Homme vieillissant, Roy est pourtant un escroc redoutable, malin, et impitoyable. Il déniche une nouvelle victime : une gentille et riche veuve qui recherche un compagnon. Le jeu va alors commencer... "The Good Liar" démarre plutôt bien, avec tandem principal très en forme. Helen Mirren est attachante en dame vulnérable dont on se doute qu'elle n'est pas totalement ce qu'elle parait être. Mais c'est surtout Ian McKellen qui fait des étincelles, passant en quelques secondes du veuf suave au combinard adroit, voire au criminel sans scrupule. D'autant plus que visuellement l'ensemble tient plutôt bien la route, avec une mise en scène convaincante. Mais c'est le scénario qui pêche quelques peu. L'intrigue évolue de manière intéressante, amène quelques pistes dont on se demande bien à quoi elles vont servir... jusqu'à un dernier acte qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Le souci avec le genre du film d'escroqueries est que l'on s'attend à un twist final, et que ceux-ci sont souvent trop conventionnels, ou au contraire trop tirés par les cheveux. C'est ce dernier cas qui ce produit ici, et c'est un peu décevant de la part d'un film qui commençait bien !
Heureusement qu’il y a Helen Mirren et Ian McKellen qui s’amusent beaucoup avec leurs personnages et arrivent à transmettre cet amusement car pour le reste c’est très très moyen. Film d’arnaque il a du mal à dissimuler qu’évidemment celui qui se joue de l’autre n’est pas celui qu’on pense, mais il arrive tout de même dans sa première partie à se laisser suivre par un ton assez léger surtout dû comme je le disais à l’interprétation de ses deux acteurs. Dommage que dans la dernière partie l’explication finale ne soit trop tirée par les cheveux et ne finisse de faire retomber un film qui s’était déjà pas mal dégonflé.
Difficile d’affirmer une régularité chez le réalisateur américain Bill Condon, qui est passé par la case Hollywood, en laissant derrière lui des surprises comme “Ni Dieux Ni Démons” et le récent “Mr. Holmes”. Il revient néanmoins avec une nouvelle adaptation, celle du roman de Nicholas Searle, mettant en scène une arnaque du troisième âge et régie par le mensonge. On ne peut faire plus traditionnel dans l’aspect théâtral des choses et il fallait donc rendre crédibles les échanges pour que la dernière des vérités l’emporte sur l’ensemble du récit. Mais prenons garde, car il ne s’agit pas d’une comédie à l’image d’un blockbuster, saturé en protagonistes ou en extravagance. Ici, on mise sur l’élégance et la courtoisie britannique pour débattre sur une piste nostalgique.
Roy Courtney et Betty McLeish, respectivement et magnifiquement campés par Ian McKellen et Helen Mirren, sont deux personnes qui ont a priori une dépendance cachée. Et faute d’amour et de reconnaissance, certains vices dépassent rapidement leurs attentes. Le schéma est bien connu, quand bien même Roy nous est présenté comme ce génie de l’arnaque et qui se fera rattraper par son ego. En jonglant entre plusieurs personnalités en guise de camouflages, l’exercice possède pourtant des limites dans l’intrigue. En face, Betty illustre la veuve facile et opportuniste. Mais il est bien évident que son jeu cache des secrets, dont on ne prend pas forcément le temps de nous décrire tout le long du périple. On préférera attendre l’ultime confrontation afin de rendre le suspense plus saignant. Malheureusement, le spectateur aussi courageux ou curieux soit-il, s’est déjà fait larguer dans une prison temporelle, dont on négocie mal le virage.
Si le scénario tire dans la complexité, les tenants et aboutissants ne sont pas une garantie de qualité, notamment lorsque l’on franchit la frontière européenne. La fibre historique interrompt brusquement le récit pour un détour anecdotique. Même dans son élan romanesque et du thriller qui essaye de poser ses arguments, on finit par se perdre dans un espace sentimental, dont il serait difficile de partager la vision du metteur en scène. Il semble nous présenter un jeu de piste qui a du mal à décoller et cela se ressent sur une bonne heure, avant d’avoir un peu plus d’intérêt, s’il en reste, car au-delà des dialogues qui font peine à regarder, les révélations se déversent presque sans entonnoir et sans la tension promise.
“L’Art du Mensonge” (The Good Liar) est loin d’être le film qui réécrit l’arnaque au cinéma, mais il est constamment salué par la performance des deux comédiens vedettes. Il bloque sur cette sympathie à l’égard des personnages, dont la noirceur n’est pas assez bien représentée pour qu’on y croit ou qu’on s’investisse pleinement. La relecture du méchant ne réside pas dans cette noblesse, mais dans un charme que l’on capte bien par moments, mais que l’on dilue le temps d’une balade commémorative, ne servant pas correctement l’axe premier du mensonge. C’est ce qui fait la différence avec le tour du lapin sorti du chapeau, il manque ce chapeau...
Adaptation d'un roman, entre complot, faux semblants, vengeance... longtemps, il n'est donné au spectateur qu'une seule vision et forcément, le revirement de situation le cueille. Un peu plus complexe que supposé, un récit qui se laisse suivre sur une réalisation qui manque toutefois d'un peu de souffle.
L'un des plus gros problèmes du scénario, c'est qu'on devine immédiatement qui va sortir vainqueur de ce duel. Le duo de deux excellents comédiens ne suffit pas à sauver un film qui part un peu dans tous les sens et accumule les invraisemblances et incohérences grossières. Le thème en or de l'escroquerie est traité de façon maladroite et grossière. On n'y croit pas une seconde. L'arnaque, c'est en fait d'essayer de nous vendre ce film comme le délicieux suspense qu'il aurait pu être...
Joli numéro des acteurs, qui s'amusent visiblement beaucoup. C'est le principal atout de ce film assez plaisant mais très sage et dont le scénario est plutôt prévisible.
Si l'histoire ne prenait pas autant de temps à exprimer sa substantielle moelle, "L'art du mensonge" aurait été certainement un petit bijou de cinéma outre-manche. Les acteurs incarnent des personnages certes stéréotypés, mais le font avec talent et conviction. Un vrai sentiment d'inachevé.
Deux acteurs britanniques de cette trempe – Helen Mirren / Ian McKellen - dans un film américano-canadien, qu’est-ce que cela donne ? Un film aux airs et décors britanniques un brin trop long et au dénouement assez prévisible. En tout cas, certainement pas le meilleur film d’arnaque et de manipulation du spectateur que j’ai vu.
Malgré le savoir-faire de ses deux acteurs principaux, "L'Art du mensonge" est plombé par une mise en scène télévisuelle digne d'un épisode de Derrick et repousse encore un peu plus loin dans notre souvenir le temps où Bill Condon signait une réussite telle que "Ni dieux, ni démons"...
Très plan plan au niveau de la mise en scène et très classique, L'art du mensonge est d'une prévisibilité sans nom dans son scénario. Heureusement il est sauvé par son duo d'acteur excellentissime et par le jeu de faux semblant s'articulant autour d'eux. Ils se complètent parfaitement. Ian Mckellen est vraiment jouissif en escroc, et Helen Mirren possède un grand charisme et même si le film n'est pas désagréable, il manque tout de même de punch pour vraiment captiver de bout en bout.
Un film sympathique et sans prétention porté par deux acteurs géniaux. Le scénario n'est pas vraiment à la hauteur, c'est dommage, mais on prend du plaisir à regarder grâce à Ian McKellen et Hellen Mirren.
Le duo d’acteur est séduisant mais le duel qui les oppose moins. A la fois trop prévisible dans ses grandes lignes et pas assez dans ses détails qui nous sont révélés brutalement à la fin sans avoir eu le plaisir de gamberger, s’égarer, deviner ou pas.
Très bien interprété par Helen Mirren et Ian McKellen, ce film aurait pu être mieux, s'il n'y avait pas quelques longueurs. Ce plan de "magouilles" bien établi aurait pu être un succès, mais la vengeance étant un plat qui se mange froid, Betty est allée plus loin que Roy. C'est démoniaque du début à la fin et il est vrai que l'on imagine pas à quel point le mensonge est grand et n'a pas de limite. Mais aurait pu mieux faire...