Un 22 Juillet
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CH1218
CH1218

282 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2019
Le 22 juillet 2011, la Norvège est victime de deux actions terroristes : après avoir fait exploser une camionnette piégée dans le quartier gouvernemental d’Oslo, un ultra-nationalitiste se rend sur l’île d’Utøya et ouvre le feu sur des dizaines de jeunes. On a connu Peter Greengrass plus incisif mais les faits sont peut-être trop bien traumatisants pour les relater aussi frontalement qu’à son habitude. Sans nous épargner quelques longueurs, cette reconstitution assez complète s’oriente surtout sur l’après, mettant en parallèle l’enquête, la psychologie du tueur ainsi que celle de son avocat, la reconstruction des survivants à travers l’une des victimes, jusqu’au procès. A noter l’interprétation glaçante d’Anders Danielsen Lie.
benitoberlon
benitoberlon

71 abonnés 971 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2019
Glaçant...ce genre de film (Paul Greengrass est d'ailleurs un spécialiste des films inspirés de faits réels), mettant en scène un attentat relativement récent me met toujours mal à l'aise...comme si certains surfaient sur les morts très récentes pour faire un maximum d'audimat/profit ...ici, point de voyeurisme, les 2 attentats sont traités en moins d'une demi heure, se concentrant sur le procès, la personnalité complexe de Breivik, et la reconstruction des victimes...les 2 acteurs principaux, Anders Danielsen Lie (déjà excellent dans "La Nuit a dévoré le monde") et Jonas Strand Gravli sont d'une justesse bouleversante...On nous dépeint ici un avocat qui fait uniquement son boulot, remettant magnifiquement Breivik à sa place, ce dernier étant un tueur méthodique, avec une personnalité complexe (cf son changement de défense au cours du procès)..un film retraçant l'attentat particulièrement terrible (et ce qui en découle) ayant frappé la Norvège en 2011, précurseur de ce qui touchera la France quelques années plus tard...Triste, dur, mais bien réel.
Marc T.

315 abonnés 621 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2019
Tout d'abord je tiens à préciser que le massacre d'adolescents sur l'ile norvégienne ne représente que 10 minutes sur 2 heures 20 que durent ce film, donc si voulez voir ce film par simple voyeurisme, passez votre chemin. Ce film est justement excellent pour cette raison, Paul Greengrass ne s'attarde pas inutilement sur les actes totalement barbares de ce jeune ultranationaliste, il s'attarde sur l'après-attentat, et plus particulièrement sur Viljar Hanssen, un rescapé gravement blessé par balles. Il s'attarde aussi sur la psychologie du meurtrier et de son avocat. Et enfin, il s'attarde sur le procès d'Anders Behring Breivik, ce terroriste d’extrême-droite qui n'a jamais eu un soupçon de regret. Le film est glacial, quasi sans musique, et il marque les esprits de façon indélébile...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 janvier 2019
Comment le réalisateur de Captain Pillips a pu réaliser ce film? Je l'ai regarder en 5 fois tellement il est ennuyant et plat. J'ai été au bout dans le but d'apprendre, mais j'ai eu plus vite fait de me renseigner sur wikipedia. Finalement ce "un 22 juillet" prouve que le film Captain Phillips doit tout à la performance de Tom Hanks et des Somaliens. Car dès qu'on à affaire à des acteur de série B, la réalisation ne peut rien. Une bouse à éviter de regarder, même de l'oeil gauche, ça vous porterai malheur.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

299 abonnés 3 077 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2018
De l'attaque au procès, du drame à la guérison, cette reconstitution est aussi poignante que pour Vol 93. On reste suspendu au processus de Paul Greengrass.
Antoine S.
Antoine S.

13 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2018
Un film glaçant sur cette tragédie. Le film est "plaisant" à suivre et relate parfaitement les faits.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2018
Bonne surprise ou l'ont reste devant ce drame, malheureusement réel et sur ce coté c'est assez bien fait ( l'attaque, les victimes et l'enquête en parallèle des forces de police). On est donc au premier vent devant cet acte ; une fois de plus totalement inadmissible et qui laisse des traces .. Le réalisateur ne tombe pas dans l'excès alors que pas mal en aurait profité pour nous en mettre plein la tête et à contourner le chemin? Mais il ne tombe pas dans le piège et offre un film touchant, poignant.. On n'a pas le temps de s'ennuyer et tant la mise en scène que son développement sont maîtrisé et on finit le film un peu remuer par ce "spectacle". On pourrait presque associer à cela comme un genre de documentaire. Bref, très bonne surprise mais remu un peu (notamment les personnes sensibles). Pas grand d'autres à dire, tombé dessus par hasard. Je ne regretterais pas séance canapé^^.
Yetcha

1 085 abonnés 4 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2018
Une mise en image terrible de cet attentat ravageur perpétré par un être abject et sans cœur. Une nécessité de mémoire et un film efficacement réalisé.
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 902 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 décembre 2018
Un film multi-facettes qui réussit à mêler les points de vue et les enjeux sans s'y perdre ni nous déstabiliser. Paul Greengrass ne se focalise pas sur les attaques en elles-mêmes mais interroge à la fois politiquement et humainement les conséquences d'un attentat ainsi que ses causes, sans manichéisme ni simplisme. Aidé de sa maîtrise scénique et d'un casting irréprochable, le réalisateur mêle adroitement émotion, questionnement et divertissement. Excellent!
orlandolove
orlandolove

170 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 décembre 2018
Paul Greengrass poursuit son exploration des drames humains contemporains. En plus d'une présentation objective des faits (le massacre, le procès), le réalisateur s'attarde sur les émotions subies par les victimes. Sa caméra s'est assagie, et le film n'a pas tout à fait la même efficacité que Vol 93, Green Zone ou Capitaine Phillips par exemple. Cela malgré la prestation mémorable d'Anders Danielsen Lie.
gimliamideselfes

3 441 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2018
Je ne comprends pas Greengrass, il ne m'avait pas encore déçu, mais là... En fait j'ai l'impression qu'il nous fait l'inverse de ses autres films qui traitent d'attaques terroristes (ou policières), dans Vol 93 ou Bloody Sunday il y a une construction, une montée en tension qui amène à ce que la police britannique ouvre le feu sur les manifestants ou à ce que les passagers de l'avion se révolte... ici, il n'y a rien.

On commence avec l'attaque terroriste. On montre d'emblée ce qui est intéressant. Et je dois dire que ça fonctionne plutôt bien, sans non plus que ça soit foufou, mais disons que ça glace un peu le sang de voir un mec armé, déguisé en policier rentrer dans un bâtiment plein de gamins. Après j'ai trouvé la mise en scène de Greengrass plus sage que d'habitude. En effet, lui qui est le roi de la caméra à l'épaule, lui qui avec les Jason Bourne a imposé un style qu'il maîtrise à merveille à tout Hollywood... même si malheureusement les autres réalisateurs n'ont pas le quart de son talent et ça devenait juste illisible et dégueulasse... ben là il l'abandonne presque, je dirais même qu'on a plusieurs scènes assez statiques... Surprenant. Lui qui dans Greenzone faisant constamment se déplacer les personnages pour pouvoir filmer du mouvement, se retrouve à filmer des choses qui ne bougent pas... Enfin...

Mais ça fonctionne, cette séquence fonctionne, même si elle est trop courte, qu'elle aurait mérité d'être plus longue, plus intense... plus tout en fait. Et vu qu'on sait que le film dure 2h20 lorsqu'on voit le gars se faire arrêter alors qu'on est même pas à l'heure de film on sent que ça va devenir long... et ça ne manque pas.

On se tape en parallèle une victime qui se reconstruit après s'être chopé cinq balles dans le corps et donc ABB qui prépare son procès. Le problème c'est qu'on s'intéresse bien plus au premier qu'au second et que c'est juste du déjà vu mille fois. Ce qui est fascinant c'est ABB. Alors peut-être que Greengrass a voulu éviter un effet fascination, un effet gourou, mais franchement le gamin je m'en fous... alors que ABB, ben il est intrigant et intéressant. On n'a pas toujours un type ayant réellement existé, encore en vie, qui a tué 77 ans personnes de sang froid en plus au nom d'une idéologie.

Greengrass a l'habitude de ne pas juger, de ne pas condamner, ainsi dans Vol 93 c'était assez intéressant de voir les terroristes calmes, juste avant de détourner l'avion. Ici, j'ai l'impression qu'il porte un jugement, un jugement qui dit que ABB est un homme seul, honnis de tous.

Une banalité... Il n'y avait rien d'autre à raconter sur cette tragique histoire ?

Ah et détail troublant, l'acteur qui joue ABB ressemble trait pour trait à Durendal, j'ai eu du mal à le prendre au sérieux... En parlant des acteurs, si j'ai bien compris, ils sont tous norvégiens (du moins leur nom le laisse pensé), ils ont un accent norvégien... mais parlent en anglais... Un peu bizarre d'entendre des gens parler, dans leur pays, une autre langue, avec un accent...

Enfin... c'est surtout que tout ça n'est pas très palpitant, que ça n'apporte rien, que ça ne raconte pas gros chose d'original... l'intérêt du film est donc extrêmement limité.
Justin D
Justin D

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5,0
Publiée le 1 décembre 2018
Film à voir car il est d'un réalisme frappant. Comment des attentats vont détruire des vies aussi bien au sens propre que sur le long terme. La psychologie des personnages est ici énormément poussée et les émotions nous envahissent.
Splendide et difficile.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2018
Tout le monde se souvient de ce fait divers particulièrement sordide : en 2011, un ultranationaliste norvégien, Anders Breivik, va commettre l'un des plus grands massacres post-1945 que l'Europe n'est jamais connue. Plus de 77 victimes essentiellement des enfants lors d'un camp de vacances sur une île à proximité d'Oslo. Tout cela au nom d'une idéologie raciste qui prône le retour à une identité culturelle indo-européenne et au rétablissement de la suprématie blanche. Un événement qui avait marqué durablement l'opinion publique et les médias. Après le temps du deuil, le cinéma s'est lancé dans sa propre interprétation de cet épisode dramatique. Regardons de plus près la vision de Paul Greengrass, un adepte des histoires vraies. Il suffit de jeter un oeil à sa filmographie pour s'en convaincre : Vol 93 dans le cadre des attentats du 11 septembre ou plus récemment avec Capitaine Phillips sur la dangerosité des océans et des mers en proie à une piraterie de plus en plus sauvage. Un 22 Juillet adopte ainsi une vision assez réaliste en adoptant un angle assez inédit : ici, le metteur en scène ne souhaitait pas s'attarder sur le massacre de cette jeunesse norvégienne mais sur les répercussions, les conséquences d'un tel drame sur une société endeuillée et dont le caractère inédit à totalement désorganisée une société qu'on peut qualifiée de plutôt pacifiste. Ainsi, Paul Greengrass va s'attarder davantage sur les aboutissements du procès et le caractère psychologique du tueur. Cette partie est une réussite combinant avec une autre facette plus classique autour de la reconstruction des victimes : rien de nouveau dans cet approche même si les passages douloureux sont vraiment poignants. Un casting exclusivement norvégien qui permet de mettre en lumière le talent d'Anders Danielsen Lie dans le rôle titre. Il est tout simplement fabuleux. Malheureusement, le film pâtit de quelques longueurs non négligeables qui coupent le rythme sans apporter une plus-value supplémentaire. Reste un récit effroyable plutôt bien orchestré.
Gioléamat
Gioléamat

2 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2018
Excellent film retraçant le massacre d utoya....
Très bon jeu d acteur...l acteur jouant Breyvik est froid et calculateur et joue à merveille son rôle....Ce film fait malheureusement une part réelle de la réalité actuelle...et ça fait peur....
Je conseille ce film pour ceux qui ont oublié l histoire ou qui ne la connaisse pas...
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2018
Deux films sortent (pour l'un, c'est uniquement sur Netflix) cet automne sur le massacre du 22 juillet en Norvège. Celui d'Erik Poppe (sortie le 12 décembre), Utoya, 22 juillet, est une immersion totale sur l'île de la tuerie, en temps réel, montrant ce qu'ont vu ceux qui se trouvaient sur les lieux. C'est un film de terreur sourde, qui met mal à l'aise car s'apparentant à un exercice de voyeurisme rythmé par la répétition des impacts mortels. Un 22 juillet, de Paul Greengrass, ne consacre qu'une trentaine de minutes à l'explosion de la bombe à Oslo et au parcours sanglant du tueur à Utoya. L'ambition de Paul Greengrass est de montrer "l'après" attentats, en suivant en parallèle le retour à la vie d'un grand blessé, sa famille, le procès du terroriste, le comportement de son avocat et même les faits et gestes du premier ministre. Le réalisateur de Bloody Sunday est à son affaire dans ce type de film qui oscille entre émotion et information. Il peut ressembler parfois à une sorte de fiche wikipédia sur ces événements mais le cinéaste a le bon goût de ne pas surcharger tous les liens narratifs, même s'il est proche de la limite dans le dolorisme. Mais on ne peut pas reprocher au film de négliger Breivik, le tueur, et ses nauséabondes théories. Il est bien évident que là, Un 22 juillet a des vertus pédagogiques pour ceux qui ne se sont intéressés que de loin à ce massacre. Le film de Greegrass est plus grand public et plus "manipulateur", d'une certaine façon, que celui de Poppe. Voir les deux permet en tous cas de réfléchir et sonne comme un avertissement sur la fragilité des démocraties. Ce n'est pas nécessairement le type de cinéma que l'on a envie de voir tous les jours mais son utilité est indéniable, au-delà de ses qualités ou défauts formels.
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