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GéDéon
143 abonnés
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1,5
Publiée le 27 août 2026
N’est pas Charles Chaplin qui veut. Pour son premier long-métrage, sorti en 1949, Jacques Tati inaugure le style burlesque à la sauce française. Malheureusement, l’humour proposé ne débouche sur aucun sourire et témoigne véritablement d’une autre époque. Dans « Jour de fête », il interprète le facteur d’un petit village tentant d’effectuer sa tournée le plus rapidement possible, s’inspirant des pratiques américaines de l’époque. L’opposition entre un monde rural traditionnel et le modernisme capitaliste trouve ses limites en raison de gags désuets et de facéties peu communicatives. Bref, une œuvre champêtre remplie de poésie maladroite mais incapable d’empêcher un ennui certain.
Ressortie en salle de la filmographie de Jacques Tati dont ce " jour de fête" (1949 ).
Sur un ton amusé, Tati s'interroge avec subtilité sur l'arrivée en France de la culture américaine. Hommage à la lenteur, critique de la productivité, " Jour de fête" est une grande réussite. " Playtime " sera un peu le second volet de la même thématique que Tati développera deux décennies plus tard.
C'est très fin, bien senti et l'air de rien, très percutant !
Un petit film avec un peu d'âge mais bien mené avec un personnage principal très atypique et bien interprété. Sans oublier des passages comiques réussis mais restant fins.
Tourné à Sainte-Sévère / Indre (département de l’Indre où le réalisateur séjourna en 1943), le film est inégal, surtout la première partie, avec l’arrivée d’un manège à chevaux de bois et la fête (scènes tournées en nuit américaine et peu réalistes). La seconde partie où le facteur François (Jacques Tati, 42 ans), piqué au vif par un documentaire (détourné) sur la poste américaine, décide d’effectuer sa tournée à vélo, mieux que les Américains : c’est drôle, ironique (spoiler: préposés de la Poste peu acharnés au travail ) et dynamique (spoiler: dépassement des coureurs cyclistes ). C’est aussi une bonne description de la France rurale d’après-guerre.
Il peut être intéressant de comparer l'arrivée des forains sur la place du village de Sainte Sévère sur Indre à celle sur la place de la ville des "Demoiselles de Rochefort" de l'autre Jacques. On ne peut que constater l'effrayante pénétration de la société de consommation en l'espace de moins de vingt ans dans la France d'après guerre. "Jour de fête" peut d'une certaine manière constituer un témoignage ethnographique. Seul intérêt de ce film à mon avis...
Jour de fête est une symphonie de cloches bancales et de bicyclettes tordues, où Tati orchestre le chaos doux d’un village français comme un poète du détail et du décalage. C’est un film qui ne court pas après le rire mais qui le laisse éclore, comme une fleur poussant entre deux pavés de la Poste et un verre de blanc. Le progrès y arrive à vélo, bourré et mal habillé, pendant que la France se regarde dans un miroir fêlé qui fait du bien à l’âme. Jour de fête, c’est l’enfance du cinéma qui titube — et c’est magnifique de le voir tomber juste.
Coloré, chaleureux et porté par une énergie communicative, ce film célèbre les liens familiaux et les traditions avec émotion et humour. Une belle réussite festive.
Le premier long-métrage de Jacques Tati, est un bijou de comédie poétique. À travers François, le facteur maladroit, Tati dépeint avec tendresse et humour un village français bousculé par la modernité. Les gags visuels, subtilement chorégraphiés, et l’absurde douceur du rythme captivent. Malgré une simplicité apparente, le film brille par son charme intemporel et sa critique légère du progrès. Un presque chef-d’œuvre, légèrement freiné par quelques longueurs.
Premier long-métrage de Jacques Tati, Jour de fête annonce les chefs-d’œuvre à venir comme Les Vacances de Monsieur Hulot (1953) ou Playtime (1967). Il installe un style unique, entre poésie burlesque et critique sociale douce. Le personnage de François est une première esquisse du fameux Monsieur Hulot.
Un film qui fait du bien avec tout son charme de l'époque. Quelques longueurs le temps que tout se mette en place mais après ça le côté pince sans rire de Tati et les gags la plupart qualitatif font de ce film un bon moment de cinéma.
Dans « Jour de Fête », Jacques Tati campe le rôle de François, un postier français pittoresque, confronté aux méthodes efficaces de ses homologues américains par un film éducatif. Ce contraste pousse François à adopter maladroitement ces techniques, avec plus de vitesse mais une efficacité douteuse. Dès ses débuts, Tati maîtrise l'art de la comédie visuelle et satirise subtilement la modernisation effrénée, critiquant notre obsession pour la rapidité, souvent au détriment de la qualité de vie. Ce film, bien que moins abouti que ses œuvres ultérieures, annonce déjà le génie de Tati, avec un humour qui préfère l'observation fine à la farce lourde. Je trouve ce film touchant et amusant, malgré une simplicité apparente, offrant une réflexion douce-amère sur les changements de la société. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Au-delà du caractère burlesque des aventures d'un brave facteur en tournée, lequel, d'incidents en maladresses, se révèle un fonctionnaire aussi sympathique que candide, Jacques Tati nous fait (re)découvrir le charme rural d'un petit village de la France profonde comme nous avons (presque) tous la nostalgie. La place d'un village berrichon, mise en effervescence par l'installation de la fête foraine, est traversée par des personnages d'un autre temps dont l'allure et le langage prennent les accents de la poésie autant que du pittoresque. Chaque logis visité par François le facteur est une image supplémentaire de la campagne et de la rusticité. Drapée dans la poésie champêtre, la mise en scène de Tati s'applique à restituer la cocasserie de la contrariété ordinaire, des petits embarras et du détail auxquels seul le cinéaste prête attention, comme il le fera dans tous ses films. Posé raide sur sa bicyclette, Jacques Tati est ce facteur qui promène sa longue silouhette et sa sacoche de postier dans de mémorables et comiques attitudes.