3072 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
189 critiques spectateurs
5
35 critiques
4
82 critiques
3
50 critiques
2
20 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Sergio-Leone
210 abonnés
1 096 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 18 février 2008
En tant qu'admirateur de Kubrick, je constate dans ce film qu'il n'a pas pu faire tout ce qu'il voulait (on lui a refusé de cumuler les fonctions comme directeur de photographie par exemple). Le visuel du film est en effet très moyen par rapport aux autres films qui suivront voire par rapport à son film précédant (le baiser du tueur). Le scénario est plutôt intelligent et les acteurs bons, mais cela reste un film de braquage sans réelle dimension et qui ne révolutionne pas le genre. Un film mineur dans l'immense filmographie du maître.
Petite perle du cinéma noir emprunt d'humour et d'ironie, L'Ultime razzia est aussi passionnant qu'étonnant. On reconnnaîtra le parfait photographe que Kubrick était, avec des jeux de lumières d'une virtuosité qui lui donnait déjà un style. On se laissera emporter avec grâce et divertissement dans cette intrigue originale et moraliste. Avec des braqueurs encore plus attachants que ne le sont les victimes, nous faisant penser directement à l'immoralisme Kubrickien, d'un pessimiste mordant et attachant. Bref, le début d'une grande carrière.
L'ancêtre du film de braquage. Des acteurs épatants, une mise en scène fastueuse, avec ses reconstitutions et ses flash-backs très réussis, et un suspense insoutenable. "The Killing" est un chef-d'oeuvre du genre.
Un Kubrick que je trouve assez mineur dans sa filmographie, on assiste à un film noir plaisant mais assez bavard quand même avec un scénario un peu trop simple avec quelques grosses ficelles. Cependant, l'interprètation est de qualité et quelques scènes sont filmées de manière incroyable et portent bien la marque de son talentueux réalisateur.
Ceux qui me connaissent ou les autres qui me lisent régulièrement savent ô combien j'apprécie et admire le cinéma de Stanley Kubrick, probablement l'un des plus grands cinéastes de tous les temps. Curieux et trépignant étais-je donc à l'idée de voir cette "Ultime Razzia" qu'il mit en scène en 1956. Très déçu suis-je désormais, certainement frustré de n'avoir vu qu'une petite série B parmi tant d'autres, sans génie certes mais surtout sans réel intérêt. Et ne comptez pas sur moi pour être gentil en raison du nom du "director" ! Au contraire, sévère est ma critique en raison d'attentes à aucun moment satisfaites. Le casse du siècle, un de plus ! Quelques millions à dévaliser alors que c'est en apparence strictement impossible. Mais un groupe de gangsters va s'atteler à cette mission au terme d'alliances multiples pour former l'équipe gagnante. Une femme se glisse entre tout ça (il faut bien un peu de charme. Enfin, c'est raté de ce point de vue, Grace Kely n'a pas à s'en faire !) et les rouages se complexifient. Se complexifient ai-je dit ? Tu parles ! Le scénario complètement bidon ne tient pas une intrigue bancale ni ne brosse un seul caractère digne de notre attention. Les dialogues inutiles (et blablabla, il fait beau dehors hein ?) s'enchaînent au point de devenir très irritants. La caméra de Kubrick est absente d'un bout à l'autre, inspirée par des champs/contrechamps (whaou) un peu lourdauds. Non, c'est vrai j'exagère : S.K. incorpore ici et là une plongée histoire de dire mais on ne marche pas. Pourquoi ? C'est gratuit en plus d'être inutile, ça ne rythme rien, ne mène à rien tout comme le film en général. Si vous ne savez pas que c'est du Kubrick, vous aurez bien du mal à le deviner : c'est mou, commun, sans relief et incroyablement bavard (mais taisez-vous bon sang !). Mieux vaut revoir la quantité de chefs-d'oeuvre qu'il nous a pondu par la suite. Il fallait bien qu'il se fasse la main petit à petit diront les plus indulgents...
Troisième long-métrage pour Stanley Kubrick, qui se lance avec brio dans le polar noir avec L'Ultime Razzia (1957). Doté d’une minutieuse mise en scène, le réalisateur nous « dévoile ses cartes » en nous présentant ses différents protagonistes, au fur et à mesure que les présentations se font, on découvre petit à petit les personnages principaux, les instigateurs du hold-up des caisses d’une course hippique ! D’une précision de main de maître, Kubrick étonne et épate par sa façon de diriger ses acteurs, de créer la surprise en nous offrant des twists à répétitions, avec ses magnifiques mouvements de cameras et sa narration si particulière. Un film de braquage qui aura eu raison d’être resté dans les annales, car c’est bel et bien une référence en la matière que nous avons là !
Il n'y a pas de Kubrick mineur, ce film ne déroge pas à la règle, réalisation parfaite, dialogue percutant, intrigue menée d'une main de maître, mais aurait-il pu seulement en être autrement ?
L'Ultime Razzia est un des ces films dont il n'y a rien à redire, que ce soit sur les acteurs, tous bien choisis, sur la mise en scène, Kubricéenne, ou encore l'intrigue, parfaite... Il y a même un certain humour sur la comédie humaine. La narration est osée mais c'est en partie de là que vient la réussite de ce film. La fin est énorme, inattendue, et on voit déja apparaître dans ces scènes la grande intensité que contient chaque film de Kubrick. L'Ultime Razzia est à voir, bien-sûr, et à revoir!
Avec "L'ultime razzia", Kubrick nous offre une très belle oeuvre rythmée, formidablement mise en scène, narrée et interprétée. Cela dit, un peu plus de suspense aurait été souhaitable. Le dénouement est, quant à lui, drôle à souhait...
Un grand Kubrik... Un scénario en béton, sans fioriture avec un casting discret mais de grande qualité mais encore trop linéaire, on sent que Kubrik cherche encore à apposer sa marque. Une histoire de braquage au millimètre avec un suspense dont les films actuels n'ont que rarement. Un aussi bon débuts (après "le baiser du tueur") n'étonne plus quand on connait la suite !
Avec des moyens relativement réduits, Kubrick nous livre un excellent premier film en tant que professionnel. Le scénario très bien élaboré donne une oeuvre pessimiste, noire, où la simple imbécilité d'une femme fera s'écrouler le plan parfait du braquage. Il faut aussi remarquer la très bonne structure de l'histoire entrecoupée par des flash-backs successifs, ce qui n'a pas manqué d'influencer bien d'autres réalisateurs. Côté interprétation, rien à redire, Sterling Hayden est parfait.
Deuxième film de Stanley Kubrick qui décrit le déroulement d’un coup visant à voler l’argent des paris d’un tiercé, plusieurs hommes sont prêts à effectuer le hold up. Parmi eux, Kubrick suivra surtout un homme de petite taille dont la femme veut qu’ils deviennent riches. Celle-ci veut juste piquer son argent pour pouvoir aller vivre avec son amant, le but étant qu’une fois le coup effectué le mari soit liquidé. Toute l’intrigue repose sur cette dualité entre le mari et sa femme, le mari aveugle qui l’aime plus que tout au monde et la femme qui ne l’aime pas mais veut profiter de lui pour ensuite s’en débarrasser. Une grande majorité du film traitera du comportements du mari dans certaines où il ne saura plus vraiment ce qu’il doit faire, il sent que c’est risqué car sa femme a déjà fourré son nez dans ses affaires alors qu’il ne devait pas en parler. C’est le dernier quart d’heure qui est absolument explosif. Kubrick joue magnifiquement entre la musique et l’action. Le son apporte une tension saisissante qui nous passionne et nous plonge littéralement dans ce final plus que mouvementé. Les retournements de situations sont à la fin vraiment étonnants, l’Ultime Razzia est un film de gangster pur et dur, il y a les fusillades, la peur de se faire prendre, la rigueur dans le travail des voleurs, la trahison. Encore une fois, Kubrick met la femme au centre de tous les problèmes, elle est fatale et dangereuse. L’originalité de la mise en scène vient des plans que l’on revoit sous d’autres angles un peu comme dans « Elephant » ou « Pulp Fiction ». Chacune des actions des personnages est suivi avec précision, la rigueur dans les différentes actions menant au braquage est d’une rigueur incroyable, on s’y croirait. Kubrick est un génie, il n’y a rien d’autre à dire. Cependant, malgré qu’il soit de très bonne qualité, l’Ultime Razzia est peut être son moins bon film. Pour dire à quel point ce réalisateur est talentueux.
"Premier" grand film du cinéaste, The Killing, classique du polar, fort bien interprété, est doté d'une mise en scène étonnante. Ainsi, Kubrick nous conte t-il l'histoire d'un groupe de braqueurs du point de vue de chacun des personnages, en montrant plusieurs fois certaines scènes, différemment. Cette narration destructurée, sauf coïncidences, sera plus tard exploitée par des Tarantino et Soderbergh... Un excellent film, donc, à suspense avant tout, d'une grande originalité ; Un coup de génie, le premier d'une longue série pour son réalisateur.