potentiel suggestif et poétique bien plus vaste que le numérique. Les effets spéciaux ne peuvent pas, pour moi, être un critère de jugement d'un film, comme c'est souvent le cas avec "L'homme invisible" de Whale, d'autant plus qu'ils ont ici pris un sacré coup de vieux... L'invisibilité est une thématique qui pourrait permettre une approche cinématographique de la différence, de la vie en société et du pouvoir, intéressante. Bien qu'il soit ici avisé que le film traite de l'invisibilité comme d'une tare et d'une maladie plutôt que comme d'un super pouvoir, Whale ne fait qu'effleurer le sujet par quelques rares répliques des villageois. Quant au traitement psychologique de Griffin, le personnage nous est antipathique dès le début du film et manque de mystère et d'intelligence. Whale rate ici l'occasion de nous montrer l'évolution de son personnage en fonction de la découverte des possibilités que lui offre son nouveau pouvoir. Enfin, reste le côté burlesque du film qui en est son principal atout, en grande partie grâce à l'interprétation de Una O'Connor, les rires de Griffin étant parfois un peu de trop... "L'homme invisible" est un film de science-fiction honnête, surtout pour l'époque, mais qui n'a pas, à mon sens, les nombreuses qualités qu'on lui prête aujourd'hui.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

86 abonnés 1 515 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2024
Claude Rains en haut de l'affiche a de quoi surprendre, car en effet, on est surpris de le trouver dans cette production de films de monstres, très en vogue chez Universal à l'époque. Mais en fait, c'est sa voix qui porte le personnage, son visage ne nous apparaitra qu'à la toute dernière minute.
Dès les premières minutes le film nous captive, la scène de la Taverne, où les habitants sont réunis, jouant aux fléchettes, parlant fort, rient, nous montre des visages, des gueules dirais je, le silence se fait lorsque l'inconnu entre et laisse entrer le froid avec lui. On reconnait et on est aussi heureux de voir, Una O'Connor, actrice truculente, qui a été au côté de grands acteurs, dans de non moins grands films, et toute cette première partie est presque traitée comme une comédie, jusqu'au moment où l'homme invisible se montre sous son vrai visage, si je puis dire. Démarre une course folle pour échapper à la marré chaussée et dans sa fuite, il n'hésite pas à envoyer un vélo sur ces poursuivants, ou, renverser un landau, avec le bébé à l'intérieur, plutôt osé pour cette année 1933, la bienséance n'était pas encore de rigueur.
Puis la folie gagne le personnage, comme le docteur Frankenstein et sa créature, ici, l'homme et la créature ne font qu'un, la folie devient de plus en plus profonde, et la démagogie du personnage devient incontrôlable.
Autre prouesse de ce film, les effets spéciaux, réellement ingénieux pour cette époque, oserais je dire à la pointe, car même aujourd'hui, on e demande comment les équipes et le réalisateur James Whale a pu créer tant d'effets, et le tour de force, c'est qu'ils fonctionnent encore aujourd'hui.
C'est vraiment un film référence, car il regorge de qualité, tant sur le plan de l'histoire, de ses interprètes et ses trucages.
Dernier point qui ne manque pas d'intérêt, l'actrice Gloria Stuart, jouant ici le rôle de la petite amie de Claude Rains, sera la Rose de James Cameron dans Titanic.
gimliamideselfes

3 452 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2011
Je m'attendais à un truc génial, meilleur encore que les deux Frankenstein de son auteur, j'avoue avoir été un peu déçu. Je pense que ce qui me restera en mémoire sera plus d'autre technique que d'autre scénaristique. Je m'explique, les effets spéciaux, dont je ne sais pas trop comment ils ont réussi à faire ça, mais c'est génial, sont vraiment réaliste encore aujourd'hui presque 80 ans après. On a une très belle photo, une mise en scène bonne, mais peut-être pas autant que ce dont je me souviens dans Frankenstein et sa suite. Après c'est au niveau du scénario où je pense que le film pêche un peu, il y a pour une fois dans un film de monstre, à l'instar des deux Frankenstein une vraie personnalité au monstre, et ça c'est vraiment intéressant, je n'ai rien à redire là dessus, mais j'aurai aimé que ça soit traité d'une manière différente en fait, là je n'ai pas senti cette paranoïa autrement que par le dialogue : "il pourrait être dans la même pièce que nous", je n'ai pas l'impression que le réalisateur ait tenté de jouer avec ce suspens, c'est assez explicite à chaque fois, et même la peur des villageois je n'y ai pas cru véritablement. Pour moi il manque quelque chose que peut avoir par exemple l'invasion des profanateurs de sépultures, ou autres films à l'ambiance complètement paranoïaque. J'ai trouvé le film bien fait, mais en fait un peu plat, mes nerfs n'ont pas été à vif durant le film. Alors ce n'était peut-être pas le but non plus, mais du coup le côté drame ne m'a pas ému, alors que Frankenstein si.
Du coup je suis assez partagé.
Enfin lorsqu'on voit ce qu'ils ont fait avec La Momie à la même époque, je me dis qu'il ne faut pas se plaindre et qu'après tout c'est un film très sympa, mais je m'attendais à mieux de la part de cet auteur.
Eselce

1 627 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2016
Extraordinaire, pour un film de 1933 ! Toujours très drôle, le personnage principal et les effets spéciaux qui découlent de son invisibilité sont parfaitement réussis. L'acteur joue à merveille, même si les secondaires ne sont pas toujours bons, ils contribuent à l'humour d'une très bonne façon, surtout la tenancière. L'histoire est excellente, les méthodes pour retrouver l'homme invisible sont astucieuses et de bon sens (Lui jeter de l'encre, le chercher sous la pluie, etc.) J'apprécie aussi les contraintes de l'homme invisible lorsqu'il mange, descend les marches et autre. Le réalisateur et son équipe offre une brillante version de l'homme invisible dont le personnage sera souvent repris mais ici les explications de ses expériences, les détails de son masque, son histoire... Tout est bien présenté, pas de fausse note ni d'ennui.
MaCultureGeek

1 170 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2016
Qu'on se le dise de suite, j'ai adoré "L'homme invisible" de James Whale. Mais ai-je autant apprécié que son "Frankenstein"? Presque ... Et je vais vous dire pourquoi. Logique, je le fais tout le temps. Bref. Premier film d'une longue franchise ( tant chez la Universal que la Hammer ), le film est inspiré d'un vieux bouquin ( très vieux ) du grand H.G. Wells. Vous connaissez son nom? Normal, "La Guerre des mondes", c'était lui. Loin de moi l'idée de comparer le film au bouquin : non seulement je ne l'ai pas lu, mais je n'ai pas l'intention de reposer mon analyse ( comme j'ai pu le faire pour Frankenstein ). Parlons plutôt là d'une oeuvre toute nouvelle, et indépendante à ses origines littéraires. Qu'en ai-je donc pensé, de ce petit film des années 30? Pour commencer, c'est loin d'être un petit film. Oui, j'ai fait exprès de me tromper; cherche pas, mon génie est apparent. Je plaisante, évidemment. Bref. Tout ça pour dire que l'oeuvre que l'on tient en la présence n'a rien d'un métrage mineur dans la grande histoire du cinéma. Car oui, j'ose le dire : "L'homme invisible" est une date dans l'histoire du cinéma, et en tant que tel, il faut que vous, cinéphile, preniez le temps de le voir. Vous ne le regretterez pas. A vrai dire, ce n'est pas tant le travail de mise en scène que la virtuosité technique des effets spéciaux qui impressionne le plus rapidement. Mais je commencerai par le travail de réalisation. Etrangement, je n'ai pas grand chose à lui reprocher; tout comme pour son "Frankenstein", Whale nous transmet une oeuvre pleine de classe et d'élégance, le genre sophistiqué qui fait clairement plaisir à la rétine. En ce qui concerne le jeu des acteurs, ainsi que leur direction ( cela va de soit ), c'est du tout bon, à l'exception du "héros", souvent dans l'excès, pour ne point avancer qu'il est terriblement cliché. Je ne sais pas si c'est tant un problème d'écriture que d'interprétation, mais j'aime à penser que c'est plus un mélange des deux qu'autre chose. Là pourra justement constituer le problème majeur du film : son grotesque assumé. L'on pourra aimer, comme il s'avèrera courant de détester la chose ( à juste titre, je le précise ). Moi même, j'ai adoré le film, le genre pas permis, mais devant le ridicule de la chose ( la faute à l'âge? Je ne saurai le certifier ), je n'ai pu qu'avoir un mouvement de recul. Bon, la déception n'était pas énorme, tant le grotesque manque d'importance dans l'oeuvre, mais c'est quand même plutôt refroidissant. Pour terminer, parlons de ce que je vous promets depuis le début : les effets spéciaux de l'oeuvre. Bon, là, je ne vais pas me priver : bluffants, impressionnants, magnifiques, ils constituent une véritable révolution dans le genre, le genre qui te marque à vie. Surtout pour l'époque, où "Frankenstein" et "Dracula" avaient déja fait des leurs; ils étaient bons ( très bons même ), mais pas autant que le métrage en question. Tout du long, j'ai pas pu m'empêcher de me dire "comment qu'ils ont fait, les gus?", sans jamais parvenir à trouver la solution ( quelques fois, j'y suis parvenu, parce que c'était évident, mais pour le coup du vélo qui roule tout seul, j'avoue que j'en suis resté sur le cul ). Et là, un constat s'est rapidement fait à moi : le film est sorti en 1933, et a mieux vieilli que "L'homme invisible" de Carpenter. C'est qu'il y a un problème, quand même ... Loin de moi l'idée de critiquer Big John : je l'adore, ce mec, alors cherchez pas de critique où il n'y en a point. Tout ça pour dire que j'ai adoré l'oeuvre, et que la virtuosité des images, doublée d'une technique irréprochable ( mon dieu, quand il enlève ses vêtements ... haha, ça sonnait différement dans ma tête ), ainsi que d'un jeu d'acteur convaincant, m'a complètement émerveillé. A noter, également, un humour très efficace et une écriture qui fait son job. On regrettera, néanmoins, un manque de personnalité de notre méchant, juste fou, rien de plus. A voir, un grand film.
Acidus

880 abonnés 3 971 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 septembre 2014
Fort de sa popularité acquise avec "Frankenstein" (1931), James Whale s'attaque cette fois à u autre grand titre de la littérature: "L'homme invisible" de HG Wells. La durée du film est courte mais le cinéaste ne perd pas de temps et l'ambiance se pose dès les premières minutes pour se maintenir jusqu'au final.
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