Chinatown est un hommage de toute beauté aux films noirs que Hollywood produisait dans les années 50. La mise en scène sait créer une ambiance malsaine et attirante avec une intrigue finement ficelée et Jack Nicholson incarne à la perfection le détective privé un peu loser mais malin à la fois.
Roman Polanski est un maître dans l'art de créer des ambiances qui vous mettent mal à l'aise ou vous plongent dans d'autres époques mais surtout ne vous laisse jamais indifférent. Ce film avec des acteurs fabuleux en est un puissant témoignage.
Si ce film représente le genre du néo-noir, on est très loin des intrigues palpitantes et des personnages hauts en couleurs qui firent le succès des films noirs dans les années 30 et 40. Polanski reprend l'univers de ces histoires policières, ses personnages, et présente une trame qui n'a finalement pas autant d'impact que ça. Il n y a qu'à voir la fin pour comprendre la déception : la fuite de Dunaway en voiture ( l'une des rares scènes d'action avec Nicholson qui se bagarre ), et les conséquences qui en suivent donnent l'impression que tout a été bâclé : le méchant n'est pas capturé, quid du dénouement de l'intrigue, du sort des héros ? Tout ça pour ça ? Rien de marquant ni d'exceptionnel. Une enquête policière à la forme et au fond bien habituel qui laisse de marbre le spectateur avec sa fin plate. Si on peut apporter un intérêt quelconque au film de Polanski, c'est le jeu d'acteur de Nicholson, et heureusement qu'on l'a engagé pour ce rôle et pas un autre, sinon le niveau aurait continué plus bas.
Film noir par excellence, Chinatown nous emporte dans une enquête à tiroirs et dans un univers vaste et sombre. Car c'est tout d'abord l'écriture qui impressionne dans ce film, tant l'intrigue fourmille de détails et de personnages finement caractérisés. Jack Nicholson y interprète brillamment le rôle d'un détective qui, évidemment, a quitté la police et cache un passé trouble. Mais il parvient à y apporter sa malice et son énergie avec beaucoup de finesse. Un film brillant et prenant à voir à tout prix.
J'ai trouvé le film moyen, malgré des interprétations excellentes de Jack Nicholson et surtout Faye Dunaway. Cependant, l'histoire ne m'a que peu intéressée, sa complexité ne m'a pas rebutée, mais c'est plutôt sa banalité qui m'a vraiment ennuyée, car à part la fin, elle n'a rien d'original. L'ambiance est particulière, il faut savoir l'apprécier.
En réalisant "Chinatown", Roman Polanski rend hommage aux Films Noirs américains en y incorporant son style et ce ton violent et subversif typique du Nouvel Hollywood. Ce mélange des époques et des références en fait une oeuvre encore plus sombre et pessimiste que ne l'étaient ces polars des années 40 et 50. Jack Nicholson, impeccable dans le rôle de cet humphrey Bogart complètement téméraire, évolue au sein d'une intrigue au premier abord plutôt classique mais qui découvrira progressivement sa richesse jusqu'à tenir le spectateur en haleine. Polanski a réussi son pari en proposant un film neuf fait avec du vieux. Jouissif.
Un film policier au climat mystérieux à la Hitchcock, un polar pas dénouer d'intérêt qui de source sûr se passe encore en Amérique que Polanski avant d'en être exiler, filme une amérique des années 50 donc le long métrage fait écho et qui nous fait un cameo. Jack Nicholson trouve là un rôle majeur dans sa carrière, et dont certainement l'un des premiers, joue un détective obstiné et déterminé et défiguré commit au couteau par Roman Polanski, avec son pansement sur le nez, au côté de Fay Denaway, d'une très grande beauté et très talentueuse, burt young (Rocky) et John Hillerman qu'on retrouvera dans la série culte "Magnum". Le célèbre éternuement quand Jack déchire une page au cadastre on le retrouve dans the Truman show des années plus tard quand Jim Carrey déchire une revue pour reconstitué le visage de la fille de ses rêves qu'il avait vue en mémoire. Le dénouement de cette enquête passionnante est sordide. On découvre que Jhon Huston joue le rôle d'un père de la pègre pas très reluisant, père du personnage de Fay. La fin me met en déroute puisque personne ne gagne à la fin.
"Laisse tomber Jack, c’est Chinatown !" telle est la dernière réplique cultissime parachevant le final de l’œuvre du même nom. Perle noire des années 70, "Chinatown" fut le dernier film réalisé par Roman Polanski sur le sol américain, juste avant que ne survienne la fameuse affaire que tout le monde connait à présent. Hommage aux films noirs d’antan, ce dernier met en scène le désormais culte détective au sombre passé Gittes, interprété par un magistral Jack Nicholson, accompagné d’une remarquable Faye Dunaway en femme fatale et mystérieuse. Réalisé en 1974, ce fleuron du genre n’a pas pris une ride, et nous prenons en effet plaisir à découvrir ou redécouvrir cette pièce maîtresse de la filmographie du cinéaste polonais, à l’esthétique clinquante et soignée. Nous nous retrouvons tout simplement devant un polar bien noir comme on les aime, passionnant de bout en bout, drapé d’une romance ténébreuse. L’une de ses meilleures performances.
En 1974, Roman Polanski signe un film policier très académique simplement sauvé par la présence du personnage insolent interprété par Jack Nicholson et la sensualité glaciale de Faye Dunaway. Dans les années 1930 à Los Angeles, un détective privé, engagé pour des affaires de mœurs, découvre une fraude autour du marché de la distribution d’eau potable. Le scénario, contenant à chaque avancée de l’intrigue un nouveau rebondissement, devient vite nébuleux. Il est impossible de parler d’ennui, mais le manque d’audace ne permet pas d’aller au-delà d’un classicisme cotonneux. Bref, une œuvre propre mais sans éclat.
Basé sur un faux rythme et un intrigue trop complexe, Chinatown a certainement mal vieilli tant son accueil de l'époque paraît difficile à comprendre... Nicohlson y est irréprochable, mais on a tout de même du mal à s'accrocher.
Un chef d'oeuvre ! Le polar façon années 30 trouve l'un de ses plus bels écrins tant la mise en scène est virtuose, l'histoire originale et pleine de rebondissements et Jack Nicholson, impérial.
"Chinatown" est un bon film doté d'une intrigue et d'une réalisation soignées et maîtrisées. À noter également l'excellente interprétation de Nicholson. Cependant le film souffre d'une austérité constante ce qui le rend difficile à suivre.
Reprenant les codes des grands films noirs, Polanski nous mène ici dans une intrigue à tiroirs diablement efficace mêlant corruption politico-financière, affaire de moeurs et secrets familiaux dans un L.A. caniculaire assommé et assommant de soleil. La photographie magnifique et ultralumineuse agit ici comme un poids, l'expression "un soleil de plomb" n'a jamais été aussi bien montrée. Commençant de manière assez légère par un jeu de dupe dont le détective Gittes (fabuleux Nicholson) est victime, l'histoire tourne au drame au fur et à mesure que sa quête de vérité l'oblige à courir tête baissée de révélations en révélations, pour terminer dans une tragédie absolue, spoiler: non pas tant dans la mort de la trouble Evelyn Mulwray (Faye Dunaway) que dans le départ de son père (John Huston) mettant la main sur le fruit de son inceste.
Un scénario excellemment construit, une très belle réalisation et 3 acteurs au top font de ce film un très très bon film.