Un film avec Tom Hanks, ça séduit toujours autant ! Mais là, belle déception. Le film qualifié de biopic sur Fred Rogers, personnage apriori intéressant perd son intéret car trop focalisé sur la vie dramatique du journaliste. On effleure donc le sujet, et le film est très très mou. On ne compte pas les plans qui servent à rien. Dommage le sujet est en or...
Au moins pour une fois c'est un film tendre et bienveillant. Ca repose et fait du bien. Malheureusement le film n'est pas forcément très attendrissant ni avec beaucoup d'émotions.
L’idée d’une médiation par la fiction était déjà présente dans la précédente réalisation de Marielle Heller, Les Faussaires de Manhattan, qui interrogeait la propension de faux documents à redonner de l’espoir à une femme perdue dans une ville trop grande pour elle. La réalisatrice reprend ce thème tout en le déployant : il ne s’agit plus d’un rapport individuel à la contrefaçon, mais d’une relation bivalente organisée autour du médium télévisuel. Ou comment l’image offre une échappatoire à la violence et à la méchanceté du monde pour les spectateurs qui la regardent ainsi que pour celui qui l’anime. Heller n’a de cesse de jouer avec la porosité des frontières entre fiction et réalité, et se saisit du journaliste Vogel comme d’un témoin plongé dans un monde qu’il ne connaissait pas et qui va peu à peu agir sur lui. Voir à ce titre la séquence d’hallucination presque cauchemardesque dans laquelle il devient la poupée d’une volonté supérieure. Le film a des valeurs, de belles valeurs (ça fait du bien) ; le film repose sur une transcendance et instaure Fred Rogers comme son représentant sur Terre. En effet, le programme de Rogers se propose d’accueillir en lui, par ses thématiques et ses invités, les maux dont souffrent au quotidien les Américains afin de leur donner un lieu d’expression, de purgation et de résolution. Il ne va pas sans le charisme de son présentateur à l’angélisme travaillé, fruit d’une longue et chaque jour répétée maîtrise de soi qui fait de lui non pas un saint – son épouse insiste sur ce point – mais un révolté devant la colère, un révolté sympathique dont la finalité est de convertir en joie de vivre les difficultés qui frappent à sa porte. Un très grand Tom Hanks se trouve derrière, et interprète Rogers avec une fidélité remarquable. Et si le film frôle constamment la complaisance lorsqu’il représente les pouvoirs quasi magiques de Rogers, il a l’intelligence de ne pas franchir la ligne de démarcation entre portrait réflexif et hagiographie : la partition est suivie à la note près par le pianiste soucieux de respecter le compositeur qu’il interprète, et soudain c’est l’avalanche de coups nerveux portés dans le grave, les notes deviennent des sons lourds et torturés. Même le sage a besoin d’extérioriser sa colère, cette colère qui fait de lui un être humain mais dont la maîtrise fait de lui un modèle. Ce faisant, le long métrage laisse apercevoir des zones d’ombre, des taches au tableau qu’il refuse néanmoins de dévoiler. En résulte un personnage mystérieux, opaque mais profondément humain dont l’intimité ne se révèle que par petits fragments parsemés qui, une fois reliés les uns aux autres, dessinent une existence on ne peut plus commune. C’est donc dans et par sa profession que Rogers s’accomplit, qu’il devient exemplaire. Un Ami extraordinaire n’est pas extraterrestre, seulement au-delà de l’ordinaire ; il s’affirme tel l’anti-Joker, la démonstration avec moult marionnettes, maquettes et petites voitures que la gentillesse, avant d’être une nature, constitue un choix de vie. Un choix de vie accessible à quiconque veut bien s’en donner les moyens.
J'ai vu un film bien délicat, bien touchant porté par une interprétation émouvante de Tom Hanks... C'est un biopic et une découverte d'un présentateur TV d'émission pour enfant, interviewé par un journaliste de presse écrite qui vit des épisodes familiaux très douloureux... on voit le chemin qu'il faut prendre pour rester et être gentil... C'est un film très émouvant...
Très agréable L'Extraordinaire Mr Rogers. Une thérapie intelligente sur le rapport de l'adulte à l'enfance avec en toile de fond l'histoire de ce présentateur adoré de tous. Tom Hanks est magique, et le long métrage propose un biopic alternatif et une psychanalyse profonde.
Super émotionnel film de Tom Hanks...il représente super bien le caractère iconique pour les jeunes de Fred Rogers, le célèbre Mister Rogers..un peu le "Jacques Martin" américain..on pense aussi à "L'île aux Enfants" et Casimir... A travers une histoire sérieuse sur relations entre un père et son fils des protagonistes joue avec brio par Chris Cooper et Matthew Rhys..on voit l'interaction de Fred Rogers sur leur entourage et les gens qu'il aime...Scène dans le métro à Ny memorable...on fredonne les musiques et chansons de Mr Rogers à la fin du film même si on les connaît peu pour des non américains...À voir pour l'interprétation sans faute encore une fois de Tom Hanks..encore une...
VU EN AVANT-PREMIERE : Quelque pat entre DANS L'OMBRE DE MARY (2013) et MME DOUTFIRE (1993) : ''Un Ami Extraordinaire''nous livre une histoire au ton grave mais profond et empreint d'humanité servie par un Tom Hanks [qui] illumine l'écran. Une des ces rares merveilles visible uniquement tous les dix ans et qui nous réchauffe le coeur dès le premier visionnage. Outre le fait d'être un biopic sur une personne très estimée du publique, ce film est un film sur la bonté et les rapport père/fils mais aussi sur la famille et l'amour. Vrai ode à l'enfance, il est déjà sans doute l'un des plus beaux films de ce début d'années malgré quelques maladresses scénaristique.
Pas si extraordinaire, un film gentillet, souvent niais. Nous n'en apprenons pas tant sur Mr Rogers si ce n'est qu'il est gentil avec tout le monde et a trouvé le moyen d'évacuer sa colère spoiler: en jouant du piano . Sans plus, pour un Tom Hanks, je m'attendais à plus de vivacité, d'émotions
Certains trouveront ça sans doute (et peut-être à juste titre) gnan-gnan et poussif, moi j'avoue que ça m'a touché et ça m'a parlé. Et puis Tom Hanks, avec son capital sympathie, est parfait dans le rôle de Mr. Rogers.
Dès les premières images on se demande bien où va nous emmener cette petite fable, les maquettes animées pour nous emmener d'un univers à un autre peuvent vite être lassantes, mais, est-ce que cela peut vraiment être mauvais avec Tom Hanks ? Alors certes, on parle d'une personne qui a animé outre Atlantic une émission pour les enfants, comme notre Dorothée national, et ce biopic pourrait nous dévoiler un personnage plus complexe; mais en fait, le récit part ailleurs, et s'éloigne du personnage principal pour dévié vers d'autres problèmes de famille. L'approche est simple, le récit se veut lent pour mieux ancré ses personnages et créer de l'empathie au fur et à mesure du récit. L'ogre de New York, reporter de son état, vorace et féroce, face à un homme simple dénué de colère, dénué de ressentiment, qui va l'emporté dans ce duel. Petite histoire à la Capra, on sent le feeling good, on ressent la bienveillance, et Tom Hanks arrive à merveille et en toute simplicité à nous faire passer tout un tas d'émotions en quelques gestes, quelques regards. Plus qu'un biopic, une ode au bonheur.
Biographie d'un animateur de shows TV pour enfants ! On ne s'attend pas à Tom Hanks dans ce genre de rôle ! C'est du coup un film assez court car peu à raconter. On sent la technique d'écriture donc un peu souffreteux avec le journaliste qui l'interroge, lui même ayant oublié son enfance et en colère contre son père. C'est correct mais ne nous embarque pas. 3,1/5
Qu'il est difficile de rentrer ce film, et, comme beaucoup, je n'y suis pas arrivé. L'élément principal est que je n'avais, comme beaucoup, jamais entendu parler de ce Fred Rodgers et de son émission, pourtant culte aux Etats-Unis. Si cela avait été un biopic classique sur sa vie, aucun problème sans doute, mais ici, la réalisatrice a voulu - et avec raison finalement pour le public connaisseur - emprunter un angle plus original : celui d'un journaliste cynique, blasé et mal dans sa peau devant écrire sur Fred Rodgers, ce symbole de la bienveillance absolue. Bonne idée, mais qui laisse les non-connaisseurs totalement sur le bord de la route car il faut quand même avoir connu Fred Rodgers et son émission (même si on comprend tout de même tout au long du film en quoi elle consiste et ses fondements). Outre le fait que, à l'image de la vedette, le film est bien mou... Bref, public non-américain s'abstenir !
La télévision a toujours fait débat entre ce qui nous est montré et l’envers du décor. De plus, la réception est toujours à prendre avec minutie, car cet outil n’a pas forcément pour but d’interagir avec le spectateur. Pourtant, parmi ces émissions peu lucratives, au moins une d’entre-elles sort du lot, à savoir « Mister Rogers' Neighborhood ». En enchaînant promptement avec « Can You Ever Forgive Me ? », Marielle Heller s’applique à nous dévoiler la personnalité d’une icône américaine. L’émission pour enfant est détournée dans un interview qui convoque deux opposés, mais deux humains, face aux mêmes sentiments que la vie nous apporte ou nous retire. Ce film nous enseigne ainsi la gestion d’émotions fortes, celles qui peuvent à la fois créer des liens et les briser.
Et malgré toutes les apparences, l’œuvre prolonge le discours de l’émission d’origine, mettant alors en relief l’homme qui rend tout bonheur possible, mais pour ceux qui la redoutent et pour ceux qui l’ignorent. Fred Rogers (Tom Hanks) est d’une incroyable bonté, d’une écoute irrésistible et d’un soutien morale gargantuesque. Sa prestation, sa patience et son élocution nous rappellent ô combien nous ne cessons de vivre dans la panique, alors que lui, se pose et nous répond avec de bonnes volontés. Le portrait d’un personnage devient celui d’un homme, pourtant ordinaire, mais à l’esprit bien trop pure pour qu’on le croit réel. Cette sensation se ressent à chaque échange avec l’admirable bonhomme, qui n’est pas aussi méticuleux pour rien. Tout finit par se justifier et tout est mérité. C’est justement en confrontant cette entité avec le journaliste Lloyd Vogel (Matthew Rhys) que l’on va finir par explorer non pas l’âme de Rogers, mais celui du véritable patient.
Nous pouvons aisément nous identifier derrière cet homme, ce mari, ce père, cet humain rempli de faiblesses. Il arrive un moment où tout nous dépasse et sa situation profite à une tendre discussion. La première leçon, la voici. Elle s’adresse aux petits comme aux grands. Personne ne manque vraiment d’expériences pour avancer, mais juste des conseils bienveillants pour partir à point dans une vie parfois violente et qui nous effraie. Et pour cause, il faut également revoir ce que l’Amérique a à se reprocher, car il n’y a pas que des individus qui peinent à se relever. Comme un adulte, la nostalgie rattrape le présent, avec es maux ou des traumatismes qui ne demandent qu’à être partagés pour mieux les affronter. Mais cet exercice, reproduit une mise en scène de la télévision très reconnaissable, voire prévisible, marquant ainsi la limite entre l’icône et son sujet. L’essentiel viendra du public et de sa réception, qui ne peut se laisser convaincre aussi facilement. Il faut d’abord s’armer d’empathie et de recul pour enfin rentrer dans les détails.
En somme, « L'Extraordinaire Mr. Rogers » (A Beautiful Day in the Neighborhood) est un bon ami, celui qui veut du bien et qui y croit. Son rapport au monde résonne comme simpliste et n’apporte pas toujours les nuances souhaitées aux problématiques citées ou simplement suggérées. Le récit nous invite tout bonnement à ouvrir les yeux et de garder notre sensibilité à l’écoute, comme pour toute séance thérapeutique. On se permet alors de définir ce qu’est un honnête homme, médiateur et généreux dans ce qu’il peut proposer ou apporter. Les influences de Mr. Rogers se comprennent, sans forcément sombrer dans une lourdeur évidente. Il ne s’articule pas comme une solution mais comme un guide, s’enfermant dans une perspective qui peut en déplaire à certains, mais rien ne peut briser son identité ou ses bonnes paroles.