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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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5,0
Publiée le 23 août 2021
Chef-d’œuvre de la comédie à l’italienne – un genre que ce film de Mario Monicelli contribua à fixer à la fin des années 50 – Le pigeon nous raconte le projet de braquage d’un coffre-fort par une délicieuse bande de pieds nickelés. Génialement porté par de nombreux acteurs qui allaient devenir des stars (Vittorio Gassman, Renato Salvatori, Rosanna Rory, Carla Gravina, Claudia Cardinale, Marcello Mastroianni, Tibero Murgia) mais aussi par des comédiens plus confirmés (Totò, Memmo Carotenuto, Carlo Pisacane), le film est un somptueux témoignage de la vie et de l’ambiance des quartiers pauvres de la Rome d’après-guerre, et de ses nombreux laissés-pour-compte. Décrivant avec une tendresse assumée ses personnages « d’inconnus habituels », pour reprendre le titre original, cette version comique de Du rififi chez les hommes de Jules Dassin (1955) nous offre des séquences absolument hilarantes, alors que la représentation sans artifice de l’environnement fauché dans lequel évoluent les personnages s’inscrit dans la continuité du néoréalisme italien. Magnifique.
Je ne suis pas sûr que le cinéma italien de l'époque ait trouvé son meilleur ambassadeur avec ce Pigeon. C'est bruyant et populaire, avec un casting impressionnant et une peinture sociale colorée, mais le style de la mise en scène et le comique de l'histoire ont beaucoup vieilli. Le film devait faire une impression bien plus mordante en ce temps-là, mais son efficacité s'est grandement évaporée, contrairement à d'autres classiques produits à Cinecitta.
Un modèle de la comédie à l'italienne, qui définit les bases des narrations à venir (des "Monstres" à "Mes chers Amis"). Portée par des comédiens formidables, cette plongée dans les bas-fonds allie la vérité du néo-réalisme au comique de situation et à l'auto-dérision implacable. La grande scène de la percée du mur de l'appartement est un sommet du genre.
un scénario relativement simple et aux développements prometteurs pour un film qui résiste mal aux passage des années avec les façons un peu forcées dans le jeu des acteurs. Reste ce charme un peu nostalgique de l'Italie des années 50, celui des coursives, des vieux logements, des gens simples
Une comédie à l'italienne sur fond de néoréalisme italien. Une bande de bras-cassés (au sens propre et au figuré) monte un casse du coffre d'un prêteur sur gages. Mais rien à voir avec la préparation minutieuse et ingénieuse des Océans 11, 12 ou 13 ! Tout est dans la plus ridicule improvisation source d'une avalanche de gags jusqu'à l'explosion finale.
Excellent film N&B bénéficiant d’une technique (photo, cadrage, montage, mise en scène) impeccable, d’un humour haut de gamme, de dialogues savoureux et d’une très bonne distribution. Les vingt premières minutes sont parfaites.
« Le pigeon » de Mario Monicelli (1959) se laisse voir et revoir avec un grand plaisir ! Une bande de 5 pieds nickelés cambrioleurs : Peppe (Vittorio Gassman), boxeur minable ; Mario (Renato Salvatori), orphelin ayant 3 mamans ; Tibério (Marcello Mastroianni), photographe dont la femme est en prison et doit s’occuper de son bébé ; Michele dit Ferribotte (Tiberio Murgia), Sicilien garant de l’honneur de sa sœur (Claudia Cardinale dans son premier rôle) et un vieillard très gourmand (Carlo Pisacane dont la voix française est Louis de Funès). Ils veulent s’emparer du coffre-fort d’un mont de Piété suite à un projet entendu en prison par Peppe le boxeur devenu le pigeon (un mouton) de Cosimo. Le film est bien mené avec des répliques percutantes et des rôles secondaires très bien vus : le fameux Toto livreur de kits pour réussir un cambriolage parfait ; Claudia Cardinale qui s’éprend de Pepe et la petite soubrette aux 3 fiancés ! Un film plein de bonheur et qui vous donne envie de manger des nouilles aux pois chiches !
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5,0
Publiée le 16 décembre 2020
Un personnage s'approche d'un autre pour lui faire porter le chapeau d'un crime. Mais il ne peut pas le faire alors il suggère quelqu'un d'autre. Le troisième personnage ne peut pas le faire non plus. Bientôt une demi-douzaine de personnes sont à la recherche de quelqu'un pour porter plainte. Elles finissent par décider qu'elles ont besoin d'une personne sans casier judiciaire. Mais aucun d'entre eux ne connaît quelqu'un sans casier judiciaire. Une bande d'amateurs se croyant capables de voler tente un cambriolage aux proportions hilarantes. Gassman brille comme Peppe le chef improvisé de la meute. Mademoiselle Claudia Cardinale ajoute de vrais bonbons pour les yeux comme d'habitude. Si vous êtes déprimé par la morosité de la vie qui y est présentée Le Pigeon est l'antidote parfait. Il montre le côté le plus léger des gens qui n'ont pas de chance et s'essayent au crime...
Une bande de bras cassés cas sociaux tentent un casse. Cette comédie hilarante illustre l'âge d'or de la comédie italienne et bénéficie de très grands acteurs (Gassman, Mastroianni). Mention spéciale au petit vieux édenté et gourmand.
Un film italien bien mené et maîtrisé où l'on retrouve la belle Claudia Cardinale à ses débuts. "Le Pigeon" (1958) est doté d'un scénario simple mais efficace et garde un certain charme désuet. Un classique de l''âge d'or du cinéma italien.
L'un des fleurons de la comédie à l'italienne. Voire même le film référence du genre. Dans "Le pigeon", l'humour réside principalement dans deux choses : tout d'abord les personnages : tous sont des vauriens. Le boxeur, le sicilien, le photographe, l'orphelin et le vieux qui bouffe dans toutes les gamelles. Il n'y en a aucun pour rattraper l'autre. Mais Monicelli le rend si attachants. A tel point qu'on ressent l'envie de faire partie de leur coup, aussi foireux soit-il. Ensuite, les dialogues : ils sont à la fois simples percutants. Prenant un sel bien particulier dans la bouche de tous ces bras cassés. Le comique de situation, lui, fait son apparition bien plus tard, au moment du coup à proprement parler où tout va de traviole. Mais, il n'y a pas que ces qualités à relever : la réalisation est superbe, offrant bon nombre de très beaux plans et le rythme ne faiblit jamais. Si bien que l'on ne voit pas filer ces cent minutes. Pour le coup, en ce qui me concerne, j'aurais volontiers passé une heure de plus avec Gassman, Gravina, Mastroianni et consorts. Après pareille réussite, le cinéma italien aurait pu décliner brusquement n'avoir plus rien à offrir, mais non, s'en suivront encore vingt belles années de cinéma. Et finalement, le cinéma, lorsqu'il ressemble à ça, c'est quelque chose que l'on trouve si difficilement dans la vraie vie : le bonheur.
septiemeartetdemi.com - L'autodérision a quand même du bon ! C'est le principe et l'outil de Le Pigeon, dont le titre, s'il a du sens au début, le perd très vite, comme toute l'introduction d'ailleurs. Mais ce n'est pas l'important. Ce court dialogue tiré du film résume on ne peut mieux l'affaire : « – Tu connais Mario ? – Il y en a des centaines ici. – Mais celui-ci est voleur. – Il y en a des centaines aussi. » Voilà de quoi planter le décor et l'assumer. Ce n'est pas quelque chose que les Français feraient, pour qui, à l'époque, il était quasiment immoral de se distraire du crime... ce qui n'empêchait personne de le faire à partir du moment où le réalisateur avait apposé de prudes garde-fous artistiques.
Monicelli, bien au contraire, puise sa matière dans le crime aussi aisément qu'il puiserait de l'eau dans le lac de Côme. Son idée, c'est que le crime est si présent dans la vie ordinaire que c'est presque un devoir pour les créatifs d'en faire quelque chose qui sorte de l'ordinaire. Il suffisait de poser cette base pour réussir le film, mais le réalisateur ne s'est pas arrêté à la feignardise : à coups de Mastroianni, de Totò, de Cardinale (dont le nom exprime bien mal l'impudicité) et de mises en avant très photographiques des arrière-plans, c'est un tableau satisfaisant qui est dépeint, où des zestes d'humour à peine potache vous nous faire oublier le temps passé depuis l'année de sortie de cette œuvre où « travail » est un gros mot pour les personnages. Un bel exemple de la façon dont l'art peut porter une culture entière à son pinâcle, quelle qu'elle soit, et même si on a l'impression que l'équipe du film est constituée par l'entièreté des Italiens pour qui « travail » n'est pas un gros mot.
Marquant le début de la comédie à l’italienne, Le pigeon, est cependant pas encore aussi mordant que les suivantes. La dernière demi-heure se fait un peu attendre, où le casse qui doit propulser une bande de branquignols ne livre qu’un plat de pâtes et quelques fèves. Toto, Gasslan, Mastroianni et Claudia Cardinale sont excellents et la mise en scène de Monicelli est remarquable. Gassman et Toto finissent malgré eux dans la queue d’une entreprise qui recrute. Mais le vieux Toto est rejeté comme inapte au travail et Gassman est embauché presque contre son gré rentrant dans le rang alors que les immeubles modernes symboles du boom économique italien poussent alentour.