Les Éblouis
Note moyenne
3,8
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214 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 novembre 2019
Un film poignant et intelligent, très bien réalisé, brillamment interprété et admirablement produit. Quand le cinéma français se fait l’apôtre d’une exception culturelle ! Quand l’art se met au service d’une histoire singulière ! À ne manquer sous aucun prétexte !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 novembre 2019
Comment raconter de manière lumineuse, porteuse d'espoir, l'histoire d'une famille qui se laisse enfermer dans un monde parallèle, sans s'en rendre vraiment compte et en partant de bons sentiments.
Un film élégant et plaisant sur un thème dur.
Robert D
Robert D

7 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2019
Film bouleversant qui traite du sujet des enfants à qui on a volé leur enfance. Filmer d’une façon très prude, il retranscrit pleinement ces communautés qui veulent paraître incontournables pour vivre une vie d'entraide et de solidarité mais qui ne devraient intégrer que des adultes consentants mais surtout pas des enfants. Malheureusement, ces dérives sectaires existent encore mais en parle mois.
Un peu long peut-être mais c'est peut-être pour mieux nous faire comprendre ce que vivent les enfants de l'intérieur. Les enfants jouent très bien leur rôle.
Agnès J.
Agnès J.

16 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2019
Film magnifique. Interprétation éblouissante. L’intérêt va croissant et on ressort bouleversés par cette histoire.
Dire que cà existe !
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2019
La réalisatrice Sara Suco nous offre le film de son enfance dans une secte traditionnaliste. C’est donc une autobiographie que l’on va voir lorsqu’on rentre dans la salle. C’est important de le savoir car, sans cette précision, on pourrait trouver son film caricatural, à la limite du grotesque parfois. Or, c’est probablement devant ce risque de malentendu que le film trouve sa raison d’être. Je m’explique : de l’extérieur, on a difficilement idée de se qui se passe dans une secte, Sara Suco, elle, elle le sait et elle le montre : c’est ahurissant, c’est grotesque, c’est caricatural, mais c’est vrai. En tous cas, je lui fais crédit de ça, je pars du principe qu’elle sait de quoi elle parle et je me laisse emporter par le film. Ce n’est pas bien difficile d’ailleurs car il fonctionne très vite. Il faut dire qu’on presque immédiatement dans le nœud du problème, peut-être même un peu trop vite. spoiler: Un embrigadement doit prendre des semaines, des mois, or ici tout se déclenche terriblement vite et avec la force d’une lame de fond
. Ca m’a un peu dérangé au début du film, cette rapidité. Mais le scénario est assez malin pour ralentir et pour laisser la place à une progression vers l’absurde qui semble ne jamais devoir s’arrêter. On suit Camille, petite gamine en âge de raisonner (contrairement à ses frères et sœurs), qui regarde d’un œil incrédule ses parents basculer vers le mysticisme. Elle résiste, elle tente un dialogue, elle se résigne, elle se révolte, elle rebascule, jusqu’au dénouement, qui nous apporte à nous une sorte de soulagement. Aspirée des deux côtes, du côté de la vie normale avec ses copines, ses vêtement « normaux », son petit ami Boris et du côté de ses parents rigoriste, austères, tout entièrement tournés vers un Dieu qui lui échappe, Camille est tiraillée en permanence entre les deux mondes, avec beaucoup de souffrance muette à la clef. Le scénario montre le fonctionnement de l’intérieur d’une secte évangélique : le code vestimentaire, les rites répétés à l’infini, l’abandon de tout bien matériel (enfin, pas pour tout le monde surement…), la manipulation mentale aussi, le lavage de cerveau, la culpabilisation permanente qui vous maintient, même adulte, de le rôle de l’éternel enfant, le rôle du gourou, et les déviations qui vont avec le pouvoir absolu. Tout cela nous est connu sur le papier, mais quand on le voit à l’écran par le truchement d’une famille normale, éduquée, c’est à la limite de la science fiction. Comme je l’ai dit, si Sara Suco ne racontait pas sa vérité d’enfant, on serait à deux doigts de ne pas y croire. Certaines scènes sont pétrifiantes de grotesque, d’autres laissent songeur et même vaguement inquiet. C’est apparemment très simple de manipuler une psyché, il suffit de savoir quel levier actionner et ça va tout seul. On peut penser que cela fonctionne sur un « terrain favorable », qu’il faut être prédisposé pour basculer, je n’en suis pas absolument certaine pour ma part. On voudrait penser qu’on est à l’abri de ce genre de chose, le film de Sara Suco est là pour nous dire que non, pas forcément. La jeune Camille est incarnée par Céleste Brunnquell, qui n’a pas un rôle facile mais qui s’en sort diablement bien. Derrière elle, Camille Cottin fait très peur en femme manipulée et aveuglée. Son personnage trouve dans cette congrégation une reconnaissance spirituelle et sociale que son mariage avait étouffée. Elle entraine son mari, Eric Caravaca (trop rare sur grand écran), un suiveur de plus en plus suiveur et de plus en plus pathétique. Lui porte une vraie responsabilité, par lâcheté, il aurait pu arrêter le désastre des le début, il se laisse embarquer par passivité. Quant à Jean-Pierre Darroussin, son personnage de Berger met mal à l’aise car, en dépit de tous ses excès, ses rites ridicules, ses formules toutes faites, on n’arrive pas à savoir s’il croit sincèrement à son propos ou s’il est d’un cynisme absolu. Cette ambigüité, entretenue par le scénario et l’acteur, apporte à son rôle une odeur de soufre, légère mais persistante, et cela apporte beaucoup au film, dans la foulée. Le film, techniquement, est très appliqué, bien cadré, bien mis en lumière. La musique est discrète, les scènes difficiles sont filmées avec pudeur. Sara Suco aime les gros plans, les images soignées (le générique de début est très beau), on sent qu’elle apporté à son film un soin particulier et qu’il lui tient à cœur, ce qui est bien normal. Son affiche, au passage, est remarquable dans le sens où elle dit tout du fonctionnement de cette famille : elle, éblouie par la foi ferme les yeux, lui baisse lâchement la tête et Camille les regarde avec incompréhension, amour et inquiétude : tout est là. « Les Eblouis » (qu’on aurait pu appelés « Les Aveuglés », mais c’est moins joli) est un film édifiant, qui porte un sujet édifiant dont on ne devrait pas sous-estimer l’ampleur. Malraux pensait que le XXème siècle serait spirituel, en réalité, il est fondamentaliste, il est aveuglé.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 novembre 2019
Une première oeuvre sincère, mais trop maladroite et en mode gros sabots pour convaincre vraiment, sur un sujet qui pourtant aurait pu être passionnant si mieux traité.
C'est dommage, surtout que sa comédienne principale, la jeune Céleste Brunnquell, est vraiment impeccable dans son rôle.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 novembre 2019
Camille a 12 ans et se passionne pour l'école du cirque.
Dans le même temps, sa famille intègre une communauté religieuse afin de soit-disant se rapprocher des valeurs essentielles de l'âme.
Tout d'abord bienveillante, cette collectivité s'apparente rapidement à une sorte de secte avec toutes les dérives que l'on peut imaginer.
Cette jeune adolescente va alors tenter tout ce qu'elle peut pour sortir ses proches de cette impasse...
Je me suis beaucoup ennuyé dans cette réalisation pourtant portée par de bons comédiens (Camille Cottin, Jean-Pierre Darroussin).
Aborder le sujet difficile et délicat des sectes du point de vue d'une jeune teenager était un pari intéressant, mais cette histoire traitée de façon paresseuse m'a totalement laissé de marbre.
Malgré une scène finale réussie, l'ensemble reste très décevant pour moi.
Mou et sans flamme.
Site www.cinemadourg.free.fr
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2019
Camille Cottin à l’affiche, j’y suis allé en courant! Au fur et à mesure du film, mon enthousiasme baissait d’un cran.
Trop de scènes de groupe, qui ne font pas avancer l’intrigue ?
Sujet délicat où la réalisatrice craignait d’en faire trop ?
Ces réserves, empêchent mon adhésion sans failles. Je suis resté trop extérieur à l’intrigue et j’ai regretté un manque de force, d’émotion.
Aux côtés de Camille Cottin (transfigurée par la grâce?), Daroussin fait un gourou, très crédible, alternant onctuosité et violence rentrée et puis le « mouton noir » (jean et baskets) ou « brebis » (jupe plissée) prénommée Céleste dans la vraie vie, (ça ne s’invente pas) résiste de toutes ses forces et de tout son talent….
Ces groupes sectaires ont détruit trop de familles et d’individus; ce film est utile !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 novembre 2019
MAGNIFIQUE! Des interprètes excellents. Cela me rappelle hélas ce que vit une personne de mon entourage très proche.
Merci à la réalisatrice pour ce superbe travail! Le casting est parfait, même les trois petits frères et soeurs de Camille. Film qu'il faut aller voir absolument sinon sans hésiter.
mic404
mic404

12 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2019
J'ai beaucoup aimé ce film qui nous parle de l'emprise d'un prêtre narcissique et pervers sur un couple banal qui entraîne ses enfants dans leur éblouissement. L'actrice qui joue le rôle de l'adolescente est absolument remarquable. Le scénario est tout en finesse et ne néglige pas les manipulations du prêtre qui induit de faux souvenirs afin de séparer la mère de ses parents trop lucides au goût du prêtre responsable de la communauté. Je conseille vivement ce film remarquable.
Danielle G
Danielle G

14 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2019
c'est édifiant sur les malversations des sectes et l'endoctrinement et malgré l'horreur qu'on peut ressentir c'est joué à merveille du 1er au dernier petit rôle. bravo à tous les acteurs et à la réalisatrice et je n'oublie pas les monteurs du film.
byeny
byeny

5 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2019
Un film qui résonne... faute de raisonnement. Et qui fait écho à un vécu parallèle, tout récent, et avec encore aujourd'hui des conséquences sur mes enfants que j'ai grande difficulté à faire sortir de cela. Du coup, j'ai trouvé pertients les mécanismes présentés et extrêmement justes les expressions utilisées, souvent mot pour mot. La réalisatrice est héroique d'avoir pu se sauver et sauver ses frères et soeurs. Et faire bouger la police coute que coute quand on sait que la justice a bien du mal à intervenir dans les cas limites où le bénéfice du doute ou bien l'apparence propre et nette de ces associations font classer sans suite. Le jeu de certains adeptes m'a parfois paru légèrement surjoué, même si les louanges charismatiques peuvent donner lieu à des démonstrations d'excès d'exhaltation. Idem pour le bêlement qui mène à l'arrivée du berger, même si je crois les adultes tout à fait capables de ce mimétisme et notemment dans un effêt d'entrainement des enfants dans ce 'jeu'. Le fait est, que ces adeptes sont dans un délire collectif et que leur raisonnement est altéré. Freud: "En fixant fortement ses adeptes à un infantilisme psychique et en leur faisant partager un délire collectif, la religion réussit à épargner à quantité d'êtres humains une névrose individuelle"
Bravo et merci, Madame la Réalisatrice
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2019
Se dire que c'est une histoire vraie fait très peur.
Très dérangeant au départ de voir ces personnes s'enferrer dans cette histoire avec leurs enfants.
Puis l'espoir et l'inquiétude alternent jusqu'aux derniers moments.
Un film fort, très bien fait.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2019
Une vérité qui fut un temps d’actualité. Les sectes, leur embrigadement, le mal conséquent sur les familles, et particulièrement les enfants, ici au cœur du sujet filmé avec justesse, beaucoup de connaissances aussi semble-t-il par une réalisatrice qui a su s’entourer de comédiens au mieux de leur talent. A chaque film Camille Cottin montre l’étendue de sa palette, sa diversité ( magnifique ), Eric Caravaca toujours aussi vrai dans ses personnages, presque naturel, et l’étonnant Jean-Pierre Darroussin en curé recruteur et ça fait drôle. Il impose cependant très vite son autorité sacerdotale pour mener ses moutons ( les bêlements sont édifiants) au renoncement total d’eux-mêmes. Mais la palme revient à Céleste Brunnquell, incroyable dans son rôle de jeune fille presque adulte, grande sœur à l’écoute de sa petite fratrie complètement chamboulée par la nouvelle éducation apportée par ses parents au sein d’une communauté religieuse, sectaire par bien des principes et des agissements. C’est son premier rôle au cinéma. Elle commence très très fort !
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2019
Premier expérience derrière la caméra pour l'actrice Sarah Suco (Discount, Comme des garçons, Les invisibles...). A cette occasion, elle nous relate sa propre histoire. Jusqu'à l'âge de dix-huit, elle a en effet vécu, avec sa famille, dans ce genre de communauté. Un peu comme pour Les misérables, le scénario ne fait ni dans le jugement, ni dans le manichéisme, ni dans le pathos. Le mécanisme de l'emprise et de l’asservissement progressif sur l'esprit et donc la vie de gens, pourtant apparemment "équilibrés", est parfaitement décrit. Le malaise monte progressivement jusqu'à un dénouement terrible qu'on sentait malheureusement arriver. Pour un coup d'essai, que ce soit sur la mise en scène ou l'écriture, j'ai trouvé l'ensemble particulièrement maitrisé. Et fait avec beaucoup de tact et sensibilité, pour une émotion sèche mais puissante. On sent que le sujet est important pour l'actrice/réalisatrice et qu'elle avait besoin de mettre ça en images. Sa direction d'acteur est aussi très réussie. Camille Cottin est vraiment saisissante. Un des rôles les plus durs qu'elle ait interprété jusqu'ici. Une actrice polyvalente aussi bonne dans les comédies que dans les drames. Eric Caravaca et Jean-Pierre Darroussin sont comme toujours impeccables et la jeune Céleste Brunnquell est une belle révélation (en fait c'est elle qui porte le film sur ses épaules). A noter aussi la très belle photo de Yves Angelo. En résumé, un film oppressant mais fort et nécessaire, qui a sans doute les défauts d'un premier long métrage, mais dont le sujet (et l'interprétation) transcende le reste et qui, personnellement, m'a beaucoup marqué. Dire que ce genre de communauté est validée par le Vatican, cela laisse songeur. Sans surprise, Les éblouis conforte un peu plus ce que je pense des religions...Mais le film lui, l'un des plus forts de l'année, est une très belle surprise. .
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