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Starwealther
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5,0
Publiée le 14 juin 2021
Don Siegel change purement et radicalement de registre en passant du western à un huis-clos intimiste pendant la guerre de Sécession au sein d'un passionnant pour jeunes filles Sudistes. En effet, John Mc Burney (Clint Eastwood), soldat Yankee blessé, est retrouvé par une jeune fille en plein milieu des bois, celle-ci décide de le ramener en sureté dans le pensionnat. L'arrivée d'un homme au milieu de toutes ces femmes est une attraction sexuelle très intense, l'une après l'autre, elles tombent amoureuses de lui hormis deux irréductibles défenseuses du clan Sudiste. Mc Burney, devant les élans enfiévrés de Carol (Jo Ann Harris), la moins farouche de toutes, ne peut résister et succombe immédiatement à la tentation. S'en suit un drame du à la jalousie engrangeant une rage et une revanche au vitriol de Mc B. Don Siegel dresse un portrait très négatif de l'humanité, une peinture emplie de misanthropie. En effet, aucune des filles n'est au final très sympathique, toutes sont capables des pires atrocités, des pires méchancetés, des pires trahisons. On peut clairement dire que "Les proies" est le chef d'oeuvre de Don Siegel, un film très subtil et raffiné à la sensualité moite et toxique.
Bien meilleur que son remake par Sofia Coppola quoique plus sulfureux.Clint Eastwood en soldat yankee blessé dans une pension de jeunes filles du Sud pendant la guerre de Sécession.Il séduit les demoiselles ce qui suscitera des jalousies et des rivalités de ces jeunes filles et de la directrice.Un climat vénéneux et moite, pas vraiment féministe, un séducteur cynique objet de la vengeance de ces femmes peu portées sur la charité chrétienne.Un très bon suspens avec un Clint Eastwood pas héroïque et pris au piège.Une certaine vision de la lutte des sexes
Un séducteur nordiste sème la zizizanie dans un pensionnat de jeunes filles sudistes. Leur vengeance sera baroque et parfois d’une violence insoutenable.
Un très bon film, Clint Eastwood change de registre et nous livre un film dramatique et plus personnel. Très bien orchestré par Don Siegel avec un beau jeu d'acteurs. Dommage qu'il n'ai pas plu à sa sortie en salle à l'époque...
J'avais trouvé le remake de Sofia Coppola complètement raté et pourtant je n'avais pas vu celui-ci avant. Si le film de Don Siegel a sans doute un peu vieilli, il en reste pour le moins très réussi. Nicole Kidman et Colin Farrell sont bien insipides à côté de Geraldine Page et Clint Eatwood. Un bien beau film. On se demande une fois de plus la nécessité d'un remake...
C'est un huit clos psychologique, ou l'étau va se resserrer autour d'un Clint estwood, en soldat yankee, recueilli dans un pensionnat de jeunes filles ou l'on enseigne la foi et la discipline. Malheureusement le bonhomme est vicelard, séducteur et manipulateur. Et à vouloir les avoir toutes, il attire naturellement les convoitises et la jalousie de celles ci. Et par conséquence il va en découler une folie douce et acide des personnages féminins. C'est un film dérangeant car il traite des sujets tabous tel que la religion, l'inceste et la pédophilie.le réalisateur nous montre que derrière chaque personne il y'a souvent une part d'ombre. Nous nous sentons voyeurs de cette histoire sans véritable jugement ni parti pris. Bref à découvrir.
Influencer par un film de Pasolini dont le titre m'échappe, Clint Eastwood s'offre un role a contre emploi. Celui d'un méchant soldat nordiste héberger par toute une famille sudiste. Il séduira les une après les autres tout les femmes de la maison. Don Siegel sait très bien faire des film, il le prouve une nouvelle fois. Comme a son habitude, Siegel va droit au but dans la naration. Il ne réalise aucune scène pour ralentire le film. Tout les scène serve dans ce film. On étoufe par moment meme si ce n'est pas un film d'horreur. Un des meilleurs role de Clint Eastwood.
Sentiment mitigé entre l'ambiance envoûtante, l'excellent jeu des comédiens, l'intrigue captivante et le dénouement tragique. D un point de vue technique et artistique, c'est excellent. Mais le ressenti niveau divertissement est plus partagé
Une adaptation très réussie du roman de Thomas Cullinan, avec un grand Clint Eastwood et des actrices exceptionnelles. J'ai apprécié l'atmosphère qui se dégage du film, avec ce huis clos pour le moins angoissant. Tout l'intérêt réside dans la psychologie des personnages, et dans les interactions qu'ils entretiennent entre eux. Une tension sourde émaille tout le film, avec notamment ce danger extérieur qui est présent en permanence. La mise en scène est sans fioritures et permet de voir l'essentiel, sans superflu.
J’ai failli lâcher le film après moins d’un quart d’heure, gêné par les couleurs glauques, le style très années 70 (dans ce que ça peut signifier de pire), et en particulier par les brefs passages en voix off ou flashbacks qui m’ont paru d’un goût très douteux. Heureusement, je suis allé jusqu’au bout de ce qui est probablement l’un des meilleurs scénarios que j’aie pu voir porter à l’écran, qui transcende lentement mais sûrement son petit programme initial pour mieux en essorer toute la cruelle ironie. Je maintiens que c’est visuellement assez laid, parfois même kitsch, mais en même temps suffisamment habile et maîtrisé pour distiller un malaise croissant, jusqu’à une scène d’opération presque insoutenable. Un coup de cœur inattendu, avec en prime un casting parfait, qui m’a permis de découvrir l’impressionnante Geraldine Page.
L'idée de départ d'un yankee recueilli dans un pensionnat de jeunes filles sudiste qui vont lui en faire voir de toutes les couleurs semble à priori séduisante et originale mais comme on dit il y a parfois des "fausses bonnes idées" qui ne justifient pas l'existence d'un film. En gros, chacune des pensionnaires tombent amoureuses du beau yankee et comme le yankee les bercent chacune de belles paroles , elles vont s'apercevoir à tour de rôle qu'il s'intéresse à d'autres qu'elles et vont lui faire subir par frustration ou vengeance les pires sévices ( l'amputation d'une jambe, l'empoisonnement par des champignons , la chute dans l'escalier ...) L'histoire se résume à ce canevas sans autre développement et se révèle au final simpliste et peu imaginative ,voire routinière. Je n'aime pas le politiquement correct mais je trouve quand même que le film est plutôt bêtement misogyne et phallocrate du style " il doit s'en passer des choses dans un pensionnat de jeunes filles" ( la gente féminine se divisant entre oies blanches frustrées et femmes perverses ou nymphomanes ) Pour ne rien arranger, la réalisation est assez plate ( notamment à travers ses scènes de flashbacks censées expliquer sommairement la psychologie perverse de la maitresse de maison ) Assez basique, tout ça...
"Les Proies" de Don Siegel est un film qui marque la collaboration entre Eastwood et Siegel et qui, plus généralement est un film s'intégrant dans la deuxième partie de l'apogée de la carrière de Clint Eastwood en tant qu'acteur après la consécration au côté de Leone. Don Siegel ( réalisateur que l'on connaît principalement pour le polar virtuose et novateur "L' inspecteur Harry" ) signe ici un film très complexe, bien loin des thèmes de prédilection habituels du réalisateur qui ne va pas laisser le spectateur indemne. Tout d'abord c'est un film d'une noirceur paroxystique. La violence psychologique et viscérale qui réside dans tous les personnages est présente tout au long du film et va contribuer à l'installation d'une atmosphère très dérangeante, parfois même malaisante qui hante le spectateur durant plusieurs heures après la vision du dit film. Clint Eastwood va ici nous jouer un personnage très loin de ses rôles habituels puisqu'il joue dans ce film un soldat violent, mythomane et va se révéler être de plus un manipulateur sans scrupules. C'est un personnage que l'on a vraiment du mal à cerner et qui va créer une certaine angoisse chez le spectateur, angoisse ressentie de même face aux autres protagonistes du film à savoir les personnages féminins. Les actrices jouent ici des femmes résidant dans un pensionnat pour jeunes filles. C'est d'ailleurs à partir de ces personnages que l'on va pouvoir fournir une réelle réflexion à propos de ce film. Jusqu'à quel point peut on contenir nos caractères les plus primaires que sont la violence et la sexualité ? Est ce que ces derniers, à force de frustrations et de conditionnements multiples ne vont ils pas nous mener à un palier indépassable qui va conduire à un bouleversement dévastateur tout autour de nous ? L'emprisonnement ou le cloisonnement dans la cas du film ne conduisent ils pas à un effet d'exteriorisation incontrôlable des passions ? Tant de questions folles et si effrayantes sur la primitivité de l'Homme qui sont abordés dans ce film. Don Siegel nous offre à travers ce film un véritable questionnement psychologique qui ne peut laisser personne indifférent.