William Cameron Menzies adapte ici l’œuvre de H.G. Wells et nous restitue un film de science-fiction très visionnaire mais qui dans l’ensemble n’emballe pas le spectateur. Trop linéaire sur le début, c’est vers la deuxième partie que tout bascule. Certes, les interprétations sont correctes, le plus frappant restant tout de même les décors où un remarquable travail a été fait, que ce soit au niveau des maquettes, des miniatures ou de la transparence qui est ici très utilisée (et qui par moment nous rappelle un certain Metropolis - 1927 de Fritz Lang).
Le chef décorateur Cameron Menzies passe à la mise en scène avec La Vie future au scénario écrit par le romancier H.G. Wells ; si l'histoire en soi n'est pas désintéressante par contre le film met énormément de temps à démarrer, seule la dernière demi-heure à une certaine beauté (mais à mille lieux de celle du fabuleux Metropolis) à part ça ce film de SF a très mal vieilli. A voir par curiosité.
Lorsque Wells écrit son roman en 1933, il ressent avec une justesse quasi prémonitoire que le monde va de nouveau basculer dans un conflit mondial. 1939 et les bombardements de Londres lui donneront raison et inspireront sans doute à Einstein la fameuse phrase "j'ignore avec quelles armes se fera la 3eme guerre mondiale, mais ce dont je suis sur, c'est que la 4eme se fera avec des batons et des pierres". Pour en revenir au film de Menzies,(sorti en France également sous le titre "les mondes futurs") s'il est évident que son long métrage ne soutient pas la comparaison avec le Metropolis de Lang, il n'en reste pas moins une oeuvre intéressante tout a fait en phase avec l'idée que l'on se faisait de l'avenir en ce 1er tiers du XXéme siècle.
Mélange de science-fiction et de guerre, La Vie Future est un long métrage de W. Cameron Menzies plutôt agréable à visionner. Les décors et les effets spéciaux sont vraiment d'une belle réussite pour l'époque, l'interprétation est globalement satisfaisante et le scénario de H. G. Wells ( d'après son propre roman ) s'avère assez intéressante, surtout dans sa dernière partie ( où il est difficile de ne pas penser au Metropolis de Fritz Lang ). Il s'agit donc d'une petite curiosité à découvrir - mais qui ne restera pas non plus un classique du genre - car il possède quelques atouts non négligeable. 13,5/20
Superbes décors; scénario indigent; mise en scène médiocre; dialogues nuls; acteurs caricaturaux. La B.D. d'avant guerre au cinéma. A regarder 5 minutes au milieu et 5 minutes à la fin ...et en coupant la bande son.
Très intéressant de découvrir la vision du futur des anciens, ils ont des choses qui font mouches, et d'autres complètement à c$oté de la plaque mais c'est ici un film ambitieux, avec beaucoup de décors, de figurants et qui a définitivement un aspect de grandiose. Moi j'ai beaucoup aimé.
Un document très intéressant d’un point de vue historique, mais une œuvre terriblement désuète montrant les limites de la pensée d‘un Wells et de son type d‘anticipation. Il y a une vue clairvoyante de ce que va être la guerre aérienne, les bombardements des villes (on croirait voir, quatre ans avant, les bombardements de la Bataille d‘Angleterre), les combats d’aviation. On se demande si certaines scènes de déambulations de pestiférés n’ont pas inspiré Romero et les films de zombis. On a affaire à un cinéma utopiste, démonstratif, héroïco-édifiant, qui a vieilli presque jusqu’au ridicule. Le pacifisme lui-même, touchant toute une partie des opinion des années 30, a changé. Le scientisme exalté, conquérant, est totalement démodé à notre époque de constat des « dégâts du progrès » et de crise écologique. D’un point de vue purement cinématographique c’est surtout la beauté des décors qui s’impose.
Il est clair que cette adaptation de Wells ne manque au final pas d'arguments. Moyen considérable, réalisation et décors soignés, interprétation sérieuse... Et pourtant, il est vrai qu'on a du mal à totalemet s'emballer par l'ensemble, l'oeuvre restant toujours très linéaire, sans réelle audace, du moins pendant les deux tiers. Mais c'était sans compter la dernière partie, d'une saisissante beauté et impressionnante à beaucoup d'aspects, que ce soit l'impression documentaire qu'il donne ou la réponse à "Métropolis" quant à la qualité des décors. De plus, le message philosophe passe alors mieux et sonne surtout plus juste, plus crédible que celui du début. Bref, même si on aurait aimé une prise de risques un peu plus grande et un metteur encore plus inspiré, il n'en demeure pas moins que "Things to Come" reste un grand moment de la science-fiction, qui plus est au milieu des années 30. Une référence.
Film d'anticipation qui pour le début porte bien son genre (bien vu pour la guerre). Ensuite les voyages dans l'espace sont en retard de 70 ans. Récit étonnant il est passionnant de voir la vision du futur de Menzies et Wells. Les discours tenus peuvent sembler d'une grande naïveté mais le film ne manque pas de charme et d'idées.
Je ne m'attarderai pas ici sur l'aspect purement cinématographique du film de Menzies, puisque sur ce point, "Things to come" ne présente pas le moindre intérêt. Mise en scène bâclée, jeu d'acteurs ridicule, musique étouffante et envahissante, et pour couronner le tout, des effets spéciaux qui ont bien du mal à cacher leur grand âge... On est très loin, à des années lumières, du Metropolis de Lang, sur le plan cinématographique. Cette comparaison n'est pas fortuite, puisque "Things to come" est considéré comme la réponse britannique au chef d'oeuvre Langien. Bref, passons, Menzies n'était pas un grand cinéaste, point. Le film peut donc mériter le coup d'oeil pour son scénario, signé H.G. Wells, et le rapport qu'il révèle entre la Science et la Société dans les années 30. Sentant la guerre approcher, Wells voit la Science, et le progrès techniciste qu'elle engendre, comme une solution pour sortir de la guerre et instaurer un état de paix. Les nombreux plans (bien trop nombreux d'ailleurs vu leur inintérêt esthétique) sur les machines sont d'ailleurs une anticipation assez perspicace des 30 Glorieuses (qui apparaissent de plus en plus aujourd'hui comme étant en réalité les "30 Désastreuses"). Il n'y a qu'à la toute fin du film que Wells s'inquiète de ce progrès exponentiel et de la faible place qu'il laisse à l'humain, considéré dans toutes ses dimensions. On regrette que cette réflexion ne soit pas plus présente dans le film, et que Menzies ne nous ai pas proposé une critique plus intelligente et dense du progrès. Cette critique manque terriblement au débat aujourd'hui. Je ne peux donc que vous conseiller de lire, ou relire, les travaux de Jacques Ellul. Ce n'est pas avec ce film que vous aurez matière à réflexion, et le reste ne présente aucun intérêt.
Non seulement la science-fiction était rare à l'écran avant 1950, mais en plus "Things to Come" est une oeuvre ultra-ambitieuse. Imaginant la civilisation humaine sur un siècle, jusqu'en 2036. Il est par ailleurs écrit par le célébrissime . Wells, élément affiché en grande pompe par la promotion. Sur le papier cela aurait pu donner lieu à un grand classique du cinéma des années 30, un "Metropolis" version britannique. Enfin en terme d'influence, car sur la forme . Wells a toujours craché sur le film de Fritz Lang... Quoi qu'il en soit, en pratique, "Things to Come" fut difficile à rentabiliser, et est semble-t-il tombé dans un relatif oubli. Il faut dire que tout ceci demeure très froid. Il n'y a pas vraiment de protagoniste, on suivra plusieurs personnages çà et là (ou leurs descendants) au fur et à mesure des décennies. Avec une volonté de pondre une fresque de civilisation plutôt que de vrais récits. Et surtout, les dialogues sont monstrueusement pompeux. Les personnages passant leur temps à justifier leurs choix ou leurs idées, au lieu d'avoir des interactions humaines réalistes. Tandis que si vous espériez une oeuvre de SF qui propose un univers renversant, il faudra malheureusement attendre la dernière demi-heure, la première heure étant focalisée sur les affres d'une guerre mondiale. Pour autant, cette dernière demi-heure est assez impressionnante visuellement, imaginant une civilisation ultra évoluée et son désir de conquête spatiale, décors grandiloquents à la clé. Il y a également de bonnes idées distillées tout au long du film : l'importance de l'aviation et des bombardements dans les conflits, l'imminence d'une guerre mondiale, l'aspect post-apocalyptique d'un pays dévasté, le pouvoir de l'information dans un futur connecté... On y trouve aussi un propos très affirmé sur le progrès : vouloir le freiner, c'est devenir un seigneur de guerre, ou faire preuve d'un obscurantisme nostalgique sans limite ! A l'arrivée, le résultat est donc mitigé en ce qui me concerne. Je ne peux que souligner l'ambition saine, tant sur le fond que la forme. Mais clairement, . Wells n'aurait peut-être pas du être seul scénariste...
Typiquement le genre de roman qu'il serait plus pertinent d'adapter en série... Ici, les personnages sont réduits à des clichés ou à des postures incarnant chacun une valeur ou une caractéristique, l'enchainement des événements et leurs implications politiques ou sociales l'emportant sur l'analyse psychologique (quoi que le rôle de la femme soit très clair...). Tandis que les acteurs sont d'autant plus limités dans leurs possibilités par des dialogues artificiels voire invraisemblables, la démonstration des avancées technologiques l'est par les moyens de l'époque! Ainsi, bien que les problématiques abordées se révèlent fort pertinentes, et certaines des projections de Welles (le Blitz, les épidémies, les innovations militaires ou scientifiques...), ce récit de SF manque d'assises pour conserver notre attention, la réalisation elle-même ne captivant guère par son classicisme. Au moins cette adaptation donne envie de se replonger dans l'oeuvre d'un visionnaire!
Un modèle de cinéma rétrofuturiste aux visions prémonitoires troublantes mais au positivisme complètement dépassé... En envisageant une humanité poussée vers un progrés technologique constant, seule porte de salut pour la survie de l'espèce, le film intrigue et puis finit par amuser tant cette conception de l'évolution de l'humanité a pu être battue en brèche par les évènements historiques qui ont suivi... Bientôt, le progrés scientifique donnera naissance à l'atome, la science semblera alors incontrolable,générant l'inquiétude et la peur des peuples du monde et donnant naissance à la grande période de la SF pessimiste des années 50 incarnée par la série mythique "Twilight Zone" et par quelques fleurons cinématographiques tels que "l'homme qui rétrécit" ou bien encore "l'invasion des profanateurs de sépulture"... En dehors de cet aspect fondamental, le film recèle en y cherchant bien des éléments prémonitoires absolument troublants. Ainsi, On dit que les spectateurs riaient, durant les premières scènes, à l'annonce que les bombardiers approchaient des côtes anglaises. Quelques années plus tard, la chose allait quand même se vérifier...
Film inspiré d'un ouvrage de Wells, qui nous montre une Europe en guerre perpétuelle jusqu'en 2036. On y voit vivre un quartier de Londres détruit et qui essaie de survivre, dans une atmosphère de dictature et d'absence de liberté. Un soldat viendra en sauver quelques uns en les emmenant... sur la lune. Sorte de réplique à Métropolis de Lang, en beaucoup moins bien inspiré. Il y a quelques bonnes séquences de recherche stylistique, mais il y a trop de longueurs et l'ennui atteint souvent le spectateur. Les personnages sont trop disparates et l'intrigue est faible. Vers la fin, beaux décors de ville du futur.
Tourné trois ans avant la deuxième guerre mondiale, "La vie future" est l'adaptation cinématographique du roman de H.G. Wells écrit en 1933. C'est l'auteur lui-même qui signe d'ailleurs cette adaptation pour William Cameron Menzies. Il ne faut pas longtemps pour se rendre compte que ce film est avant tout un film de commande d'Alexandre Korda (grand producteur anglais de l'époque) qui veut faire l'équivalent anglais de "Metropolis" de Fritz Lang. Son choix d'adapté H.G. Wells est plutôt judicieux, mais l'écrivain est visiblement bien moins à l'aise quand il s'agit d'adapter ses romans au cinéma. Le deuxième pilier de ce film est son réalisateur: William Cameron Menzies est un des plus grands décorateurs de son époque et c'est sans doute pour ses talents exceptionnels de technicien qu'il est choisi pour faire ce film. Mais en le choisisant Korda fait une erreur (encore habituelle à Hollywood dès qu'ils font un film à effets spéciaux) car il faut admettre que si Menzies sait filmer des maquettes, il est piètre metteur en scène. Les acteurs surjouent leurs rôles, semblent figés et récitent leurs tirades comme au théâtre (très mauvaises tirades par ailleurs).
Le résultat est un film bancale au scripte superbe qu'il est d'ailleurs amusant de découvrir plus de 70 ans plus tard pour le comparer à la réalité actuelle (l'histoire commence en 1940 et se termine en 2035), aux décors et effets spéciaux magnifiques. Mais la mise en scène et les dialogues fait de grandes phrases puériles, utopistes et naïves ruinent le film, sans compter les acteurs, très mauvais, dans des costumes plus que ridicules.
Aujourd'hui plus que l'aspect cinématographique, c'est l'esthétisme rétro-futuriste typique des années 30 influencé pas des comics book d'époque ("Flash Gordon" ou "Buck Rogers") qui garde à ce film un interêt unique.