Je suis assez féru des films à suspects à la sauce Cluedo où des individus se font face dans un huis clos, excédés à l'idée de découvrir le coupable. On peut dire que j'ai été servi avec le concept original de Régis Roinsard qui s'empare du monde de la littérature pour planter son intrigue. "Les traducteurs" se révèle prenant, alambiqué et ambitieux même si pour un adepte du genre, il n'est pas très difficile de deviner quelques clés. En effet, si l'univers d'Agatha Christie vous est familier, "Les traducteurs" peut s'avérer prévisible voire invraisemblable mais cela étant, ce thriller n'en est pas moins efficace et bien huilé. J'ai beaucoup aimé l'idée de départ de ce regroupement de traducteurs dans un château pour traduire simultanément et progressivement un roman à succès. Ces hommes et femmes de l'ombre, aux origines et ambitions bien différentes, sont très bien interprétés, et moi qui craignais une cacophonie polyglotte, j'ai été plutôt séduit par les nombreux accents qui animent ce film. Bien que certains se contentent de faire acte de présence, on retient Sidse Babett Knusden en traductrice frustrée, Alex Lawther en geek extrémiste et Ana Girardot en cinquième roue du carrosse indispensable. Mais chaque personnage est peaufiné, bien cerné avec toujours un mobile potentiel. La mise en scène joue avec les codes du film à suspense et à énigme, quitte à pousser le bouchon un peu trop loin par moment mais le résultat demeure divertissant et sous tension. Le scénario, à la façon d'une bombe à retardement, remonte le temps jusqu'à un dénouement qui enchaine les coups de théâtre. Personnellement, je me suis pas du tout ennuyé. J'ai même été amusé et surpris plus d'une fois par l'habilité de certains rebondissements. Tous les ingrédients façonnent ici une atmosphère singulière et mystérieuse qui nous tiennent jusqu'à la fin. Certains pourront trouver cette tentative française cousue de fil blanc, mais quant à moi, je me suis laissé avoir et le côté international donne une place mémorable aux "Traducteurs" dans les films du genre.
Le trailer et le synopsis était vraiment emballant et très prometteur, avec qui plus est un casting international, mais au final j'ai été assez deçu, les promesses n'est pas du tout à la hauteur du résultat final. C'est très bizarre. Le huis-clos est intéressant, mais le gros plus problème à mes yeux c'est le jeu des acteurs servi par des personnages au profil peu trop caricatural parfois, qui ne sont pas non plus aidé par les dialogues, qui sonnent quelques fois peu crédibles et authentiques. Lambert Wilson surjoue la plupart du temps ce qui sonne donc faux et nous fait difficilement rentrer dedans, mais il reste je pense le meilleur au jeu de tout le cast. Frédéric Chau est pour moi le pire jeu de la bande... très mauvais, c'est affligeant. De plus, les accents très prononcés du casting international fait qu'on comprend pas toujours les répliques, il faut constamment tendre l'oreille et forcer l'attention, c'est un peu désagréable. J'ai adoré et j'adore Alex Lawther dans la série Netflix The end of the f***ing world, et le fait d'avoir appris le français exprès pour ce film est très louable (il parle d'ailleurs très bien français en interview et c'est génial de l'entendre parler à ce niveau), mais là dans le film, il est souvent difficilement compréhensible, ses intonations sonnent le plus souvent très bizarre et ne correspond pas à l'ambiance de la scène ce qui créer un vrai décalage de mise en scène, rendant même certaines scènes un peu ridicule ou drôle sans le vouloir, et on sent vraiment qu'il se concentre à bien prononcer ses phrases, ce qui rend absolument pas naturel son jeu, l'interprétation en devient faussé. Ce qui est très perturbant car, au delà de ça, il a aussi des scènes sans dialogues où il est très bon et très émouvant ! Ce qui rend l'ensemble de sa prestation très déséquilibrée et bancale.
Il y a aussi, de façon globale dans ce film, un vrai problème de direction d'acteur, on sent visuellement parfois que les acteurs sont en roue libre, ou pas en confiance, etc avec une gestion de la gestuelle et des déplacements parfois mécaniques. Je pense à cette scène où l'italien s'avance couteau à la main en s'éclairant à la bougie, cette scène apparait visuellement ridicule, le geste et la façon d'avancer parait tellement peu naturel qu'on sent que le réalisateur lui a demandé de rapprocher la bougie le plus possible de sa main gauche portant le couteau pour créer une ombre suffisamment menaçante contre le mur, façon thriller... c'était tellement gros que ça faisait presque parodique, il y a d'ailleurs eu des rires dans la salle à ce moment là, et c'est une scène parmi d'autres où la même sensation et le même décalage se fait ressentir.
Quant au scénario, il y a vraiment des éléments un peu tirés par les cheveux, un peu too much, et les révélations finales façon tiroir est bien pensé dans sa construction, mais les rebondissements et révélations successifs en un délai très court tombent un peu dans l'excès ce qui casse un peu l'effet recherché et attendu, mais sinon les idées sont assez bien trouvées tout de même et on reste à un niveau de qualité pour un film français. L'univers est en tout cas un vrai hommage à la littérature avec quelques références ici ou là, mais aussi à l'industrie du livre et de l'édition, agrémenté des problématiques technologiques actuelles (fuites, chantage, piratage, etc), ce qui était une vraie base intéressante pour faire un très bon film, au final, selon mon ressenti, on reste davantage sur un film qui est juste "pas mal".
Ce film est une réelle déception car sur le papier l’intrigue et les révélations, aussi invraisemblables soient-elles, semblaient des plus intéressantes. Mais Régis Roinsard n’est pas David Fincher. Dès le début du film avec le manoir vu du ciel et la photographie digne d’un reportage de France 3 sur la Journée du patrimoine, j’ai compris que j’étais en présence d’un thriller bien français. Et en effet, le réalisateur ne parvient pas à créer un climat oppressant propre à ce genre de film. Pour compenser, les acteurs surjouent sans subtilité (colère, larmes soudaines). Surtout Lambert Wilson qui joue le méchant à fond jusqu’à en devenir ridicule. Je donne tout de même la moyenne à ce film pour son sujet et son contexte (j’aime les livres), sa construction scénaristique originale (flashbacks, flashforwards), et son dénouement inattendu.
Je me disais que ce serait tout l'un ou tout l'autre et franchement si on va au bout du film : il est réussi - pas le film de l'année c'est sur mais mérite d'etre VU et puis quel casting en plus!! L. Wilson que j'aime pas joue plutot bien et surtout n'en fait pas trop. Mais ce sont surtout les traducteurs qui sont vraiment très bons acteurs _ ils sauvent même le film en qq sorte. Donc bon petit film - (une incohérence) avec de bons rebondissements.
Les traducteurs fait parti de ces bons thriller qui tiennent le spectateur en haleine tout le film. La base de l'intrigue, 9 traducteurs enfermés dans un bunker aussi magnifique qu'angoissant est rapidement posée. Puis le scénario génère de multiples rebondissements remettant en cause la vision de l'histoire que l'on pouvait avoir, de la même manière que les romans d'Agatha Christie.
C'est une eurodaube pesante, engoncée, tournant autour d'elle-même, très mal jouée (avec mention spéciale wilson qui surjoue wilson méchant méchant), mal montée. Heureusement la fonction fast forward existe...
Le scénario des traducteurs aurait certainement permis de faire un bon film mais celui de Regis Roinsard n'y est pas du tout parvenu. La distribution, Lambert Wilson en tête, sur joue, la réalisation et le montage sont d'une maladresse gênante... Il ne suffit pas de convoquer les maîtres de la littérature policière (A.Christie en tête) pour réussir une intrigue. Le film enchaîné les clichés et déconstruit inutilement une narration bien empesée. Pas grand chose à sauver malheureusement....
Quelle claque!! Il n'y a pas une intrigue mais plusieurs. Pas une vérité mais plusieurs, pas une explication mais plusieurs. Mais n'y a t il qu'un seul coupable?
L’idée pour le moins tordue de ce huis clos est originale mais son exploitation fini par se prendre les pieds dans le tapis. En effet, son manque de cohésion fini par faire capoter l’ensemble et ce n’est pas en pluralisant les révélations que cela s’améliore. Lambert Wilson en fait des caisses et l’internationalisation des rôles, pas toujours bien joués en passant, n’arrive même pas à échapper à une certaine caricature. Le trop grand nombre de défauts du film ont eu raison de son potentiel.
Eric Angstrom, célèbre éditeur, annonce la prochaine sortie du troisième volume du best seller « Dedalus », dont l’auteur préfère rester inconnu du public. Ce roman bénéficiera d’une traduction simultanée en plusieurs langues européennes.
Angstrom fait enfermer une dizaine de traducteurs dans le château d’un richissime russe, au sous-sol, dans un bunker. Malgré ces précautions, le début du roman paraît sur internet. Sans prévenir la police, Angstrom mène l’enquête.
Je suis étonnée par la sévérité d’une partie de la presse, pour ce film captivant, doté d’un très beau casting.
La solution de l’énigme, amenée par plusieurs twists est plutôt bien trouvée et bien pensée. Ceci dit, l’écriture manque peut-être de fluidité et de finesse. Les nombreux acteurs ont des partitions assez réduites, cela n’empêche pas d’apprécier leur jeu énigmatique.
Si l’atmosphère du film est empreinte de mystère, un peu d’humour aurait rendu le tout plus savoureux.
Je reste sur une impression positive, c’est un bon thriller.
Ce cluedo littero-financier m'est apparu très décevant : le scénario est improbable, mais surtout non crédible , beaucoup d'incohérences et un pseudo suspense. Le film m'est apparu très ennuyeux. Les acteurs et surtout Lambert Wilson qui surjoue, ne sont pas convainquant. Seul le dénouement de l'énigme éclaire un peu ce film. Que ce fut pénible.
Tiré d'un fait réel , Régis Roinsard ( "Populaire" en 2012 et bientôt "En attendant Bojangles" ) nous offre un thriller à mi-chemin entre "Le Crime de l'Orient express" et "La Casa del Papel" ) . Huis clos astucieux et suffoquant où le metteur en scène nous entraîne , après une entrée en matière assez calamiteuse ( personnages caricaturés à l'excès ) où les fausses pistes , les flash-back , les rebondissements de situation rythment un plaisant jeu de massacre made in France ( ou Belgique comme vous voulez ) , dans les affres d'une machination des plus jouissives pour le spectateur . Les acteurs ( beau casting international ) sont tous excellents ( mention au jeune Alex Lawther ) et tiennent leur rang mais c'est , curieusement , Lambert Wilson , le plus expérimenté , qui est le moins convaincant tant sa prestation est surjouée, trop théâtrale pour le cinéma ( on ne joue pas un éditeur mégalo comme on joue Alceste ) au point de faire perdre peu à peu au film la force , l'intensité et le suspense au fur et à mesure que sa mégalomanie et son sadisme éclatent au grand jour .