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    Wardi
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Wardi" et de son tournage !

    Une triste réalité

    La mère de Mats Grorud a travaillé comme infirmière au Liban pendant la guerre, dans les années 1980. Lorsqu'elle est rentrée en Norvège, elle a raconté au futur metteur en scène et au reste de sa famille la vie des enfants dans les camps. Il se rappelle : "Elle nous a dit qu’un jour, la paix reviendrait et que nous irions tous ensemble là-bas. En 1989, nous avons déménagé au Caire. J’avais 12 ans et j’ai été scolarisé dans une école égyptienne avec ma petite soeur. Je me souviens très bien avoir été à Jérusalem et à Gaza au moment de Noël en 1989. Il neigeait et à chaque coin de rue, des enfants palestiniens faisaient le V de la victoire avec leurs mains. Des enfants de mon âge. C’était pendant la première Intifada."

    Mats Grorud

    Mats Grorud est un réalisateur et animateur norvégien. Il a déjà réalisé deux courts métrages et travaillé en tant qu’animateur sur plusieurs longs métrages, documentaires et vidéoclips. Quand il était enfant, sa mère travaillait comme infirmière dans des camps de réfugiés au Liban. Dans les années 1990, Mats était étudiant à l’université américaine de Beyrouth, au Liban, et donnait des cours d’anglais et d’animation dans le camp de réfugiés de Burj El Barajneh. Il a écrit le scénario de son premier long métrage, Wardi, en s’appuyant sur les témoignages de réfugiés et sur sa propre expérience.

    Visite des camps

    Mats Grorud s'est rendu au Liban et a visité les camps pour la première fois à la fin des années 1990, à l’occasion d’un voyage d’études organisé par le Comité pour la Palestine, une organisation de solidarité pour les Palestiniens installés en Norvège. Le réalisateur confie : "Cette organisation proposait un programme qui permettait de séjourner dans les camps et de travailler pour des ONG. En 2001, une fois mes études en animation terminées, je suis allé au Liban pendant un an. Je travaillais dans une école maternelle financée par une ONG dans le camp de Burj El Barajneh, à Beyrouth. J’animais aussi des ateliers pour les enfants dans différents camps avec d’autres ONG palestiniennes."

    Naissance du projet

    Mats Grorud a alors commencé à interroger ses amis dans les camps, les questionnant sur leur vie et leur parcours : d’où venaient-ils ? Quelles étaient leurs histoires ? Comment vivaient-ils aujourd’hui et quelle était leur vision de l’avenir ? À partir de ces entretiens, le cinéaste a travaillé sur un documentaire à propos du camp intitulé Lost in time, lost in place, tout en continuant à chercher un moyen de raconter ces histoires. En 2010, il a rencontré son producteur norvégien, Frode Søbstad, et une idée a commencé à prendre forme… Il confie :

    "A travers trois personnages principaux : Wardi, son arrière-grand-père Sidi et le mystérieux Pigeon Boy. Je souhaitais créer un lien entre la nouvelle et l’ancienne génération. Parmi les personnes expulsées de Palestine en 1948, de moins en moins sont encore en vie, il ne fallait plus tarder. Au départ, nous voulions réaliser un court métrage, mais au fur et à mesure que le scénario avançait, je souhaitais inclure plus de scènes et de dialogues et mieux montrer la situation des Palestiniens qui vivent dans les camps. Il nous est apparu à mon producteur et moi qu’un long métrage serait plus approprié."

    Le camp

    Le camp sert de décor au film. Mats Grorud et son équipe ont vu les premières tentes se dresser suite à la Nakba [mot arabe qui signifie « catastrophe » et qui désigne l’exode forcé d’environ 700 000 Palestiniens entre 1947 et 1948] et, depuis, le camp ne cesse de grossir. "Nous avons déployé des efforts considérables pour trouver des photos des camps datant des 70 dernières années. J’ai commencé mes recherches en récupérant des photos auprès de ma mère qui a travaillé comme infirmière dans les camps dans les années 80 et au-delà", précise le metteur en scène.

    Défi technique

    Mats Grorud et son équipe ont mis du temps à trouver comment faire parler les marionnettes et leur faire exprimer des émotions. Le réalisateur de Wardi explique : "Après plusieurs essais en Pologne, nous avons finalement fait toute l’animation à Bourg-lès-Valence, au sein d’un grand studio français – Foliascope –, grâce à la société de production française Les Contes Modernes. L’équipe de Foliascope, composée d’animateurs très compétents dirigés par Pierre-Luc Granjon et Hefang Wei, a réalisé l’animation en 2D et l’animation des marionnettes. Nous avons travaillé en collaboration pour fabriquer différentes bouches et des sourcils mobiles en conservant les mêmes visages. Une autre difficulté consistait à associer la technique de la 2D au monde des marionnettes. Il nous a fallu du temps pour déterminer comment procéder, mais avec l’aide du directeur artistique Rui Tenreiro et de l’équipe en France, nous avons finalement trouvé des solutions qui, je l’espère, fonctionnent. Il s’agissait surtout de déterminer à quel moment rapprocher les deux mondes ou, au contraire, rompre le style."
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