Lukas est une excellente composition de Van Damme –quel contraste entre son visage abimé et le teint de rose de sa fille. Il a beau avoir l’air, selon les jours, à moitié fêlé ou d’un survivant (comme le dit un personnage du film), il a des muscles, de l’âge, du cœur, des faiblesses et il saigne. C’est toute la différence avec The Equalizer qui passe en même temps sur les écrans, et qui se passe dans la même fange –Denzel Washington n’a pas un bleu, ne perd pas une goutte de sang, et ne fait aucune erreur. Dans les deux cas, on « égalise » ! Mais on sort hypnotisé voire cassé de The Equalizer tandis qu’on sort attendri et soulagé de Lukas. Ceux qui préfèrent les grandes illusions, le cirque et les montagnes russes se délecteront avec The Equalizer ; ceux qui préfèrent la souffrance, le théâtre et le dépassement de soi iront voir Lukas. L’un est mécanique, irréaliste et confus (si l’on caricature un peu) ; l’autre est humain, réaliste, clair et concis –d’entrée c’est évident : on ne passe pas vingt minutes en prologue façon James Bond ; le sujet est posé et le générique déroulé en quelques minutes. La bande-son est remarquable. On limite digressions et effets spéciaux. La narration est linéaire. Le dénouement est à la hauteur, totalement inattendu. On ne pense pas à la mise en abyme. C’est bon.
JCVD en mode mutique mais qui détonne à l’ecran. C’est bien filmé, un peu à la Kim Chapiron, c’est intéressant. Après le film est d’un scénario très classique mais à voir, comme ça, c’est un divertissement. Comme son précédent film Braqueurs, scénario classique mais bon film. Pas mal de violence par contre pour ceux qui aiment pas vous êtes prévenus.
Retour de Van Damme au cinéma, plus de jeu d'acteur et moins de combat, les années passent. Un ancien garde du corps se retrouve videur de boite de nuit et suite à une altercation il se retrouve victime de chantage d'un policier pour infiltrer un groupe de faux monnayeurs. Le film se laisse regarder mais ça reste banal.
Quand même déçu de ce Lukas,étant un grand fan de Julien Leclercq je m'attendais à beaucoup mieux.À vrai dire la réalisation est très bonne à son habitude,c'est filmé d'une manière ultra réaliste et sombre et c'est d'ailleurs ce que j'ai préférais dans Lukas avec sa musique oppressante et son début très prometteur.Mais ensuite le scénario peine à décoller et à la fin je suis justement resté sur ma fin,rien de bien surprenant ou percutant à retenir!c'est tout ce qu'il y a de plus basique!Concernant Jcvd il joue bien son rôle d'homme abimé par la vie et de Père aimant,c'est vrai que ce film bouscule un peu son registre habituel de films d'actions ultras clichés pour un registre beaucoup plus réaliste et il s'en sort bien selon moi.Donc 2,5/5
Je ne suis pas du tout spécialiste de Jean-Claude Van Damme, ayant juste vu quelques films par-ci par-là (notamment de sa « grande époque »), sans jamais en trouver un vraiment satisfaisant (même les deux Peter Hyams, auxquels s'ajouteront dix-huit ans plus tard le pas si nul « Enemies Closer »), exception faite d'un « Expendables 2 » plutôt réjouissant. Ici, sorte de « retour aux sources » (et au pays) pour une production assez modeste, au scénario simple (sans doute trop) et parfois à moitié convaincant, mais jouant à fond la carte de l'épure pour aller presque toujours à l'essentiel, avec ce côté très fantomatique, presque perdu du héros, donnant à l'œuvre un aspect presque melvillien (à un degré très nettement moindre, quand même, hein!), l'interprétation ultra-minimaliste de Van Damme collant ici bien à cet homme marqué par la vie, touchant car vulnérable, faillible, voire prenant de sacrées mandales
spoiler: (cette baston sauvage au sous-sol pour un poste de videur : whaou, ça envoie) , pas mal entouré par quelques vraies gueules de cinéma, dont un Sami Bouajila pour l'occasion assez inquiétant.
Et, une fois n'est pas coutume, la réalisation de Julien Leclercq (dont j'avais détesté « L'Assaut ») se montre à la hauteur, parfois presque hypnotique, notamment à travers quelques plans-séquences des plus percutants. Sans oublier un final plutôt réussi (surtout les tous derniers instants), là encore vraiment bien filmé, jouant habilement la carte de la subjectivité. Cela reste un peu trop modeste et routinier niveau contenu pour passer un cap, mais dans son registre série B sombre et bien foutue, « Lukas » a de vrais arguments pour séduire, en premier lieu ce rôle vieillissant à un acteur vieillissant qui, sans doute, le méritait. Pas mal.
JCVD incarne un homme fatigué, qui ne survit que pour sa fille et qui va tenter de se sortir d'un piège fatal. L'acteur est quasi de tous les plans, il porte littéralement le film et impose un charisme toujours bel et bien présent. Par contre on reste perplexe quant à la crédibilité de Lukas et son passé tant il semble particulièrement naïf vis à vis de son "embrigadement" par la police. Dommage car l'atmosphère pesante et anxiogène fonctionne plutôt bien et les scènes d'action sont sans fioriture, directes et efficaces. Leclercq signe un petit polar sombre et pessimiste, sec et viril mais non dénué d'une once de sensibilité. Pas un grand film, mais un JCVD très bon dans un petit film qui fait le job. Site : Selenie
J’avais entendu parler de Lukas comme du meilleur Van Damme de ces dernières années. Bon, ben non ! Désolé, ce n’est pas parce que le film est plus « auteurisant », qu’on remplace le modèle américain par le modèle franco-belge, qu’on obtient un bon film. Déjà, le casting ne va pas du tout. Van Damme est complètement monolithique, apathique et pire que tout, on ne croit pas une seconde à son personnage de videur qui devient indic pour une mystérieuse organisation dont on sait même pas vraiment de quelle nature elle est. Van Damme est beaucoup trop vieux pour incarner un videur, et il n’a à offrir que son visage buriné, son jeu morne faisant même peine à voir. Autour de lui aucun acteur ne s’impose, c’est totalement fade, sans charisme, sans relief, et les personnages ont l’intérêt d’une mauvaise sitcom. Ce maigre casting évolue dans une histoire peu intéressante. Déjà très bancale dès le départ, elle évolue laborieusement sur du déjà vu mille fois. L’émotion peine sérieusement à se glisser au milieu de scènes d’action mollassonne. Le film dure 90 mn et c’est pour ainsi dire beaucoup de blabla, peu de surprise, hormis peut-être la fin qui relève le niveau d’un ensemble maigre, qui ne rassasie guère. Comme souvent avec les films plus « dramatiques » de Van Damme, on perd l’action sans pour autant que la dimension dramatique soit suffisamment forte, originale et touchante compense. De fait on reste sur sa faim, et j’ai exactement eu ce sentiment devant ce métrage. Heureusement, le film dispose d’un certain sens esthétique, il y a des intentions. La mise en scène paraîtra sûrement beaucoup trop roide aux amateurs d’un Chasse à l’homme par exemple, mais convient assez bien au côté réaliste qui domine dans le film. J’ai plutôt apprécié cette sobriété, cette simplicité, qui donne clairement au film une singularité dans la carrière de l’acteur. Maintenant, les scènes d’action reste malheureusement très limitées pour la même raison, Van Damme a plus l’air de se battre comme un chiffonnier qu’autre chose dans des combats sans grande saveur, les rares poursuites sont décevantes. Heureusement, il y a une certaine noirceur et une violence graphique appréciable. A noter la bande son catastrophique. Pour ma part, Lukas est un film décevant. Série B aux prétentions auteurisantes, c’est un film à l’intrigue squelettique et pas prenante, qui aurait peut-être pu s’en sortir avec des acteurs plus charismatiques, plus concernés et dotés de personnages mieux écrits et plus profonds. Le réalisme et l’ambiance rugueuse du métrage ne lui permettent malheureusement pas de se distinguer du tout venant vandammien. 1.5
Scénario classique, un JCVD imperturbable et des mafieux et flics à la dure. Le personnage principal, Lukas, se retrouve entre deux feux malgré lui. L'action n'est pas au top même si JCVD paraît plutôt en forme bien que vieillissant. Le film vaut le coup d'oeil si vous êtes un grand fan de Van Damme. J'ai bien aimé le final mais le film est un peu lent et confus. JCVD mériterait de meilleurs rôles...
JCVD a la classe extrême, qu'on se le dise. Cet acteur gagne en force en vieillissant et s'affirme comme un vrai personnage fort et ferme mais qui peut parfois être déstabilisé. Si le fond ne renouvelle pas le genre, il reste efficace et JCVD crève l'écran.
JCVD à voulu nous montrer une autre image que celles que l'on peut voir dans divers interview ... et pour le coup cela fonctionne meme en mettant son propre vécu dans un film noir où l on peut regretter le jeu de quelques personnages secondaires , mais globalement c'est convenable. je ne suis pas du tout fan de JCVD mais pour le coup ayant vu la bande-annonce il voulait me faire une idée concrète. ça prestation à lui annonce du lourd et la relation avec sa fille, toutefois dans le fil conducteur de l'histoire. rend le personnage un peu plus touchant même si l émotion ne suit pas tellement le reste( désolé je n'ai pas trouvé de bon équivalent). on pourra regretter le twist final qui ne rehausse pas l'ensemble que l'on vient de voir même si dans un sens de par le synopsis et la bande-annonce on connaît d'emblée les grandes lignes. je ne regrette donc pas bon visionnage mais je ne sais pas si cela a été de traité de sa vie qui a permis à l'acteur d'avoir une prestation correcte même si la mise en scène à quelques fautes par moment. mais dans l'ensemble ayant un format retirement court pour ce genre de film offre un film posée et l'acteur mis devant la caméra et l on fait face a un film d'action qui pour un film français et de bonne faction. bonne surprise où l'on suit l'acteur de A à Z sans s'ennuyer même si il y a une volonté de poser l acteur ou habituellement on le voit se battre à tout va.. Bref. un film de série B convenable mais pas révolutionnaire et avec quelques longueurs alors que la durée est pourtant assez courte.. les amateurs seront peut etre plus comblé malgré la déception d empathie forte fasse au problème et à la résolution de celui ci.
Sombre, sobre et puissant, à l'image de son héros interprété par un JCVD au sommet, ce film est un peu simple. Mais c'est efficace ! Tragique et habité, le bon Jean-Claude trouve là un rôle plus nuancé que d'habitude.
Même avec le charisme de Jean-Claude Van Damme, Julien Leclerq ne parvient pas à donner le moindre impact à ses séquences d’action. Son cinéma est toujours mou du genou, lourd et empesé. "Lukas" ne fait pas exception.
Jean-Claude incarne un homme au passé visiblement trouble (on en apprendra très peu sur lui) et qui élève seul sa fille. Il se retrouve embarqué dans une histoire aussi sombre que l'ambiance de cette production. C'est intéressant de le voir dans un registre plus sobre que dans la très grande majorité de ses films, mais Lukas est trop lent pour m'emballer plus que ça.
Julien Leclercq excelle dans l'action. Et avec le Belge karatéka Jean-Claude Van Damme, disponible entre deux navets télévisuels, il a trouvé un partenaire idéal. Il aime bien aussi prendre son temps. Arriver à distiller une atmosphère grisâtre. Ce personnage mystérieux, le Lukas du titre, n'y est pas pour rien. Le regard vide. Il semble perdu et peine à joindre les deux bouts entre un boulot de videur dans une boîte de nuit et la garde de sa fille. Vaguement, on a un aperçu de son passé pour expliquer l'absence de la mère. Et pourquoi il est au bout du rouleau. Évidemment, j'ai pensé tout de suite aux propres excès de Van Damme à la fin des années 90/début des années 2000 avec la drogue, des propos à la télé sans queue ni tête. Mais ça, il l'avait déjà exorcisé dans JCVD en 2005. Ce qui ne l'a pas empêché de retourner aux DTV seagaliens tout de suite derrière. Il en tourne deux ou trois par an. C'est dur de suivre le rythme. Il en sera de même sûrement avec Lukas. Une simple parenthèse dans un film français où l'espace d'une heure trente j'ai pu retrouver sa mine fatiguée. Un peu plus investi que le reste du temps. Depuis, selon l'IDMB, il est déjà reparti pour de nouvelles aventures avec sa gueule cassée. Incorrigible.