La Fille au bracelet
Note moyenne
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304 critiques spectateurs

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Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2021
Après une leçon de carrière avec “Terre Battue” et “Allons Enfants”, un Paris post-attentats mettant en scène ses propres enfants, Stéphane Demoustier ne relâche pas sa fibre familiale et il nous projette de nouveau dans l’une d’elle, repoussée dans ses doutes. Et c’est un peu le gros pari de l’oeuvre qui cherche à faire entrer le spectateur en phase avec le quotidien d’une famille qui démarre un procès. L’ouverture est à l’image de ce qu’on pourra constater par la suite, c’est d’abord le paradis, les vacances, le calme, la paix, mais qui soudainement s’enfuit en même temps qu’une jeune fille qui ignore tant de choses et qui en apprendra plus qu’il n’en faut pour une vie d’adolescente. Peu de temps morts dans ce drame judiciaire, qui nous fait prendre les mêmes allers et retours entre le tribunal et un domicile qui a vraisemblablement perdu de sa saveur. Mais qu’en est-il réellement ? L’objectif est pourtant si limpide dès les premières lignes, car la résolution d’une sombre enquête n’est qu’un support. La réflexion conduit à la légitimité de l’accusée, dont nous sommes à la fois les juges et les bourreaux.

Tout gravite autour de Lise (Melissa Guers), adolescente contemporaine, que l’on explore par ses passions et sa caractérisation spirituelle. Elle est au milieu d’une cible facile, d’un crime odieux et d’un débat qui confronte les hommes et la morale. Le portrait de cette femme est décortiqué à la cour, mais c’est surtout le rapport qui la lie à ses amis de sa génération ou sa famille qui intéresse le réalisateur. Le scénario témoigne justement de ce parti pris, sincère et efficace. De ce fait, la jeunesse est passée en revue, mais de manière obsolète car il serait déplacé de déclarer la vérité absolue. Le récit nous laisse tout un tas d’ouvertures à propos de cette génération déchaînée, mais qui peut aussi s’exposer à des difficultés plus tenaces, le genre d’émotion qui est gravé dans la chair et dont il faut connaître les rouages afin de les interpréter. Et c’est là qu’interviennent à la fois les points forts et les limites de l’exercice de style. D’une part la double lecture du procès ne se sert pas de Lise comme outil de moralisation, car il faut savoir nuancer cette classe sociale à part et le film le fait dans la subtilité et en adéquation avec son support juridique. Malheureusement, c’est l’intense interprétation de cette métaphore de la jeunesse qui voile une partie de l’émotion. Et même qui elle s’avère troqué par du suspense comme nous les apprécions, il y avait sans doute une meilleure justesse à cerner dans ce tribunal.

Le fait d’opposer une avocate générale (Anaïs Demoustier), aussi jeune et aussi rigoureuse n’est sans doute pas un hasard. Comme Lise, elle cherche également à trouver sa placer dans une société dirigée par des codes, dont elle apprend à ses dépens. Et l’avocate surenchérit à chaque prise de parole et nous fait prendre conscience du poids des mots, comme le poids du silence. La mise en scène ne cherche donc pas plus loin que la plaidoirie, car en dehors de ces séances thérapeutiques et sévèrement épuisantes mentalement, il y a une tragédie qui revendique trop de subtilité jusqu’à ne plus y voir clair dans cette narration qui se répète. Plus l’on avance, plus les preuves formelles s’accumulent et frappent la conscience d’une “femme”, captive de sa condition, captive de ses imperfections et captive d’un bracelet qui lui pend au cou, telle une mise à mort symbolique. Tout fini par revenir au point de départ et inévitablement, nous finissons par assimiler cette démarche qui affectionne les cadres serrés et isolés sur la gestuelle ou le regard des personnages. Le bon équilibre est souvent rompu entre les discours et ces plans tranchants sur le visage, au prix d’un léger flottement, qui ne gâche pas pour autant les valeurs que véhiculent l’intrigue.

En somme, “La Fille au Bracelet” n’est pas une histoire personnelle, mais universelle. Entre un père qui a perdu de vue la jeunesse et la fille qu'il a élevé, une mère qui enfante plus que tout des responsabilités sur une vie dont elle n’a plus le contrôle, un frère cadet solitaire et désorienté dans sa fougue et des amis qui se révèlent insuffisants, l’émancipation de Lise tient dans cette boîte noire dont il faudra accepter la disparition pour se satisfaire de sa culpabilité ou non. Et le plus important après tous ces échanges, c’est de comprendre en quoi chaque personnage œuvre à réparer un lien ou à brosser les contours d’un échec personnel et intime.
Katia L.
Katia L.

17 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 février 2020
Excellent film.
Le spectateur est en situation de juré en permanence oscillant constamment entre la certitude de la culpabilité puis de l innocence de l'accusée.
Tous les acteurs sont parfaits, l'héroïne est stupéfiante dans ce rôle d'adolescente libérée et si insondable.
A voir sans réserve même si en sortant de la salle le doute persiste ce qui fait renforce encore l'excellence de ce film.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2020
Lise a-telle assassinée sa meilleure amie, copine de classe depuis la maternelle, ou presque… au terme d’une nuit de fête un peu trop arrosée…Partant d’un fait divers survenu en Argentine et qui a déjà inspiré un premier film « Acusada », sorti en 2019, et dû au réalisateur argentin Gonzalo Tobal, Stéphane Demoustier fait l’autopsie quasi clinique du procès d’une adolescente accusée d’avoir violemment poignardé sa meilleure amie après la diffusion par cette dernière sur les réseaux sociaux d’une vidéo la montrant en train de pratiquer avec un ami ce qui semble être une fellation….Stéphane Demoustier , propose au spectateur de vivre les différentes phases de ce procès comme le ferait un juré…Lise 18 ans ( 16 ans au moment des faits) interprétée par une impressionnante Melissa Guers, est protégée et quasi exclue par une vitre transparente telle la criminelle qu’elle est sensée être. Lise ne se conforme pas à l’attitude que l’on attend habituellement d’un accusé, cela peut être dû à sa personnalité, à une forme de protection, à l’expression de sa vulnérabilité….Elle regarde ses interlocuteurs dans les yeux, répond distinctement, n’exprime que peu d’émotions, reste mutique à certaines questions de l’avocat général….C’est un vrai film de procès qui opère néanmoins quelques allers-retours à l’extérieur pour mieux nous ramener au cœur oppressant de l’arène judiciaire où les mots comptent plus que les émotions….Mais loin d’éclaircir l’affaire, le procès devient le miroir grossissant des rapports intergénérationnels , cette Lise est un mystère et pour ses parents c’est un choc , cette Lise leur a échappé….Cet écart entre générations se traduit par le silence ébahi d’un père (Roschdy Zem) n’en revenant pas de ce dont sa fille est capable en secret, se concentre sur l’incompréhension des parents et d’adultes dépassés par la sexualité facile, la distance avec le réel et le rapport à la morale des adolescents d’aujourd’hui….Anaïs Demoustier , actrice que j’aime habituellement m’ a profondément déçu dans son rôle d’avocat général peu crédible à l’opposé d’Annie Mercier , avocate de la défense , plus humaine comme le président du tribunal Pascal Pierre Garbarini…et curieux procès où l’avocat des parties civiles n’a pas droit à sa plaidoirie…. Le film échappe de justesse à ne pas être trop moralisateur, en exposant les modes de vie d’adolescents pour ce qu’ils sont : des modes de vie d’une jeunesse, qui choisit de vivre avec ses outils, le porno, Facebook, sa pensée propre. Il se joue un double procès. Celui d’une jeune fille accusée d’avoir assassiné sa meilleure amie d’abord. Puis, le procès mené par les juges, jurés, avocats et adultes présent dans l’assistance d’une jeune femme dont ils ne comprennent pas les mœurs et les condamnent, par réflexe…C’est toute la force de la plaidoirie de l’avocate de la défense de le rappeler et de le dénoncer…
Delph I
Delph I

131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2020
L'histoire d'une jeune fille accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie... le spectateur assiste au jugement tel un juré avec les éléments apportés lors des séances au tribunal. On découvre une jeune fille qui semble froide et hermétique à tout sentiment et plutôt très délurée mais les preuves d'une éventuelle culpabilité sont minces. Le doute est présent tout au long du film... mais il ne faut pas juger à charge et la personnalité ambiguë de l'accusée ne doit pas la condamner à tort...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 février 2020
La Fille au bracelet est un beau, haletant et intense thriller impeccablement interprété et réalisé. Mention toute particulière à la jeune actrice principale.
Alice L
Alice L

180 abonnés 208 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2020
J'ai adoré !!! La fille au Bracelet est à la fois un film de procès efficace et le portrait passionnant d'une adolescente d'aujourd'hui
Porté par des comédiens brillants, c'est aussi la découverte d'une actrice à suivre: Mélissa Guers
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2020
Un sujet intéressant et plutot bien traité quant aux montagnes russes d’un procès d’assises.
Trois bemols :
-le fait d’avoir donné le verdict ce qui n’apporte rien au film et enlève cette intéressante dimension de dilemme pour le spectateur
-le rôle aux deux sens du terme de l’avocate générale, d’une part on a l’impression qu’elle règle un compte personnel avec l’accusée, d’autre part l’interprétation d’Anais Demoustier est la moins convaincante de toute la distribution.
-surtout l’incoherence du scénario étant donné que à partir du moment où le crime est commis vers midi et la suspecte arrêtée dans l’après-midi les enquêteurs ont tous les moyens de savoir si elle a du sang sur elle ou sur ses vêtements ce qui n’est jamais évoqué.
lerenard32
lerenard32

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2020
Film intéressant où on s'intéresse uniquement à la culpabilité d'une adolescente plutôt qu'au final à élucider le meurtre de son amie.
Le jeu d'acteur est bon et le scénario aussi
Martine M.
Martine M.

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2020
Excellent film, acteurs parfaits. L intrigue est bien ficelée avec un suspens qui nous tient jusqu au bout.
Clem
Clem

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2020
Ce film place le public comme juré d'un procès pour meurtre. Le procédé est intelligent et les interprétations par Melissa Gers et Annie Mercie sont d'une très grande justesse. A voir !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2020
Un film de procès parfaitement réussi, totalement maîtrisé même si dans la forme il n’apporte pas de véritable originalité sur le plan d’une mise en scène sobre et efficace. Il y a cet aspect que je ne connaissais pas pour une session d’assises : le fait que le ou la prévenue puisse le soir regagner son domicile avec son bracelet, alors qu’habituellement même en comparution libre, l’accusé doit chaque soir regagner la prison . Cet artifice législatif sert grandement la réalisation qui trouve là chaque fois sa respiration, son second souffle, et même un souffle nouveau. L’interprétation est au top, des parents à l’avocat générale ( le comportement d’Anaïs Demoustier est conforme à l’étiquette d’un tel personnage ) avec une mention particulière pour la jeune héroïne qui sans casier judicaire au cinéma réussit une belle performance : Mélissa Guers. Une belle attention apportée à son personnage , au-delà de la réflexion entendue à la sortie de la salle : on ne sait pas en fin de compte si elle est coupable ou pas ! Dans ce genre de film , personnellement ce n’est pas ce que j’attends. Les réponses cinématographiques ( narration, scénographie, interprétation … ) de Stéphane Demoustier face au questionnement de la justice et d’un procès d’assises me paraissent amplement suffisantes pour éluder le point de vue ras de terre de la culpabilité ou pas …
Pourensavoirplus: lheuredelasortie.com
jean l.
jean l.

177 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2020
Formidable film de procès , avec une interprétation exceptionnelle et un suspense haletant
A ne manquer sous aucun prétexte
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2020
Très bon film à suspens. Passionnant. On se retrouve immergé au coeur d'un procès d'Assises et le jeu des acteurs est brillant. A voir de toute urgence !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 février 2020
Un film tourné et interprété avec talent, justesse et intelligence. Chaque acteur est impeccable dans l'incarnation de son personnage.
max7_13
max7_13

36 abonnés 166 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2020
"La fille au bracelet", à travers le procès de Lise, accusée d'avoir tué sa meilleure amie aborde de nombreux sujets de société comme le fossé existant entre les générations sur les affaires de mœurs. Que savent aujourd'hui des adultes de 40-50 ou 60 ans sur les relations amicales, amoureuses ou sexuelles de jeunes de 16-18 ans? Le film aborde également la question de l égalité des sexes. Pourquoi parle t on toujours de "fille facile" et jamais de "garçon facile"? Le décalage entre le monde de la justice, la recherche de la vérité, les nombreuses questions posées pendant le procès devant la cour d assises et la jeune accusée, dont le rôle est merveilleusement par Mélissa Guets, qui ne peut/veut pas apporter de réponses est saisissant. A voir
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