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SebD31
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5,0
Publiée le 26 décembre 2007
Film cynique servi par une remarquable interprétation. L'atmosphère est réussie et tous les personnages sont inquiétants, la jalousie est un péché grave... A voir absolument!
Tour de force. Meilleur film de Don Siegel, plus grand rôle de Clint Eastwood. Sur fonds de guerre de sécession qui fait rage dehors, la vraie guerre se déroule dedans, à l'ombre apaisante d'un couvent tenu par des femmes à l'inquiétante psychologie : la guerre des sexes, déjà. Le matriarcat n'aura jamais si bien porté son nom.
Un film drôle et sympathique, dans lequel Don Siegel et Clint Eastwood montrent qu'il peut s'avérer plus dangereux de rester parmi un groupe de femme que d'aller sur un champ de bataille.
Si on arrive à oublier le côté particulièrement misogyne du film, par ailleurs très antimilitariste, on doit reconnaître que "Les proies" est, sinon un chef d'oeuvre, du moins un grand film.
La mise en scène et les propos de ce film ont considérablement vieilli et de ce fait le film aurait probablement du mal à trouver son public aujourd'hui. Cela dit on peut croire que le film ait pu choquer ou déranger à l'époque. Dispensable mais il reste une petite curiosité pour les fans de Clint Eastwood.
La nouvelle version du film de Sofia Coppola était meilleure, néanmoins l’ancienne version n’était pas ridicule. Ça a mal vieilli, mais l’intrigue est on ne peut plus intéressante. Clint Eastwood est bon. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Don Siegel change purement et radicalement de registre en passant du western à un huis-clos intimiste pendant la guerre de Sécession au sein d'un passionnant pour jeunes filles Sudistes. En effet, John Mc Burney (Clint Eastwood), soldat Yankee blessé, est retrouvé par une jeune fille en plein milieu des bois, celle-ci décide de le ramener en sureté dans le pensionnat. L'arrivée d'un homme au milieu de toutes ces femmes est une attraction sexuelle très intense, l'une après l'autre, elles tombent amoureuses de lui hormis deux irréductibles défenseuses du clan Sudiste. Mc Burney, devant les élans enfiévrés de Carol (Jo Ann Harris), la moins farouche de toutes, ne peut résister et succombe immédiatement à la tentation. S'en suit un drame du à la jalousie engrangeant une rage et une revanche au vitriol de Mc B. Don Siegel dresse un portrait très négatif de l'humanité, une peinture emplie de misanthropie. En effet, aucune des filles n'est au final très sympathique, toutes sont capables des pires atrocités, des pires méchancetés, des pires trahisons. On peut clairement dire que "Les proies" est le chef d'oeuvre de Don Siegel, un film très subtil et raffiné à la sensualité moite et toxique.
Pendant le guerre de Sécession, un soldat Yankee blessé trouve refuge dans un pensionnat sudiste de jeunes filles. Comme un coq dans un poulailler, va t-il faire oublier sa posture d'ennemi et les séduire toutes ? C'est bien plus compliqué que cela et, au fil des minutes, le film va se transformer en drame quasi gothique, dans un climat délétère et pervers. Un très bon Siegel, où Clint Eastwood, remarquable, conquiert enfin ses galons de grand acteur. Juste avant de passer lui-même à la mise en scène, la même année.
Les succès d’Un shérif à New York et de Sierra torride permet au duo Don Siegel/Clint Eastwood de se lancer dans un film moins commercial mais qui constitue le meilleur des cinq que le premier réalisera et que le second interprétera (leur sixième collaboration, Un frisson dans la nuit, étant une réalisation d’Eastwood où Siegel ne fait qu’une brève apparition). En effet, Les Proies est un film d’une puissance dramatique rare où la tension sexuelle transpire à chaque plan. Effectivement, ce drame (le film étant plus à classer dans ce genre que dans celui du western) montre chaque personnage en proie à des pulsions sexuelles plus ou moins avouablesspoiler: : McBurney essaie de séduire toutes les femmes qu’il croise et n’hésite pas à embrasser sur la bouche une fille de 12 ans pour se cacher des soldats sudistes, Martha a entretenu une relation incestueuse avec son frère, semble avoir des pulsions lesbiennes envers Edwina et rêve d’une scène de triolisme avec cette dernière et McBurney (séquence s’achevant sur une reproduction d’une Pieta, rendant le tout blasphématoire), les jeunes filles étant isolées de la gente masculine désirent toutes plus ou moins McBurney…
Ainsi, on découvre que les personnages vivent sur des mensongesspoiler: : les femmes du pensionnat veulent se présenter comme des modèles de vertu mais sont toutes mues par la sexualité, McBurney fait croire à chacune qu’ils les aiment et s’invente un passé altruiste en opposition avec la réalité montrée dans les flashbacks, Carol prétend que McBurney l’a forcée à avoir une relation sexuelle alors qu’elle a tout fait pour que celle-ci se déroule… Même le comportement des soldats sudistes semblent peu franc lorsqu’ils viennent prévenir de leur départ le pensionnat alors que ce dernier est dans leur camp. Finalement, la seule adulte étant assez franche (Amy l’est également assez mais cela est surement dû à son jeune âge) est Hallie qui n’hésite pas à faire comprendre à McBurney que la lutte contre l’esclavage n’est qu’un prétexte pour justifier la guerre de Sécession car, par son statut d’esclave, elle est victime de l’hypocrisie depuis sa naissance (l’esclavage allant à l’inverse des valeurs d’amour revendiquées par les religions) . Ce scénario d’une incroyable tension et dénonçant toute les formes d’hypocrisie est renforcée par la rigueur de la réalisation du bon artisan qu’est Don Siegel et par une interprétation est tout point parfaite (ce qui a permit aussi aux critiques et au public de commencer à se rendre compte que Clint Eastwood n’était peut-être pas qu’un tueur monolithique). Ces aspects permettent ainsi de faire de ce film, sous des dehors de série B, un véritable chef-d’œuvre par la forme et par le fond hélas trop méconnu.
Superbe faux western de Siegel où le cinéaste joue avec l'étoffe naissante du héros invincible endossée par Eastwood à partir de "Pour une poignée de dollars". Seul dans un univers entièrement féminin, son personnage commence à affirmer sa séduction de mâle dominant auprès de la moitié des résidentes de cette pension hors du temps, avant de subir la terrible vengeance de celles qui l'auront aimé et se seront senties honteusement trahies. D'une sécheresse admirable, parfois psychédélique, "Les proies" est une œuvre essentielle du cinéma américain du débuts des années 70.
Certainement le film le plus sombre et le plus étrange de la carrière de Clint Eastwood. Un soldat nordiste blessé est recueilli par une petite fille qui l'emmène dans le pensionnat de jeunes filles où elle loge. or, la plupart n'ont jamais vu d'homme. Film sur le désir et son ambiguïté avec un héros lui-même assez complexe, qui, bien qu'affaibli, aime à se sentir maître en usant de ce qu'il provoque chez les jeunes femmes. Quatre personnages clés servent à symboliser la femme à différents moments de sa vie: l'enfance innocente, l'adolescence et la découverte des premiers émois, la jeunesse adulte et ses illusions perdues, et la vieillesse avec ses regrets et ses erreurs. Don Siegel arrive à instituer un malaise ambiant avec des plans volontairement décadrés et une photographie donnant aux images une teinture particulière. A mi-chemin du fantastique, on a parfois l'impression que John McBurney a atterri dans un maison hantée, en tout cas dans un lieu coupé du monde avec des règles précises qu'il va perturber par sa seule présence d'abord, avant d'essayer d'en tirer profit. Il n'est pas difficile de deviner que cette histoire ne pourra n'avoir qu'une issue tragique. La scène de l'amputation est particulièrement macabre et une des plus violentes jamais montrées au cinéma. Les Proies sont un film sombre, pessimiste et une brillante réflexion sur l'être humain et son rapport face à ce sentiment ambigu et étrange qu'est le désir. Oeuvre riche et complexe mais aussi dure, un petit chef d'oeuvre.
Ambiance très sympatoche au pensionnat de jeunes filles sur fond de on-sait-pas-qui-manipule-qui, d'obsession sexuelle, d'inceste, de sado-masochisme, de viol et peut-être même de saphisme le tout avec un goût fort vénéneux (le terme est plus qu'approprié ceux qui ont vu le film le comprendront parfaitement !!!) pour ce qui est sans conteste un des meilleurs films de son réalisateur et aussi un de ses plus audacieux. Clint Eastwood joue pour la première fois de sa carrière une pourriture et cela lui va comme un gant, Geraldine Page dans un rôle tout aussi négatif montrait encore une fois qu'elle était une des plus grandes actrices américaines, les autres actrices font le reste. Extrêmement tordu, cruel, malsain, un film qui assure excellemment sa mission jusqu'au bout.
En 1970,Clint Eastwood tournait dans cet excellent thriller à huis-clos.Voulant se démarquer de son image d'homme mono-expressif,il trouve dans ce role de quoi faire taire les critiques.Vulnérable,blessé,aigré et manipaluteur;il apparait comme un homme-objet aux yeux des jeunes filles de ce couvent.La guerre de Sécession sert de toile de fond à ces désirs refoulés,qui vont ressurgir de la pire des manières.Sans concessions,Donald Siegel signe un film baroque et aux rebondissements théatraux.Ce couvent est pire qu'une prison.Ces filles sont pires que des soldats.Les roles sont redistribués.L'homme ne peut s'en sortir indemne.Profondément pessimiste,et le role de l'évolution pour Clint.
Quasi huis-clos fascinant, il en devient un des meilleur film de Don Siegel (si ce n'est le meilleur). Ce thriller sur fond de Guerre Civile est captivant. Le personnage joué avec justesse par Clint Eastwood sème brillamment la confusion Scénario impeccable pour un film malheureusement trop méconnu.
"Les Proies" de Don Siegel est un film qui marque la collaboration entre Eastwood et Siegel et qui, plus généralement est un film s'intégrant dans la deuxième partie de l'apogée de la carrière de Clint Eastwood en tant qu'acteur après la consécration au côté de Leone. Don Siegel ( réalisateur que l'on connaît principalement pour le polar virtuose et novateur "L' inspecteur Harry" ) signe ici un film très complexe, bien loin des thèmes de prédilection habituels du réalisateur qui ne va pas laisser le spectateur indemne. Tout d'abord c'est un film d'une noirceur paroxystique. La violence psychologique et viscérale qui réside dans tous les personnages est présente tout au long du film et va contribuer à l'installation d'une atmosphère très dérangeante, parfois même malaisante qui hante le spectateur durant plusieurs heures après la vision du dit film. Clint Eastwood va ici nous jouer un personnage très loin de ses rôles habituels puisqu'il joue dans ce film un soldat violent, mythomane et va se révéler être de plus un manipulateur sans scrupules. C'est un personnage que l'on a vraiment du mal à cerner et qui va créer une certaine angoisse chez le spectateur, angoisse ressentie de même face aux autres protagonistes du film à savoir les personnages féminins. Les actrices jouent ici des femmes résidant dans un pensionnat pour jeunes filles. C'est d'ailleurs à partir de ces personnages que l'on va pouvoir fournir une réelle réflexion à propos de ce film. Jusqu'à quel point peut on contenir nos caractères les plus primaires que sont la violence et la sexualité ? Est ce que ces derniers, à force de frustrations et de conditionnements multiples ne vont ils pas nous mener à un palier indépassable qui va conduire à un bouleversement dévastateur tout autour de nous ? L'emprisonnement ou le cloisonnement dans la cas du film ne conduisent ils pas à un effet d'exteriorisation incontrôlable des passions ? Tant de questions folles et si effrayantes sur la primitivité de l'Homme qui sont abordés dans ce film. Don Siegel nous offre à travers ce film un véritable questionnement psychologique qui ne peut laisser personne indifférent.