Alice et le maire
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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2019
Le maire de Lyon, Paul Théraneau (interprété par Fabrice Luchini) qui dirige la ville depuis une trentaine d’années est atteint d’un mal mystérieux, il est fatigué, sans idée , sans projet pour sa ville à la veille d’échéances déterminantes…Son équipe lui adjoint une jeune normalienne Alice Heimann ( Anaïs Demoustier) que Théraneau prend pour une philosophe à laquelle il demande de réamorcer son flux d’idées pour restaurer son image d’innovateur , lui qui veut dessiner le Lyon du futur…Apprentissage express pour la jeune Alice, ne lui demande-t-on pas de lire en une nuit le livre testament de Théraneau, cure de rafraichissement intellectuel pour lui… Où Fabrice Luchini se laisse couler dans la mélancholie de son personnage, regard vide, physique légèrement empâté, ton las…où Alice au regard innocent découvre un mode de verbiages touffus, de courses dans les couloirs, de photocopies qui volent, de portes qui claquent un peu comme dans Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier (où jouait déjà Anaïs Demoustier)… Un théâtre de gesticulations dans un mélange de cynisme et de petites mesquineries…
Nicolas Pariser a l’intelligence d’éviter soigneusement toute forme de caricature. La sobriété et l’ambiguïté du jeu des deux acteurs permettent de prendre beaucoup de plaisir, et la narration crée subtilement une communion d’entente entre Paul et Alice. Ces derniers perdent leurs masques au fil du récit au profit de la révélation de visages plus intimes, fruits d’une relation intellectuelle nourrie. Fabrice Luchini n’était pas apparu aussi sobre, fin et délicat depuis longtemps au cinéma, au diapason de l’interprétation d’Anaïs Demoustier, toujours impeccable et profonde. C’est un film plaisant, qui n’a cependant pas la force de « L’exercice de l’état » de Pierre Schoeller, où les enjeux de l’action politique et le sens de l’urgence et des priorités étaient mieux rendus… J’ai cependant noté la force d’un passage du discours préparé pour Paul et Anaïs pour le congrès du Parti Socialiste et qui ne sera pas prononcé : « Le monde de la finance, ce sont nos propres enfants, ils ont été éduqués dans nos écoles. Autrefois, les écoles d'ingénieurs de notre pays fabriquaient des ingénieurs et non des banquiers, les écoles de commerce fabriquaient des entrepreneurs et non des banquiers, l'Ecole Nationale d'Administration fabriquait de grands serviteurs de l'état et non des banquiers. A méditer !!!!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 octobre 2019
Quelques points jetés en vrac :
- Pour les fans (comme moi) de Fabrice Lucchini, gardez bien à l'esprit le titre du film : "Alice & le maire". Lucchini est le second rôle ici. Il peut être absent pendant de longues minutes. Si l'intro tient en haleine par son côté décalé et très symbolique d'une administration avec toutes ses turpitudes qui tournent en rond, spoiler: l'histoire d'amour d'Alice
est inintéressante au possible et racontée à la truelle.
- C'est un film typique de l'esprit d'aujourd'hui. L'esprit pratique et l'expérience sont à bout de souffle. La petite jeune, tout juste sortie de ses études, incarne la modernité alors que son esprit est formaté par les écrits de Rousseau et de Lénine ! (cf. le plan où elle écrit les auteurs possibles que Lucchini pourrait citer pour son discours sur la modestie).
- L'ironie du film, c'est de faire passer la fondue d'écologie comme une extrémiste qui renvoie Alice à une rebelle très formatée.
- La fin du film amène un côté désenchanté de la politique très sous-exploitée. C'est dommage. L'idée était intéressante.
- Globalement, alors que le jeu de la politique a été déchiffré de manière troublante dans des séries comme "Baron noir", voir à un degré moindre "Veep" et d'autres, le film survole et se veut porter par le "charme" de son actrice principale qui me fait autant d'impression que le charisme et l'énergie de Carla Bruni, c'est dire...
AHEPBURN
AHEPBURN

112 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2019
C'est un film engagé qui nous est donné à voir. Il y a une réelle réflexion sur le monde politique et de sa place et action dans le monde en pleine mutation avec les enjeux de disparition des ressources naturelles. Le duo Demoustier / Luchini est savoureux. La comédienne nous montre une palette d'émotions intéressante. La bande-annonce n'était qu'un trailer ce qui est de plus en plus rare dans une période où tout est dévoilé trop tôt. Hamzaoui a une rôle dont elle s'acquitte bien. Je recommande ce film
natlin 06
natlin 06

47 abonnés 335 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 octobre 2019
le probleme du film , c'est qu'il ne se passe rien, c'est un documentaire joue par des acteurs et actrices, et c'est tout, c'est hyper fade
patosud26
patosud26

119 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2019
J'adore Fabrice Luchini, mais dans Alice et le maire, le personnage principal, c'est clairement Alice, jouée par Anaïs Demoustier. Dans un univers de faux-semblants, elle est simple, naturelle, elle-même. Alors que tous ses collègues sont pétris d'ambition, elle, elle n'en a pas particulièrement. Elle savoure les propositions, sans avoir de but précis. Alors, forcément, elle fait tache pour les uns, quand pour les autres, elle devient une lumière équivalente à celle d'un phare. Il y a de la violence, dans cette histoire, celle de l'ambition et de la politique, mais aussi de la douceur et de la poésie, qui viennent clairement d'Alice. Les politiques devraient voir ce film, ça leur ferait le plus grand bien. Je ne pense pas dans la réalité, que la fin aurait été la même, car je doute qu'un homme politique puisse être touché par la grâce.
bendelette
bendelette

34 abonnés 281 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 octobre 2019
Les quelques répliques savoureuses ne sauvent pas le film d'un certain ennui.F.Luchini est un maire bien pâlot et Anaïs D.insignifiante.
l'intérêt de ce film est de donner un florilège des naïvetés et poncifs d'une certaine gauche très très littéraire,et des belles vues de Lyon.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 octobre 2019
Très bonne intrigue l histoire parlé de sujets de société un film émouvant et réaliste avec de bon acteurs français
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 octobre 2019
De Nicolas Pariser, j'avais (relativement) apprécié « Le Grand Jeu » et avais donc bon espoir de voir « Alice et le Maire » me sortir, ne serait-ce qu'un peu, de ma torpeur concernant cette année 2019 désolante. C'est manqué, du moins en partie. Car tout n'est vraiment pas à jeter. Cette plongée dans les arcanes de la politique, se focalisant uniquement sur l'action dans les bureaux, la communication, offre un regard original sur la politique, ni positif ni négatif, simplement réaliste, notamment dans la dimension très « administrative », voire barbante que peut-être celle-ci, en particulier lorsque l'on est aux affaires. Le choix de Fabrice Luchini en maire socialiste intègre (tout un programme) est également intéressant, même si le comédien ne peut s'empêcher d'en faire un peu trop, comme souvent ces derniers temps, Anaïs Demoustier livrant également une jolie performance dans un rôle qui lui va bien. Pas inintéressant, donc, également dans son approche « philosophique » du sujet ou ce qu'il dit sur la gauche contemporaine, dont certains pourraient aisément s'inspirer. Mais bon... C'est bavard. Très intello. Légèrement ennuyeux. Pariser a beaucoup misé sur l'intelligence du spectateur, ce qu'on peut difficilement lui reprocher, mais c'est souvent au détriment du plaisir, ce qui est beaucoup plus problématique. J'ai suivi cela un peu inerte, séduit par la pertinence du propos tout en ayant du mal à m'immerger dans cet univers froid, où la neutralité de quasiment tous les protagonistes offre une vraie crédibilité d'ensemble, au détriment d'un réel attachement pour eux, Alice, peut-être, exceptée. Bref, une démarche constructive mise à mal par un traitement peu sexy et des dialogues tellement écrits qu'ils en étouffent quasiment toute émotion : cinéma français...
Antoined_fr
Antoined_fr

15 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2019
Un Fabrice Luchini tout en retenue parfait dans le rôle de ce maire de gauche en panne d'idées, et une Anaïs Demoustier qui crève l'écran
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 10 octobre 2019
"Vivre avec un chien c'est faire l'expérience de la symbiose avec une autre forme de vivant" . Cette réplique donne le ton et la profondeur du film. Prolixe et prétentieux. Sinon Luchini fait du Luchini ( pas trop bien) , Anaïs Demoustier surjoue un air de naturel et de spontanéité tout en marchant comme un mannequin sur le catwalk. Provincial.
clamarch
clamarch

16 abonnés 219 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2019
Percutant. Actuel. Un scénario original au service d'une vraie réflexion sur la vacuité politique aujourd'hui, la perte de sens à gauche comme à droite. Le parti pris du réalisateur fait situer la réflexion à gauche mais elle aurait pu tout aussi bien être à droite. Luchini ne cabote pas, c'est agréable et Dumoustier est convaincante, et si jolie, sans fard.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 octobre 2019
Plutôt raté; sur un tel sujet, il y aurait eu tant dire, à montrer...
Le scénario est faiblard, voire inexistant.
Les personnages n'ont pas de tripes, d'idéal, de convictions à défaut d'idée....ce qui donne à tout cela (j'ai lu un commentaire parlant de "bouillabaisse de mots" et suis assez d'accord) un côté creux et déprimant.
Le personnage de l'artiste tellement lucide sur la prochaine fin du monde qu'elle fait des séjours en psychiatrie est malaisant; il est de trop ou justifierait à lui seul un film sérieux (pas sûr qu'on se déplace pour aller le voir.)
Le rythme est absent (les interminables changements de salle où l'on filme Alice marchant, répétitifs et lassants)
On comprend assez vite que le film s'adresse aux personnes de sensibilité de gauche.....comme si cela signifiait encore quelque chose....Et je me demande si le pire n'est pas que cela puisse être le cas !!
Rien de concret sur la réelle impuissance des politiques sauf à construire des stades et inaugurer des chrysanthèmes: par une seule fois les mots France, Union Européenne ne sont prononcés: qu'est-ce à dire et de quoi parle t'on ? ("Toute ma cie, je me suis fait une certaine idée de la FRANCE" Charles de Gaulle)
Lucchini inaugure une stèle commémorative en relation avec la 2ème guerre mondiale et essaye dans sons discours de réconcilier toutes les "familles politiques" et même les franc-maçons et parle des vainqueurs "de la liberté": non mais allo ? Il s'agit de la" libération de la France occupée"; ces trois mots ne sont pas des options et ils ne sont pas prononcés......
Comment oser encore parler de RMI et le répéter à plusieurs reprises ? C'est impardonnable !
On a même droit à quelques poncifs écologistes; alors qu'une vraie écologie reposant sur des bases scientifiques ne peut être politique.......surtout quand l'objectif de la politique est uniquement de tout marchandiser (au mépris de la liberté!)
S'il sagit de faire comprendre à la gauche avec le discours (non prononcé par Luchini) qu'il faut arrêter de fabriquer des banquiers et commencer à produire sur place, ce qui doit être consommé en France, il suffisait de commencer par cela. (Mais c'est souverainiste et donc, selon Attali, antisémite -si, si!)
Un tel message aurait permis de lutter contre le caractère falot des deux "héros". Ce fil rouge aurait permis de conduire l'émulation entre lAlice et le Maire en expliquant ce qui l'empêche, quels sont les freins (argent roi, règne de la dette, dictature technocratique de BERCY et de l'Union européenne dans l'optique d'une gouvernance mondiale autoritaire et désincarnée) en imaginant de quelle façons contourner cette prison mentale qui fait que le Maire n'a plus d'idées (et pour cause!) et Alice se sent perdue, sans envie ni avenir.......
C'est raté.
Ou c'est la preuve par le 9ème art que la France est réellement foutue.
Décevant
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 octobre 2019
Ah Luchini encore étonnant. Mais aussi Anaïs Demoustiers que nous avons découvert. Une belle histoire comme aurait aimé l'écrire Éric Rohmer. Des dialogues bavards et riches. Des situations cocasses entre politiciens, intellos de gauche, scientifiques ou artistes et quelques technocrates aussi. Le sujet est centré sur le maire en perte du goût politique et qui le retrouve par le truchement de la jeune énarque. Jusqu'à sa sortie manquée à l'orée de la présidentielle. L'humilité et la modestie ne se trouve pas si facilement dans ce monde des hautes sphères...
François A.
François A.

30 abonnés 223 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2019
L'univers politique tel quel avec son vocabulaire, ses codes et ses cours.
Ponctué par de très belles images sur Lyon, et servi par une très belle interprétation de Fabrice Luchini et d'Anaîs Demoustier, ce film comprend des dialogues profonds et nous incite à une vraie réflexion sur la politique au sens noble du terme, au Pouvoir et à l'usure du pouvoir. Ce n'est pas un film très grand public, mais c'est très intéressant.
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