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Johan K.
15 abonnés
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5,0
Publiée le 23 janvier 2022
Je met rarement 5 étoiles mais ce film les mérite amplement . On peut parler de réussite totale, une descente aux enfers dans les bas fonds de l'âme humaine menée de main de maître . Je n'avais pas trop accroché sur "La forme de l'eau" qui ne m'avait pas touché mais là j'ai été vraiment transporté, certains passages sont délicieusement malaisants, La personnalité du hero se dévoile tout le long du film dans une spirale infernale, le casting est parfait. Que dire aussi des décors ? Le crique freak show d'époque est magnifiquement reconstitué. Ce film fait penser à "Le prestige" et on se rend compte que Nolan a sans doutes été trop sur estimé car pour suivre son intrique on se fait des noeuds au cerveau alors que Del Toro est beaucoup plus fluide dans son récit. N'oublions pas que le cinéma est avant tout un divertissement . Nightmare Alley est appelé à devenir un classique.
Genèse et décadence du protagoniste Stanton Carlisle. Un film noir signé par Guillermo del Toro, qui déploie sur plus de 2h30 l'histoire des personnages. La colorimétrie et les décors sont très appréciables. Une grande fidélité à l'oeuvre originale ainsi qu'au premier film. Le réalisateur marque tout son talent. On peut toutefois reprocher certaines longueurs évidentes, mais le film résonne volontiers dans l'actualité récente (manipulation, capitalisme). Des acteurs de haut nom, signifiant une belle interprétation également. Une belle réussite de début d'année.
Film noir. Terriblement noir. J'ai lu après coup certaines mauvaises critiques qui insistent sur la mauvaise interprétation de Bradley Cooper. Au contraire je l'ai trouvé très bon. Je l'ai vu en V.O..Peut-être que la V.F. ne montre pas toute l'étendue du personnage interprété. Les intonations, les accents ont leur importance. Bradley Cooper joue ici le rôle d'un homme mystérieux dont on ne connaît pas le passé. On peut imaginer qu'il est issu d'un milieu pauvre-- les années de la grande dépression et le fait qu'il n'ait pas un sou sur lui au début du film. Maïs c'est un homme ambitieux et créatif. Avec des idées. La première partie du film on le voit se familiariser avec le monde forain au sein d'une troupe digne du renommée "Freaks". Il fera son éducation et ses talents naturels se révéleront. La suite est noire. Terriblement noire. Dans la lignée d'un roman de James Ellroy. Au fil de l'histoire on croise une foule de personnages plus ou moins pittoresques. C'est avec plaisir qu'on retrouve des acteurs comme Ron Perlman ou Willem Dafoe. Et tant d'autres rencontrés dans des films ou des séries notables. .La mise en scène est brillante. La photographie, parfaitement adaptée à l'ambiance sombre. On est plongé dans ce monde glauque dans la première partie. Et c'est loin d'être mou. Au contraire cela fourmille de vie et d'intensité. Le final est attendu mais on est emporté spoiler: par ce destin tragique
. Un grand film noir avec une galerie de personnages savoureux. Et pour ceux qui ne l'auraient pas compris. spoiler: la psychologue interprétée par Kate Blanchet se venge de l'homme qui l'a violentée en manipulant Stan pour qu'il fasse souffrir ce magnat à son insu . On peut ne pas aimer cette ambiance et ce déroulement inéluctable mais pour ma part et pour ma compagne, les 2h30 sont passées vite et nous sommes ressortis de la salle avec le sentiment d'avoir vu une œuvre intense. 18/20
Assez prévisible en plus d'un endroit, j'aurais pu donné une demi étoile en moins, mais quand il y a une pensée derrière l'oeuvre et que le film est une fable au récit aussi séduisant pour les oreilles que pour les yeux difficile de ne pas céder à l'appel de la perfection. Aucune performance ne sort du lot, les acteurs font leur job avec charisme et style, rouages d'une machine parfaitement huilée. L’œuvre est plus grande que la sommes de ses individualités. Aussi, Nightmare Alley c'est d'abord une ambiance, sombre, angoissante et mystérieuse comme les adore Guillermo Del Toro, et puis c'est un parcours initiatique ou chaque personnage secondaire est soit un but, soit un obstacle sinon une source d'apprentissage, un conseil, une mise en garde. Le décors envoûte, la lumière sublime. Et c'est dans cet atmosphère que stan fuit un passé dont les premières scènes nous dévoilent les flammes. Si la pluie lui offre une nouvelle vie, il se peut que le feu brûle encore et que cherchant à s'élever au dessus de sa condition Stan, n'écoutant les présages que d'une oreilles sourdes, ne réalise tout simplement pas qu'il est son plus grand danger.
Papa Del Toro revient avec une œuvre magistrale qui saura se faire apprécier à sa juste valeur par un grand nombre de spectateur mais qui en décevra aussi plus d'un je pense. Un scénario qui nous chamboule l'esprit, un casting et des acteurs au top ( grosse pensée pour bradley cooper et willem dafoe) une cinématographie impeccable, des décors somptueux et un final assez dérangeant, oui ce film porte bien son nom ! Peut-être un petit problème de rythme avec une première heure palpitante, une fin haletante et une seconde partie avec quelques longueur. Je le conseille évidemment !
Déçue du film tombé dans le cliché du film pessimiste par amour de s'enfermer dans la complainte de la sombre nature humaine. Du noir et du morbide juste pour le plaisir de choquer et de réduire l'homme à une cause perdue. Un personnage principal auquel on ne s'attache pas, un "Étranger" sans profondeur. De la "psychanalyse" à l'arrache sensée résumer que chaque homme est traumatisé par sa relation parentale et ne dépassera jamais ce trauma. L'interprétation de Cate Blanchette est fade et peu crédible. Enfin, une fin tout à fait attendue, qui nous enfonce jusqu'au bout dans la morosité. Je vous le déconseille si vous voulez vous marrer.
Un polar percutant de Guillermo del Toro, avec un hommage louable au film noir des années 40, en raison de son cadre temporel, son ambiance, sa musique et ses divers symboles, dont la femme fatale incarnée ici par une époustouflante Cate Blanchett. Pas une longueur dans cette œuvre élégante et d’une réelle efficacité narrative. Du grand art !
Lab Première partie est passionnante, le seconde l est moins La photographie et la réalisation sont parfaites Les personnages du cirque sont affreux, à souhait J ai passé un bon moment de cinéma
Un film d'une longueur démesurée, magnifique visuellement mais décevant par son scénario bancal et ses personnages trop superficiels. La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
" Nightmare Alley " de : Guillermo del Toro est un drame criminel qui s'avère au final envoutant. En effet j'ai beaucoup aimé l'univers des freaks et fantastique dans la première partie qui prend un virage surprenant dans la seconde partie passant vers le thriller d'arnaque avec un dénouement qui laisse groggy le spectateur avec son casting 5 étoiles mention spéciale à Cate Blanchett en rôle de psychopathe et Bradley Cooper prêt à tout pour gagner de l'argent.
J'avais été transportée par la forme de l'eau. Quelle déception! La photographie et les acteurs sont au rendez-vous (ils sont courageux), mais quel ennui profond !!!!!! Non franchement , ça me brise le cœur de le dire , mais à éviter ...
Je reste totalement mitigé sur ce soi-disant thriller, je vais tenter de vous expliquer pourquoi. Côté points forts, techniquement, ils sont nombreux : un casting savoureux (Bradley Cooper en tête), une mise en scène immersive et soignée dans cette Amérique des années 1930 (décors, lumière, photographie, atmosphère des vieilles fêtes foraines, tout est superbe), bref, une grande maîtrise cinématographique du réalisateur Guillermo Del Toro : du travail très propre ! Le problème, c'est l'histoire et la pseudo tension narrative ! Ce n'est pas du tout excitant, une fois la mise en place des différents personnages, l'ennui arrive peu à peu dans ce scénario sans grand intérêt sur le fond. Au final, voilà un film beau mais froid, qui se regarde comme on feuillette un magazine aux belles images mais manquant totalement d'émotion. Léché et légèrement intrigant, mais long et sans âme. Site CINEMADOURG.free.fr
C’est un film plutôt bien : "plutôt" parce que intéressant ; juste "bien" parce que parfois invraisemblable (et que même le fantastique et l’horreur ont besoin de vraisemblance pour nous atteindre durablement). Cela dit, c’est tellement bien joué, il y a une telle brochette d’acteurs, les décors sont tellement beaux, le sombre et le noir sont tellement bien filmés, qu’on accepte tout, et qu’il faut voir ce film, dont la longueur n’est pas le problème (au contraire). Le film est "intéressant" parce qu’il y a un fonds propice à la réflexion, du moins au début de l’histoire. Histoire qui démarre au contact d’une ribambelle de gens de cirques, tous dans l’excès, d’où fusent ces dialogues qui nous restent : "comment fabrique-t-on un crétin ?" ; "les gens adorent être dévoilés" ; "trouvez la faille et appuyez là où ça fait mal" ; "celui qui cerne vite et bien les gens l’a appris étant enfant, parfois à ses dépens" ; "quand on commence à se sentir puissant, on devient aveugle". Un bonimenteur n’est bien évidemment pas qu’un bonimenteur (tout comme le spectateur n’est pas qu’un spectateur). Il a un parcours. Vient justement alors la question des motivations et de la vraisemblance. A la fin du film, on n’a pas trop compris les motivations finalement. Ni celles du bonimenteur Bradley Cooper, ni celles de la psy Cate Blanchett (malgré son maigre "I do love you, Sam"). Nous aurons donc plongé dans le monde du cirque et de ses excès jadis (vrai musée des horreurs), puis dans celui d’une société baroque et friquée de ce temps jadis (autre musée) —où s’ajoute d’ailleurs encore de l’invraisemblance. On y a plongé avec délectation, à cause des acteurs et de la réalisation. Mais le scénario finalement nous aura déçu, voire peut-être largué… Il aurait fallu que les auteurs collent plus au fantastique et moins au psychologique (qui finit par être envahissant) —là, on y aurait cru. A.G.
Déçu par le dernier de Del Toro, malgré son ambiance singulière, sa réalisation basique, le casting convaincant, l'histoire est cousu de grosses ficelles, on devine à l'avance les divers rebondissements, ce qui rend le film lent mais peu captivant. De la part de l'auteur du labyrinthe de Pan, ou l'échine du diable ou de la forme de l'eau, c'est désolant, l'auteur doit etre apriori plus à l'aise dans le fantastique ou l'horreur