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Sylvain M.
13 abonnés
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2,0
Publiée le 26 mai 2019
Décevant. Les émotions manquent de subtilité, sont trop brutales. En particulier chez Adèle Exarchopoulos, dont le jeu manque de finesse. La réalisation montre des choix étranges, le scénario est parfois sibyllin. Dommage !
Un grand film passionnant qui vous poursuit qq jours après. Virginie Effira est de tous les plans dans une justesse et une sincérité épatante. Un petit bémol sur les nombreuses scènes de sexe qui éloignent parfois du propos de film.
Un film ambitieux très réussi malgré un démarrage lent, les images sont de plus en plus belles tout au long de ce film. Les actrices sont sensuelles et mystérieuses.
A la manière dont est construit le personnage de la psychanalyste, il semble que les auteurs n'ont jamais lu ni Freud ni Lacan . Okay un psychanalyste reste un humain avec des failles, mais les rėpliques d'Efira sont dignes d'une tėlėnovellas, là où ce métier implique justement de savoir mesurer le poids des mots. Aucune situation ni personnage ne me semble crėdible (en dehors de l'actrice anglo-saxone qui joue la réalisatrice). Les plans trop serrės sur les personnages sont etouffants, et donnent le sentiment d'un passage en force pour imposer un sentimentalisme mievre et artificiel. La posture féministe serait sėduisante si ca ne donnait pas quelque chose de figė puisque stricte inversion des clichés sexistes.. bref tres tres désagréable a regarder en entier...
Ce film qui dépeint la vie de Sybille, psychanalyste, qui voudrait se remettre à écrire après dix ans. Au moment où elle prend cette décision et entreprend de ses patients, elle prend une patiente en étant de détresse. Si elle décide de la suivre à ce moment là, c'est parce qu'elle lui renvoie des épisodes de sa vie. Elle se fait complètement manipuler par cette "patiente" qui lui permettra finalement de régler ce passé. Finalement, ce qui ressort c'est que la psy est encore plus névrosée que ses patients et qu'elle même n'a pas réussi à surmonter ses propres souffrances. Elle enchaîne les boulettes et on la voit s'enliser dans cette situation et ne pas voir ses limites. Le film aurait pu être bien, mais ce n'est pas le cas, les scènes sont décousues et incohérentes. Personnellement je n'ai pas réussi à entrer dans le film.
Ce film est merveilleux!!! Je ne comprends pas du tout les avis négatifs, enfin un film intelligent, peut-être trop complexe pour certains... la mise en scène, le jeu d'acteurs, les différentes couches du scénario, autant que celles d'un esprit humain, offrent un grand moment de cinéma. On rit parfois aux éclats, avant d'être submergés par la puissance dramatique de certaines scènes, et une bonne dose de mystère surnage toujours le tout... Courrez-y!!!
On se laisse embarquer dans cette tragi-comédie très séduisante. Virginie Efira est formidable, elle offre une palette très étendue de ses talents de comédienne. peq
le prétexte à montrer Virginie Efira nue un peu tout le long du film, les scénes de masturbation ou à poil devant la cheminée chevauchant son amant doivent être du "cinéma"... une purge insolente.
Fascinant... Cette construction de personnages à la fois sophistiqué et humain happe et hypnose, sous les traits incroyables d'une panoplie d'acteurs talentueux !
Virginie Efira, en tête du film, présente une Sybil torturé, compliqué, parfois incompréhensible... Efira fait toujours des choix de rôles assez incroyable et toujours aussi juste. Sybil est juste fabuleuse. Adèle Exarchopoulos est également excellente : Margot est sans doute le personnage le plus humain, le plus proche du spectateur et elle est magnifiquement interprétée... Gaspard Ulliel y laisse également un travail remarquable, tout comme Sandra Huller.
Justine Triet nous propose une superposition de scènes fascinante : la mise en scène est totalement maitrisé et propose des idées très intéressantes et marquantes...
Le récit tournant sur ces personnages tourmentés ne perd de rien, tout y est : le déroulement de l'histoire, l'insertion des flashbacks, tout est maitrisé parfaitement... Une absurdité en ressort pouvant faire rire et à la fois attrister... Laure Calamy est l'un de ces personnages assez dure et drôle à la fois. Je pense également à la scène sur le bateau qui fait ressortir cette même absurdité...
Quel talent ! Sans minimiser ni la réalisation ni les divers autres rôles de ce film, on ne peut que faire l’éloge, pour commencer, de la prestation de Virginie Efira dans le rôle-titre. Elle incarne un personnage superbement complexe avec un savoir-faire et une aisance qui tiennent du prodige. On a envie de dire qu’elle le compose comme si avait été écrit pour elle une partition musicale et qu’elle devait jouer, tour à tour, plusieurs instruments sans jamais briser l’harmonie ni interrompre l’élan. Bien sûr, la réalisatrice, Justine Triet, dont j’avais déjà grandement apprécié les deux précédents films, est pour beaucoup dans une telle réussite. Elle a imaginé et mis en scène une histoire assez alambiquée tout en parvenant à la rendre fluide et évidente à l’écran. Grâce à un découpage judicieux et à des dialogues parfaitement écrits qui lui donnent un dynamisme très approprié, le film captive du début à la fin. Pour le dire succinctement, Sibyl (jouée donc par Virginie Efira) est une psychanalyste, mère de deux enfants, qui se targue d’écrire un roman et qui, pour ce faire, propose à la plupart de ses patients de poursuivre leur thérapie avec quelqu’un d’autre. Elle pense ainsi pouvoir se consacrer à la rédaction d’une fiction, « ivresse sans danger », explique-t-elle, elle qui est parvenue à se défaire d’une dépendance à l’alcool grâce au soutien des Alcooliques Anonymes. Or, la vérité, c’est que c’est sa vie elle-même qui se teinte des couleurs d’un roman. Vérité et mensonge s’entremêlent précisément dans une histoire où chaque personnage se révèle comme étant à la fois manipulateur et manipulé. Le comble du romanesque survient lorsqu’une jeune actrice prénommée Margot (Adèle Exarchopoulos) oblige quasiment Sibyl à lui venir en aide. Enceinte d’Igor (Gaspard Ulliel), un des acteurs du film qu’elle est en train de tourner, acteur qui est aussi le compagnon de Mika (Sandra Hüller), la réalisatrice, Margot ne connaît personne d’autre qui soit en mesure de l’aider à prendre de bonnes décisions. Voilà donc la psychanalyste en mal de fiction romanesque embarquée dans une aventure à laquelle elle ne s’attendait pas. « Embarquée » est d’autant plus le mot qui convient que le tournage du film se déroule du côté de Stromboli. Quant au roman que Sibyl se flattait d’écrire, le voilà en quelque sorte qui s’inscrit sous ses yeux, dans la réalité. Elle n’a pas besoin de chercher ailleurs : le « mentir-vrai » dont parlait Aragon se déploie devant elle et en elle. Nous sommes les personnages de nos propres romans, nous est-il dit, occupés à nous accommoder pour le mieux de nos existences labyrinthiques. On saura gré à Justine Triet d’avoir préservé, tout en déroulant un récit attrayant, la multiplicité des facettes des personnages qu’elle a imaginés, avec une mention particulière à celui qui est joué par Virginie Efira. Amoureuse, psychanalyste, mère de famille, écrivain, alcoolique repentie : elle parvient à composer avec tous ces aspects sans jamais se départir ni de son énergie ni de son naturel ! Quel talent, oui vraiment !
C'est le premier long métrage que je visionne de la cinéaste Justine Triet et c'est assez complexe dans le bon sens du terme pour "Sibyl" !! Présentation en compétition au festival de Cannes 2019 mérité (il manque la récompense) , Justine Triet montre avec ce film une histoire assez compliquée a suivre et un sens du cinéma maitrisé. Je pensais avec le début ou une psychologue décidant d'arrèter son métier pour se consacrer a écrire un roman sur une patiente qui est une jeune actrice enceinte et en détresse que ça allait ètre une énième oeuvre psychologique torturée, pas du tout. On suit le personnage incarné par Virginie Efira (superbe) dans ses relations amicales, amoureuses, sexuelles, dans sa fragilité qui est obsédé par la comédienne qui décide d'avorter le bébé qu'elle attend et qui va l'accompagner sur le tournage d'un film (qui est un clin d'oeil au film "Le mépris" de Godard au passage) sans révèler le roman sur elle. J'ai trouvé "Sibyl" bien dans le fond et la forme avec un très bon casting de comédiens connus comme Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel, Niels Schneider que méconnus qui sont excellents. On peux aimer ou pas, je suis de la première catégorie.
Le film est complexe, avec plusieurs sujets entrelacés et offrant différentes lectures. Manipulations, instabilité psychique, dépendance à l’autre, transgression du psy avec ses patients, fragilité permanente de l’alcoolique, mais aussi comment vient l’inspiration artistique et tout ce qu’on est prêt à faire pour porter, sauver, terminer son oeuvre au détriment de soi-même (ici un livre mais aussi un film)... J’ai personnellement eu un peu de mal à rentrer dedans, mais une fois que j’ai accroché aux trois histoires (le passé, le présent de Sybil et la vie de Margot) j’ai été portée par le récit de cette création et de cette vie qui semblent sans cesse suspendues à un fil. Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos, Niels Schneider, Laure Calamy sont parfaits !
Excellent film, tout y soigné : l'interprétation, l'agencement des scènes au montage, l'histoire, la musique. Très bon niveau de cinéma. La production française doit s'inspirer de ce type d’œuvre ou l'exigence apparaît à chaque plan. Super.
Film bien pensé. L'aspect psychanalytique est intéressant. Le rythme lancinant est très approprié par rapport à cette aspect psychanalytique justement.
Dernier film de la compétition du festival de Cannes 2019. Exceptionnelle par son écriture, divinement délicieuse. Avec ce second film, Justine Triet explose tout et trouve en Virginie Efira l’actrice idéale à toute ces névrose. Il est rare de trouver une pareille alchimie, après « Victoria » en 2016. Sybil est la quintessence parfaite de l’amour, la famille et le cinéma. Voilà une éruption qui n’est pas prête de s’éteindre, Dieu merci. Voilà l’un des plus beaux duos du cinéma. Boulevardducinema.com