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Jean-luc G
89 abonnés
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3,5
Publiée le 23 février 2020
un scénario pas toujours vraisemblable, mais une bonne fable politique qui ne raconte pas le parcours de Gérard Colomb malgré les apparences. Elle pose en revanche une réflexion de fond sur la disparition des idées inspirantes des grands hommes politiques, et derrière eux, parmi les petites mains, le fossé entre ceux qui parlent et ceux qui agissent. Un thème pas nouveau mais plaisant à voir grâce à un Lucchini brillant, retrouvé depuis longtemps à une telle justesse de jeu et une Demoustier naïve et futée face à cette bête de la politique, qui avouespoiler: ne savoir faire que cela dans la vie . cinéma -février 20
Du vide. Pas ennuyeux pour autant, mais vide. De message, de sens, d'interprétation. De vie. Du début à la fin. Vide. Et dire qu'on récompense certains et certaines d'un césar....
J'ai attendu tout au long du film que m'apparaissent enfin les raisons objectives à tant d'étoiles accordées par les critiques, en vain... Certes, un acteur remarquable lui donne une première qualité et la jeune actrice qui lui donne la réplique offre la seconde mais ça s'arrête là, je le crains. Ce pauvre maire n'a plus d'idées ? c'est sans doute dramatique et ce fut celle du réalisateur d'en vouloir faire un film mais lui même s'est arrêté à l'idée, il n'a rien construit à partir d'elle et on se demande bien où il voulait en venir ! C'est creux, lent, long, vide et cela ne cesse d'effleurer tous les sujets que personnages et environnement suscitent sans jamais les aborder vraiment, sans jamais oser s'y aventurer. La jeune philosophe est supposée nourrir son patron mais on ne voit pas comment elle y parvient, ils développent tous deux une relation de confiance mais on ne sait sur quoi elle repose et hormis quelques désespérantes envolées intellectuelles, rien ne se passe en réalité. Et les critiques de s'extasier ? C'est de la masturbation, messieurs dames, pas de l'amour. L'amour, c'est la vie et celles de ces malheureux sont bien tristes.
Très monotone à mon goût, dans les textes et le jeu des acteurs. Un film que je ne visionnerai pas une seconde fois, car long et inexpressif, et puis je n'ai pas compris où voulait en venir le réalisateur. De plus je suis restée sur ma faim pensant que quelque chose d'important allait se produire sur la fin, et ben non. C'est à se demander pourquoi Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier se sont lancés là-dedans.
On est dans ce que sait faire de mieux le festival de Cannes. Une critique assez simpliste d'un univers aussi complexe que celui de la politique. La thématique est malheureusement survolée et le propos ne va pas jusqu'au bout, mais la seule constatation que la politique rend idiot (particulièrement quand on y travaille) lui fait gagner d'office 1 étoile. A voir pour Luchini et la jolie A. Demoustier
Je ne sais pas trop quoi penser de ce film, je pensais voir une histoire d'amitié ou d'amour platonique entre un vieux Maire ronchon et une jeune et brillante diplômée de philosophie qui lui redonnerait le goût de la vie (un truc du genre) et finalement on se retrouve avec plus un film qui est là pour parler de ce qu'est que la gauche, comment elle se confronte avec le pouvoir et quels sont les idéaux de gauche, comment les défendre, sans pour autant oublier le peuple et ses intérêts, le tout à grands renforts de philosophie.
Et sur l'aspect politique c'est intéressant, ça pose des questions et ça propose même des réponses en montrant que la réflexion est nécessaire, par contre sur l'histoire d'amitié entre Luchini et Anaïs Demoustier, deux acteurs que j'aime beaucoup je suis plus dubitatif. Disons que j'ai trouvé les dialogues parfois vraiment peu naturels et un peu à côté de la plaque alors que clairement on n'est pas dans quelque chose qui se veut aussi peu naturaliste que possible. La mise en scène est assez planplan, peu inspirée et les rares envolées du film sont vraiment pour les discussions philosophiques... que je trouve malgré tout un brin superficielles et trop courtes (mais sur ce dernier point c'est voulu). Mais même dans ces moments la réalisation ne suit pas.
C'est un petit film, agréable, qui propose une vision politique par la fiction, et je comprends qu'on puisse aimer le film pour ça, malheureusement en terme de construction de personnages j'en attendais beaucoup plus... Là Demoustier rencontre des gens les uns après les autres, mais on ne sait jamais réellement ce qu'elle pense d'eux, comment elle se sent par rapport à eux... (à part l'imprimeur) et donc il est difficile de se projeter sur elle ; elle semble exister indépendamment du monde qui l'entoure.
Et c'est un peu dommage, parce que finalement ça fait que sa relation avec le Maire n'est ni particulièrement belle ni particulièrement intéressante, elle existe, sans que l'on sache trop si elle y tient ou non, ce qu'elle lui apporte concrètement...
Ce film, qui montre la solitude du pouvoir, est magistralement interprété par le duo Luchini/Demoustier. On peut certes reprocher que l'ascension d'Alice est trop rapide mais cela se fait au bénéfice du scénario et.... il faut bien que cela "tienne" en 1h45. Un très bon moment de cinéma. A voir.
Film intéressant sur les coulisses de la politique d'une mairie, ici Lyon. Avec un joli duo d'acteurs... La politique alliée à la philosophie. De la modestie en prime.
Même si la montée de cette jeune philosophe au sein de l'entourage du maire est bien trop rapide pour être crédible, le jeu d'acteur est brillant (Luchini bien sur, et Demoustier qui à chaque film nous éclabousse de sa fraîcheur), le film semble bien refléter les coulisses de la vie politique et d'une grande collectivité territorial. Plaisant!
Excellent film, comédie intelligente et subtile, dont le sujet fait peur : accorder la pensée et l’action politique. Rassurons-nous ! Pas d’intellectualisme de salon ; on met juste les pendules idéologiques à l’heure avec plein de malice. Une critique qui fait du bien, aujourd’hui, à l’orée de nos municipales de carnaval. Deux mots reviennent souvent : « modeste » et « mordant »… ils résument bien le film. On se régale du coup d’œil critique qui ne loupe rien sans s’appesantir. Les réunions sont magnifiques de drôlerie, plus vraies que nature, le rythme trépidant dans les couloir, juste pour avoir l’air, tous les grouillots avec le costume identique à celui du boss, même la dircab a la jupe bleue de mise ! Et enfin un régal à savourer que le jeu d’ Anaïs Demoustier, toujours aussi fraîche et jolie, et de Fabrice Luchini, impérial et fragile. Un succès !
On va trouver Alice et le Maire formidable parce qu’il rappelle Éric Rohmer et L’Arbre, le maire et la médiathèque, dont il serait un point d’aboutissement on ne peut plus cynique et désabusé. Seulement, avec Nicolas Pariser, c’est l’arbre qui cache la médiathèque. On nous martèle que la jeune Alice Heimann a fait des études de Lettres et connaît plutôt bien la philosophie ; on exhibe des livres dans l’édition Garnier Flammarion pour épater la galerie ; on pointe du doigt l’inanité des comités, des réunions, des projets de communication qui brassent du vent. Mais à aucun moment le film ne propose une substitution un tant soit peu intelligente, encore moins virtuose. Avant de démolir les édifices, il faut penser ce que l’on va y mettre après. Or, en n’y mettant rien, ou seulement de l’agitation, la machine tourne à vide, s’excite seule et perd de vue à la fois le milieu qu’elle investit et la réforme des esprits qu’elle aimerait tenir. Il y a pourtant un thème central – fondamental –, dilué au sein du récit : un questionnement sur les pouvoirs de la folie à dire le vrai, à tirer de la confusion d’un rapport au monde une lucidité supérieure. Or, si la folie frappe bel et bien une femme artiste, celle-ci est relayée au second plan et apparaît tel un personnage embarrassant et donc comique que l’on va sortir du chapeau en fonction de la dynamique de l’ensemble. Terriblement opportuniste, le film évacue par conséquent ses personnages problématiques, ceux qui portent en eux des problèmes philosophiques relatifs à la vie en société, pour leur préférer les incessants badinages amoureux de cœurs blessés et isolés dans des pièces trop grandes peur eux. Alors on ne pourra pas reprocher à Alice et le Maire son casting, composé d’acteurs assez justes dans leur rôle, en particulier le duo de tête que forment une Anaïs Demoustier une fois encore formidable et un Fabrice Luchini parfait en vieux politicien paumé, perdu dans une pratique de la politique qu’il ne comprend plus, dans laquelle il ne réussit plus à s’investir. Leur belle complicité à l’écran justifie à elle seule le coup d’œil, mais ne saurait suffire à faire d’Alice et le Maire l’œuvre importante qu’elle aurait dû être. L’arbre cache la médiathèque, et de la médiathèque nous n’avons qu’un accès restreint, une vitrine derrière laquelle sont posés là quelques ouvrages – « en tête de gondole » dirait-on – et qui n’ont visiblement pas été lus, encore moins médités.
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2,5
Publiée le 11 février 2020
En panne d'idées, Paul Théraneau, le maire de Lyon, engage Alice Heimann pour lui trouver des idées. Au contact de ses nouveaux collègues, la jeune femme va découvrir un tout nouveau milieu. "Alice et le maire" se déroule dans le milieu politique, mais n'est pas un film politique pour autant. Nicolas Pariser nous présente un milieu où tout va très vite et où il faut réfléchir aussi vite que bien. Le tout avec une bonne dose de philosophie. La mise en scène de Nicolas Pariser est plutôt bonne, j'ai aimé la fluidité du récit ainsi la façon dont il fait apparaître les personnages notamment Isabelle Leinsdorf, dont les apparitions ont un petit côté comique. Les dialogues sont bien écrits par contre l'histoire manque cruellement d'enjeux. Le film se laisse regarder sans déplaisir, mais il lui manque quelque chose. Au final, c'est moyen sans plus.
Un film tout en nuances, brillant. Les méandres des engagements politiques au travers de l'affect. Qui ne s'est pas déjà posé la question de la réalité personnelle d'un homme politique avec ce qu'elle suppose de réflexion, d'adéquation avec "la ligne du parti" et tout le contexte émotionnel que la détention du pouvoir véhicule. Un film que je trouve intense au niveau psychologique et formidablement bien joué. Je me pose la question de savoir si ceux qui ont critiqué âprement le film, en ont vraiment saisi le sens et le message qui voulait être transmis. Film à conseiller
Mais quel est le fil conducteur ? Quel est l'objectif ? Beaucoup d'attentes, et autant de déceptions. Le scénario patauge, Luchini n'a pas sa verve habituelle. L'ennui triomphe.