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Kill-Jay
80 abonnés
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3,5
Publiée le 5 mars 2012
Un nouveau Clint Eastwood que je vois en quelques jours et celui-ci m'a vraiment beaucoup plu. Le film "Les proies" marque la première collaboration entre Don Siegel et Clint Eastwood avant "L'inspecteur Harry" qui apporta à l'acteur une renommée mondiale. Un long-métrage très intéressant qui conte le sauvetage d'un soldat nordiste durant la guerre de sécession par un collège de femme sudiste, l'action est très bien racontée, très bien mise en scène avec un Clint Eastwood dans un rôle que l'on ne lui connait pas forcément mais qui s'avère très efficace. L'intrigue ainsi que le scénario sont très bons avec plusieurs rebondissements. Un film que je recommande !
Si le film est un petit peu victime d'une forme de fascination complaisante pour sa propre façon de dévoiler la sexualité féminine (mais que voulez-vous, à l'époque le sexe sentait encore le souffre, alors qu'aujourd'hui il sent juste le cul), il reste une oeuvre enivrante, perverse et ardente, où les préjugés sont bousculés en faveur d'un certain désenchantement avec en prime un jeu de mirroirs entre guerre, sexualité et rapports homme-femme. Du bon Siegel.
Film psychologique, huis clos malsain, sans grand intérêt et assez daté : Un climat étouffant, baroque, pervers où au désir et à la crainte de trahison au camp adverse, se mêlent les pulsions sexuelles inassouvies de la directrice (ex-maîtresse incestueuse de son frère, qui se pâme devant un tableau représentant un Christ nu descendu de la croix), de la sous-directrice vierge, innocente et enamourée face au numéro de charme d'Eastwood et d'une pensionnaire particulièrement entreprenante. Tout cela est assez long, superficiel et peu crédible.
J'ai été beaucoup dessus par les proies, film dont on m'avait dit le plus grand bien. L'histoire est bien mais le film traine un peu en longueur et parfois il ne se passe vraiment pas grand chose. Après peut être mon jugement a-t-il été fossé par une VF horrible. Je vais cherché a le regardé en VO.
Excellent film à l'excellent casting féminin..... Un bémol le doublage français. Je suis passé en VO dès les premiers instants tant c'est insupportable. Quelques effets trop appuyés et ayant mal vieillis font que je ne mets pas plus de 4 étoiles. Enfin l'atmosphère est pesante et la personnalité des personnages plutôt bien développée. Parfois nous ne sommes pas loin de la folie....
Encore un western insipide avec Clint Beauregard Augrandcoeur, dans lequel le beau, le grand, le fier passe encore une fois, comme toujours à chaque fois, la moitié du temps à jouer le mérou crevé toujours bien coiffé et l'autre moitié à faire encore le justicier des tords perdus, toujours aussi désintéressé, honnête, bon, juste, vertueux, intègre, probe, loyal, aimable, charmant, gentil, doux, attentionné, mielleux, affable, amène, que dis-je, une péninsule. Tous les synonymes du monde ne suffiront jamais à décrire un tel débordement de mièvrerie pseudo anti-manichéen. Tout ça est est tellement agaçant, assommant, chiatique, emmerdant, ennuyeux, enquiquinant, esquintant, fastidieux, fatigant, gênant, gonflant, insupportable, lassant, monotone que j'en dégueule toutes mes paraphrases. Beurk.
Le film commence gentiment puis devient de plus en plus troublant. La présence d’un beau mâle, tout ennemi qu’il soit, émoustille cette communauté féminine vivant en huis clos, éveille inévitablement désirs et jalousies, réveille frustrations et autres névroses. Le soldat use et abuse de son pouvoir de séduction, cultive de façon vaguement perverse une tension érotique, jusqu’à ce qu’il perde la maîtrise de la situation. Et là, le récit prend un tour vraiment surprenant, avec une nouvelle donne en termes de rapports de force et quelques développements monstrueux. Un peu outrancier probablement, ce film n’en est pas moins marquant et singulier, avec des thématiques et un dénouement bien peu conformes aux canons hollywoodiens. Les distributeurs n’ont d’ailleurs pas trop su quoi en faire, le « vendant » au public comme un western… Public qui a été tout autant décontenancé et qui ne s’est pas rué dans les salles. Quoi qu’il en soit, on peut apprécier aujourd’hui l’audace et la qualité de ce long-métrage. Côté réalisation, Don Siegel crée habilement une ambiance malsaine et, côté interprétation, Clint Eastwood se révèle très convaincant dans un rôle plus ambigu et subtil que la plupart des rôles qu’il acceptait à l’époque. Celui de l’inspecteur Harry, par exemple, qu’il endossera après ce film, en 1971, sous la direction du même Don Siegel…
Film étrange de la part de siegel plus connu pour ses films policiers violents ...et pour eastwood à contre emploi si j'ose dire. N'empêche que sa singularité rend ce film franchement intéressant, et eastwood, tel un james caan dans misery , excelle dans le rôle de ce personnage "prisonnier " d'un groupe de femmes ne reculant devant rien.
Clint Eastwood, caporal nordiste blessé pendant la guerre de Sécession, est recueilli dans un pensionnat de jeunes filles. Il va alors faire l'objet de toutes les convoitises de cette communauté vivant en autarcie. Don Siegel, le réalisateur, nous offre ici un film fort où Clint Eastwood joue en 1971 un personnage brisant des tabous et loin de ses rôles habituels. Une prestation aboutie avant de passer derrière la caméra.
J'avais entendu pas mal de bons échos, mais je dois dire que le film laisse un peu sur sa faim. Si la guerre de Sécession n'est pas le vrai sujet mais bien plutôt le désir charnel sous toutes ses formes (perverse et autres), Siegel me paraît diriger un bateau ivre. Les personnages passent leur temps à faire des aller-retour entre leurs côtés bon et méchant, et ce plusieurs fois au long du film, et l'aspect choral n'est pas vraiment maîtrisé, certaines des jeunes filles ne faisant quasiment que de la figuration. En outre, le sujet du film évoqué plus haut est pour ainsi dire effleuré, sans doute pour éviter un scandale. Néanmoins, les interprètes (Eastwood en tête) délivrent une partition honorable et sauvent un peu la baraque. L'histoire était intéressante et aurait mérité mieux.
5 étoiles d'abord parce que le titre est génial. D'autant que dès le début, une jeune fille façon Petit Chaperon Rouge découvre un soldat blessé affalé contre un arbre. C'est le loup... en la personne du beau Clint qui lui demande son âge... "13 ans". Très bien, alors si tu as treize ans on peut t'embrasser :-) Et il joint le geste à la parole. Le reste se déroulera dans le pensionnat de jeunes filles d'où elle vient. spoiler: Et rien ne se passera comme le titre du film pourrait le laisser penser.
Le générique de début est un mix de photos de la guerre de sécession. Le compositeur Lalo Shiftin rajoute dessus le son d'artillerie et de fusils.
Une jeune fille de 12 ans sauve un soldat Yankee de la mort. Clint Eastwood l'embrasse. On sait déjà comment va se dérouler le film quand ensuite elle l'emmène dans un camp d'instution de jeunes filles.
Au début le soldat est comparé à un "ventre bleu" et à un intrus. Cependant, les jeunes filles commencent à défiler dans la chambre du blessé.
Le titre français (Les Proies) et le titre original (The Beguiled=le séducteur) explique déjà tout le synopsis du film. Mais le terme "beguile" en anglais à plusieurs significations: envoûter, ensorceler, enjôler, tromper, séduire et charmer. On a l'impression que le mot à été créé spécialement pour Don Siegel.
La mise en scène ne montre pas un prisonnier mais plutôt des jeunes filles prisonnières d'une institution qui ne connaissent rien du monde. La seule personne qui est réellement libre est celle qui ne devrait pas l'être car c'est une esclave noire. Don Siegel se moque ouvertement de l'Amérique de l'époque et c'est beau.
La mise en scène aborde le thème de la castration. Quand Clint Eastwood se fait amputer sa jambe, en réalité c'est son engin qu'on lui coupe, on lui enlève donc sa dignité et son attirance.
Certes, le film a un peu vieilli mais cela reste tout de même une perle de noirceur et de manipulation à l'excellente mise en scène. Pas le film le plus connu de Clint Eastwood mais une oeuvre d'une rare force narrative. Grandiose.
Le seul qui sauve l'honneur dans ce film, c'est Clint Eastwood et ces deux étoiles sont seulement du à son interprétation qui prouve encore une fois son grand talent mais le scénario de ce film n'est pas assez consistant pour qu'on l'apprécie.
Un séducteur nordiste sème la zizizanie dans un pensionnat de jeunes filles sudistes. Leur vengeance sera baroque et parfois d’une violence insoutenable.