"the Guilty" est un petit suspense culotté venu du nord, aussi froid que le pays, uppercut sans froufrou, dans le respect des 3 unités théâtrales : unité de lieu, unité de temps, unité d'action. Ici, pas de bande son, sinon le bruit du silence oppressant, mettant le spectateur dans le même état de fébrilité que le héros de l'histoire. Un petit bijou glacé qui nous met en apnée jusqu'à la fin, en développant son scénario habile plein de surprise. Une vraie bonne surprise !
Sincèrement ce n'est pas le huit clos qui m'a gêné,d'ailleurs en général je suis plutôt friand de ce genre la mais la je suis partagé,j'ai quand même ressenti quelques longueurs.Après c'est loin d'être mauvais,l'histoire est même plutôt intéressante même si on s'éloigne un peu du thriller à proprement dis.Mais tout de même ça ne m'a pas marqué tant que ça au final. Donc 2,5/5
La trame de départ a déjà été exploitée, semblable à "the call" (2013). Le déroulement est évolutif et bénéficie de rebondissements. Mais l'intrigue est sans action, l'ensemble (forcément) statique. L'aspect psychologique est ici très développé et un autre enjeu se dévoile. Le temps est toutefois long par moments et ce drame sera finalement assez vite oublié.
Formidable huis clos, ou tout se joue sur le son, les émotions, le regard. Chacun construit mentalement un film, ce thriller véritablement épatant. Hitchcock aurait adoré. Une parfaite réussite superbement interprété. Une révélation.
J'étais pas prêt, la pression est très forte, les rebondissement tant dramatiques inattendus. Ce film est excellent, unique en son genre, du très lourd !
Le point de vue original interpelle et donne envie de voir ce film. La tension qui monte progressivement et le suspense font qu'on ne regrette pas une seule seconde d'avoir été attiré par ce huis clos. Un vrai bon film!
"The guilty" est thriller très simple dans sa réalisation qui se focalise exclusivement sur son personnage principal et qui se déroule en lieu clos (un central d'appel). Le film permet ainsi une certaine proximité entre le spectateur et la tension qui règne. "The guilty" est un film efficace sans pour autant nous scotcher malheureusement!!
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2,5
Publiée le 10 décembre 2018
Un premier film plein de maîtrise de la part de Gustav Möller, mais qui ne m'a pas captivé plus que ça malgré tout. Asger qui travaille au 112, qui est le numéro d'appel d'urgence européen, reçoit un appel d'une femme qui déclare avoir été enlevée. Fragilisé par une affaire dont on ignore l'existence en début de film, mais dont on comprend l'importance, Asger va s'impliquer totalement pour aider cette femme. L'histoire est forte sur le papier, mais je ne me suis jamais senti impliqué par tout ce qu'il se passe. J'ai trouvé cette intrigue, qui est articulée autour de cet homme en quête de rachat, totalement artificielle et superficielle. Tout ce qui se passe dans le film m'a semblé faux, comme si tout était fait pour arriver à cette conclusion. Je ne dis pas qu'Asger fait tout ceci pour se racheter, mais en lui créant un passé comme ça, on ne peut que penser à cela. L'histoire autour de l'enlèvement d'Iben comprend quelques rebondissements seulement, elle reste tout de même très prévisible. C'est peut-être l'habitude, mais j'ai très vite deviné que tout n'était pas aussi simple qu'on nous le montre au début. Ça se veut sordide et humain à la fois, mais encore une fois, je trouve que tout ceci sonne faux. Le film m'a tenu en haleine jusqu'au bout si on peut dire, mais il ne m'a pas plu plus que ça. Je ne suis jamais rentré dans l'histoire notamment à cause du personnage principal qui malgré tous ses efforts est vraiment antipathique... Dans le même genre, on a vu beaucoup mieux. Bref, un film moyen.
Comme quoi, avec peu de moyens et minimaliste (un simple appel aux urgences) on obtient un film dense et prenant. Les sons (environnement) et les prises de connaissance des faits nous immerge complètement dans ce qu'il se passe, notre imaginaire fait le reste. Une réussite sur ce point. Egalement l'attente, l'attente et encore l'attente. 4/5 ! A voir !!!
Un OVNI venu du Danemark : un huis-clos, un vrai dans les bureaux d’urgence de la police. Un policier seul face aux appels qu’il reçoit. Sur ce concept on ne peut plus simple, « The guilty » est un film prenant et captivant. D’une part, sur le fond, chaque appel apporte un élément supplémentaire sur le récit et alimente le suspense en permanence. Sur la forme aussi, le film est une réussite. Le cinéaste assume le huis-clos, n’abusant pas inutilement de mouvements de caméra inutiles mais jouant sur la photographie et sur les silences entre chaque appel et même aussi pendant certains appels. Enfin, l’acteur omniprésent et quasiment seul à l’écran est crédible et porte son personnage avec un minimum d’effets mais un maximum d’efficacité.
Premier film d'un jeune danois Gustav Möller. On retrouve en tête d'affiche Jakob Cedergren, omniprésent à l'écran et très convaincant, découvert dans le Submarino de Vinterberg. Grâce à une mise en scène carrée, maitrisée, et un scénario, certes déjà vu (on pense beaucoup à The call) mais bien ficelé, révélant quelques rebondissements bien sentis, on passe un très bon moment. Angoissant, tendu, haletant et parfois bien glauque. On en sort un peu en apnée. En 1h25 seulement, il se passe tellement de choses. C'est aussi techniquement incapable, le travail sur le son est formidable, tout se déroulant entièrement au téléphone. Au final, un polar sombre, sous forme de huis clos, très efficace pour un premier long métrage. Un réalisateur à suivre. Réussi et captivant.
Ce film est incroyable. Avec un seul personnage au téléphone du début à la fin, il nous fait vivre un thriller fantastique d'émotion, où les non dits sont chargés d'une densité terrible. Même les silences ou les hésitations des intervenants sont tonitruants. L'acteur principal est plus que parfait dans son rôle et il nous fait découvrir une humanité à la fois rare et pourtant banale, ce qui est un véritable tour de force. Quel jeu d'acteur, quel scénario, quelle force, on ne s’ennuie jamais, on le vit.
⚖�Note générale : 8�⃣/ « The Guilty » est un exercice cinématographique: il est remarquablement réussi. Il est pourtant osé, en ce sens que ce film met l’image au second plan. Haletant, le spectateur est réduit à l’impuissance face au déroulé des évènements entre les seules mains d’un personnage en qui l’on n’a pas confiance. Scénario : 8�⃣/ Un policier torturé réaffecté à la centrale d’appels de la police doit faire face à une situation critique avec le téléphone pour seule arme. Gustav Möller nous livre avec The Guilty un thriller passionnant et pourtant totalement statique. Depuis les bureaux de la police - exclusivement - le spectateur est le témoin direct des troubles psychologiques manifestes du personnage principal et le témoin indirect, par les contacts téléphoniques, d’une tragédie angoissante. Contraint de compter sur un policier parfois déraisonnable et inadéquat, on peine à rester en place. 老�履�♂�率��♀�Acteurs : 7�⃣/ Jakob Cedergen est un anti-héros tout à fait convaincant, auquel il prête une psychologie tourmentée justement insaisissable. Son et décor : 9�⃣/ L’exploit et l’intérêt de « The Guilty » tiennent dans le fait qu’il pourrait presque être regardé les yeux fermés. Les dialogues son rythmés et prenants, l’absence de musique de fond leur donnant finalement encore plus de profondeur et de lourdeur. Les décors n’ont ici que peu d’importance mais concrétisent tout de même la froideur ambiante.
Dans la veine des films scandinaves, le réalisateur propose un film froid, chirurgical où les personnages évoluent sans artifices, pour nous montrer qui ils sont vraiment. Le film nous questionne sur notre capacité à évaluer des événements avec les informations que l’on a. Il explore la puissance évocatrice du son magistralement. Chaque spectateur « voit » le film différemment et l’image d’Asger qui nous est présentée en même temps que l’on se crée nos images mentales ne change en rien cette perception car nous sentons qu’il fait le même travail de reconstruction mentale que nous. Notre participation au film joue ainsi beaucoup sur l’identification avec le personnage. Le réalisateur parie sur les capacités d’écoute, d’imagination et d’identification du spectateur avec un procédé simple qui fait appel à la complexité du pouvoir du son. C'est un film qui réussit son pari de manipuler et de bousculer le spectateur dans ses croyances. Retrouvez une ANALYSE du film sur le blog : https://lepouvoirdessons.wordpress.com/2018/10/12/the-guilty-gustav-moller-2018/
Quel talent que de tenir ainsi en haleine le spectateur avec si peu de moyens. Le scénario, la mise en scène, les lumières, les acteurs (même les tout petits rôles), tout est travaillé avec la plus grande précision, pour le plus grand plaisir du spectateur. Un thriller passionnant. Bravo.