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Anne Maisonneuve
9 critiques
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2,0
Publiée le 7 mars 2026
Il peut être intéressant de comparer l'arrivée des forains sur la place du village de Sainte Sévère sur Indre à celle sur la place de la ville des "Demoiselles de Rochefort" de l'autre Jacques. On ne peut que constater l'effrayante pénétration de la société de consommation en l'espace de moins de vingt ans dans la France d'après guerre. "Jour de fête" peut d'une certaine manière constituer un témoignage ethnographique. Seul intérêt de ce film à mon avis...
Jour de fête est une symphonie de cloches bancales et de bicyclettes tordues, où Tati orchestre le chaos doux d’un village français comme un poète du détail et du décalage. C’est un film qui ne court pas après le rire mais qui le laisse éclore, comme une fleur poussant entre deux pavés de la Poste et un verre de blanc. Le progrès y arrive à vélo, bourré et mal habillé, pendant que la France se regarde dans un miroir fêlé qui fait du bien à l’âme. Jour de fête, c’est l’enfance du cinéma qui titube — et c’est magnifique de le voir tomber juste.
Coloré, chaleureux et porté par une énergie communicative, ce film célèbre les liens familiaux et les traditions avec émotion et humour. Une belle réussite festive.
Le premier long-métrage de Jacques Tati, est un bijou de comédie poétique. À travers François, le facteur maladroit, Tati dépeint avec tendresse et humour un village français bousculé par la modernité. Les gags visuels, subtilement chorégraphiés, et l’absurde douceur du rythme captivent. Malgré une simplicité apparente, le film brille par son charme intemporel et sa critique légère du progrès. Un presque chef-d’œuvre, légèrement freiné par quelques longueurs.
Premier long-métrage de Jacques Tati, Jour de fête annonce les chefs-d’œuvre à venir comme Les Vacances de Monsieur Hulot (1953) ou Playtime (1967). Il installe un style unique, entre poésie burlesque et critique sociale douce. Le personnage de François est une première esquisse du fameux Monsieur Hulot.
Un film qui fait du bien avec tout son charme de l'époque. Quelques longueurs le temps que tout se mette en place mais après ça le côté pince sans rire de Tati et les gags la plupart qualitatif font de ce film un bon moment de cinéma.
Dans « Jour de Fête », Jacques Tati campe le rôle de François, un postier français pittoresque, confronté aux méthodes efficaces de ses homologues américains par un film éducatif. Ce contraste pousse François à adopter maladroitement ces techniques, avec plus de vitesse mais une efficacité douteuse. Dès ses débuts, Tati maîtrise l'art de la comédie visuelle et satirise subtilement la modernisation effrénée, critiquant notre obsession pour la rapidité, souvent au détriment de la qualité de vie. Ce film, bien que moins abouti que ses œuvres ultérieures, annonce déjà le génie de Tati, avec un humour qui préfère l'observation fine à la farce lourde. Je trouve ce film touchant et amusant, malgré une simplicité apparente, offrant une réflexion douce-amère sur les changements de la société. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Au-delà du caractère burlesque des aventures d'un brave facteur en tournée, lequel, d'incidents en maladresses, se révèle un fonctionnaire aussi sympathique que candide, Jacques Tati nous fait (re)découvrir le charme rural d'un petit village de la France profonde comme nous avons (presque) tous la nostalgie. La place d'un village berrichon, mise en effervescence par l'installation de la fête foraine, est traversée par des personnages d'un autre temps dont l'allure et le langage prennent les accents de la poésie autant que du pittoresque. Chaque logis visité par François le facteur est une image supplémentaire de la campagne et de la rusticité. Drapée dans la poésie champêtre, la mise en scène de Tati s'applique à restituer la cocasserie de la contrariété ordinaire, des petits embarras et du détail auxquels seul le cinéaste prête attention, comme il le fera dans tous ses films. Posé raide sur sa bicyclette, Jacques Tati est ce facteur qui promène sa longue silouhette et sa sacoche de postier dans de mémorables et comiques attitudes.
Premier film de Jacques Tati, qui y interprète le facteur d'une petite commune (dont les habitants ont été utilisés comme acteurs), Saint-Sévère-sur-Indre, dans l'Indre. Le village est en ébullition en ce jour de fête, mais divers petits incidents vont venir perturber l'atmosphère. Court, ce premier film est il faut le dire un peu daté (il date de 1949, tout de même), et reste le moins grandiose des films de Tati, "Parade" mis à part, ce qui ne l'empêche pas ("Parade" non plus) d'être totalement regardable, et même plus encore. C'est une très belle réussite, poétique et sympathique, qui file le sourire tout du long de son visionnage. C'est juste que la maestria comique des films suivants n'est pas encore atteinte à 100%.
Très bonne prestation d' un Jacques Tati Chaplinesque qui excelle dans le comique de geste. L'Histoire en elle-même même n'est pas grandiose à première vu mais montre au finale l'influence des USA souvent en avance sur leur époque, ou du moins agissant différemment. C'est un film qui parle aux gens ruraux, montrant la vie des villages à l'époque de nos grands parents, c'est du coup, très sympathique à regarder.
Poétique, sentimental, pétri d’humour, Tati décrit la fête au village dans les années d’après-guerre à travers les pérégrinations de François le facteur, puis sa tournée « à l’américaine ». Un vrai bijou.
Ma seconde incursion dans la filmographie de Jacques Tati, après "Les vacances de Monsieur Hulot". Une comédie au style inimitable avec l'acteur-réalisateur, grand échalas dégingandé, gentille moquerie à l'égard des campagnards des années 40. Un humour burlesque truculent mais un ensemble qui a sérieusement vieilli. Pas mal.