Belle aventure que celle de l'actrice française Laure de Clermont-Tonnerre qui réalise son rêve américain, avec son premier long-métrage, Nevada, parrainé par M. Robert Redford, pas moins. Il est vrai que cette histoire entre un homme et un cheval, sauvages tous les deux, avait tous les arguments pour lui plaire. Associer le film carcéral, dont quelques clichés sont d'ailleurs bien présents, et les grands espaces (parler de western est un peu exagéré) est la bonne idée de Nevada qui regorge de somptueuses images de vastes étendues et de cieux immenses. Mais le film est avant tout le récit d'une auto-rédemption facilitée par le contact d'un animal, l'équithérapie, puisque tel est son nom, de plus en plus pratiquée avec bonheur et pas seulement en prison. Ce remède de cheval entre le patient/prisonnier et l'équidé donne lieu aux meilleures scènes du film, entre violence et douceur, permettant d'entrer dans la peau du personnage principal bien mieux que par les deux intrigues parallèles nettement moins subtiles et d'une certaine manière superfétatoires. Matthias Schoenaerts, qui n'est jamais meilleur que dans des rôles mutiques, est assez impressionnant de massivité fragile et ce, bien qu'on l'ait déjà vu jouer des personnages similaires. Fondé sur des expériences réelles se déroulant encore dans certains établissements pénitentiaires américains, Nevada marque son territoire en insufflant une bonne dose de romanesque dans un cadre documentaire. Ce n'est pas si facile à faire (voir le moins réussi The Rider) et montre que Laure de Clermont-Tonnerre en a sous le sabot. Une réalisatrice à suivre.
Superbe film sur l'équithérapie en prison.. franchement rien à dire... les paysages sont splendides, les chevaux sont magnifiques et l'acteur principal est incroyable... moi j'ai dévoré mon écran du regard tant c'était beau, violent et prenant... pis en compagnie de mon frère Charlie ça prenait encore plus tout son sens.. un beau moment !
un très beau film qui raconte l'histoire de détenus dans une prison du NEVADA , qui grâce à une programme de réinsertion avec les chevaux (dressage de chevaux sauvages les mustangs) ont pu se réinsérer dans la société et éviter des récidives. Dans ce film l'acteur matthias schoenaerts confirme son immense talent. Grâce à ce cheval "marquis" roman collman va apprendre à canaliser sa rage, sa colère et connaître l'amour. Dans un rôle taillé pour lui De très belles images de chevaux
Les Mustang, ces chevaux sauvages des grandes plaines nord-américaines sont capturés et domptés pour être vendus. L'apprentissage s'effectue avec des prisonniers qui ont un véritable travail d'éleveur. C'est ce que raconte "Nevada", un prisonnier volent qui doit dompter un cheval sauvage. Vous voyez toute de suite le rapprochement. Le film est réussi. On regrette des longueurs au début pour mettre en place l'action. Matthias Schoenaerts est très bon. La réalisation est très maitrisée. Malheureusement, le scénario manque parfois d'originalité. En tout cas, une réalisatrice est à suivre maintenant.
Un beau film, intéressant parce qu’il nous fait découvrir, avec un Matthias Schoenaerts intense et captivant. Cela manque juste un peu d’enjeu pour nourrir un scénario un peu creux.
Ce n'est pas qu'un film de prison. Ce n'est pas qu'un western. Il y a un homme, détenu, et puis il y a un cheval, capturé. Un programme méconnu de la réinsertion par l'animal et le dressage, avec effet canalisateur. Ensemble, ils doivent mutuellement chercher l'empathie nécessaire pour se contrôler, retrouver un sens à une vie qui est partie en vrille à un moment donné. La force du film réside dans l'intériorité du jeu entre les deux protagoniste, avec un besoin irrémédiable de se rédempter. Cela passe par une mise en scène intelligente, qui se concentre uniquement sur cette étouffement que peuvent ressentir les deux personnages, avec une communication non-verbale, formalisée par la mise à l'écran de froncement de sourcil, de regard, d'ébrouement, d'envie de cogner dans les murs. On voit une colère, un sentiment d'incompréhension habité, une frustration d'avoir manqué quelque chose, un isolement qui ronge les âmes. Deux êtres qui se rejoignent pour une quête non-certaine, celle de la rémission. Film éblouissant. *TOP 4 FILM 2019*
Pas mal, bien joué par tous les acteurs. Ceci étant, du point de vue de l'histoire, on a aura l'impression que finalement pas mal de choses restent assez en surface
Très beau et très bon film superbement interprété par Mathias Schöenerts, tout en nuance et qui sait, comme son cheval Marquis, alterné violence et douceur. Une réalisation parfaite de Laure de Clermont-Tonnerre
Un film sur la réhabilitation au scénario minimaliste qui vaut surtout pour la relation magnifique entre l'homme et l'animal (et la scène du museau sur l'épaule !). Dans son éternel emploi de taiseux romanesque et animal (comme dans Loin de la foule déchaînée ou De rouille et d'os, pour ne citer qu'eux), Matthias Schoenaerts est parfait, comme toujours. A se demander toutefois s'il peut jouer autre chose...
Un an après la sortie sur nos écrans du très remarqué "The Rider", voici un nouveau film sur la reconstruction psychologique d'un individu par le biais du dressage de chevaux. Et pour un premier long métrage, avouons que Laure de Clermont-Tonnerre réalise un joli coup d'éclat. Elle n'adopte pas la solution de facilité : le milieu évoqué est celui de grands criminels isolés du monde extérieur dans une prison en plein cœur du désert du Nevada. Roman, le personnage principal, purge une lourde peine pour avoir commis un crime crapuleux. Il est toutefois admis à participer à un programme de réhabilitation qui ne l'enchante guère au début, mais auquel il va progressivement adhérer grâce à la complicité qui le liera à un mustang, le plus rétif d'entre la horde à dresser. Lui qui vivait dans un parfait mutisme va peu à peu apprendre à communiquer avec les autres et surtout avec sa fille vis-à-vis de laquelle il adopte au début une attitude de rejet. On comprend aisément - peut-être un peu trop - la métaphore du cheval fougueux, image de l'emprisonnement d'un personnage tout aussi rétif et inadapté à quelque contrainte que ce soit. Le film se présente comme une sorte de huis clos (normal pour un film de prison...), où l'étroitesse et l'obscurité glauque des cellules sont confrontées aux grands espaces qui entourent le pénitencier, mais bien évidemment inaccessibles aux détenus. En cela, Laure de Clermont-Tonnerre retrouve par moments le goût des grands espaces naturels qui ont tellement caractérisé les westerns américains. Par ailleurs, la cinéaste semble fascinée par ce monde viril où la violence est de mise et où, pour s'imposer, il faut jouer de ses muscles et de sa carrure. Aussi le film n'est-il pas avare de scènes qui font mal, mais la "rédemption" promise doit s'obtenir à ce prix. Difficile de ne pas adhérer à l'esprit et à la force d'un tel film, d'autant que l'image est impeccable et que les cadrages en plans serrés sont de toute beauté. Seul bémol : la fin semble expédiée et de ce fait moins crédible que le reste du film. Mais on ne peut qu'attendre le second long métrage d'une réalisatrice qui d'emblée impose un style qu'on se doit de saluer.
Un prisonnier, des chevaux, les magnifiques étendues américaines, Robert Redfort caché dans le générique, le festival de Sundance … oui on n’arrive pas devant un blockbuster mais bien une œuvre qui saura trouver ses arguments ailleurs que dans les effets spéciaux. Pourtant le début s’annonce mouvementé avec ce rabattage de mustang sauvage à l’hélicoptère mais la suite travaillera plus le relationnel entre humains et la relation homme animal. Alors oui, ce film est orienté vers le cheval et si on n’aime pas cet animal, on risque de trouver le film légèrement péniblos cependant si on est un fervent pratiquant de l’art équestre, il risque d’y avoir une certaine jubilation en voyant les scènes de ce tolard avec « son » mustang. Ce que le film apporte est sa sobriété, il n’y en a pas trop et ce quelque soit la scène. Tout semble réaliste et réalisable. Le jeu des acteurs sans superflu aide aussi à se fondre dans l’ambiance surtout que parmi ces acteurs d’anciens prisonniers ont participé. On arrive à se mettre à la place de ce tolard qui sait qu’il a gâché sa vie et qui évoluera au fur et à mesure que les autres pourront le rassurer sur ses attitudes sociales et sociables. En revanche, le milieu carcéral est toujours bien présent, quelques scènes crues sont là pour le rappeler et la violence peut surgir n’importe quand, autant physiquement que psychologiquement. Un bien beau film qui nous sort des sentiers habituels et qui montre que le cinéma est aussi ça, un spectacle avec une image belle et juste et non juste des effets spéciaux.
Un film touchant et malgré un univers carcéral dur je trouve que la poésie est tout de même présente. Le jeu d'acteur de Matthias Schoenaerts est juste et sublime la relation avec son magnifique mustang. Je conseil vivement de regarder ce film.
un film puissant, intense sur la liberté des hommes, des animaux et surtout le don de soi. J'ai adoré ce film. Je le conseille vivement à tous ceux qui veulent passer un bon moment. Film court et intense.