J’ai trouvé cette comédie pas mal. C’était sympa à voir, sans pour autant sauter au plafond. Le concept n’est pas novateur, mais il passe bien. Le personnage du père qui pousse son implication dans la grossesse jusqu’à avoir l’impression de l’être lui-même, est assez fun. Le grand argument pour que j’aille le voir, était la présence en tête d’affiche de Jonathan Cohen. J’avais l’impression que ce rôle était écrit pour lui. Il a toujours la bonne petite réplique avec surtout sa fameuse manière de s’exprimer. L’acteur qui s’est révélé dans BLOQUES et SERGE LE MYTHO, a un style que j’adore. Grâce à son personnage, j’ai eu pas mal de fou rire. Il tient à lui seul cette comédie. Il faut dire que Marina Foïs lui laisse le champ libre. Elle prend plus d’importance forcément sur la fin, mais manque tout de même de piquant. Ce qui est dommage car d’habitude j’aime beaucoup son sens de la répartie, absent ici. Le décalage entre les deux, va faire son charme au début, mais un peu lasser à force. Il y a des moments très forts, et d’autres beaucoup trop mou. Ces périodes de creux gâchent un peu le plaisir. J’ai tout de même apprécié le grain d’image. Cela sonne réaliste, un peu comme un documentaire. Je trouvais que ça donnait un petit charme.
J'ai adoré cette comédie atypique que l'on peut qualifier de véritable ovni dans le cinéma français. Un scénario original et des situations toutes plus inattendues les unes que les autres. On est ému et amusé tour à tour. Le tout dans un style faisant penser à un documentaire dans lequel on suivrait un couple dans son intimité. Jonathan COHEN et Marina FOIS sont tous les deux excellents dans leur rôle respectif.
Parfait - jeu d’acteurs de haute volée - sujet délicat traité sans triches - les acteurs Cohen et Fois sont parfaits , sans fausses notes , les seconds rôles sont tous parfaitS aussi - cela traite de l’amour , des couples , des rôles de l’homme ou de la femme dans notre société - je me suis régalé et ai pris plaisir dans les répliques et les scènes en ville , en voyage à l’hôpital et chez les docteurs ou les voisins - Jonathan Cohen réalise enfin une prestation aboutie et efficace tant il est parfait de bout en bout - cela parle à des gens de quarante ans évolués et sensibles aux sujets du film - merci pour ce beau film et ce très bon moment - c’est efficace , léger et prenant
J'ai regardé ce film uniquement pour le duo d'acteurs que j'adore individuellement, mais j'ai pas du tout aimé le film, il m'a mise super mal à l'aise, je n'ai pas ri une seule fois, le jeu des acteurs est mitigé et les personnages ne sont pas du tout attirants (Marina Fois en artiste surdouée autiste qui n'exprime aucune émotions ni ne ressens aucune émotions et Jonathan Cohen en homme canard à son service ds tous les domaines ) Le film est insupportable, très difficile d'aller jusqu'au bout ... franchement dommage ! Un duo avec un si bon potentiel ! Gros bémol aussi sur la morale de l'histoire qui sous entend que même si une femme ne veut pas d'enfant en la forçant un peu, elle sera forcément heureuse ... c'est quoi ce ramassis de clichés archaïques sur le bonheur des femmes ?!!?!
Je viens juste de m'échapper de la salle où l'on jouait cette véritable daube.Je n'en pouvais plus. Rien ne fonctionne, tout est moche et vulgaire, les acteurs jouent comme des patates. Le genre de comédie à couper l'envie au public de retrouver le chemin des salles. ÉNORME Navet ...:Au secours ! Fuyez ....
Personnellement je n’ai pas vu une «comédie » aussi peu drôle depuis très très longtemps . C’est limite malaissant par moment . L’image etait au format 4/3 dans le cinéma où je l’ai vu, était ce normal ... Les différents acteurs hormis les deux principaux, sont ils de vrais acteurs parce que si c est le cas il faut changer de métier ... C est mal jouer c est mal filmer , des recadrages indigne d’une sitcom . C’est mou , c’est long , on a l impression d être sur le plateau avec eux , on ne rit pas du tout ce qui est un comble pour une comédie seul marina ma soutiré un ou deux sourires de compassion mais c’est tout ... Alors c est peut être réaliste ,mais là du coup ça ressemble plus à un documentaire sur la conception non désiré d’un enfant jusqu’à l’accouchement même les documentaires du même style sur TF1 sont mieux filmer et mieux monté .... a éviter sauf si vous voulez vous ennuyez.
Je n'ai compris ni le film ni le but du film. On ne comprend pas l'intérêt des rôles des 2 personnages principaux. C'est un film qui n'a aucun sens. Et puis un concept sur une grossesse forcée et le délit d'entrave à l'IVG c'est moyen quand-même. Bref je recommande pas.
Une comédie hybride un peu déroutante, à la fois fiction et documentaire, qui égratigne au passage la maternité en tant que quête ultime. Les personnages sont un peu extrêmes et les acteurs jusqu'au boutistes, mais c'est justement cet excès qui est drôle, même si c'est franchement lunaire par moments.
Une comédie féministe et naturaliste sur le désir d'enfant et la grossesse. J'ai failli prématurément avorter Enorme tant je n'ai pas été emballé par l'entame. Nos héros sont une fois encore bourgeois : Madame est pianiste à l'internationale et Monsieur son assistant personnel. Le sexe "fantaisie et impromptu" est utilisé comme instrument de détente. Les deux personnages sont ultra caricaturaux chacun dans leur genre, les gags ne le sont pas moins et je pas cru aux rires de notre déprimée chronique face aux blagues et mimiques de son amoureux. Si l'humour est faible c'est parce que la réalisatrice cherche d'abord à développer un message politique féministe. Donc je n'ai pas découvert les dents : voir Jonathan Cohen sur le lit exhiber son nouveau caleçon est percutant dans la façon dont on fracasse les stéréotypes genrés mais non ce n'est pas drôle. Heureusement je me suis laissé embarqué dans ce film très étrangement construit : une comédie d'abord, très lourde donc, à laquelle succède 30min quasi documentaire sur une femme "en travail". Un mot sur ce qu'implique cette proposition innovante : comme d’habitude je n’avais pas vu la bande-annonce ce qui m’extirpait du contrat tacite entre production et spectateurs : "la b-a reflète l'histoire et le style de mon film, si elle vous botte, claquez 8€ pour le voir". Ici il y a clairement tromperie et je comprend les faibles notes spectateurs. Pire, j'ai peur que la démarche ne soit pas que mercantile car je vois très bien les auteurs assumer ce mensonge car se sentant investi d'un devoir artistique à montrer cette oeuvre féministe à des prolos naïfs juste venus pour se détendre. Par chance le prolo que je suis était aussi concerné par ce final, mais je peux comprendre que autres se soient sentis trahis ou arnaqués.
Mais c'est dommage car ce film a plein de vrai à dire et sa construction permet d'adresser un double message féministe. Le plus classique d’abord en renversant les rôles matrimoniaux et patrimoniaux pour en pointer les absurdités (le nouveau caleçon). La réalisatrice réassigne les rôles et ce faisant nous fait prendre conscience qu'ils ne sont que des constructions sociales, que tout cela n’a rien de "naturel". Même si on en voit les limites : certes l'assistant de l'artiste est sa bonne à tout faire mais paradoxalement c'est lui qui gère sa vie et fait ses choix de carrière.
Enorme est également féministe à un second niveau, plus intéressant et radicale : par son opération de vérité. La grossesse peut être une période affreuse synonyme de privation qui déforme le corps. Letourneur montre bien la médicalisation du processus, l'austérité d'un hôpital : on est plus proche d'un patient malade que "d'En cloque, mode d'emploi". Même l'enchainement des sages femmes qui se relaie comme sur une chaine de montage dit des choses qu'on voit peu à l'écran. J'ai rarement vu une grossesse avec autant de vérité, de cruauté. Et même lorsque le fantastique s'invite il y a du vrai dans le ressenti de ce ventre, énorme. Le naturel de l'œuvre (et donc son impact) est renforcé par les choix de réalisation : la plupart des acteurs jouent leur propre rôle et tous ne sont pas des canons de beauté : j'aime ça. Je découvre aussi un Jonathan Cohen assez énorme, le succès du film lui doit beaucoup. Et puis il y a Marina Fois. Comme Charlotte Gainsbourg elle récite à nouveau le seul rôle de sa carrière, la femme blafarde, épuisée, étirée, anorexique. Je ne suis pas fan mais il faut bien avouer qu'elle délivre une scène d'une rare intensité lorsqu'elle se réapproprie son corps. Une idée interessante développé par FB est que le film sous entend que le besoin d'enfant n'est pas qu'un besoin biologique mais également un besoin social destiné à compenser l'absence de carrière professionnelle et/ou artistique. De fait les postes managériaux sont principalement occupés par des hommes et les plus grands artistes encore aujourd'hui sont masculins. Je n'ai pas bien compris le choix de cadrer les derniers instants sur les visages des musiciens d'autant que pour en voir de temps en temps, rares sont ceux si fascinés et absorbés par les solos.
L'intérêt de cette farce est d'avoir choisi le traitement quasi documentaire pour raconter cette histoire au thème archi rabattu de la comédie sur la grossesse. Marina Fois s'en sort très bien en femme quasi autiste au depend de son mari qui lui prend toute la place. C'est pas toujours très marrant mais ça reste plaisant.