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Oyashiro-Sama
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3,0
Publiée le 23 juillet 2017
Fan d'eastwood, je n'avais pas encore vu ce film. Je vois qu'il est plutôt apprécié.
Au risque d'être le vilain petit canard, je l'ai trouvé assez moyen.
Le principe est intéressant, mais le développement ne m'as pas satisfait. Cela aurai pu aller plus loin; je n'ai pas suffisamment ressenti de tension.
Le fait que les filles succombent presque toutes, au charme du clint ,aussi vite m'a également dérangé, surtout la fillette (12ans avec un mec de 40ans).
En revanche, le personnage de la femme esclave m'a plu, intelligente et ne tombant pas dans le panneau.
La fin est plaisante. Eastwood joue un rôle différent.
C'est en pleine guerre de sécession que Don Siegel nous envoie avec Les Proies en 1971, récit narrant les péripéties d'un soldat nordiste blessé à la jambe dans un pensionnat sudiste pour jeunes filles.
Don Siegel quitte le western et le polar pour se lancer ici dans un drame intimiste en pleine guerre, placé sous le signe de la violence et la démence. L'oeuvre ne manque pas de puissance, avec une ambiance adéquate, vénéneuse, souvent dérangeante et surtout ambiguë, où Siegel s'appui sur des personnages intéressants et fouillés, tout comme l'évolution de ceux-ci, où chacun aura des caractéristiques particulières sans pour autant tomber dans la caricature ou l'excès.
C'est aussi la nature humaine qui intéresse le futur metteur en scène de Dirty Harry, ses pulsions, parfois même incestueuses, les masques que les humains portent et la violence pouvant parfois s'y cacher. Il s'appui sur une vraie qualité d'écriture, tant le déroulement que les personnages, qu'il sublime avec une mise en scène envoûtante en faisant ressortir tout l'intérêt, la psychologie, l'ampleur dramatique et la puissance de l'oeuvre.
Le contexte de l'oeuvre est aussi passionnant, que ce soit celui de l'opposition entre le nord et le sud, ou de la psychologie humaine, notamment à travers le portrait de Clint Eastwood. Ce dernier trouve-là un rôle surprenant et dont il en maîtrise toutes les ficelles pour l'incarner à merveille, tandis que les actrices féminins sont toutes parfaites. Siegel les dirige avec immense brio, démontrant à nouveau un savoir-faire, qu'il soit technique, dans la direction, la maîtrise de l'image ou encore la mise en place d'une tension de plus en plus forte.
Don Siegel propose avec Les Proies une oeuvre remarquable, dérangeante et d'une puissance, notamment dramatique, forte où il démontre un vrai savoir-faire et dirige de talentueux comédiens.
Une œuvre originale qui instaure une atmosphère étrange. La point fort de ce drame est la psychologie des personnages. Beaucoup de thématiques abordées (frustration, désir, castration, manipulation...) et sans manichéisme primaire. Je suis content d'avoir découvert ce film avant la sortie d'une nouvelle version (remake). Ne passez pas à côté de cette œuvre qui mérite d'être découverte de toute urgence.
L’association Siegel-Eastwood a plutôt bien fonctionné dans les années 70. Ici, Clint joue le anti-héros, blessé, séducteur mais prisonnier d’un groupe de (jeunes) femmes en chaleur. Certaines sont mineures, la maitresse de maison a eu un passé équivoque avec son frère. Atmosphère trouble, un peu style Théorème de Pasolini, mais le scénario à contre-courant peine à emporter l’adhésion, et la mayonnaise ne prend pas. Les hommes passent brièvement dans cette grande propriété sudiste entre deux combats, et disparaissent. Voilà un film qui marque plus par son atypisme, mais il y manque l’émotion et l’atmosphère du sud, si attachante dans Minuit dans le jardin du bien et du mal – par exemple. TV vo oct 16
Waaaah ! Quelle surprise de la part de Don Siegel et Clint Eastwood, que ce huis clos oppressant et poisseux avec pour toile de fond la guerre de Sécession. Un thriller psychologique de cette trempe, il fallait le faire à l’époque. Le réalisateur américain ose et son acteur fétiche aussi, ce qui nous donne l’un des meilleurs films issu de l’amitié entre les deux hommes.
La mise en scène de Siegel instaure de la tension et l’inquiétude, dés que l’on pénètre avec John McBurney dans le pensionnat. Un étau (le pensionnat) et un échiquier entre le soldat et la directrice, se mettent immédiatement en place. Le cinéaste ne laisse pas tomber la toile de fond, il la conserve et l’utilise astucieusement pour intensifier l’hostilité à l’extérieur du pensionnat, mais aussi l’aspect manipulateur des personnages. L’axe principal du film reste bien évidemment les rapports et les sentiments entre les femmes et John McBurney. Don Siegel ose d’ailleurs une importante petite scène de sexe, ce qui à l’époque était très rare au cinéma et encore plus pour Clint Eastwood. Techniquement, les transitions flashbacks sont efficaces, le bon travail sur la lumière et les ombres est également à souligner, tout comme la scène du rêve , qui relève également d’un certain culot. Le rythme et la tension sont minutieusement dosés, à la manière d’un certain Alfred Hitchcock.
En ce qui concerne l’écriture, c’est à l’image du travail de Siegel et d’Eastwood, c’est à dire brillant et audacieux. Les scénaristes n’ont jamais assumé ce script car Don Siegel y avait modifié énormément de choses dont la fin. Il est donc difficile se savoir qui a fait quoi, mais en tout cas Siegel a vu juste. Une atmosphère sombre, des femmes qui peuvent s’avérer impitoyables, la peur de la castration chez un soldat manipulateur entouré de femmes quasi-vierges ou encore le final macabre, c’est tout bonnement génial et le duo Siegel/Eastwood ont bien fait de se battre pour que ce film voit le jour tel qu’on le voir aujourd’hui.
Lalo Schifrin livre une bande son qui va crescendo, le compositeur suit au détail l’intensité qui grimpe au fil des minutes. Le suspens ne serait pas aussi bon, sans son travail.
Don Siegel nous dépeint avec originalité et courage les atrocités de la guerre, à travers la psychologie d’un homme et de femmes. Au final, il nous montre que le danger n’est pas que sur le champ de bataille. Un regard pessimiste, mais qui reste percutant et maitrisé.
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Pendant la guerre de Sécession, un soldat nordiste blessé trouve refuge dans un pensionnat de jeunes filles sudistes. L'homme perturbera allègrement cet univers strict, bourré de pulsions sexuelles réfrénées. Ne vous attendez pas à un mélodrame gentillet : s'il commence sagement, "The Beguiled" mue peu à peu en thriller psychologique dérangeant. Clint Eastwood casse ses personnages de pistolero dominant, pour incarner ici ce blessé qui ment et séduit à tour de bras pour garder son refuge. Sauf que ses actions vont se retourner contre lui, car les jeunes femmes ne sont pas si inoffensives que cela. Avec un scénario très bine ficelé, Don Siegel mêle huis-clos, tension sexuelles, saphisme, inceste, ou encore pédophilie (rien que ça !), pour aboutir à un mélange vénéneux, qui prend une tournure quasi horrifique par moment. Le réalisateur livre plusieurs séquences inspirées, avec des jeux de montage inquiétants, et des plans astucieux. Signalons également une Geraldine Page bien frappée en gérante trouble du pensionnat. Un très bon cru.
Superbe faux western de Siegel où le cinéaste joue avec l'étoffe naissante du héros invincible endossée par Eastwood à partir de "Pour une poignée de dollars". Seul dans un univers entièrement féminin, son personnage commence à affirmer sa séduction de mâle dominant auprès de la moitié des résidentes de cette pension hors du temps, avant de subir la terrible vengeance de celles qui l'auront aimé et se seront senties honteusement trahies. D'une sécheresse admirable, parfois psychédélique, "Les proies" est une œuvre essentielle du cinéma américain du débuts des années 70.
Un film nous proposant un Clint Eastwood assez loin des rôles qu'on lui connait habituellement. Sorte de huis clos psychologique, d'abord gentillet, il verse de plus en plus vers la folie au fur et à mesure que l'intrigue avance. Les personnages présentés dans ce film ont tous une part sombre, même ceux qui semblent les plus innocents. L'histoire est vraiment captivante et on se laisse entrainés vers une fin... surprenante (à mon grand plaisir!). Un très bon film.
Film dérangeant d'une Amérique acceptant les scènes aux rapports explicites avec de jeunes filles mineures. Etonné qu'Eastwood ait pu sortir ce film en toute quiétude dans son pays d'origine.
Don Siegel manque clairement de subtilité et de finesse en réalisant ce long métrage moribond. Prendre des fillettes et des adolescentes pour des brebis sous le charme obsessionnel d'un homme quadragénaire, c'est clairement une insulte à la féminité.
Le scénario quand à lui ne dépasse même pas un épisode de La Petite Maison dans la prairie !
Clint Eastwood, caporal nordiste blessé pendant la guerre de Sécession, est recueilli dans un pensionnat de jeunes filles. Il va alors faire l'objet de toutes les convoitises de cette communauté vivant en autarcie. Don Siegel, le réalisateur, nous offre ici un film fort où Clint Eastwood joue en 1971 un personnage brisant des tabous et loin de ses rôles habituels. Une prestation aboutie avant de passer derrière la caméra.
Cette ambivalence est tout à fait perverse.... Quelle réussite!!!! Qui pourchasse l'autre ????? C'est ambigu dès les premières tours de manivelle et le désir est mortifère pour tous. Ce tableau du Christ est flagrant et la prophétie risque de se réaliser: "Seigneur, faites que ce collège échappe à votre colère". Terriblement tendancieux et d'un suspense assez amoral et presque bestial.
Pendant le guerre de Sécession, un soldat Yankee blessé trouve refuge dans un pensionnat sudiste de jeunes filles. Comme un coq dans un poulailler, va t-il faire oublier sa posture d'ennemi et les séduire toutes ? C'est bien plus compliqué que cela et, au fil des minutes, le film va se transformer en drame quasi gothique, dans un climat délétère et pervers. Un très bon Siegel, où Clint Eastwood, remarquable, conquiert enfin ses galons de grand acteur. Juste avant de passer lui-même à la mise en scène, la même année.
Je suis bluffé par la performance de Clint Eastwood qui tient un personnage imprévisible et inattendu. J'ai bien aimé la fin et surtout le petit mot de la fin de la plus jeune fille. Un film cruel et impitoyable, très bon !
Un chef d'oeuvre : distribution , mise en scène ( à part peut-être les voix off peu utiles ), utilisation pertinente du Vieux Sud , retournement de situation , finesse de l'intrigue et profondeur du propos . A découvrir absolument : un classique trop méconnu à mon goût.
Malgré une petite perte en qualité et en rythme, ce film est un must. L'histoire de ce soldat nordiste qui se retrouve blessé dans un établissement du sud habité uniquement par des femmes et des jeunes filles. Le jeu de Clint Eastwood est parfait, comme d'habitude, il joue avec les sentiments des femmes comme jamais, on ne sait pas vraiment s'il les utilise par intérêt, pour se protéger ou bien simplement parce qu'il est plutôt....Obsédé. La fin est parfaite et surprenante.