Même si l'histoire est alambiquée, ce qui n'est pas un défaut et malgré les invraisemblances, on passe avec ces deux excellents acteurs un bon moment de cinéma, comme on n'en voit plus beaucoup...
Un thriller dramatique qui mise plus sur la parole que sur l’action. L’atmosphère est posée, presque feutrée, et l’intrigue avance par petites touches, comme un mensonge qui se déroule lentement. Le duo principal fonctionne bien, surtout dans les moments de face-à-face où tout se joue dans un regard ou une intonation. On peut regretter quelques longueurs et un final un peu appuyé, mais l’ensemble reste efficace et élégant.
Helen Mirren est un peu comme Anthony Hopkins on sait qu'on ne sera pas déçu et y aller les yeux fermés sans risque d'ennui. Et effectivement c'est un moment charmant teinté de méfiance sous jacente qui émane de ce film jusqu'à la fin avec des révélations insoupçonnées.
Voici un film qui m'a bluffé, qui commence comme une comédie grinçante assez classique mais se révèle peu à peu bien plus sombre au fil du déroulement des évènements, jusqu'à la révélation finale bien amenée. Une très bonne surprise!
une claque monumentale nullement un drame ; plutôt un vrai thriller comme on en voit peu on le sait qu'il y a du mensonge; mais on ne découvre que peu à peu l'ampleur de ce dernier; excellent scénario ; interprétation au top; en bref j'ai adoré
Ça part vraiment très bien, c'est drôle. Et puis des choses plus graves arrivent, pourquoi pas, mais la suite prend une tournure très inattendue, en tendant vers un drame de l'histoire. À trop mélanger les genres, le film se perd. j'en suis sorti déçu.
Avec L’Art du mensonge, Bill Condon signe un thriller élégant dominé par un duo d’acteurs de haut vol : Helen Mirren et Ian McKellen. Leur affrontement feutré, tout en regards, en sous-entendus et en manipulations, constitue la véritable richesse du film. Leur jeu, d’une précision remarquable, insuffle au récit une tension constante et un plaisir de comédie de dupes.
Le début du film intrigue : la rencontre entre deux personnages âgés qui se séduisent sur fond de secrets inavoués pose un cadre raffiné et mystérieux. La mise en scène soignée de Condon — lumière tamisée, décors élégants, rythme posé — installe une ambiance britannique pleine de classe, où l’on sent le parfum d’un Hitchcock assagi.
Mais si l’emballage est séduisant, le contenu finit par décevoir. Le scénario s’égare peu à peu dans des rebondissements de plus en plus improbables, jusqu’à un final qui tient davantage du feuilleton que du thriller subtil. Le changement de ton en cours de route — d’un film d’arnaque feutré vers un drame vengeur — crée une rupture maladroite qui affaiblit la cohérence du récit.
La tension retombe après un démarrage prometteur, et les scènes explicatives qui s’enchaînent cassent le rythme. Le film perd alors le charme de sa première heure. De plus, les personnages secondaires, réduits à des fonctions narratives, manquent de consistance, tandis que la morale finale, trop appuyée, laisse une impression de lourdeur.
Reste la classe du duo Mirren–McKellen et la maîtrise formelle de Condon, qui sauvent le film de la fadeur. L’Art du mensonge se regarde avec plaisir, mais sans grande surprise : un thriller élégant mais inégal, plus séduisant en surface qu’en profondeur.
Des débuts prometteurs, la première scène du film est géniale mais malheureusement la suite laisse à désirer ,sans compter le final invraisemblable... Dommage car le duo d’acteurs Ian Mc Kellen et Helen Mirren fonctionne bien et méritait bien mieux au niveau du scénario...