Les Éblouis
Note moyenne
3,8
2783 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

214 critiques spectateurs

5
30 critiques
4
94 critiques
3
55 critiques
2
20 critiques
1
9 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
tonton29
tonton29

29 abonnés 294 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2020
La 1ère minute du film est légère, subtile, une bulle de grâce, un ange évolue dans les airs. C'est Camille, ado de 12 ans qui fait une représentation artistique dans le cadre joyeux de son école de cirque. Un des très (trop) rares instants d'abandon de soi et de joie de vivre. Elle se retrouve alors vite rattraper par la froideur cartésienne de sa mère qui essaie d'équilibrer tous les éléments de la cellule familiale. Face à cette rigidité apparente, la douceur de la communauté religieuse associée à l'église du village semble être l'espoir de renaissance globale pour la mère qui s'y investit de plus en plus surtout pour le salut de son âme et la protection de sa famille. Le père est conciliant sans trop y croire au début mais suit sa femme dans cet écrin de bien-être. Le Prêtre de la Communauté étant humble et fraternel accordant son Pardon aux pêcheurs involontaires, a un ascendant moral et une perniciosité psychologique alors que bon fond, il veut guider les moutons vers la voie de la rédemption et sauver les âmes. Mais Camille, en période de questionnements ado et confrontée à ses doutes malgré son Amour filial, se retrouve en rejet de certaines décisions et ne trouve pas sa juste place entre sa famille, la Communauté, le collège, le cirque. Un sentiment de danger pour ses frères et soeurs embarqués dans l'histoire la fait hésiter sur le comportement adéquat à avoir. À part quelques jolies scènes lumineuses (les séances de jeux, ses premiers émois, les balades, le mariage) le film évolue dans une ambiance assez lourde voire malaisante dans notre rapport à l'autre, à la Religion (ici Catholique mais le film aurait le même effet si Religion Juive, Musulmane, Bouddhiste) car sans toujours le montrer ou l'expliciter, il y a des ambiguïtés de rapports, des relations familiales qui se délitent au lieu de se renforcer sous le feu de l'Amour de Dieu. Le thème n'est pas facile à traiter, on sent la sincérité de la réalisatrice de retranscrire son vécu mais malheureusement un sentiment de confusion (le sien durant sa période au sein d'une communauté religieuse) donne une impression brouillonne. On se débrouille pour comprendre les comportements versatiles de Camille alors qu'à certains moments on la sent sûre d'elle. Elle est en vrai partagée entre tout ce qui lui arrive, ses envies et les peurs d'éclatement de la cellule familiale si elle agit.
Mais à vouloir trop bien faire, sans être trop didactique, démonstrative ou montrer le côté pernicieux de la communauté qui n'est pas une secte mais une frange traditionaliste forte, la réalisatrice de perd dans tout ce qu'elle veut exposer, dénoncer, sans juger l'Église Catholique et les Croyants dans leur ensemble car elle concède que ce n'est qu'une infime part mais qui est destructrice plus que salvatrice.
Et on retombe sur les travers classiques de chaque religion exposés au ciné (le catholique pédophile, le musulman djihadiste, le juif manipulateur) Elle sait que les messages 1ers sont sagesse partage rédemption pénitence fraternité pardon.
Mais, si la réalisation du film lui a été salutaire pour exorciser les derniers démons de cette période, elle n'a pas tous les codes filmiques pour accoucher sereinement d'une oeuvre ample et singulière. C'est donc une débutante qui veut dire beaucoup mais qui bredouille son cinéma et son message. Aurait-elle mieux fait d'attendre un peu plus, faire quelques films pour apprendre le métier et alors poser un regard neuf sur son histoire perso ? La jeune comédienne (quelle âge a t'elle réellement ?) qui propose une grande palette de jeu et d'émotions, est parfois très en phase et des fois confuse ou perdue dans les demandes de la réalisatrice. Son 1er frère a des moments de présence forts. JP Daroussin met en confiance. Camille Cottin est en contre-emploi mais parfois surjoue. Il manque quelques rapports avec les autres membres de la famille (à part les grands-parents) et le traitement global est trop rapide pour bien montrer l'évolution psychologique des protagonistes. Bon début mais . . .
Arnaud75016
Arnaud75016

8 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2020
Bravo aux ébloui pour ce très bon film, subtile et très bien joué avec une mention spéciale pour Jean-Pierre Daroussin et pour la jeune Camille. La dérive sectaire est lente mais inexorable. Bravo
Claire D
Claire D

7 abonnés 134 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 janvier 2020
Un mauvais téléfilm qui est une succession de sctechs plus caricaturaux les uns que autres.
Très dommage vu la thématique du film, car le sujet est réduit à une grotesque esquisse quand il aurait du être traité avec bien plus de subtilité.
On a plutôt envie de se marrer tellement Camille Cottin joue à la perfection la caricature.
Darroussin est parfait dans son rôle.
Malheureusement l 'adolescente qui joue Camille à encore du travail pour convaincre un public. On la sent pas à l' aise dans son rôle mise à part la scène du commissariat à la fin.
En résumé encore beaucoup de boulot à la réalisatrice qui, malgré l'horreur de ce qu'elle a à priori vécu, n'arrive pas à convaincre à travers cette parodie.
Zeitnot33
Zeitnot33

4 abonnés 279 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2019
Bien réalisé.
Scénario hors du commun, quand on sait que c'est sorti d'une histoire vraie, ça fait trembler.
Ne pas manquer
Eric D.
Eric D.

6 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2019
Un film d'une grande justesse. Interprétation admirable de Camille Cottin, JP Darroussin, Eric Caravaca et surtout de la jeune Celeste Brunnquell qui est promise à un brillant avenir !
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 décembre 2019
Sarah Suco a fait un film très personnel. Le spectateur ne peut que compatir mais personne ne sera convaincu : les croyants hurleront probablement à la caricature quand les athées ne seront nullement surpris par la bêtise de ces illuminés.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 26 décembre 2019
Il y a de façon évidente un lien avec la communauté des Béatitudes . Habits , danses , partage, berger...Je ne me prononce pas sur le fond. Sur la forme toutefois j'ai trouvé que le film avait la critique pas très subtile malgré les apparences. Je n'aime pas aller au cinéma pour être manipulé.
Gil D.
Gil D.

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2019
Merci pour ce très beau film, très attachant et émouvant, qui a rouvert des traumas de l'enfance pour ma part mais en les soignant par la qualité de jeu et la sensibilité extraordinaire de Céleste Brunnquell, actrice tout à fait prometteuse pour l'avenir du cinéma français. C'est en parlant de tels sujets difficiles, en démocratisant ces vices sectaires qu'on fera avancer les consciences et éviter que cela se produise encore, aimer les autres ce n'est pas les pervertir ou profiter du pouvoir de les dominer spirituellement, c'est le voeu de simplicité et de pauvreté des pêcheurs du lac de Tibériade. Bravo pour cette fraîcheur et la qualité des émotions de ce film.
L'histoire du sport
L'histoire du sport

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2020
Un grand waw !! Ce film m'a fait plaisir et m'a agréablement surpris. Le sujet abordé est original. Celui des sectes religieuses. Celui-ci nous prend aux tripes !! Il est touchant par sa profondeur et sa façon de traiter une dur réalité. Les musiques du film sont en parfaite harmonie avec le film. Le film va créer un certain malaise dut à son thème qui sera pour la plupart des gens étranger. Le film apportera par moment des pointes d'humour qui sont bien choisies. Pour finir je tenais à dire un grand bravo à l'actrice qui joue le rôle de Camille.
C'est un film dont vous vous souviendrez!!
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2019
Sujet dur et fort, l'aliénation des communautés religieuses. Le film n'en est pas pour autant manichéen et évite justement le jugement haineux ou dédaigneux de l'intégrisme catholique assez peu abordé au cinéma. La jeune actrice principale n'est pas toujours juste dans son jeu mais elle est rattrapée par l'interprétation impeccable de Camille Cotton et Eric Caravaca tous deux excellents. Un premier film touchant effarant mais finalement plein de pudeur.
MarieV
MarieV

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2019
Les éblouis raconte l'histoire d'une famille qui part à la dérive dans une secte catholique. Si on ne comprend pas trop les motivations qui poussent cette famille à rejoindre la secte, c'est plutôt le quotidien qui est montré. Si les parents deviennent de vraies victimes de cet aveuglement, les enfants sont carrément sacrifiés. C'est un film qui engage à la réflexion sans être, à mon avis, un événement cinématographique.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2019
Sarah Suco se sert de son expérience pour adapter à l'écran la dérive d'une famille qui va intégrer une communauté religieuse. La réalisatrice met en place un récit chronologique où l'on peut voir l'endoctrinement progressif des parents (Eric Caravaca et Camille Cottin), puis des enfants, plus réticents. Le film est vraiment prenant même si j'ai trouvé certaines scènes un peu surjouées. Céleste Brunnquell est une révélation dans son rôle de grande sœur voulant découvrir la vie extérieure, tout en protégeant les siens. C'est vraiment du très bon cinéma français sur un sujet pas si souvent traité que ça sur grand écran.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2019
On ne peut que féliciter la jeune réalisatrice Sarah Suco d’avoir couché sur papier et d’avoir porté à l’écran une partie de sa jeunesse dans cette histoire que l’on sait à haute teneur autobiographique. Surtout vu la teneur du sujet et le fait que ce soit un premier film. Un peu de la même manière qu’Andréa Bescond avec « Les Chatouilles » sorti à la même époque l’an passé, la jeune réalisatrice se sert du média qu’est le cinéma comme un exutoire. Non pas sur le sujet des attouchements sexuels ici mais sur celui tout aussi polémique et souvent réduit au silence des communautés religieuses qui s’apparentent à des sectes. Des œuvres qui agissent comme des catharsis pour leurs auteures mais surtout basées sur des faits réels qui les ont traumatisées dans leur plus jeune âge. On voit ici de la manière la plus réaliste qui soit, l’influence néfaste et l’emprise malfaisante que peuvent avoir ces groupes sur des familles entières, souvent des familles dont les parents sont faibles et désemparés. Le fait que la cinéaste ait vécu la plupart des événements montrés à l’écran permet une immersion totale dans le sujet et donc une validation inconsciente et bienvenue de notre part.




Si certaines scènes nous paraissent ahurissantes voire à la limite du ridicule (on pense notamment à ces adeptes qui bêlent littéralement pour appeler leur berger ou à celles s’apparentant à des exorcismes), on sent et on sait que rien n’est exagéré mais que ça respire le vécu, que de telles pratiques n’auraient pu être inventées. Et ça fait froid dans le dos, en prenant soin d’éviter à chaque fois le sensationnalisme. Il y a peu de films sur le sujet en France, voire pas du tout et si on regarde du côté du cinéma américain ou étranger, les exemples sont rares qui traitent ce thème de manière réaliste et sociale comme ici. On pense à « Martha, Marcy, May, Marlene » ou au tétanisant « The Invitation » de Karyn Kusama resté inédit chez nous mais les approche étaient encore différentes, plus proches du thriller psychologique. Ici, on est clairement dans le drame et le constat sociétal. Sarah Suco a donc investi un terrain inédit dans le paysage cinématographique français avec brio. Le tout début du long-métrage est un peu hésitant et il est vrai que durant un quart d’heure le film patine un peu. On a du mal a bien percevoir la manière dont cette famille décide d’intégrer cette communauté mais une fois dedans on est captivés de bout en bout.




Par petites touches, sans forcer, le script a la bonne idée de montrer intelligemment la manière dont les sectes pratiquent insidieusement l’endoctrinement sur des personnes faibles. On entre dans ce milieu particulier grâce aux yeux du personnage principal, impeccablement incarné par la jeune Céleste Brunnquell qui devrait figurer parmi les révélations de cette année, un personnage partagé entre indignation et résiliation. Certaines séquences sont édifiantes et font froid dans le dos comme celle avec les grands-parents rejetés ou celles de réunion avec un prêtre terrifiant de froideur et de force tranquille. Un rôle difficile dans lequel Jean-Pierre Darroussin se glisse à la perfection. N’oublions pas Camille Cottin qui ne cesse de surprendre par la variété de ces choix de rôle et qui, comme Virginie Efira, a définitivement gagné ses galons de grande actrice ici. Elle est impressionnante en mère qui offre sa famille à cette communauté. « Les éblouis » est une œuvre forte magnifiquement éclairée par la lumière d’Yves Angelo qui donne une patine singulière et intemporelle au film. C’est une histoire bouleversante qui n’est pas sans contenir quelques imperfections (longueurs, petite histoire d’amour maladroite, …). Mais c’est surtout un témoignage d’utilité publique qui marque par petites touches, fait réfléchir et marque la naissance d’une réalisatrice à suivre.


Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Mar Eli
Mar Eli

1 abonné 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2019
Les éblouis traite d'un sujet important assez absent du cinéma français. La dimension autobiographique de la réalisatrice se sent dans le film; le sujet traité est connu, il ne tombe pas dans le cliché. On est embarqué dans l'histoire, on s'étonne, on redoute, on s'émeut. Plus qu'un film sur les sectes, il nous est montré ici comme la frontière est mince et comme il est facile d'y glisser, pour une multitude de raisons psychologiques. L'adolescente qu'est Camille, pleine de vie alors que tout ce que la secte tente de faire est de la bâillonner, attachante, fait le lien entre nous et cette secte. Elle est nos yeux étonnés. Camille Cottin, habituellement excellente pour provoquer le rire, nous impressionne par son rôle de mère grave et perdue. Le jeu d'acteur dans ce film est remarquable et participe de la qualité de l'ensemble.
Didier D
Didier D

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2019
J'en ai encore froid dans le dos.
L'actrice dans le rôle de Camille est sublime.
Bravo à la réalisatrice.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse