Un 22 Juillet
Note moyenne
3,5
3337 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

75 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
23 critiques
3
31 critiques
2
9 critiques
1
2 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
benitoberlon
benitoberlon

70 abonnés 971 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2019
Glaçant...ce genre de film (Paul Greengrass est d'ailleurs un spécialiste des films inspirés de faits réels), mettant en scène un attentat relativement récent me met toujours mal à l'aise...comme si certains surfaient sur les morts très récentes pour faire un maximum d'audimat/profit ...ici, point de voyeurisme, les 2 attentats sont traités en moins d'une demi heure, se concentrant sur le procès, la personnalité complexe de Breivik, et la reconstruction des victimes...les 2 acteurs principaux, Anders Danielsen Lie (déjà excellent dans "La Nuit a dévoré le monde") et Jonas Strand Gravli sont d'une justesse bouleversante...On nous dépeint ici un avocat qui fait uniquement son boulot, remettant magnifiquement Breivik à sa place, ce dernier étant un tueur méthodique, avec une personnalité complexe (cf son changement de défense au cours du procès)..un film retraçant l'attentat particulièrement terrible (et ce qui en découle) ayant frappé la Norvège en 2011, précurseur de ce qui touchera la France quelques années plus tard...Triste, dur, mais bien réel.
Marc T.

312 abonnés 615 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2019
Tout d'abord je tiens à préciser que le massacre d'adolescents sur l'ile norvégienne ne représente que 10 minutes sur 2 heures 20 que durent ce film, donc si voulez voir ce film par simple voyeurisme, passez votre chemin. Ce film est justement excellent pour cette raison, Paul Greengrass ne s'attarde pas inutilement sur les actes totalement barbares de ce jeune ultranationaliste, il s'attarde sur l'après-attentat, et plus particulièrement sur Viljar Hanssen, un rescapé gravement blessé par balles. Il s'attarde aussi sur la psychologie du meurtrier et de son avocat. Et enfin, il s'attarde sur le procès d'Anders Behring Breivik, ce terroriste d’extrême-droite qui n'a jamais eu un soupçon de regret. Le film est glacial, quasi sans musique, et il marque les esprits de façon indélébile...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 janvier 2019
Comment le réalisateur de Captain Pillips a pu réaliser ce film? Je l'ai regarder en 5 fois tellement il est ennuyant et plat. J'ai été au bout dans le but d'apprendre, mais j'ai eu plus vite fait de me renseigner sur wikipedia. Finalement ce "un 22 juillet" prouve que le film Captain Phillips doit tout à la performance de Tom Hanks et des Somaliens. Car dès qu'on à affaire à des acteur de série B, la réalisation ne peut rien. Une bouse à éviter de regarder, même de l'oeil gauche, ça vous porterai malheur.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2018
De l'attaque au procès, du drame à la guérison, cette reconstitution est aussi poignante que pour Vol 93. On reste suspendu au processus de Paul Greengrass.
Antoine S.
Antoine S.

13 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2018
Un film glaçant sur cette tragédie. Le film est "plaisant" à suivre et relate parfaitement les faits.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2018
Bonne surprise ou l'ont reste devant ce drame, malheureusement réel et sur ce coté c'est assez bien fait ( l'attaque, les victimes et l'enquête en parallèle des forces de police). On est donc au premier vent devant cet acte ; une fois de plus totalement inadmissible et qui laisse des traces .. Le réalisateur ne tombe pas dans l'excès alors que pas mal en aurait profité pour nous en mettre plein la tête et à contourner le chemin? Mais il ne tombe pas dans le piège et offre un film touchant, poignant.. On n'a pas le temps de s'ennuyer et tant la mise en scène que son développement sont maîtrisé et on finit le film un peu remuer par ce "spectacle". On pourrait presque associer à cela comme un genre de documentaire. Bref, très bonne surprise mais remu un peu (notamment les personnes sensibles). Pas grand d'autres à dire, tombé dessus par hasard. Je ne regretterais pas séance canapé^^.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2018
Une mise en image terrible de cet attentat ravageur perpétré par un être abject et sans cœur. Une nécessité de mémoire et un film efficacement réalisé.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 décembre 2018
Un film multi-facettes qui réussit à mêler les points de vue et les enjeux sans s'y perdre ni nous déstabiliser. Paul Greengrass ne se focalise pas sur les attaques en elles-mêmes mais interroge à la fois politiquement et humainement les conséquences d'un attentat ainsi que ses causes, sans manichéisme ni simplisme. Aidé de sa maîtrise scénique et d'un casting irréprochable, le réalisateur mêle adroitement émotion, questionnement et divertissement. Excellent!
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 décembre 2018
Paul Greengrass poursuit son exploration des drames humains contemporains. En plus d'une présentation objective des faits (le massacre, le procès), le réalisateur s'attarde sur les émotions subies par les victimes. Sa caméra s'est assagie, et le film n'a pas tout à fait la même efficacité que Vol 93, Green Zone ou Capitaine Phillips par exemple. Cela malgré la prestation mémorable d'Anders Danielsen Lie.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2018
Je ne comprends pas Greengrass, il ne m'avait pas encore déçu, mais là... En fait j'ai l'impression qu'il nous fait l'inverse de ses autres films qui traitent d'attaques terroristes (ou policières), dans Vol 93 ou Bloody Sunday il y a une construction, une montée en tension qui amène à ce que la police britannique ouvre le feu sur les manifestants ou à ce que les passagers de l'avion se révolte... ici, il n'y a rien.

On commence avec l'attaque terroriste. On montre d'emblée ce qui est intéressant. Et je dois dire que ça fonctionne plutôt bien, sans non plus que ça soit foufou, mais disons que ça glace un peu le sang de voir un mec armé, déguisé en policier rentrer dans un bâtiment plein de gamins. Après j'ai trouvé la mise en scène de Greengrass plus sage que d'habitude. En effet, lui qui est le roi de la caméra à l'épaule, lui qui avec les Jason Bourne a imposé un style qu'il maîtrise à merveille à tout Hollywood... même si malheureusement les autres réalisateurs n'ont pas le quart de son talent et ça devenait juste illisible et dégueulasse... ben là il l'abandonne presque, je dirais même qu'on a plusieurs scènes assez statiques... Surprenant. Lui qui dans Greenzone faisant constamment se déplacer les personnages pour pouvoir filmer du mouvement, se retrouve à filmer des choses qui ne bougent pas... Enfin...

Mais ça fonctionne, cette séquence fonctionne, même si elle est trop courte, qu'elle aurait mérité d'être plus longue, plus intense... plus tout en fait. Et vu qu'on sait que le film dure 2h20 lorsqu'on voit le gars se faire arrêter alors qu'on est même pas à l'heure de film on sent que ça va devenir long... et ça ne manque pas.

On se tape en parallèle une victime qui se reconstruit après s'être chopé cinq balles dans le corps et donc ABB qui prépare son procès. Le problème c'est qu'on s'intéresse bien plus au premier qu'au second et que c'est juste du déjà vu mille fois. Ce qui est fascinant c'est ABB. Alors peut-être que Greengrass a voulu éviter un effet fascination, un effet gourou, mais franchement le gamin je m'en fous... alors que ABB, ben il est intrigant et intéressant. On n'a pas toujours un type ayant réellement existé, encore en vie, qui a tué 77 ans personnes de sang froid en plus au nom d'une idéologie.

Greengrass a l'habitude de ne pas juger, de ne pas condamner, ainsi dans Vol 93 c'était assez intéressant de voir les terroristes calmes, juste avant de détourner l'avion. Ici, j'ai l'impression qu'il porte un jugement, un jugement qui dit que ABB est un homme seul, honnis de tous.

Une banalité... Il n'y avait rien d'autre à raconter sur cette tragique histoire ?

Ah et détail troublant, l'acteur qui joue ABB ressemble trait pour trait à Durendal, j'ai eu du mal à le prendre au sérieux... En parlant des acteurs, si j'ai bien compris, ils sont tous norvégiens (du moins leur nom le laisse pensé), ils ont un accent norvégien... mais parlent en anglais... Un peu bizarre d'entendre des gens parler, dans leur pays, une autre langue, avec un accent...

Enfin... c'est surtout que tout ça n'est pas très palpitant, que ça n'apporte rien, que ça ne raconte pas gros chose d'original... l'intérêt du film est donc extrêmement limité.
Justin D
Justin D

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2018
Film à voir car il est d'un réalisme frappant. Comment des attentats vont détruire des vies aussi bien au sens propre que sur le long terme. La psychologie des personnages est ici énormément poussée et les émotions nous envahissent.
Splendide et difficile.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2018
Tout le monde se souvient de ce fait divers particulièrement sordide : en 2011, un ultranationaliste norvégien, Anders Breivik, va commettre l'un des plus grands massacres post-1945 que l'Europe n'est jamais connue. Plus de 77 victimes essentiellement des enfants lors d'un camp de vacances sur une île à proximité d'Oslo. Tout cela au nom d'une idéologie raciste qui prône le retour à une identité culturelle indo-européenne et au rétablissement de la suprématie blanche. Un événement qui avait marqué durablement l'opinion publique et les médias. Après le temps du deuil, le cinéma s'est lancé dans sa propre interprétation de cet épisode dramatique. Regardons de plus près la vision de Paul Greengrass, un adepte des histoires vraies. Il suffit de jeter un oeil à sa filmographie pour s'en convaincre : Vol 93 dans le cadre des attentats du 11 septembre ou plus récemment avec Capitaine Phillips sur la dangerosité des océans et des mers en proie à une piraterie de plus en plus sauvage. Un 22 Juillet adopte ainsi une vision assez réaliste en adoptant un angle assez inédit : ici, le metteur en scène ne souhaitait pas s'attarder sur le massacre de cette jeunesse norvégienne mais sur les répercussions, les conséquences d'un tel drame sur une société endeuillée et dont le caractère inédit à totalement désorganisée une société qu'on peut qualifiée de plutôt pacifiste. Ainsi, Paul Greengrass va s'attarder davantage sur les aboutissements du procès et le caractère psychologique du tueur. Cette partie est une réussite combinant avec une autre facette plus classique autour de la reconstruction des victimes : rien de nouveau dans cet approche même si les passages douloureux sont vraiment poignants. Un casting exclusivement norvégien qui permet de mettre en lumière le talent d'Anders Danielsen Lie dans le rôle titre. Il est tout simplement fabuleux. Malheureusement, le film pâtit de quelques longueurs non négligeables qui coupent le rythme sans apporter une plus-value supplémentaire. Reste un récit effroyable plutôt bien orchestré.
Gioléamat
Gioléamat

2 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2018
Excellent film retraçant le massacre d utoya....
Très bon jeu d acteur...l acteur jouant Breyvik est froid et calculateur et joue à merveille son rôle....Ce film fait malheureusement une part réelle de la réalité actuelle...et ça fait peur....
Je conseille ce film pour ceux qui ont oublié l histoire ou qui ne la connaisse pas...
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2018
Deux films sortent (pour l'un, c'est uniquement sur Netflix) cet automne sur le massacre du 22 juillet en Norvège. Celui d'Erik Poppe (sortie le 12 décembre), Utoya, 22 juillet, est une immersion totale sur l'île de la tuerie, en temps réel, montrant ce qu'ont vu ceux qui se trouvaient sur les lieux. C'est un film de terreur sourde, qui met mal à l'aise car s'apparentant à un exercice de voyeurisme rythmé par la répétition des impacts mortels. Un 22 juillet, de Paul Greengrass, ne consacre qu'une trentaine de minutes à l'explosion de la bombe à Oslo et au parcours sanglant du tueur à Utoya. L'ambition de Paul Greengrass est de montrer "l'après" attentats, en suivant en parallèle le retour à la vie d'un grand blessé, sa famille, le procès du terroriste, le comportement de son avocat et même les faits et gestes du premier ministre. Le réalisateur de Bloody Sunday est à son affaire dans ce type de film qui oscille entre émotion et information. Il peut ressembler parfois à une sorte de fiche wikipédia sur ces événements mais le cinéaste a le bon goût de ne pas surcharger tous les liens narratifs, même s'il est proche de la limite dans le dolorisme. Mais on ne peut pas reprocher au film de négliger Breivik, le tueur, et ses nauséabondes théories. Il est bien évident que là, Un 22 juillet a des vertus pédagogiques pour ceux qui ne se sont intéressés que de loin à ce massacre. Le film de Greegrass est plus grand public et plus "manipulateur", d'une certaine façon, que celui de Poppe. Voir les deux permet en tous cas de réfléchir et sonne comme un avertissement sur la fragilité des démocraties. Ce n'est pas nécessairement le type de cinéma que l'on a envie de voir tous les jours mais son utilité est indéniable, au-delà de ses qualités ou défauts formels.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2022
Au prélude d’un long-métrage consacré à « Utoya, 22 Juillet », Paul Greengrass porte également un regard sur les attentats de 2011 sur le territoire norvégien. Outre Jason Bourne, le réalisateur est passé par « Bloody Sunday », « Vol 93 » et « Capitaine Phillips » notamment, illustrant avec crédibilité l’hommage rendu aux victimes d’événements dramatiques. Il parvient à capter notre attention en isolant des individus et leur personnalité, qu’ils soient marginaux ou non. On traite ainsi des traumatismes d’un pays, qui passe devant le tribunal que le terrorisme convoque de manière sanglante et attristante.

Militant d'extrême-droite, Anders Behring Breivik (Anders Danielsen Lie) est un fanatique qui inspire à transmettre ses motivations par la terreur. Il y parvient sur de nombreux points en provoquant une explosion à Oslo, puis un massacre de jeunes militants travaillistes sur l'île d'Utoya. Le réalisateur ne se prive pas de citer cette personne, froide et pourtant consciente de ses actes, pour appuyer le discours qui orne son passage sur ces drames. De ce fait, nous n’échappons pas à une première demi-heure sans pitié, où l’on se promène aux côtés du tireur. On y suit ses actes abominables dans une sobriété déconcertante, afin de poser le contexte. Mais tout le développement du récit réside dans le procès à venir, ainsi que les retours d’un pays en deuil et en colère.

Nous assistons à un assortiment de mises en scène maladroites, insistant sur le décalage post-traumatique des survivants de la fusillade, dont Viljar Hanssen (Jonas Strand Gravli). Son témoignage, sa volonté de rester sur ses deux jambes, tout comme son duel de regard et de morale face à l’entité qu’il essaye d’apaiser sont futiles. Sa présence dénote un développement familial qui se tient, mais qui n’insiste pas sur les bons traits, ou du moins on les amplifie et on traîne régulièrement sur le même niveau, sans entrevoir une évolution nette avant le dénouement. Il manque un soupçon d’empathie qui échappe complètement au contrôle du réalisateur sans le vouloir. Peut-être que cette version américanisée pousse à entrevoir des possibilités quant à l’approche du terrorisme une fois identifiée, mais lorsque le mal a frappé, il est question de débattre sur la stabilité du système dominant, celui qui tient le dernier mot et qui ne montre pas de signes de fatigue ni de fractures. On cherche à se placer à l’échelle humaine pour structurer une narration de qualité, mais qui manque de cette intensité propre à un état d’esprit colérique et qui naïve par suite d’une expérience angoissante.

Le Premier ministre norvégien de l'époque Jens Stoltenberg (Ola G. Furuseth) et l'avocat de Breivik, Geir Lippestad (Jon Øigarden) font partie de ces hommes qui baignent dans un système trop fermé sur ses codes. On s’y enferme également dans cette intrigue qui nous mène vers un procès anecdotique, si ce n’est l’importance des échanges entrevus entre le bourreau et son pays « malade ». Et c’est en regardant Anders jouer avec le gouvernent que l’on se rend compte des faits, que ce soit dans l’absurde ou non. La fidélité est de rigueur dans ce « Un 22 Juillet » et son arsenal de scènes qui ont fait polémique. Greengrass rassure en ce point où il ne sombre pas dans l’éternel cliché d’un portrait stylisé et limité du mal. Il lui accorde un fondement symbolique, qui sera incomplet malgré tout. Le reste se lit en ouverture, derrière la montagne de cadavres et les cicatrices d’un monde qui tend à s’unifier, dans la chasse et dans la compassion.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse