The guilty est un huis-clos tendu, très bien mené, plein de rebondissements et qui ne nous sort pas une seconde d'un centre d'appel de Police Secours. Court, efficace, interprété par un acteur charismatique, ce film est un concentré d'adrénaline. La vraie surprise de l'été 2018!
Voici un film qui donne peu à voir, mais beaucoup à entendre. Pour qui cherche du spectaculaire, il y a fort à parier que la déception ne tardera pas. Mais pour qui aime à faire fonctionner son imagination, c'est-à-dire son pouvoir de créer des images mentales, ce film est un régal. En effet Gustav Möller, le réalisateur, ne cherche pas à imposer sa propre vision des faits, mais à les suggérer comme c'est le cas dans un feuilleton radiophonique. Le spectateur est donc invité à développer une attitude active et non à se laisser manier par le pouvoir des images. De quoi donc s'agit-il ? Tout se déroule en un parfait huis clos, dans un commissariat de Copenhague réduit à deux salles exiguës : un policier qui a sans doute des choses à se reprocher se voit confier le rôle peu glorieux de standardiste dans un centre d'appel. Bientôt la voix d'une femme se fait entendre au bout du fil : elle se dit avoir été victime d'un kidnapping. Commence ainsi une série d'échanges téléphoniques qui met en relation le policier avec ses collègues chargés d'intervenir sur les lieux du drame, la prétendue victime et sa fille, le ravisseur... Bref, le film sous des dehors minimalistes fait surgir des voix qui sont autant de pistes pour élucider une intrigue fort complexe et pleine de rebondissements. Ce qui ne signifie aucunement que le cinéaste ait cédé à une solution de facilité. Car les plans témoignent d'un soin constant et la lumière s'accorde pleinement avec les différentes phases du drame. Le film ne dure qu'une heure vingt-cinq : c'est peu, mais d'une intensité sans faille. Pour faire vivre le film, un acteur porte sur ses épaules cette redoutable tâche, Jakob Cedergren, qui réalise ici une remarquable performance, donnant à son personnage une dimension profondément humaine, depuis l'amertume initiale jusqu'à l'empathie totale avec la "victime" qui caractérise la dernière demi-heure. Ainsi la "voix humaine" - pour reprendre le titre de Cocteau - se fait-elle l'expression de l'âme humaine et d'un drame qui du reste a de quoi heurter la sensibilité des spectateurs-auditeurs. C'est dire que ce film n'a rien d'un simple exercice de style comme d'aucuns pourraient le prétendre.
La bonne question est : qu'est-ce que cet objet à ce cinématographique ? La réponse est "rien" ! Au théâtre cela aurait pu le faire, mais le porter au cinéma tel que à part amplifier le jeu de l'acteur, je ne vois pas ! .Le cinéma traverse-t-il une telle crise que les critiques et le public en sont à encenser des objets qui ne sont pas du cinéma ? Vous me direz : on continue bien à nous faire croire que le Jetée est un chef d'œuvre du cinéma ! Passons ! Non, tout ce qui fait 24 images par secondes n'est pas du cinéma sinon la météo télévisée en serait ! Pour le reste le suspense est bien faible, le rythme aussi, il y a quelques surprises propres à nous réveiller de notre torpeur et indiscutablement l'acteur est bon. Cela aurait pu nous faire une très bonne émission de radio !
Une très efficace mise en scène d'une conversation téléphonique. Oui... Au final, il s'agit d'une conversation téléphonique pendant tout le film, enfin, plusieurs conversations. Néanmoins, la performance est incroyable car on ne s'ennuie pas un seul instant et le film se paye le luxe de proposer un twist inattendu. Que du bon.
Pari osé : réaliser un thriller dont l'action se déroule principalement à travers le téléphone du personnage principal, filmé au bureau de son centre des urgences… Pari réussi ! Sans la moindre scène d'action visible, le film fait parfaitement monter la tension, le tout sans temps mort.
un thriller en huis clos avec un opérateur du 112 qui capte une affaire d'enlèvement et qui va tout faire pour résoudre cette dernière. très prenant comme un film du grand alfred Hitchcock avec une fin étonnante.
A l'instar de Buried avec Ryan Reynolds ou Locke avec Tom Hardy, le film repose uniquement sur son scénario et sa capacité à gérer le temps. Et ça tient plutôt la route, pas vraiment de temps mort, un acteur convaincant et un suspense bien géré. Pour répondre à certaines critiques sur la crédibilité de l'histoire, à 6 ans on sait parfaitement retenir un n° de téléphone, spoiler: surtout si le père, conscient du danger, le martèle à son enfant à chaque visite.
« Mmhhh ... il est bien, ce polar plus ou moins angoissant ! Le film « The guilty » a pourtant réussi à m’accrocher malgré mon sentiment partagé entre l’ennui et la satisfaction. Ce film se déroule dans le centre d’appel des urgences où un policier reçoit l’appel d’une femme, victime d’un kidnapping. La ligne sera brutalement coupée. Pour la retrouver, il ne peut compter que sur son intuition et son téléphone ! Le compte à rebours est alors lancé pour la sauver. On suit alors le policier qui reçoit des informations, qui pose des questions et qui aide la victime à se repérer ... on ne voit rien et on l’écoute. On se demande parfois comment le policier parviendra à la retrouver et sauver. On voit combien la responsabilité est pesante pour lui ! Il est tout seul à gérer cette situation délicate ! La caméra ne quitte jamais la pièce du centre des appels, même pas le visage du policier. À travers, leurs échanges, on imagine les différentes situations pour former un puzzle, on crée aussi des différents interprétations ... Les cadrages sont variés et efficaces, les dialogues bien ficelés ... mais le film est tout de même un peu long malgré sa courte durée (1h25) ... Un peu plus d’émotions du policier, par exemple, le stress aurait été le bienvenu pour amplifier le climat angoissant dans la pièce sombre ! D’ailleurs, on se perd aussi parfois pour savoir qui parle, pour comprendre un nouvel contexte. Les sous-titres en VO ne sont pas du tout adaptés aux sourds et malentendants. Il m’a fallu davantage vigilant pour comprendre le sens des répliques et bien suivre l’enchaînement des dialogues, ce qui a créé, par moments, une certaine distance par rapport au film ! Pas vraiment agréable de le suivre ! Dommage ! La fin du film est surprenante ! Un bon coup de théâtre ! Complètement inattendu ! Pas mal, ce film! »
Rares sont les films à concept arrivant à tenir leur promesse sur la durée et à ne pas s'égarer en chemin. Nombreux sont les huis-clos utilisant des artifices comme le flash-back ou des visions du personnage ("Locke" ou "Gerald's Game" pour ne citer que des exemples assez récents) pour approfondir le récit. Pour sa première réalisation, Gustav Möller fait entièrement confiance à son concept. Soit l'histoire d'un policier, que l'on devine forcément borderline, relégué au centre d'appel d'urgence à la suite d'une histoire louche, qui répond à un appel où il comprend que la jeune femme qu'il a en ligne est kidnappée. Et pendant 1h25, "The Guilty" ne sera qu'une succession d'appels téléphoniques tendus, nous montrant comment le personnage principal tâche d'apporter une fin positive à cette situation dramatique et pleine de surprises... Et pendant 1h25, le film tient parfaitement la route ! Déjà parce que le scénario est court tout en étant redoutablement efficace, livrant à la fois le récit d'une enquête téléphonique et le portrait d'un personnage qui se révèle au fil du temps. Mais aussi parce que Möller a soigné le moindre détail, notamment le travail sur le son, angoissant en cette nuit pluvieuse. Saluons non seulement le travail de mise en scène, précis et sans fioritures mais également la prestation de Jakob Cedergren, impeccable dans son rôle de flic qui a roulé sa bosse et dont on devine toutes les nuances grâce à des gestes, des intonations... Allant de surprise en surprise, sachant s'arrêter à temps tout en étant un vrai défi, "The Guilty" est un film haletant, pur film de high-concept que l'on devrait étudier de près tant il offre un spectacle tendu et de haute volée.
Un aveugle pourrait apprécier « The Guilty » tant l’intrigue repose sur les dialogues. Le réalisateur s'est inspiré d'un appel au 112 d’une femme kidnappée dont il a été témoin. Assise dans une voiture à côté de son ravisseur, elle devait parler en langage codé. Rien qu'en entendant la voix de cette femme, le réalisateur pouvait imaginer la situation. Dans « The Guilty », c’est le comédien danois Jakob Cedergren, méconnu en France, qui interprète le rôle poignant du policier déterminé. Le personnage a fait des erreurs par le passé et n’apparaît pas sympathique de prima bord. Pourtant le sauvetage de la femme, et du film par la même occasion, repose entièrement sur ses épaules. Et quelle réussite ! Ce huis-clos s’avère être un thriller tendu et bouleversant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un très bon polar danois sous forme de huit-clos avec une seul acteur à l'écran dont l'action se passe uniquement au téléphone. Cet acteur parfait nous tient en haleine durant près d'une heure 30 sans que l'on s'ennuie. Comme quoi pas besoin d'effets spéciaux, de pléiades d'acteurs pour réaliser un bon film. Un véritable bijou venu du nord qui mérite son pesant d'or. Une histoire de kidnapping va nous happer dés les premières secondes. On tremble pour cette femme. Du très bon cinéma une très belle réussite.
Un thriller danois d'une qualité irréprochable sur les épaules d'un seul acteur jakob Cedergren dans un huit clos étouffant, sur un scénario bien construit qui se révèle petit à petit revelant des secrets, une réalisation maligne. comme quoi avec presque rien on peut faire grand.
Le film original de l'été ! Un film danois qui arrive en France, c'est suffisamment rare pour être signalé… Original tout d'abord par la mise en scène. Un seul lieu pendant 01h30. Un seul acteur sur l'écran et au téléphone pendant 01h30. Original par son histoire. Un suspens insoutenable uniquement psychologique sans aucune image. Original enfin par son interprétation Absolument exceptionnelle.
C'est l'histoire d'un flic au téléphone pendant 1h25, en temps réel et en huis clos... Concept original et pari osé pour un premier long-métrage. Le résultat est étonnant de maîtrise et d'efficacité en termes de suspense psychologique. Scénario bien construit, tout en révélations progressives ; portraits qui se dessinent façon puzzle ; gros travail de la bande-son qui fait l'essentiel du film, puisque l'on ne voit rien de l'histoire qui se joue "à l'autre bout du fil" : seuls les dialogues et les bruits nourrissent notre imagination à la manière d'une pièce radiophonique. Un bel exercice de style en matière de polar, donc.
Le cinéma danois peut cacher de bonne pépite ! C'est le cas de "The Guilty", un film innovant par son approche. Un thriller palpitant durant 1h20, on reste scotché devant notre écran. C'est un film où tout se tient sur son scénario : Là, tout est impeccable ! Son histoire est bien raconté et bien suivi. Côté mise en scène, rien de marquant (normal vu la situation de film) sauf quelques idée "immersives" : notamment le son lors des conversations (le sentiment de parler à une personne devant nous et non au téléphone) et aussi ces plans séquences pour la plupart "fixe". C'est un super film !