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Un visiteur
3,0
Publiée le 25 avril 2014
Où Chabrol voulait-il en venir avec ce film ? Je n'ai toujours pas compris. Le film traîne un peu en longueur mais les morceaux de piano sont agréables et Isabelle Huppert, très intrigante.
Un Chabrol qui encaisse difficilement les faiblesses d'un interprète comme Jacques Dutronc, dont on s'étonne qu'autant de réalisateurs de talent aient fait appel à lui. Il sait jouer juste sans ne jamais aller au-delà, et il n'y a qu'à voir la scène où il se met en colère contre Isabelle Huppert, pour mesurer les limites de son jeu. Et puis cette coiffure ! Toujours la même depuis 50 ans ! Dodolphe Pauly est également un acteur bien faible, handicapé par une voix à la Alexandre Jardin qui n'arrange rien. Quand Chabrol ne croit qu'à moitié à ce qu'il fait, ça saute aux yeux à tous les niveaux, mais un petit Chabrol c'est déjà beaucoup plus intéressant qu'un grand Tavernier.
Un film plaisant de bout en bout, avec des dialogues intelligent, une interprétation très subtile de Isabelle Huppert, d'une grande élégance, propre et limpide. Un bijou.
Un excellent film de Claude Chabrol avec un pianiste campé par Jacques Dutronc et secondé par Isabelle Huppert dans le rôle d'une PDG d'une cholocaterie.
C'est un vrai film "chabrolien" avec Isabelle Huppert en meneuse de troupe. Comme souvent, on retrouve une famille bourgeoise, avec un fils plutôt oisif et un élément perturbateur vient chambouler ce climat assez calme mais relatif. Cet élément perturbateur c'est la jeune pianiste, Mouglalis, qui va se faire coacher par le virtuose interprété par Dutronc. Le film n'a pas la même intensité que d'autres films de Chabrol mais il se regarde volontiers.
Disons le tout net : " merci pour le chocolat " est un des meilleurs films de claude chabrol. Certes, Isabelle Huppert, actrice très employée, n a pas le charisme de Stéphane Audran, mais chez Chabrol elle donne le meilleur d 'elle-même. Dutronc ,ainsi que tous les acteurs sont parfaitement dirigés. Film psychologique à caractère policier il ne ravira pas les amateurs des films d action. Tout l attrait du film est dans les dialogues et les non dits. Comme toujours, chez Chabrol derrière l apparence se cache parfois une vérité très dérangeante. Même parmi les élites sociales, qui au plan moral ne sont pas nécessairement des modèles. Humain, trop humain.
En s’inspirant des intrigues hitchcockiennes, Claude Chabrol livre un long-métrage étouffant. Sorti en 2000, ce film multiplie les énigmes pour finalement dévoiler peu de choses. L’histoire de cette jeune pianiste (Anna Mouglalis) qui s’immisce dans la famille de son mentor (Jacques Dutronc et Isabelle Huppert) permet d’entrouvrir de nombreuses blessures non cicatrisées. Malheureusement, en raison d’une direction d’acteurs surprenante où les prestations manquent de sincérité et d’authenticité, on ne parvient pas à croire une seule seconde à ce scénario. Bref, l’ensemble reste confus malgré un certain suspense et une démonstration de la perversité.
Un film qui aurait pu être un peu plus palpitant, car il y a quand même une bonne idée de base. Les personnages sont ambigüs, même si on devine dès le début le caractère trouble de Mika. Le personnage de Jacques Dutronc est lui aussi très louche, surtout à la fin, quand il n'a pas vraiment l'air de s'inquiéter que son fils est en danger (un coup de fil, ça suffit pas !). Quand à la réalisation, rien de bien extraordinaire.
Chaud cacao, cho cho cho chocolat. Un excellent film de Chabrol ou toute la mise en scène est extrémement bien calculée et on découvre un trés trés bon résultat. Une jeune pianiste apprend par sa mère qu'elle aurait été échangé dans son berceau à la maternité avec le fils d'un éminent pianiste. Celle ci décide alors d'aller voir cette famille et c'est ainsi que toute la famille va bsaculer et que l'on va découvrir la trés perverses Isabelle Huppert qui calcule ses coups seulement pour provoquer le mal. Isabelle Huppert est excellente en tant que chef d'une entreprise qui produit des chocolats. Jacques Dutronc est trés bien dans son rôle de pianiste professionel. Trés belle fin avec Isabelle Huppert. Encore merci claude pour le chocolat.
Merci pour le chocolat a l’aspect d’un conte moderne qui, derrière la farce anti-bourgeoise, revisite la figure de la sorcière ici incarnée par Isabelle Huppert, aussi envoûtante qu’insaisissable. Parce que la caméra de Chabrol refuse de faire d’elle une idole ou une figure un tant soit peu sacrée, Huppert apparaît comme une menace sourde et silencieuse qui a enfoui sa révolte sous son excès de gentillesse et ses démonstrations affectueuses souvent exagérées. Le cinéaste renverse ainsi le traitement traditionnel que le film noir ou le cinéma fantastique utilisent pour représenter la sorcière : le lieu du drame est une scène de théâtre où se joue un crescendo mortifère à mesure que les pianistes perfectionnent leur requiem, dans une même confusion entre l’intime et le public. Chabrol revisite la maison bourgeoise pour en faire l’espace du mystère, un espace cathartique dans lequel interagissent des forces à la fois érotiques et violentes, toujours humaines. En guise de potion maléfique, le chocolat, connu pour ses vertus médicales, qui se prépare à l’avance, se sert et se renverse selon les opportunités : il est le vecteur d’un endormissement tout autant qu’un accélérateur de particules qui va conduire les personnages à révéler leur identité secrète jusqu’alors insondable. Pourtant, la grande force politique du cinéma de Claude Chabrol demeure présente, notamment par son refus d’offrir à Mika une fin tragique : la chute laisse les enfants vivants, témoins de la folie destructrice de la mère, et réduit la belle Huppert à n’être qu’une ombre incapable de quitter l’épaisseur bourgeoise de son existence insipide. Merci pour le chocolat est une leçon de cinéma, à la fois cruelle et drôle, audacieuse et déconcertante de simplicité.
Un mauvais Chabrol. Les acteurs sont mauvais (on dirait du Rohmer), le scénario spoiler: Mika/Huppert a tué l'ex de Polanski/Dutronc est éventé très vite (mais on nous remet un flash-back au cas où on n'aurait pas bien compris), le comportement des personnages est incohérent... La seule subtilité est la scène finale spoiler: lorsque Dutronc, après son absence de réaction, joue la marche funèbre . À éviter !
L’interprétation des acteurs est excellente , par contre l’histoire est complètement nulle et ça finit en queue de poisson ... pourtant ça commençait bien. J’ai perdu 1h30 de ma vie..
Je n'ai pas l'habitude de ce genre de film, aussi j'ai regardé celui-ci pour voir ce que ça donnait. Je peux déjà dire une chose : on sent que le sujet est maîtrisé par Chabrol. Ensuite, les acteurs, Isabelle Huppert en tête (mention spéciale), sont dans un bon jour. Enfin, la mise en scène est de qualité. Mais comme ça m'a paru aussi un peu étrange comme film, un ovni, et que je n'ai pas hyper apprécié, je mets 2 étoiles. Certes, je reconnais là un très bon réalisateur, mais je n'adhère pas à sa façon de filmer. A voir.
Entre maladresse et bonnes idées, Claude Chabrol élabore un polar noir et cruel au scénario quelque peu lacunaire mais porté par la force du secret qui semble peser sur chacun des personnages. On appréciera la construction de l’image sur le mode analytique : d’Isabelle Hupert tricotant une toile de laine noire, telle une araignée tisseuse et dangereuse, à cette ultime scène, en écho, de l’araignée Hupert recroquevillé et vaincue. Chabrol assemble ses partitions, en piquant sembles t’il, quelques notes à Alfred Hitchcock, tant le style de narration peut parfois se retrouver. Toutefois, « Merci pour le chocolat » à un goût bien amer : le scénario reste prévisible, et les acteurs peu convaincants.
Un Chabrol moyen, un peu décevant, tout ça pour ça. L'atmosphère pleine de mystères s'évente rapidement, Isabelle Huppert se complait dans son personnage habituel de femme froide et distante et le film se termine de façon étrange et un peu frustrante.