Après le très réussi Victoria, alléchantes se présentaient les retrouvailles entre Justine Triet et son interprète idéale, Virginie Efira. Autant le dire de suite, cette dernière est une fois de plus époustouflante, se donnant corps et âme à un personnage de psychanalyste et romancière très complexe, névrotique et en crise identitaire. Elle est formidable mais le film l'est un peu moins, victime d'un esprit de sérieux trop marqué et d'un abus de psychologie qui l'entraîne vers un propos ... sibyllin. La mise en scène de Justine Triet est pourtant remarquable et son découpage al dente, avec de nombreux scènes courtes et nerveuses, mais le climat de l'ensemble peine à convaincre avec certains passages faibles voire inconfortables ou encore inutiles (le petit garçon en analyse). Le scénario tente de montrer comment la réalité contamine souvent la fiction, dans la littérature et au cinéma, le problème est que cette réalité-là, au travers son personnage principal, souffre d'un manque de crédibilité et qu'en fin de compte ses tourments nous sont plutôt étrangers, avec une artificialité dans l'enchaînement des circonstances du récit. Les scènes tournées à Stromboli sont très jolies, et le lieu rappelle des souvenirs cinéphiles, mais c'est un cadre qui ne semble avoir été choisi que pour son attrait "exotique". En contrepartie, cela nous permet de revoir un bon moment l'excellente Sandra Hüller, dont on n'a pas oublié la prestation dans Toni Erdmann. On aurait d'ailleurs bien aimé assister à davantage de confrontations entre cette merveilleuse actrice et Virginie Efira, la meilleure comédienne française (franco-belge,pour être précis) de ces dernières années.
Essentiellement pour les amateurs de psy qui aiment se triturer les méninges pour décortiquer une existence difficile dans le cadre de séparations douloureuses. On tourne en rond dans ce film à s'en faire mal pour adhérer à la pensée du personnage principal, une psy jouée toutefois avec brio et talent par Virginie Efira. Les images de l’île volcanique de Stromboli sont très belles. Et les cinéphiles retrouveront quelques codes du film de Rossellini et de son histoire d'amour bouillante avec Ingrid Bergman(1950).
Est-ce crédible ? Qu'une psy dérive à ce point, happée par l'histoire de sa patiente, sans faire la part des choses, à finalement s'y perdre et balayer si vite sa fragile stabilité gagnée à coups d'années de travail sur soi ? Mouais... suis sceptique. De plus il faut une bonne 1/2h d'adaptation pour comprendre quand on est flash-back ou pas, si on imagine avec elle des futures scènes du livre qu'elle écrit ou si elle se remémore tout simplement une partie de sa vie, ou les 2. Compliqué. Quelques scènes trop longues, je n'en ai pas compris l'intérêt ni l'utilité ( plans sur sa fille, scène de sexe devant la cheminée...) Un bof-bof film malgré Efira.
Ce film est classé dans la catégorie "drame", oui très bien mais il est aussi classé dans la catégorie "thriller" alors là non, cela n'a rien à voir. C'est purement et simplement un drame psychologique, point barre. C'est un genre que j'affectionne beaucoup en général. Là on sent le film qui est bien travaillé, qui a du "chien" et une histoire solide. Aussi on ressent bien les souffrances des personnages féminins, que ce soit la psy/romancière, l'actrice et la réalisatrice. Elles sont toutes les trois en souffrances par rapport à une histoire d'amour passée (pour la psy/romancière) ou actuelle (l'actrice et la réalisatrice). On comprend cette souffrance mais aussi leurs névroses, leurs perturbations. Mais en même temps, en dehors de ces qualités indéniables, le film souffre d'un défaut important : il est très prétentieux (tout le long du film on sent que la réalisatrice a voulu nous dire "voyez le beau travail que j'ai fait, voyez le beau film que j'ai fait, voyez la mise en scène originale, je suis très fière) et rien que pour ce défaut rédhibitoire, je suis contente qu'il n'ait pas eu de prix à Cannes.
Beaucoup trop de dialogues non audibles, histoire un peu trop confuse. La fin est bien mais jusqu à la fin du tournage du film, c est éprouvant.
J ai bien compris que l objectif est de montrer la confusion entre réalité et fiction, passé et présent, je pense néanmoins que le début du film, jusqu au tournage, est trop complexe, trop confus. Le film cherche à trop en montrer et manque cruellement de simplicité pour que l immersion du spectateur soit facile et prenante. J ai bien apprécié que Sybil se débatte contre l alcoolisme, il me semble que c est bien rendu. C est sa relation avec Gabriel que je ne trouve pas assez intelligible.
Je suis fan de Virginie Efira que j'apprécie énormément. Mais dans ce film, la pauvre - même avec tous les psych.... que les uns et les autres nous serviront, non,pas cette fois-ci ! Suis sorti complètement ennuyé et désabusé d'un scénario hyper compliqué à suivre - il faut peut être que j'aille consulter..... On a droit à quelques beautés plastiques, et de magnifiques décors italiens, des dialogues affreux, incompréhensibles. Au casting de belles promesses avec Adèle Exarchopoulos et Gaspard Ulliel évanouies.... Stromboli peut être... mais catastrophe certaine Dommage !! **
Alors moi j'ai bien aimé dans l'ensemble mais je tiens à dire une chose : spoiler: cela ne m'étonne guère que la majorité des critiques n'ai pas aimé.
En effet, ce film est assez complexe, fouillis, tordu et perturbant et quand un film est ainsi, il ne faut pas s'étonner des mauvais retours en grande majorité.
Moi cela ne m'a pas gêné, mais je comprends parfaitement tout ceux que cela a gêné.
Surtout on va au ciné pour se détendre, pas pour se faire des noeuds au cerveau.
Encore une fois, je n’ai pas aimé un film venant de la croisette. C’est un drame assez torturé. Le rythme est très lent et il faut s’accrocher pour rentrer dans le récit. L’histoire en elle-même est pourtant intéressante. Cette psy aurait pu être un personnage passionnant, d’un côté bien propre sur elle dans son cabinet, et de l’autre une vie privée peu reluisante. On va découvrir la folie qui se cache en elle et que tourner la page d’un passé sombre n’est pas toujours évident. En plus, Virginie Efira est géniale dans ce rôle. On la sent au bord des nerfs, fragile psychologiquement. Pour autant, la réalisation lourde fait que ce n’est pas captivant. Il y a beaucoup trop de flashback. Ils arrivent à répétition et alourdissent. À force, ils se ressemblent tous sur le fond, et ne font que ralentir l’avancement de l’intrigue. Un choix qui va être fatal à l’intérêt de ce film. D’autant que Adèle Exarchopoulos n’est pas mal du tout dans son rôle. Ce casting était vraiment prometteur. Le problème d’avoir deux personnages avec un profil un peu dépressif, c’est que le tout va manquer d’énergie. Donc quand vous rajoutez la lourdeur d’avancement d’un récit saccadé, l’ennuie est vite au rendez-vous.
Pour ceux qui n’ont pas été pleinement convaincus par le long-métrage précédent de Justine Triet (« Victoria »), ils peuvent être cette fois-ci complètement déçus. « Sibyl », sorti en 2019, est typiquement le genre de film qui ne parvient jamais à trouver sa voie entre la comédie et le drame psychologique. Compte tenu d’un scénario confus et d’un montage laborieux, on finit par se perdre parmi les multiples histoires. Seule Virginie Efira, omniprésente à l’écran, prouve qu’elle est une grande actrice avec une mise à nu totale, au sens propre comme au figuré. Bref, un bon loupé.
Le rôle interprété par Virginie Efira est crédible et fonctionne bien pendant la première partie du film, elle y est plutôt convaincante mais à mon sens tout dérape lorsque la psy. interprétée par cette actrice déboule sur le lieu de tournage d'un film qui sert de psychodrame à sa patiente paumée et qui essaie de la manipuler en lui faisant porter le chapeau de ses choix de vie, le film comporte des longueurs et des scènes loufoques et incompréhensibles comme la scène de la gifle qui est vraiment indigeste, à cela s'ajoute une bande son sirupeuse et une histoire tordue comme l'esprit de la psy que l'on aurait espéré plus éclairée pour une femme de son rang... La fin est pourtant belle et on comprend qu'il s'agit d'une déconstruction pour mieux repartir sur de nouvelles bases, les deux protagonistes étant des catalyseurs mutuels mais l'ensemble est emporté par un film qui n'a pas de charme et est une vraie désolation pour un film de cinéma, c'est à oublier, ou peut-être à voir à la télé par curiosité un jour de pluie devant un bon goûter (sans les enfants, je précise).
Ce film laisse de marbre. On voit des personnages dépressifs, tristes, sans comprendre pourquoi. On voit des personnages qui jouent des acteurs, et, par conséquent je n'ai pas réussi à percevoir les personnages mais bien les vrais acteurs à travers leurs rôles, mal définis, peu dirigés et très prétentieux. Les acteurs et actrices ne sont pas mauvais, mais peu crédibles, le casting n'est pas réussi, les jeux et les personnages mal assorties. J'ai aussi eu la sensation qu'il manquait des tronçons de film en le voyant, ce qui n'aide pas à comprendre la psychologie des personnages. La présence de la sœur de Sybil par exemple restera un grand mystère...elle n'apporte pas grand chose à part des complications inopinées ! Les souvenirs de Sybil sont aussi assez mal intégrés et il y a trop peu de différence physique entre les personnages du passé et du présent. Il y a aussi le lien entre Sybil et Margot qui n'est pas si intelligible et qui sonne faux. Et puis, rien de la forme du film n'évoque le fond. D'ailleurs de quoi nous parle exactement ce film? : de la coupure parent-enfant sous diverses formes, à divers stades, mais rien ne l'évoque dans ce qu'on nous montre, eni se focalisant davantage sur la sexualité et l'échec amoureux . Mais tout cela de façon inintéressante et sans profondeur. Le spectateur n'attend rien car trop peu d' enjeux, de fil, malgré ce qu'on veut nous faire croire. Le film nous donne son maximum lors de ces deux premières scènes, s'ensuit une série de scènes sans liants, insipides...
L’ histoire folle d’une psychanalyste-romancière peu scrupuleuse qui brouille la frontière entre ses deux métiers et sa propre vie, et qui va se retrouver prise au piège des manipulations. Superbe performance de Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos et Sandra Hüller. L’humour décapant et pince-sans-rire n’a manifestement pas été perçu par tous les critiques d’Allocine. Côté formel, la photo, le montage et la musique sont remarquables. Un très beau film digne d’un bon Polanski.